Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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tomodensimétrie n.f.

Syn. scanographie

→ tomodensitométrie

tomodensitométrie n.f.

axial computerized tomography , CT-scan

Technique de radiologie numérique en coupes axiales permettant également des reconstructions bi et tridimensionnelles.
Méthode d’exploration radiologique, fondée sur la rotation simultanée autour de l’organe cible de plusieurs caméras d’enregistrement.

Syn. scanographie, tomodensimétrie

tomodensitométrie avec opacification cisternale l.f.

computerized tomographic cisternography

Opacification des espaces sous-arachnoïdiens par injection intrathécale d'un produit de contraste iodé ou gazeux, avec acquisition des images en tomodensitométrie (scanner).
Cette technique est d'indication très limitée depuis l'IRM. Elle peut cependant être utile dans l'étude de la charnière crâniovertébrale ou des tumeurs de la fosse postérieure afin de différencier des processus intra- et extra-axiaux. Elle peut permettre d'apprécier la perméabilité d'un kyste et d'apporter des précisions sur une petite lésion de la base.

Syn. scanner avec opacification cisternale

→ scanner

tomodensitométrie cérébrale l.f.

cerebral computerized tomography

Technique d'imagerie permettant de façon atraumatique la visualisation du parenchyme cérébral et des cavités liquidiennes en fonction de leur densité et de leur capacité d'absorption des rayons X.
Les plans de coupe transverses axiaux permettent une étude anatomique encéphalique. D'une épaisseur habituelle de 10 mm, les coupes sont parallèles à la ligne orbitoméatale. Des coupes frontales (dites aussi coronales) peuvent être réalisées, de même que des reconstructions par programmes informatiques (coupes coronales et sagittales). L'injection d'un produit iodé par voie veineuse permet la visualisation des structures vasculaires ou vascularisées et des lésions pathologiques comportant une rupture de la barrière hémato-encéphalique. L'injection de métrizamide par voie lombaire est d'indication plus rare.
Particulièrement adapté à l'exploration des structures osseuses et des lésions traumatiques, le scanner est l'examen de l'urgence.

Syn. scanner cérébral

tomodensitométrie vertébrale l.f.

spinal computerized tomography

Technique d'imagerie atraumatique de la colonne vertébrale, des disques intervertébraux et des racines nerveuses par absorption de rayons X.
L'étude des structures vertébrales est faite par coupes axiales complétées éventuellement par une reconstruction frontale ou sagittale, voire une injection de produits de contraste iodés par voie veineuse ou intrathécale. C’est l’exploration en urgence de l’axe vertébral.
En dehors des indications traumatiques, discovertébrales et osseuses, ce procédé est complèté par l'IRM intramédullaire.

Syn. scanner rachidien, scanner vertébral

→ scanner

tomogramme n.m.

tomogram

Syn. coupe tomographique

→ tomographie

tomographe n.m.

tomograph

Appareil de radiodiagnostic réalisant des tomographies.

→ tomographie

tomographe de Heidelberg l.m.

Heidelberger’s tomograph

Étym. Heidelberg : ville allemande

→ Heidelberg (tomographe de)

tomographie n.f.

tomography

Procédé permettant d'obtenir des images en coupes de la structure à étudier.
Ce terme désigne également le cliché radiographique obtenu de cette façon (tomogramme).
En radiographie conventionnelle, la tomographie obtenait des images en coupes d'une région déterminée par déplacement homothétique du tube et du film (balayage) autour d'un axe passant par le plan recherché (plan de coupe) ; sur le film obtenu, seule la projection de ce plan restait nette, alors que les régions sus et sous-jacentes apparaissaient sous forme de trainées floues. Du procédé inventé par le Dr. A. Bocage en 1921, naquirent de nombreuses variantes : planigraphie, stratigraphie ou tomographie axiale transverse, ainsi que des appareils de grande précision (tomographes à balayage complexe). Cette technique, irradiante, a été détrônée par la scanographie, et est devenue obsolète.
Actuellement, l'imagerie en coupes d'un organe est obtenue par reconstructions à partir des données numériques recueillies par balayage d'une région déterminée, à l’aide de diverses techniques :
- En mammographie, c’est la tomosynthèse.
- En scanographie, ces données représentent l'absorption locale des rayons X par les tissus (tomodensitométrie).
- En tomoscintigraphie, elles reflètent la concentration radioactive locale.
- En IRM, qui enregistre les réactions des protons dans un champ magnétique, elles s'effectuent par codage (en phase et en fréquence) lors de l'enregistrement, puis décodage par transformations de Fourier.
- En échotomographie, la coupe représente le plan balayé par le faisceau ultrasonore.

