éphélide n.f.
ephelis, freckle
Petite macule brunâtre survenant de façon profuse et symétrique sur les régions exposées au soleil chez les enfants et les adultes de carnation blonde ou rousse, donc de phototype clair, s'atténuant, voire s'effaçant en hiver sauf chez les sujets roux.
Elle est due à une surcharge en pigment mélanique des cellules épidermiques de la couche basale, mais sans augmentation du nombre des mélanocytes et sans cellules næviques.
Étym. epi : en rapport ; helios : soleil
Syn. tache de rousseur
[J1]
Édit. 2020
épigénome n.m
Interprétation du développement d'un organisme selon laquelle un embryon se développe par multiplication et différenciation progressive des cellules et des organes mettant en jeu, des mécanismes régulant l’expression des gènes qui constituent l’épigénome.
Toutes les cellules d’un Homme possèdent le même ADN. Elles ont cependant des fonctions différentes parce que l’ADN ne s’exprime pas à l’identique d’un type cellulaire à l’autre. Deux mécanismes de régulation interviennent : les facteurs de transcription agissant sur les promoteurs des gènes et l’épigénome. Ce dernier est l’ensemble des « marques épigénétiques », c’est-à-dire de modifications soit de l’ADN, soit des histones par des réactions d’acétylation ou de méthylation. Ces modifications ont pour conséquence l’activation ou l’inhibition de l’expression du gène concerné. L’épigénome peut être modifié, chez le fœtus par l’environnement maternel, les médicaments (distilbène®) et, après la naissance, par des facteurs environnementaux : alimentation, stress, produits xénobiotiques. L’épigénome de jumeaux monozygotes peut donc être différent entraînant, de ce fait, des variations de phénotype. Les marques épigénomiques sont transmissibles au cours des mitoses. Lors de la formation des gamètes, leur élimination peut être incomplète avec transmission aux générations suivantes.
Étym. gr. épí : au-dessus de ; genos : origine, descendance
→ épigénétique, acide désoxyribonucléique, histone, NF-κB (facteur de transcription)
[Q1,Q3]
Édit. 2020
epithelioid and spindle cell nævus l. angl. m.
Naevus de Spitz, ainsi appelé par certains auteurs anglosaxons en raison de la présence dans cette tumeur de grandes cellules cubiques à aspect épithélioïde et de cellules fusiformes.
Sophie Spitz, anatomopathologiste américaine (1948)
[J1, F2]
Édit. 2020
épithélioma kératinisant l.m.
keratotic basal cell carcinoma
Carcinome basocellulaire à évolution pilaire ou kératinisante, phénomène fréquent, qui se reconnait à la tendance de la tumeur à élaborer des follicules rudimentaires et des formations imitant le bourgeon primitif, ainsi qu'à la présence au sein des boyaux tumoraux de faisceaux de cellules fusiformes ou de groupements de cellules "en bulbe d'oignon", dont le centre contient souvent des amas de kératine ortho ou parakératosique.
Étym. gr. epi : sur ; thêlê : mamelon
[A3, F5, J1]
Édit. 2020
épithélium pigmentaire rétinien l.m.
retinal pigmented epithelium
Couche cellulaire la plus externe de la rétine.
Elle s’étend de la papille à l’ora serrata, où elle se prolonge par l’épithélium pigmenté du corps ciliaire. Elle forme une couche cellulaire unistratifiée, pigmentée : les cellules sont unies entre elles par un système de jonctions intercellulaires imperméables (zonula occludens), constituant une barrière physique (barrière hémato-rétinienne externe) qui régule les échanges choriorétiniens, ces cellules jouent un rôle dans l’adhésion entre la rétine neurosensorielle et l’épithélium pigmentaire par un mécanisme actif de déshydratation de l’espace sous sensoriel, dans le métabolisme des photorécepteurs, dans le métabolisme de la vitamine A et un rôle d’écran et de défense contre la toxicité liée à la lumière.
