Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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corps adipeux pararénal l.m.

corpus adiposum pararenale (TA)

paranephric fat ; pararenal fat body

Couche graisseuse qui s’étend en arrière de la loge rénale et descend jusque dans la fosse iliaque.
Elle est interposée entre le feuillet rétrorénal et l’aponévrose des muscles rétrorénaux. Abondante dans l’angle dièdre du muscle psoas iliaque et du muscle carré des lombes, elle comble la fosse lombaire en arrière, en dehors et au-dessous du rein.

D. Gerota, anatomiste et chirurgien roumain (1867-1939)

Syn. anc. graisse pararénale de Gerota

[A1]

Édit. 2015

corps utérin l.m.

uterine body

Partie supérieure de l'utérus qui se prolonge vers le bas par le col utérin.
A sa face externe, de manière symétrique, convergent les ligaments ronds, les ligaments utéro-ovariens et le conduit tubaire qui traverse l'organe pour s'ouvrir dans sa cavité. Le corps utérin est recouvert de péritoine adhérent. Il comporte trois couches musculaires donnant la forme de ce muscle creux. La face interne est tapissée par l'endomètre à muqueuse cylindrique. Avant la première grossesse, l'utérus, muscle creux, a une capacité de 2 à 3 ml. Pendant la grossesse, le corps utérin correspond à la chambre d'incubation ovulaire : sa contenance évolue, proche de 5 l au voisinage du terme, avec une épaisseur qui atteint environ 2 cm. Après la naissance et la délivrance, l'utérus commence son involution pour retrouver, six semaines après environ, ses caractéristiques anatomiques antérieures.

[A1]

Édit. 2015

courant de lésion l.m.

ischemic eletrical wave

Courant électrique produit par un muscle lésé, en raison de la différence de potentiel qui s’établit entre la partie saine et la partie altérée du muscle.
Un courant de lésion apparaît à la phase aigüe de l’infarctus du myocarde et s’inscrit sur l’électrocardiogramme par un décalage du segment ST.

[K2]

crampe musculaire l.f.

muscular cramp

Contraction involontaire intense, douloureuse et transitoire (quelques secondes à quelques minutes) d'une partie de muscle, d'un muscle ou d'un groupe musculaire, souvent précédée de fasciculations, et qui se produit à l'occasion d'une contraction volontaire en position de raccourcissement.
Sa traduction électrique consiste en potentiels d'allure normale, battant à grande fréquence (200 à 300 hertz), avec habituellement un début et une fin brusques
La physiopathologie de cette hyperexcitabilité musculaire reste mal déterminée.
En clinique, il s'agit d'une manifestation fréquente des polyneuropathies, notamment diabétiques. Elle peut se rencontrer également au cours des atteintes de la corne antérieure (sclérose latérale amyotrophique en particulier, souvent très précocement), dans le cadre d'une pathologie primitivement musculaire (plutôt dans les myopathies métaboliques : déperdition sodée, carence thiaminique),et à la période avancée des insuffisances rénales chroniques. Elle est favorisée par une ischémie musculaire. Mais dans sa majorité, elle est bénigne, sans signification pathologique.
De ces formes essentielles, sera rapprochée la rare "maladie des crampes", survenant chez des hommes adultes surmenés et qui peut durer plusieurs mois ou années (Wernicke et Wilder).
C. Wernicke, neuropsychiatre allemand (1848-1905).

Étym. all. krämpen : retrousser

[I4]

crête infra-temporale de la grande aile de l'os sphénoïde l.f.

crista infratemporalis alaris majoris ossis sphenoidalis (TA)

infratemporal crest of greater wing of sphenoid

Crête rugueuse, antéro-postérieure, qui subdivise la face temporo-zygomatique de la grande aile du sphénoïde en deux parties, une supérieure, la face temporale, verticale, et une inférieure, la face infra-temporale, horizontale.
Cette crête présente à son extrémité antérieure une saillie, l’épine du sphénoïde qui donne insertion à des faisceaux du muscle temporal et du muscle ptérygoïdien latéral.

Syn. anc. crête sphéno-temporale, crête sous-temporale

face temporo-zygomatique, face temporale, face infra-temporale, épine du sphénoïde

[A1]

Édit. 2015

cuspide antérieure de la valve atrio-ventriculaire droite l.f.

cuspis anterior valvae atrioventricularis dextrae (TA)

anterior cusp of tricuspid valve, anterior cusp of right atrioventricular valve

La plus développée des trois valvules de la valve tricuspide, insérée sur toute la partie antérieure de l’ostium atrio-ventriculaire droit et correspondant à la paroi antérieure du ventricule droit.
Elle reçoit ses cordages du muscle papillaire antérieur et du muscle papillaire septal.

Syn. anc. valve antérieure de la valvule tricuspide

[A1,K2]

Édit. 2015

défilé coracopectoral l.m.