A. Bocage, dermato-vénérologue français (1921)

Étym. gr. tomê : section; graphein : écrire

→ zonographie, tomosynthèse

[B2,B3]

Édit. 2018

tomographie axiale transverse l.f.

→ stratigraphie

tomographie d'émission l.f.

→ tomoscintigraphie, tomographie par émission de positons

tomographie d'émission monophotonique l.f.

SPECT (Single Photon Emission Computed Tomography)

Sigle TEMP

→ tomoscintigraphie

tomographie d'émission monophotonique du myocarde synchronisée l.f.

gated spect

Technique permettant l’étude conjointe de la perfusion myocardique et des cinétiques globales et segmentaires du ventricule gauche.
C’est un examen sensible pour détecter du tissu myocardique viable lors de l’injection de traceurs après administration de dérivés nitrés.

Sigle TEMPS

tomographie en cohérence optique l.f.

optical coherent tomography (OCT)

Technique permettant, grâce à l'interférométrie laser, d'obtenir des coupes in vivo de la rétine et de mesurer l'épaisseur du tissu rétinien avec ses différentes couches.
L'OCT représente une méthode non agressive et de haute résolution pouvant fournir p. ex. une vue bidimensionnelle en coupe des structures rétiniennes. Son fonctionnement actuel est basé sur l'émission d'un faisceau laser infra-rouge dit de "basse cohérence" combiné à un interféromètre dans lequel une lame séparatrice permet d'obtenir deux faisceaux, l'un dirigé vers un miroir de référence, l'autre vers les structures oculaires à examiner. La réflexion du second faisceau par les éléments rétiniens est combinée au retour du faisceau de référence pour créer des interférences. Le décodage de ces interférences permet de déterminer la nature des obstacles rencontrés. En déplaçant le faisceau selon une ligne droite, on procède à une reconstruction point par point le long de la ligne explorée. L'image finale correspond à la juxtaposition de toutes les mesures ponctuelles effectuées et fournit sur écran l'équivalent d'une coupe histologique de la rétine, à la définition près qui est pour l'instant de l'ordre de 15 mm. Cependant, des améliorations sont encore théoriquement possibles et peuvent amener à des performances supérieures dans l'avenir, permettant d'envisager la possibilité de visualiser individuellement les composantes de certaines couches cellulaires.

→ ophtalmoscope laser à balayage

tomographie frontale oblique l.f.

transversal tomography

Technique obsolète réalisant, en tomographie grâce à une position adaptée du sujet, des coupes frontales obliques en vue d'une exploration trachéobronchique.
Abandonnée à l'apparition de la scanographie.

Syn. technique de Frain

tomographie par émission de positons l.f.

positron emission tomography (PET)

Technique d’imagerie fondée sur l’annihilation des électrons émis par un radionucléide, préalablement introduit dans l’organisme et électivement fixé par certains organes, opération qui est couplée à une tomodensitométrie.
On utilise le plus souvent comme marqueur le fluorodésoxyglucose marqué au 18F, de 511 KeV, qui se fixe d’autant plus intensément que l’activité métabolique des cellules est plus grande. Une caméra à positons, utilisant la détection en coïncidence, enregistre la répartition instantanée du radionucléide et ses variations métaboliques successives.
Cette technique est particulièrement utile à l’étude des récepteurs cérébraux (scintigraphie des récepteurs, octréotides). Les applications actuelles sont principalement :
- examen préchirurgical d'un cancer pulmonaire qui parait opérable, à la recherche de métastases sauf cérébrales,
- diagnostic de malignité d'une lésion pulmonaire de plus de 1 cm sans calcification, mais certaines lésions inflammatoires peuvent donner de faux positifs et certains carcinomes (bronchioloalvéolaires et neuro-endocrines bien différenciés) de faux négatifs,
- appréciation de l’extension d'un lymphome hodgkinien ou non hodgkinien ; après la deuxième cure d'un traitement chimiothérapique lorsque le lymphome parait résistant ; diagnostic d'une lésion résiduelle,
- rechute ou maladie résiduelle d'un cancer connu,
- suspicion d'une récidive devant une augmentation des marqueurs tumoraux au cours d'un cancer du sein ou d'un cancer digestif, d'une tumeur germinale maligne, alors que les examens habituels ne parviennent pas à la découvrir,
- recherche d'une lésion résiduelle après radiochimiothérapie d'une lésion germinale maligne,
- recherche d'une récidive d'un carcinome des voies aérodigestives supérieures, d'un carcinome rénale opéré, d'un cancer utérin.