Étym. gr. epi : sur ; thêlê : mamelon
[A1, A2, P2]
Édit. 2020
épithélium simple l.m.
Epithélium constitué par une seule couche de cellules.
Il peut être pavimenteux (poumons, vaisseaux), cubique (petits canaux et tubules), prismatique simple (vésicule biliaire), cilié (trompe), cylindrique cilié, pseudostratifié (épithélium respiratoire). Le renouvellement des épithéliums simples s'effectue par des cellules de remplacement, éparses, n'atteignant pas la lumière, et en contact avec la membrane basale.
Étym. gr. epi : sur ; thêlê : mamelon
[A2]
Édit. 2020
épithélium sombre l.m.
dark epithelium
Epithélium constitué de cellules sombres, car pigmentées, situé de part et d’autre des cellules sensorielles des crêtes ampullaires.
Étym. gr. epi : sur ; thêlê : mamelon
[A2]
Édit. 2020
épithélium stratifié l.m.
Epithélium comportant plusieurs couches de cellules.
Il peut présenter plusieurs types : pavimenteux (cavité buccale, vagin), pavimenteux corné (peau), cubique (canaux excréteurs glandulaires) ou encore transitionnel (vessie).
Dans le tube digestif existent des aires de développement : cryptes, collets glandulaires. Les épithéliums stratifiés renouvellent leurs cellules à partir de la couche muqueuse de Malpighi.
Étym. gr. epi : sur ; thêlê : mamelon
[A2]
Édit. 2020
épulis n.f.
epulis
Lésion fibro-épithéliale hyperplasique se développant au niveau du bord alvéolaire des gencives, entre deux racines dentaires, à la suite de traumatismes répétés, mais parfois spontanément, en particulier chez la femme enceinte.
La surface tumorale peut être lisse et claire mais aussi enflammée, angiomateuse, voire ulcérée. L'évolution est toujours bénigne.
Selon sa nature histologique, on distingue l’épulis à cellules géantes, ou épulis à myéloplaxes, considéré comme un granulome de résorption riche en plasmodes à corps étrangers, l’épulis fibreux riche en collagène hyalin ou scléreux et l’épulis granulomateux riche en cellules conjonctives et polymorphes. Il existe des épulis congénitales
Étym. gr. epi : en dehors ; pulon : gencive
Syn. gingivome
[F5, P3]
Édit. 2020
explosion oxydative l.f.
oxidative burst
Consommation massive d'oxygène par des cellules phagocytaires en réponse à un stimulus avec production d’espèces réactives de l'oxygène telles que des anions superoxydes, du peroxyde d'hydrogène, des radicaux hydroxyles et des singulets d'oxygène.
Ce processus est un des supports de l'activité bactéricide des cellules phagocytaires. Son dysfonctionnement conduit à la granulomatose septique familiale.
→ anion superoxyde, peroxyde d'hydrogène, radicaux hydroxyles, granulomatose septique chronique
[C1,C2,C3]
Édit. 2018
KFACS sigle angl.pour
Fluorescence Activated Cell Sorter
Analyseur-trieur de cellules en phase liquide utilisant la propriété de fixation de ligands fluorescents sur les cellules analysées
Syn. cytomètre de flux, cytofluorimètre
[C1,C3]
Édit. 2018
facteur angiogénique l.m.
angiogenic factor
Facteur qui stimule l’angiogenèse c’est à dire un processus de croissance de nouveaux vaisseaux sanguins (néo vascularisation) à partir de vaisseaux préexistants par la migration ou la prolifération des cellules vasculaires (p. ex. l'angiogénine).
L’angiogénèse est un processus physiologique normal en particulier du développement embryonnaire, mais aussi un processus pathologique, intervenant dans la croissance des tumeurs malignes et l’apparition de métastases. A partir d’une certaine taille, la tumeur pour survivre doit développer de nouveaux vaisseaux.
L’angiogenèse est régulée par un équilibre complexe entre des facteurs pro- et anti-angiogéniques produits par les cellules saines et tumorales.
