Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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toile choroïdienne du troisième ventricule l.f.

tela choroidea ventriculi tertii (TA)

tela choroidea of third ventricle

Repli de la pie-mère qui s’insinue dans la fissure transverse du cerveau entre, en haut, le trigone et, en bas, le toit du troisième ventricule et la partie attenante de la face supérieure du thalamus.
De chaque côté de la ligne médiane il s’épaissit pour former les plexus choroïdes médians qui font saillie dans le troisième ventricule, tandis que les épaississements des bords latéraux forment les plexus choroïdes latéraux qui saillent dans les ventricules latéraux. Sur toute sa surface, cette formation pie-mérienne et les plexus choroïdes qui en dépendent sont tapissés par une lame épithéliale épendymaire qui les sépare des cavités ventriculaires. Entre les deux feuillets de la toile choroïdienne cheminent également les artères choroïdiennes moyennes et les veines cérébrales internes.

toit de l'orbite l.m.

→ paroi supérieure de l'orbite

toit de pagode (métaphyse en) l.f.

metaphyseal capping

En radiologie, aspect évasé et concave des métaphyses, visible en particulier à l'extrémité inférieure des deux os de l'avant-bras et à l'extrémité antérieure des côtes.
Cet aspect est essentiellement décrit dans le rachitisme.

toit du mésencéphale l.m.

tectum mesencephali (TA)

tectum of midbrain

Face postéro-supérieure du mésencéphale, située dans un plan postérieur à la face dorsale de l’aqueduc du mésencéphale.
De forme quadrilatère, il est soulevé par des formations arrondies, les colliculus supérieur et inférieur.

→ lame quadrigéminale

toit du quatrième ventricule l.m.

tegmen ventriculi quarti  (TA)

roof of fourth ventricle

Paroi postérieure de la cavité du quatrième ventricule.
Elle comprend trois parties : la partie moyenne, cérébelleuse, se situe entre la lingula en haut, le nodule et le voile médullaire inférieur en bas, et les pédoncules cérébelleux latéralement ; la partie supérieure, vestibulaire, est formée par le voile médullaire supérieur ; la partie inférieure est constituée par la membrana tectoria doublée de la toile choroïdienne du quatrième ventricule.

toit ouvert l.m.

Solution de continuité post-chirurgicale, intéressant le squelette ostéo-cartilagineux de l’arête nasale.
Le toit ouvert résulte de l’ablation d’une bosse ostéo-cartilagineuse et nécessite des ostéotomies latérales permettant, par rapprochement, de reconstruire le dorsum.

tokelau n.m. 

 tinea imbricata

Mycose caractérisée par de multiples cocardes de squames concentriques, sans aucune atteinte des poils et des ongles, siégeant en n’importe quelle partie du corps, observée en Océanie, en Asie du Sud-Est, en Amérique latine et dans quelques foyers africains.
Le parasite isolé est Trichophyton concentricum.

Étym. Tokelau, île de l'archipel des Fidji

Syn. tinea imbricata

Toker (cellule de) l.f.

Toker’s cell

Cellule présente, en petit nombre et en une faible proportion de cas, dans le mamelon aussi bien dans l'épiderme de revêtement que dans les canaux galactophores.
Elle ne doit pas être confondue avec une cellule de Paget.

C. Toker, anatomopathologiste américain (1970)

→ Paget (cellule de)

tolérance n.f.

tolerance

Processus par lequel une cellule, un individu, une population surmontent en présentant des dommages visibles plus ou moins graves et plus ou moins durables l'agression d'un parasite ou d'une substance étrangère et, par extension, propriété permettant ce processus.
La tolérance est le plus souvent un caractère génétique polygénique peu spécifique.

→ toxicomanie

tolérance (à un toxique) l.f.

Propriété d’un organisme à supporter une substance étrangère à une certaine dose sans dommage.
Pour un même toxique et une même dose, la tolérance varie d’une personne à une autre. Par ailleurs pour certaines personnes et certains produits, on observe une accoutumance qui élève le seuil de tolérance si bien que l’effet toxique espéré exige des doses croissantes : c’est la cas pour l’alcool éthylique, les opiacés, la cocaïne, etc.

