Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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torsion d'annexe l.f.

adnexal torsion

Rotation axiale de la trompe et de l’ovaire entraînés par le poids d’un kyste ovarien ou sans cause apparente.
Aigüe, elle se traduit par une douleur violente et des signes d’irritation péritonéale. Subaigüe, elle peut aussi se compliquer d’une nécrose annexielle. Le diagnostic est apporté par la cœlioscopie.

→ kyste de l'ovaire

torsion d'hydatide l.f.

torsion of testicular appendices

Accident aigu intéressant l'hydatide sessile ou l'hydatide pédiculée, dont la torsion aboutit à l'ischémie et la nécrose inflammatoire.
La clinique réunit douleur aigüe et tuméfaction inflammatoire limitée à la bourse. Un diagnostic certain ne conduit à aucun acte thérapeutique agressif ; par contre le moindre doute sur une torsion du cordon spermatique impose une exploration chirurgicale d'urgence.

→ testicule (torsion de)

[M2]

torsion d'un léiomyome utérin l.f.

torsion of a uterine leyomyoma

Rotation axiale d’un myome sous-séreux autour de son pédicule, provoquant la nécrose du fibrome.
Elle se traduit par une douleur pelvienne violente et un syndrome péritonéal avec défense et vomissements, une masse latéro-utérine douloureuse au toucher vaginal, différente dans sa sémiologie d’une torsion d’un kyste de l’ovaire. L’imagerie en coupes (échographie doppler, voire IRM) permet de suspecter fortement, souvent d’affirmer le diagnostic, confirmé par la cœlioscopie.

→ léiomyome utérin

torsion de kyste de l'ovaire l.f.

ovarian cyst torsion

Rotation autour de son pédicule vasculaire lombo-ovarien d’un kyste ovarien entraîné par son volume, son poids ou une hémorragie intrakystique.
Aigüe, elle se traduit par de violentes douleurs et un syndrome péritonéal aigu. Subaigüe, elle exprime une succession d’épisodes de torsion et de détorsion, et peut se compliquer d’une nécrose de l’annexe. Le diagnostic, fortement suspecté ou même affirmé par l’imagerie en coupes (échographie doppler, voire IRM ou scanner) est confirmé par la cœlioscopie.

→ kyste de l'ovaire

torsion de testicule l.f.

torsion of the spermatic cord

Accident aigu de torsion du cordon spermatique menaçant la vascularisation du testicule sous-jacent et nécessitant une intervention d'urgence.
Elle survient chez l'enfant ou l'adulte jeune, favorisée par une mobilité particulière du testicule. La torsion peut être intravaginale (dans la cavité vaginale) ou supravaginale (au-dessus de l'insertion de la séreuse). Elle est révélée par une douleur aigüe initiale et réalise ensuite un tableau de grosse bourse inflammatoire douloureuse qui peut poser un problème de diagnostic différentiel avec l'épididymite aigüe. L'écho doppler du cordon spermatique n'est pas d'une aide suffisamment fiable. Une intervention chirurgicale s'impose de toute urgence, réalisant détorsion et fixation testiculaire pour éviter les récidives ; le pronostic est fonction du caractère plus ou moins serré de la striction et surtout du délai opératoire, l'ischémie testiculaire pouvant aller jusqu'à la nécrobiose de la glande. Une intervention trop tardive mène à l'orchidectomie suivie du remplacement prothétique. Une torsion méconnue ou incomplète (subtorsion) spontanément résolutive mais itérative peut être cause d'atrophie de la glande.

torsion du cordon ombilical l.f.

torsion of the umbilical cord

Striction des vaisseaux funiculaires provoquée par un enroulement excessif des artères autour de la veine du cordon.

torsion du cordon spermatique l.m.

→ testicule (torsion de)

[M3]

torsion intestinale l.f.

intestinal volvulus

→ volvulus

Torsten Sjögren (syndrome de) l.m.

Torsten Sjögren syndrome

Syn syndrome de Marinesco-Sjögren

K. G. T. Sjögren, psychiatre et généticien suédois (1935) ; G. Marinescu, neurologue roumain (1931)

→ Marinesco-Sjögren (syndrome de)

torticolis n.m.

torticollis, stiff neck, wryneck

Dénomination de l’ensemble de toutes les positions vicieuses de la tête ainsi que de la torsion du cou, avec inclinaison latérale de la tête, due à la contraction de l’un des deux muscles sternocléidomastoïdiens ou à celle du trapèze et du splénus.
On distingue plusieurs types de torticolis d’origine cicatricielle, neurologique ou dus à des lésions rachidiennes. Certains sont d’origine ORL : le torticolis nasopharyngien de Grisel dû à l’infection de l’espace rétropharygien provoque une luxation atloïdo-axoïdienne ; le torticolis auriculaire de Gellé, lié à la contraction irritative du muscle sternocleidomastoïdien, est consécutif à une affection de l’oreille telle qu’une otite moyenne aigüe. Le torticolis congénital secondaire à une tumeur fibreuse du muscle sternocléidomastoïdien apparaissant dès la naissance ou peu après, sans traumatisme obstétrical patent, a le plus souvent une résolution spontanée. Le torticolis réflexe est provoqué par une atteinte inflammatoire de voisinage du sternocléidomastoïdien.

P. Grisel, chirugien français (1930) ; M-E. Gellé, otorhinolaryngologiste français (1899)

Étym. lat. tortum collum : cou tordu

→ Grisel (torticolis nasopharyngien de) , Gellé (torticolis auriculaire de)

[I1]

Édit. 2018

torticolis aigu l.m.

acute torticollis, Grisel's disease

Attitude en inflexion latérale et en rotation de la tête et du cou d’apparition rapide dans un contexte infectieux.
Il est dû habituellement à une infection vertébrale cervicale ou des tissus adjacents.