J. Folkman, chirurgien américain (1971)
→ angiogenèse, facteurs anti-angiogéniques, facteurs pro-angiogéniques, inhibiteurs de l'angiogenèse, angiogénine
[K4,C1,C2,C3]
Édit. 2017
facteur de croissance des fibroblastes l.m.
fibroblast growth factor
Famille de facteurs de croissance polypeptidiques comportant actuellement au moins 23 membres bien identifiés, numérotés de FGF 1 à FGF 23.
Bien que leurs effets aient initialement été caractérisés sur des fibroblastes, d’où leur nom, les FGF stimulent aussi la prolifération, la migration et/ou la différenciation de nombreux autres types cellulaires comme les cellules des surrénales, les myoblastes, les chondrocytes, les cellules gliales, etc. en présence de facteurs de progression tels que les somatomédines et les IGF (Insulin-like Growth Factor).
FGF 1 est également appelé FGF acide (aFGF) et FGF 2, FGF basique (bFGF).
Sigle angl. FGF
→ facteur de croissance des fibroblastes 8, facteur de croissance des fibroblastes 23, FGFR2 gene, FGFR3 gene
[C2,F2]
Édit. 2018
facteur de croissance du nerf l.m.
nerve growth factor
Facteur de différenciation des neurones présent dans le système nerveux, mais aussi dans les glandes salivaires (de souris mâles), des venins de serpent et des cultures de certaines cellules comme le sarcome 180 de la souris.
Il est constitué d'un ensemble de cinq sous-unités protéiniques : deux sous-unités α de 27 kDa, deux sous-unités γ de 26 kDa ayant une activité protéasique et une sous-unité β, formée de deux chaînes polypeptidiques de 13 259 Da, appelée β-NGF, seule responsable de l'activité de facteur de croissance.
Le NGF ne stimule pas la prolifération des neurones, mais il permet leur maintien en survie in vitro et, ajouté à des cultures de cellules ganglionnaires, il provoque la croissance de prolongements cellulaires neuritiques et stimule de nombreuses voies métaboliques.
Syn. facteur de croissance des neurones, facteur neurotrope, neurofacteur de croissance
Sigle angl. NGF
[C1, C3, H1]
Édit. 2019
facteur de croissance glial l.m.
glial growth factor
Facteur de croissance des cellules gliales.
Polypeptide de masse moléculaire 31 kDa, qui stimule la prolifération des cellules gliales.
Sigle GGF
[C1]
Édit. 2018
facteurs de croissance fibroblastiques n.m.
fibroblastic growth factors
Famille de facteurs de croissance synthétisés essentiellement par les fibroblastes, liant l’héparine et interagissant avec des heparan sulfate proteoglycanes, impliqués dans la cicatrisation des plaies, l’angiogenèse, le développement de l’embryon, la prolifération et la différentiation de nombreux types cellulaires.
Il existe 23 isoformes de structure apparentée dont les 10 premiers (FGF1-FGF10) se lient aux récepteurs FGFR au nombre de 4 (FGFR1-FGFR4). FGF1 est encore appelé acide (FGFa) et FGF2 basique (FGFb). Ces récepteurs possèdent une activité protéine kinase. Parmi eux, les FGF1 et 2 stimulent la prolifération de cellules endothéliales et favorisent l’angiogenèse, le FGF7 est un puissant facteur de multiplication des cellules épithéliales. Le FGF23 a une place à part. Il se comporte comme une hormone contrôlant le métabolisme phosphocalcique. Synthétisé par les ostéocytes, il diminue la réabsorption tubulaire des phosphates et inhibe la 1 alpha-hydroxylase aboutissant ainsi à un déficit en 1, 25 dihydrocholecalciférol. Sa concentration sanguine augmente dans l’insuffisance rénale chronique. Des mutations de son gène sont responsables du rachitisme héréditaire hypophosphatémique et de la calcinose familiale tumorale hyperphosphatémique.