Sigle TEP

tomographie par émission monophotonique (TEMP) l.f.

simple photon emission computerized tomography (SPECT)

Technique d'étude scintigraphique permettant l'évaluation du métabolisme cérébral régional.
Les traceurs utilisés sont le xénon 133 diffusant librement dans le cerveau, mais sans application pratique de routine et les traceurs piégés dans le cerveau (qui passent la barrière hémato-encéphalique mais sont transformés dans l'encéphale et ne peuvent donc pas retraverser la barrière) : iodo-amphétamines et surtout traceurs technétiés.
Les indications des TEMP sont : la pathologie vasculaire cérébrale ischémique, notamment pour l'étude de la réserve hémodynamique ; la pathologie extrapyramidale pour l'étude de la neurotransmission ; les démences ; les épilepsies pour les bilans préchirurgicaux.

→ scintigraphie cérébrale

tomographie par ultrasons l.f.

→ échotomographie

tomoophtalmoscope laser à balayage l.m.

SLO confocal

Moyen d’exploration rétinienne associant un dispositif confocal à l’ophtalmoscope laser à balayage classique.
Il permet l’observation de coupes plus ou moins épaisses de la rétine. Des images en trois dimensions peuvent être obtenues par reconstitution à partir de coupes conjointes.

tomoophtalmoscope laser à balayage et à faisceau modulé l.m.

scanning laser tomograph with modulate beam

Ophtalmoscope laser à balayage particulier travaillant simultanément avec plusieurs lasers dont les intensités de faisceaux sont modulables.
Un des faisceaux a un rôle de stimulation, l’autre de visualisation. Cet appareil devient donc un outil d’exploration anatomofonctionnelle précise et quantifiable.

tomoscintigraphie n.f.

tomoscintigraphy

Utilisation de la méthode de reconstruction informatique en médecine nucléaire.
Scintigraphie avec dispositif à balayage, qui ne s'est réellement développée qu'avec les progrès de l'informatique, permettant la densitométrie. On distingue selon le type de radioélément utilisé : la tomographie avec émetteur γ (dite à photon unique ou plus couramment, monophotonique TEMP) qui utilise en général une gammacaméra tournante à une ou plusieurs têtes, et la tomographie avec émetteur de positons (TEP) qui repose sur la technologie de détection en coïncidence.

Kuhl (1960)

Étym. gr. tomê : section ; lat. scintilla : étincelle ; gr. graphein : écrire

→ radioactivité  scintigraphie

tonalité chromatique l.f.

hue

Attribut de la sensation colorée décrivant la capacité de l'œil à différencier qualitativement des stimulus de couleur selon leurs longueurs d'onde, et s'exprimant par des termes spécifiques tels que : rouge, jaune, vert, bleu.
La tonalité chromatique, ou teinte, a pour équivalent physique la longueur d'onde et pour équivalent colorimétrique la longueur d'onde dominante ; il convient de rajouter aux tonalités du spectre coloré les pourpres, tonalités non-spectrales.

Syn. teinte

→ teinte

Tonate (virus)

Tonate (virus)

Virus à ARN du genre Alphavirus (famille des Togaviridae), considéré comme un variant du virus de l'encéphalite équine du Venezuela.

Sigle TONV

→ encéphalite équine du Venezuela

TONE sigle angl. pour Titled Optimised Non Excitation

→ impulsions à angle de bascule variable

Toni-Debré-Fanconi (syndrome de) l.m.

G. Fanconi, pédiatre suisse, membre de l’Académie de médecine 1933) ; R. Debré, pédiatre français, membre de l’Académie de médecine (1934) ; G de Toni, pédiatre italien (1933)

→ Fanconi (maladie de)

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