P. Grisel, chirurgien français (1930) 

Étym. lat. tortum collum : cou tordu

→ Grisel (torticolis de)

torticolis congénital l.m.

congenital torticollis

Attitude de la tête et du cou en inflexion latérale et rotation de la tête du côté opposé à l’inclinaison, par rétraction du muscle sternocléidomastoïdien.
La déformation est parfois visible dès la naissance ; elle s'accroit avec le développement du cou sans allongement concomitant du muscle rétracté. Sa pathogénie est discutée. Le torticolis par lésion congénitale du rachis cervical rentre dans le cadre des torticolis ostéo-articulaires.

Étym. lat. tortum collum : cou tordu

torticolis nystagmique l.m.

nystagmic torticollis

Déviation de la tête destinée à favoriser le blocage du nystagmus, la tête tournée dans le sens opposé à la direction de regard de moindre nystagmus.

Étym. lat. tortum collum : cou tordu

torticolis oculaire propre l.m.

proper ocular torticollis

Torticolis destiné à annuler la diplopie ou à favoriser la vision binoculaire dans une paralysie oculomotrice ou un strabisme de type phorotropique.

Étym. lat. tortum collum : cou tordu

→ phorie, tropie

torticolis ostéoarticulaire ou osseux l.m.

osteoarticular torticollis

Attitude de la tête et du cou en mauvaise position par lésion congénitale ou acquise des vertèbres cervicales.

Étym. lat. tortum collum : cou tordu

torticolis spasmodique l.m.

spasmodic torticollis, torticollis spastica

Dystonie cervicale caractérisée par des spasmes musculaires responsables d'une déviation invincible de la tête qui est le plus souvent latérale (latérocolis), plus rarement de son rejet en arrière (rétrocolis) ou de sa flexion (antécolis).
Plus fréquente chez la femme, débutant en général vers la quarantaine, elle est la source d'un important handicap. L’attitude anormale de la tête, parfois douloureuse, est entrecoupée de secousses et accentuée par le mouvement volontaire ou le maintien postural. Elle est partiellement réduite lors du sommeil et, souvent aussi de façon temporaire, par un geste dit "antagoniste" tel que la palpation du menton du côté de la déviation. Les rémissions spontanées, parfois transitoires, sont rares et l'évolution se fait plutôt vers une aggravation pendant les cinq premières années avant de se stabiliser.
Le torticolis spasmodique est le plus souvent idiopathique bien qu’une transmission autosomique dominante ou à pénétrance variable soit possible. Il survient rarement dans les suites d’un traumatisme cervical. Il est parfois associé à un tremblement essentiel, à une affection neurologique (maladie de Wilson). Des causes médicamenteuses doivent être recherchées (neuroleptiques, dopaminergiques). L’hypothèse d’une origine purement psychiatrique est exclue.
La toxine botulinique en injections locales périodiques procure une amélioration chez plus de la moitié des patients. La thérapeutique peut faire appel aux anticholinergiques, aux benzodiazépines, au baclofène, éventuellement à la lévodopa et enfin à la kinésithérapie. Des interventions chirurgicales sont parfois proposées.

S. A. K. Wilson, neurologue britannique (1912)

Étym. lat. tortum collum : cou tordu

→ toxine botulinique, Wilson (maladie de)

tortuosité congénitale des vaisseaux rétiniens l.f.

congenital tortuosity of the retinal vessels

Vaisseaux rétiniens très sinueux mais non dilatés.
Anomalie sur un secteur ou sur toute la rétine, vue habituellement chez les hypermétropes et sans déficit fonctionnel.

torture (victimes de) l.f.p.

torture (victims of)

La torture est l'un des traumatismes dans lesquels la continuité entre les troubles immédiats et séquellaires est la plus grande.
C'est pourquoi, aux symptômes classiques de névrose traumatique vient fréquemment s'ajouter, chez les victimes, ce qui prolonge la destruction des fondements de l'expérience, recherchée et obtenue par la torture : appauvrissement idéo-affectif, apathie, pertes des schémas cognitifs.
Surtout si des renseignements ont été révélés par la victime, une profonde atteinte de l'image de soi alimente des sentiments de culpabilité et de honte, qui sont à l'origine de comportements suicidaires et dont la prise en charge doit tenir le plus grand compte.
Étant donné la complexité des troubles, une approche multimodale flexible, pouvant comporter l'exposition, semble utile. Mais le récit des évènements peut être lui-même traumatogène quand il n'est pas impossible. Des évaluations au long cours sont indispensables.

→ victimologie

Torula neoformans

Torula neoformans
Ancienne dénomination de Cryptococcus neoformans.

→ Cryptococcus neoformans

torules tactiles l.m.p.

toruli tactiles (TA)

tactile elevations

Coussinets conjonctivo-adipeux de la face palmaire de la phalange distale des doigts ou de la face plantaire de la phalange distale des orteils.
La structure de ces coussinets leur confère une consistance particulière de pseudo-fluctuation. La peau qui les recouvre est particulièrement riche en terminaisons nerveuses sensitives et sensorielles.

Syn. anc. coussinets tactiles, pulpe des doigts

Torulopsis glabrata

Torulopsis glabrata
Ancienne dénomination de Candida glabrata

→ Candida glabrata

torulose n.f.

torulosis, cryptococcosis

Ancienne dénomination de cryptococcose.

→ cryptococcose

torus de l'élévateur l.m.

Étym. lat. torus : protubérance

→ pli du muscle élévateur du voile du palais

torus intercave l.m.

Étym. lat. torus : protubérance

→ tubercule interveineux

torus interveineux l.m.

Étym. lat. torus : protubérance

→ tubercule interveineux

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