→ angiogenèse, protéoglycanes, calcinose, rachitisme
[K4,I1]
Édit. 2018
facteur tissulaire de la coagulation l.m.
tissue factor
Glycoprotéine transmembranaire, dont la partie exprimée vers l'extérieur des cellules participe à l'initiation des étapes enzymatiques successives de la coagulation.
Il joue un rôle prédominant en physiologie (coagulation et hémostase) et en pathologie de la thrombose et des maladies thrombohémor
Le gène et la protéine ont été entièrement séquencés. La synthèse et l'expression du facteur tissulaire sont induites au niveau des monocytes et des cellules endothéliales, après leur activation. L'activation de la coagulation résulte de la formation du complexe binaire d'activation facteur tissulaire - facteur VII. Le facteur VII activé active à son tour le facteur IX ou directement le facteur X dans la cascade des complexes d'activation de la coagulation. L'inhibiteur spécifique du complexe d'activation facteur tissulaire - facteur VIIa est le TFPI (Tissue Factor Pathway Inhibitor). Le facteur tissulaire initie la voie de coagulation antérieurement dénommée voie extrinsèque de la coagulation et maintenant appelée voie du facteur tissulaire. Cette activité est globalement connue sous le nom de thromboplastine. Cette voie est explorée par le temps de Quick. Il est anormalement exprimé dans les promyélocytes de la leucémie à promyélocytes.
[F4]
Édit. 2018
F-actine n.f.
F actin
Protéine fibrillaire, existant dans pratiquement toutes les cellules, mais surtout dans les cellules musculaires, formée par la polymérisation en filaments de l'actine globulaire, l'actine G.
Syn. actine-F
→ actine
[A2]
Édit. 2018
ferroportine n.f.
ferroportin
Protéine transmembranaire permettant la sortie du fer hors des cellules.
La ferroportine est la seule protéine connue permettant l'exportation du fer intracellulaire. Elle est fortement exprimée sur la membrane basolatérale des entérocytes, permettant la sortie du fer de la cellule intestinale vers le sang. Elle est également exprimée fortement par les macrophages et les hépatocytes, cellules servant au stockage du fer et capables de le libérer (par l’intermédiaire de la ferroportine) dans la circulation. Le fonctionnement de la ferroportine est bloqué par l'hepcidine qui induit sa dégradation et régule ainsi l'absorption intestinale du fer et son recyclage.
→ hepcidine, maladie de la ferrportine
[C2]
Édit. 2018
ferroptose n.f.
Forme particulière de nécroptose, ferrique dépendante, observée au cours des cristallopathies.
Les cristaux formés lors des cristallopathies entrent dans la cellule par un mécanisme encore inconnu. Une fois dans le cytosol, les cristaux induisent l’oligomérisation et l’auto-activation de la kinase RIPK3 (receptor interacting protein kinase 3) qui va entraîner la phosphorylation de MLKL (mixed lineage kinase domain-like), protéine capable de s’attacher à la membrane plasmique et de favoriser la libération du contenu intra-cellulaire. Une fois la voie nécroptotique engagée, la libération du contenu cellulaire (TNF-alpha) enclenche la voie de TNFR-1 qui, à son tour, amplifie la réponse aux cristaux.
Les cristaux inhibent la glutathion peroxydase GPX4 soit directement soit par l’intermédiaire de la synthèse de glutathion et induisent ainsi une augmentation des peroxydations lipidiques ainsi qu’une diminution du NADPH. Le pool intracellulaire de fer libre joue un rôle essentiel dans les mécanismes redox de la ferroptose : il permet la transformation des espèces oxydantes faiblement actives (telles que le peroxyde d’hydrogène H2O2) en des oxydants beaucoup plus puissants, comme le radical hydoxyle (OH.) capable d’oxyder la plupart des constituants cellulaires.
Contrairement à l’apoptose, la ferroptose se déroule sans induction de la perméabilisation de la membrane externe des mitochondries. Il n’est donc pas observé de libération cytosolique du cytochrome C ou d’activation des caspases.