Espace supérieur de l’aisselle compris entre en avant le processus coracoïde qui donne insertion aux muscles petit pectoral, coraco-brachial et au chef court du muscle biceps brachial, en dedans à la 2ième côte et en dehors au tendon commun du muscle coraco-biceps.
Ce défilé fait suite au défilé costoclaviculaire et livre passage à la totalité des éléments constitutifs du paquet vasculonerveux axillaire.

[A1]

défilé interscalénique l.m.

Espace de la région supraclaviculaire, triangulaire à base inférieure qui sépare le muscle scalène antérieur du muscle scalène moyen et qui repose sur la face supérieure de la 1ère côte (gouttière de l’artère subclavière).
Il fait communiquer la base du cou avec le défilé costoclaviculaire et livre passage en haut au plexus brachial, en bas à l’artère subclavière.

[A1]

désinsertion opératoire du muscle quadriceps l.f.

desinsertion of the m. quadriceps femoris
Libération chirurgicale des insertions sur le fémur du muscle quadriceps (m. quadriceps femoris) pour raideur en extension et limitation de la flexion du genou par rétraction du muscle.
Elle peut porter sur tous les chefs ou seulement sur les chefs rétractés en particulier le m. vastus lateralis, le m. vastus intermedius ou le m. rectus femoris. Les rétractions peuvent être d’origine traumatique : adhérences après fracture, fibrose après hématome, d’origine médicamenteuse : injections intramusculaires répétées chez le nourrisson ou congénitales avec luxation ou subluxation de la patella. Elle est suivie de rééducation prolongée.

R. Judet, chirurgien français (1909-1999)

diaphragme, n. m.

diaphragma (TA)

diaphragm

Cloison musculotendineuse (muscle digastique) qui sépare la cavité thoracique de la cavité abdominale.
Il a la forme d’une voûte allongée transversalement, fortement concave vers le bas qui repose sur les viscères abdominaux. Elle s’implante par sa base sur le pourtour interne de l’orifice inférieur du thorax. C’est le muscle inspirateur principal. Il est innervé par le nerf phrénique (racine spinale C4).

Étym. gr. diaphragma : séparation, cloison

division latérale du muscle érecteur de la colonne lombaire l.f.

divisio lateralis musculi erectoris spinae lumborum (TA)

lateral division of lumbar erector spinae

Partie lombaire du muscle ilio-costal des lombes.
Il est situé en dehors de la partie lombaire du muscle longissimus thoracique.

Syn. anc. masse sacro-lombaire

muscle ilio-costal des lombes, muscle ilio-costal

division médiale des muscles érecteurs de la colonne lombaire l.f.

divisio medialis m. erectoris spinae lumborum (TA)

medial division of lumbar erector spinae

Muscle des goutières paravertébrales lombaires. Il est située en dedans du muscle iliocostal.

Syn. musculus longissimus thoracis pars lumbalis, muscle long dorsal

test de l'élongation d'un muscle oculomoteur l.m.

muscle elongation test

Test pratiqué sous anesthésie générale pour apprécier l'extensibilité du muscle oculomoteur.
Il peut être fait avant ou après désinsertion du muscle. Roth a décrit avec Rapp un myomètre permettant de mesurer avec plus d'exactitude l'extensibilité. Ce test permet de mieux moduler l'acte chirurgical.

B. Rapp, A. Roth (1984)

[P2]

Édit. 2019

épimysium n.m.

epimysium (TA)

epimysium

Enveloppe engainant un muscle composé plurifasciculaire.
Elle est constituée par du tissu conjonctif fibreux, riche en fibres collagènes et élastiques, pauvre en cellules. L’épaisseur de l’épimysium est fonction de la grosseur du muscle.

Étym. gr. epi : sur ; mus : muscle

Syn. anc. périmysium externe

[A1, A2]

Édit. 2020

épine iliaque antérieure et inférieure l.f.

spina iliaca anterior inferior  (TA)

anterior inferior iliac spine

Saillie du bord antérieur de l’ilion située au-dessous de l’épine iliaque antérieure et supérieure dont elle est séparée par une échancrure (échancrure innominée).
Elle est située au-dessus de la gouttière qui répond au passage du muscle ilio-psoas. Sa face latérale donne insertion au tendon direct du muscle droit de la cuisse.

[A1]

Édit. 2020

épine iliaque antérieure et supérieure l.f.

spina iliaca anterior superior  (TA)

anterior superior iliac spine

Extrémité antérieure, légèrement renflée, de la crête iliaque à l’union de celle-ci avec le bord antérieur de l’ilion.
Sur sa face latérale s’insèrent le muscle sartorius et le muscle tenseur du fascia lata.