→ toxicomanie

tolérance (à une substance) l.f.

Capacité d’un organisme à supporter une substance étrangère sans en subir d’effets nocifs.
Lors d’introductions répétées de la substance, la tolérance peut s’atténuer par un phénomène de sensibilisation. Inversement la tolérance peut s’accentuer, si bien que pour entrainer le même effet, les doses doivent augmenter.

→ indépendance à un toxique,

tolérance en alcoologie l.f.

tolerance and alcoology

Capacité constitutionnelle de l'organisme à supporter une certaine dose d'éthanol sans que n'apparaissent des troubles.
Variable selon les sujets, elle est aussi évolutive : chez l'alcoolique chronique, des doses de plus en plus élevées sont nécessaires à l'obtention du même effet.

→ accoutumance, dose-effet (relation), vulnérabilité à l'alcool

tolérance fœtale à la contraction utérine l.f.

fetal tolerance to uterine contraction

Réaction cardiovasculaire et métabolique du fœtus à l’interruption momentanée de la circulation placentaire lors de l’acmé de la contraction utérine.
Normalement, ni le rythme cardiaque ni le pH fœtal ne sont modifiés. Les décélérations du rythme cardiaque fœtal et l’acidose, témoins de la souffrance fœtale aigüe, n’apparaissent que dans des circonstances pathologiques : une compression funiculaire, un placenta et un fœtus hypotrophiques p. ex.

tolérance immunitaire l.f.

immune tolerance

→ tolérance immunologique

tolérance immunologique l.f.

immunological tolerance

Etat de non-réponse spécifique induit par un premier contact avec l'antigène.
La tolérance naturelle de l’organisme vis-à-vis de ses propres constituants antigéniques est due en partie à la délétion (sélection négative) ou à l’inactivation (anergie) des cellules T et B autoréactives au cours de leur différenciation.
L’état de tolérance peut être induit chez l’adulte par administration de l’antigène par voie muqueuse (voie orale ou voie nasale). Selon les modalités expérimentales, cette tolérance peut impliquer une délétion périphérique des lymphocytes T et B spécifiques d’antigène, une anergie ou différents mécanismes de suppression. La tolérance spécifique d’un antigène ou d’un ensemble d’antigènes doit être distinguée des déficits immunitaires ou de l’immunosuppression.

Syn. tolérance immunitaire

→ équilibre hôte-parasite, résistance, sensibilité

tolérogène adj.

tolerogen

Qui induit une tolérance spécifique.
Cette propriété biologique dépend d’un ensemble de paramètres.

→ tolérance immunologique

Toll (récepteurs de type) n.m

Toll-like receptors (TLR)

Récepteurs membranaires reconnaissant des motifs moléculaires de nature diverse retrouvés chez de nombreux pathogènes (bactéries, virus, champignons…), conservés au cours de l’évolution et responsables de l’immunité innée en activant des processus de défense cellulaires.
Ces récepteurs constituent chez les insectes le seul mode de défense immune, mais sont également présents chez les vertébrés, dont l’Homme, où ils s’associent à l’immunité adaptative. On compte une quinzaine d’isoformes de TLR. L’ensemble forme avec le récepteur de l’interleukine-1 une superfamille possédant un domaine commun. Citons comme exemple d’implication des TLR la reconnaissance du lipopolysaccharide du colibacille par le TLR-4 qui déclenche une voie de signalisation avec production de cytokines aboutissant à une réaction inflammatoire.

J. Hoffmann, biologiste français, prix Nobel de physiologie et médecine 2011 (1996 article publié par Lemaitre B. et Hoffman J.A., biologistes français)

Étym. allemand, TOLL : formidable, nom donné à un domaine caractéristique de ces récepteurs

tolnaftate n.m.

Antifongique topique (thiocarbamate) utilisé pour le traitement des dermatophyties, en dehors des teignes.