L’enzyme GPx4 (glutathion peroxydase 4), réduisant les peroxydes membranaires à l’aide du glutathion réduit (GSH), est un régulateur essentiel de la ferroptose. La ferroptose peut être induite par l’érastine (un inhibiteur du système xc- impliqué dans l’import de la cystine nécessaire à la biosynthèse du GSH) ou par RSL3 (un inhibiteur de GPx4), et inhibée par des agents antioxydants ou des chélateurs des ions fer. Des molécules anti-oxydantes à tropisme membranaire, comme le-carotène ou le-tocophérol (vitamine E), protègent les cellules cancéreuses de la ferroptose induite par l’érastine. La déplétion des stocks intracellulaires en fer protège aussi efficacement les cellules de la mort induite par l’érastine.
Étym. lat. ferrum fer ; gr. ptỗsis chute
→ cristallopahie, nécroptose, nécrose, RIPK, MLKL TNF, TNFR, glutathion peroxydase, NADPH, caspases, érastine, RSL3
[C2]
Édit. 2018
facteur de croissance des fibroblastes l.m.
fibroblast growth factor
Famille de facteurs de croissance polypeptidiques comportant actuellement au moins 23 membres bien identifiés, numérotés de FGF 1 à FGF 23. FGF 1 est également appelé FGF acide (aFGF) et FGF 2, FGF basique (bFGF).
Bien que leurs effets aient initialement été caractérisés sur des fibroblastes, d’où leur nom, les FGF stimulent aussi la prolifération, la migration et/ou la différenciation de nombreux autres types cellulaires comme les cellules des surrénales, les myoblastes, les chondrocytes, les cellules gliales, etc. en présence de facteurs de progression tels que les somatomédines et les Insulin-like Growth Factor.
Sigle angl. FGF
[C2,A2 ]
Édit. 2018
fibrome cutané l.m.
dermatofibroma
Petite tumeur bénigne du tissu conjonctif, siégeant principalement aux membres inférieurs de l'adulte, surtout de la femme, caractérisée par l'apparition d'un nodule lenticulaire dur, souvent légèrement pigmenté, enchâssé dans le derme et au niveau duquel la peau parait rétractée et légèrement déprimée.
L'examen histologique révèle une prolifération fibroblastique, constituée de travées irrégulièrement entrecroisées ou tourbillonnantes de cellules fusiformes et de collagène. La lésion occupe toute la hauteur du derme, à l'exception du derme papillaire. Les limites latérales sont imprécises. L'épiderme sus-jacent est fréquemment hypertrophié et prend même souvent un aspect basaloïde. Lorsque la tumeur contient des faisceaux fibromateux associés à des cellules histiocytaires étoilées, le terme d'histiocytofibrome est utilisé par plusieurs auteurs. Ceci souligne l'existence de nombreuses transitions entre le fibrome cutané, l'histiocytofibrome et l'histiocytome.
H. T. Schreus, dermatologue et radiologue allemand (1930) ; A. Civatte, dermatologue français, membre de l’Académie de médecine (1877-1956) ; E. Arning et F. Lewandowsky, dermatologues allemands (1911)
Syn. dermatofibrome, dermatofibrome lenticulaire de Schreus, fibroma simplex, fibrome en pastille de A. Civatte, noduli cutanei d’Arning-Lewandowsky
Édit. 2018
fibromoduline n.f.
fibromodulin
Protéoglycane (combinaison d’une protéine et d’un oligo- ou d’un polysaccharide) produit et sécrété par les cellules étoilées du foie, qui intervient dans l’assemblage des fibrilles de collagène 1 entre elles conduisant ainsi à la fibrose.
La sécrétion de fibromoduline est provoquée par les formes actives de l’oxygène produites en excès dans les atteintes hépatiques (toxique, virus). L’activation des cellules étoilées par ces composés entraîne une production accrue de collagène 1 et de fibromoduline cofacteurs de la fibrose.