[A1]

Édit. 2020

épine iliaque postérieure et supérieure l.f.

spina iliaca posterior superior  (TA)

posterior superior iliac spine

Extrémité postérieure légèrement renflée de la crête iliaque, à l’union de celle-ci avec le bord postérieur de l’aile iliaque.
Sur sa face latérale déborde l’insertion du muscle grand glutéal. Sur sa face médiale déborde l’insertion de la portion caudale du muscle érecteur du rachis

[A1]

Édit. 2020

épine ischiatique l.f.

spina ischiadica (TA)

ischial spine

Saillie aplatie et triangulaire du bord postérieur de l’os coxal, située entre la grande incisure ischiatique au-dessus et la petite incisure ischiatique au-dessous.
Sa face médiale donne insertion au muscle élévateur de l’anus et au muscle coccygien. Sur son sommet s’insère le ligament sacro-épineux.

Syn. anc. épine sciatique

[A1]

Édit. 2020

érecteur adj.

erector

Qui provoque l’érection.
Il peut s’agir d’un muscle (muscle horripilateur du poil), d’un groupe de muscles (muscles érecteurs de la colonne vertébrale) ou d’un organe susceptible d’augmenter de volume et de dureté sous l’influence de l’accumulation de sang (corps caverneux et spongieux qui permettent l’érection du pénis ou du clitoris).

Étym. lat. erigere, erectum : relever

érection

[A1,C2, J1, M3]

Édit. 2020

espace intercostal l.m.

spatium intercostale
intercostal space
Intervalle compris entre deux côtes superposées.
Ils sont au nombre de onze, limités en avant par le sternum, en arrière par la colonne vertébrale. On y rencontre de la superficie à la profondeur : le muscle intercostal externe, en dedans la membrane intercostale externe qui sépare les muscles intercostaux interne et externe. Le muscle intercostal interne n'existe que dans la moitié antérieure de l'espace. Une lame cellulofibreuse, la membrane intercostale interne, sépare les muscles intercostal interne et intercostal intime. Ce dernier manque aux deux extrémités de l'espace. En dedans, c'est le fascia endothoracique. Le pédicule intercostal chemine en arrière dans un dédoublement de la membrane intercostale externe, puis entre les muscles intercostal interne et intercostal intime.

[A1]

Édit. 2018 

expiration n.f.

expiration

Expulsion de l'air inspiré par les poumons, sa durée étant plus longue que celle de l'inspiration.
Cette évacuation se fait avec une réduction du volume de la cavité thoracique, par la diminution de ses 3 diamètres :
- diamètre vertical par l'élévation des coupoles diaphragmatiques lors du relâchement du muscle et sous l'effet de la poussée des viscères abdominaux par la contraction concomitante du muscle transverse de l'abdomen antagoniste du diaphragme, et des muscles obliques externes, obliques internes et droits de l'abdomen ;
- diamètre transversal et antéropostérieur par l'abaissement des extrémités antérieures des côtes qui se portent en arrière et en dedans, entrainant dans la même direction le retrait du sternum, plus accentué à sa partie basse qu'au niveau du manubrium (ceci du fait de la réduction de la longueur des côtes de la 7ème à la 1ère).

côtes, diaphragme, muscles intercostaux, inspiration

[C2,K1]

Édit. 2018  

face antéro-médiale de l'humérus l.f.

facies anteromedialis humeri (TA)

anteromedial surface of humerus

Face orientée en dedans et en avant.
Sur sa partie haute se prolonge l’extrémité inférieure du sillon intertuberculaire. Sa partie moyenne rugueuse donne insertion au muscle coraco-brachial. Au-dessous et en avant de cette empreinte s’ouvre le trou nourricier. Sur toute la moitié inférieure de la face s’insère le muscle brachial. Inconstamment on note à sa partie inférieure une saillie attenante au bord médial de l’os, le processus supracondylaire.

[A1]

Édit. 2017

face latérale de la fibula l.f.

facies lateralis corpus fibulae (TA)

lateral surface of shaft of fibula

Convexe en haut, déprimée en gouttière dans sa partie moyenne, elle donne insertion au muscle long fibulaire et au muscle court fibulaire.
A son extrémité inférieure une crête oblique en bas et en arrière délimite une partie antérieure sous-cutanée et une partie postérieure sur laquelle glissent les tendons des muscles fibulaires.

[A1]

Édit. 2017

face postérieure de la fibula l.f.

facies posterior fibulae (TA)

posterior surface of fibula

Etroite, convexe et rugueuse à sa partie supérieure, elle donne insertion au muscle soléaire ; plus large dans le reste de son étendue, elle donne insertion au muscle long fléchisseur de l’hallux.
Son quart inférieur dévié en dedans se place dans le plan de la face médial de l’os. Le trou nourricier principal se situe à la partie moyenne de la face postérieure.

[A1]

Édit. 2017

face postérieure de la scapula l.f.

facies posterior scapulae (TA)

posterior surface of scapula

Face divisée en deux parties par l’épine de la scapula.
Au-dessus de l’épine se trouve la fosse supraépineuse dans laquelle s’insère le muscle supraépineux ; au-dessous de l’épine se trouve la fosse infraépineuse dans laquelle s’insère le muscle infraépineux.

[A1]

Édit. 2017

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