Tolosa-Hunt (syndrome de) l.m.

Association clinique d'une douleur rétro-orbitaire à une ophtalmoplégie totale ou partielle éventuellement accompagnée d'une atteinte du nerf optique et/ou d'un syndrome de Claude Bernard-Horner

Sa durée habituelle est de quelques jours à quelques semaines, avec des récidives possibles qui peuvent comporter une atteinte d'autres paires crâniennes : VIIe et VIe en période douloureuse, VIIe et XIIe lors d'intervalles.
Depuis les apports de l'imagerie cérébrale, un processus inflammatoire intracaverneux semble en cause, après élimination, notamment, d'une neurosarcoïdose et d'un lymphome.
La corticothérapie ainsi que l'azathioprine peuvent avoir un effet favorable sur certains cas douloureux chroniques

E. Tolosa, neurochirurgien espagnol (1954); W. E. Hunt, neurochirurgien américain (1961)

→ ophtalmoplégie douloureuse, Claude Bernard-Horner (syndrome de)

toltérodine  n.m.

C’est un antagoniste compétitif spécifique des récepteurs muscariniques (M2 et M3) mais possèdante une plus grande sélectivité pour la vessie, il est utilisé dans le traitement symptomatique de l’incontinence urinaire par impériosité et/ou de la pollakiurie et de l'impériosité urinaire pouvant s'observer chez les patients souffrant d'hyperactivité vésicale.
Le métabolite 5-hydroxyméthylé est pharmacologiquement actif et intervient dans l’effet thérapeutique chez les métaboliseurs rapides.
Chez l’adulte la dose recommandée est habituellement de 4 mg par jour. Elle est de 2mg par jour chez les patients avec une insuffisance hépatique comme chez les patients ayant une insuffisance rénale dont la filtration glomérulaire est ≤30 ml/min.
Les effets secondaires sont moins importants que ceux observés avec l’oxybutine car la toltérodine cible beaucoup plus la vessie ce qui favorise une diminution des doses avec réduction concomitante des effets secondaires. Ceux-ci existent cependant : sécheresse buccale, troubles gastro-intestinaux, somnolence …
Le produit est contre-indiqué dans le glaucome à angle fermé et la myasthénie.
agents muscariniques, oxybutine

[G5]

Édit. 2017

toluène en médecine du travail l.m.

Les toluène, xylènes, utilisés couramment comme solvants, notamment des résines et du caoutchouc, en organosynthèse chimique, sont responsables, en cas d’exposition massive, de céphalées avec nausées et vomissements et d’un syndrome ébrieux pouvant aller jusqu’au coma.
Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 4 bis du RG tableau 19bis et 48 du RA) avec un délai de  7 jours.

[E2]

Édit. 2018

Tomeno (angle de) l.m.

Tomeno's angle

Sur une radiographie du pied de profil en charge, angle formé par l’axe du corps de l’os talus et l’axe longitudinal de la diaphyse du premier métatarsien.
Normalement cet angle est nul, les deux axes sont alignés, formant une ligne continue (ligne de Méary). En cas de pied plat, l’axe de l’os talus s’abaisse et celui  du premier métatarsien se redresse ; ces deux lignes forment un angle ouvert vers le haut. En cas de pied creux elles forment un angle ouvert vers le bas par abaissement de l’axe du premier métatarsien ; la cassure se produit dans la région talo-naviculaire ou plus rarement péricunéenne.

R. Méary et B. Tomeno  chirurgiens orthopédistes français (1976)

→ Méary (ligne de)

tomie suffixe

Désigne l’acte de couper ou d’ouvrir un organe ou une cavité.

Étym. gr. tomein : couper

tomo-échographie n.f.

tomo-echography

→ échographie bidimensionnelle

tomocaméra n.f.

tomocamera

Ensemble informatisé qui comprend une ou plusieurs caméras à scintillations montées sur un statif tournant, lui permettant d'effectuer l'enregistrement des projections nécessaires à la reconstruction de coupes tomographiques.

→ SPECT, tomoscintigraphie

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