[C1,F1]
Édit. 2018
fibrose rénale l.f.
renal fibrosis
Dépôt de matrice extracellulaire dans un des composants des reins conduisant soit à la fibrose tubulo-interstitielle, soit à la fibrose glomérulaire, aboutissant progressivement à des lésions irréversibles et à l’insuffisance rénale.
La localisation de l’atteinte initiale rénale détermine le type de fibrose. Ainsi, la polykystose rénale, l’obstruction des voies excrétrices, les infections urinaires aboutissent à la fibrose tubulo-interstitielle, alors que les dépôts immuns (dépôt d’IgA, par exemple), le diabète et l’hypertension artérielle conduisent à la fibrose glomérulaire. Le mécanisme de la fibrose fait intervenir des cellules inflammatoires et des fibroblastes ainsi que des cascades moléculaires complexes incluant le TGF β (Facteur de croissance transformant ou « Transforming growth factor »), le PDGF (Facteur de croissance d’origine plaquettaire ou « Platelet-derived growth factor »), le CTGF (Facteur de croissance du tissu de connexion ou « Connective-tissue growth factor ») et des peptides vasoactifs (angiotensine II et endothéline-1) amenant à la synthèse et au dépôt des protéines de la matrice extracellulaire. Un processus de dégradation par les métalloprotéases s’y oppose. En fin de compte, l’activation continue des cellules effectrices prend le dessus et entraîne des lésions irréversibles. Les premiers traitements efficaces à titre préventif ou au début de la formation des lésions inhibent le système rénine-angiotensine (inhibiteurs de l’enzyme de conversion et antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II). Des traitements plus récents ciblent la NADPH (nicotinamide adenine dinucléotide phosphate) oxydase, les voies de signalisation du TGF β (SMAD 3 et 4) et la BMP-7 (Protéine osseuse morphogénétique ou « Bone morphogenetic protein ») qui est un antagoniste endogène du TGF β bloquant la liaison à son récepteur.
→ TGF bêta, PDGF, CTGF, NADPH, protéine osseuse morphogénétique
[M1]
Édit. 2018
fièvre catarrhale ovine l.f.
blue tongue
Maladie animale due à un virus à ARN du genre Orbivirus (famille des Reoviridae) transmis par des Culicoides, atteignant surtout les ovins.
Chez les ruminants, le virus infecte les cellules endothéliales vasculaires, les macrophages et les cellules dendritiques, entraînant des thromboses vasculaires et des nécroses ischémiques des tissus. La maladie est rarement observée et généralement bénigne chez les caprins et les bovins ; le mouton est l'animal le plus fréquemment atteint et le plus sensible. Chez ce dernier, après une incubation de 2 à 6 jours, sont observés, en cas de forme aiguë sévère : fièvre, anorexie, phénomènes congestifs et hémorragiques des muqueuses buccales évoluant vers l'ulcération, cyanose de la langue, pétéchies cutanées, perte de la laine, myosite dégénérative, complications pulmonaires ou digestives et, finalement, un taux de mortalité élevé. Il existe toutefois des formes légères et l'infection peut même parfois demeurer inapparente.
Ce virus infecte, de manière asymptomatique, de nombreux animaux sauvages.
Limité à l'Afrique sub-saharienne jusqu'en 1943, il et est aujourd'hui présent dans le monde entier entre 50° N et 40° S: Afrique, Moyen-Orient, bassin méditerranéen, Asie, Amériques, Australie. L'Europe fut autrefois (dans les années 1950) temporairement touchée par cette arbovirose qui s'y est à nouveau implantée sous forme enzootique à partir de 1999.
On connaît quelques 25 sérotypes viraux. Tous sont transmis par des Diptères Cératopogonides du genre Culicoides, en particulier C. imicola dans l'Europe méditerranéenne, C. obsoletus en Europe du Nord. Des vaccins vivants atténués ou inactivés sont disponibles contre certains sérotypes ; des vaccins recombinants sont à l'étude.
Syn. blue tongue, maladie de la langue bleue
[D1,D5]
Édit. 2018