thyroïdien adj.
thyroid
Qui se rapporte à la glande thyroïde.
Les hormones thyroïdiennes sont la thyroxine (T4) et la triiodothyronine (T3).
thyroïdien (cancer) l.m.
thyroid gland carcinoma
thyroïdite n.f.
thyroiditis
Atteinte inflammatoire de la thyroïde, de nature infectieuse ou non infectieuse, avec participation immunologique parfois prépondérante, caractérisée par une augmentation du corps thyroïde.
On regroupe sous ce terme la thyroïdite de Hashimoto ou thyroïdite lymphomateuse, la thyroïdite granulomateuse subaigüe de de Quervain et la thyroïdite ligneuse de Riedel.
B. Riedel, chirurgien allemand (1896) ; F. de Quervain, chirurgien suisse (1902) ; H. Hashimoto, chirurgien japonais (1912)
Syn. strumite
→ Riedel (thyroïdite de), de Quervain (thyroïdite subaigüe de), Hashimoto (thyroïdite chronique de)
thyroïdite de Hashimoto l.f.
Hashimoto's thyroiditis, Hashimoto’s disease, Hashimoto’s struma
Maladie auto-immune chronique, caractérisée par un goitre thyroïdien secondaire à une infiltration lymphoplasmocytaire diffuse.
Le diagnostic est évoqué devant une hypothyroïdie progressive avec goître modéré, très ferme et indolore. Une élévation des anticorps antithyroïdiens (antithyroglobuline et thyroperoxydase I) est constatée. Elle est parfois associée à d’autres affections auto-immunes.
Le seul traitement est celui de l’hypothyroïdie
H. Hashimoto, chirurgien japonais (1912)
[O4]
thyroïdite subaigüe de Crile l.f.
Crile subacute thyroiditis
G. W. Crile Jr, chirurgien américain (1950) ; F. de Quervain, chirurgien suisse (1902)
[O4]
thyroïdite subaigüe de de Quervain l.f.
de Quervain’s thyroiditis
Inflammation de la thyroïde d’origine probablement virale.
Son diagnostic est évoqué devant une thyroïde douloureuse et augmentée de volume, avec fièvre et thyrotoxicose discrète transitoire. Les examens complémentaires mettent en évidence une vitesse de sédimentation très augmentée, des teneurs en T3 et T4 libre légèrement élevées, l’absence de fixation à la scintigraphie. L’évolution est spontanément favorable avec parfois une hypothyroïdie transitoire et un rebond possible.
F. de Quervain, chirurgien suisse (1902) ; G. W. Crile Jr, chirurgien américain (1950)
Syn. thyroïdite subaigüe de Crile
→ exploration fonctionnelle thyroïdienne
thyronine n.f.
thyronine
Éther p-hydroxyphénylique de la tyrosine, substance organique obtenue de la thyroxine par l'enlèvement total de l'iode.
Elle représente le produit de base dont dérivent les hormones thyroïdiennes.
thyroplastie l.f.
thyroplasty
Intervention chirurgicale qui rapproche de la ligne médiane une corde vocale immobilisée en abduction pour améliorer la qualité de la voix.
thyrotomie n.f.
thyrotomy
Ouverture chirurgicale du larynx, habituellement sur la ligne médiane par incision du cartilage thyroïde.
C’est la voie d’abord de l’endolarynx.
thyrotoxicose n.f.
thyrotoxicosis
Présence dans le sang d’un excès d’hormones thyroïdiennes.
Elle est liée à une hyperactivité du corps thyroïde (hyperthyroïdie), une libération des hormones thyroïdiennes par la glande agressée par un processus inflammatoire (thyroïdite subaigüe) ou à un surdosage thérapeutique.
→ Basedow (maladie de), hyperthyroïdie, exploration de la fonction thyroïdienne
thyrotropine n.f.
thyrotropin
thyroxine n.f.
thyroxine
Tétraïodo-3,5,3',5' thyronine (dont seul existe, sous forme naturelle, l'isomère de la série L), hormone thyroïdienne.
Elle provient de la condensation de deux molécules de diiodotyrosine liées à la thyroglobuline, sous l'influence d'enzymes de couplage ; elle reste liée à la thyroglobuline et la mise en circulation se fait par hydrolyse de la liaison peptidique sous l'influence de protéases ; ces deux réactions sont activées par la thyréostimuline. Dans le sang, la thyroxine existe sous deux formes : libre, la seule active, et une forme liée aux protéines ; soit à une globuline, soit à la préalbumine, soit à l'albumine. La concentration de l'hormone libre, qui est la seule forme active, est très faible (0,06 % du taux total de thyroxine) et la concentration de la thyroxine liée aux protéines est d’environ 90 µg par litre de plasma. La thyroxine augmente la consommation d'oxygène par la plupart des tissus, ainsi que le métabolisme de base. Elle se fixe sur un récepteur nucléaire et exerce un rôle transactivateur permettant la transcription de certains gènes de protéines impliquées dans la thermogénèse, comme la glycérophosphate-déshydrogénase mitochondriale. L'hypersécrétion de thyroxine est observée dans les thyréotoxicoses ; sa sécrétion est diminuée dans le myxœdème. L’administration de thyroxine est indiquée dans l'hypothyroïdie, mais sa résorption digestive est irrégulière et dépend de sa forme d'administration : lévothyroxine ou extraits thyroïdiens. Son action est lente : elle apparaît après 3 ou 4 jours de traitement (au maximum après une semaine) et disparaît en 3 ou 4 semaines chez le sujet normal. On peut l'administrer par voie buccale ou intramusculaire. Parmi ses effets secondaires, un des plus importants est le risque de maladie coronarienne.
Syn. T4, tétra-iodothyronine
thyroxinémie n.f.
thyroxinemia
Concentration de thyroxine dans le sang, sous forme liée aux protéines (valeur normale : 9 µg par 100 mL de plasma) et sous forme libre (0,06 % du taux total de thyroxine).
→ iodémie
TIAC sigle pour
→ Toxi-Infection Alimentaire Collective
tibia n.m.
tibia (TA)
tibia
Os long qui constitue l’élément principal du squelette de la jambe dont il occupe la partie médiale.
Il s’articule en haut avec le fémur et en bas avec le talus. Son corps ou diaphyse présente trois faces, latérale, médiale et postérieure, et trois bords : un bord antérieur, tranchant et contourné en S italique et très allongé dit crête du tibia ; un bord médial et un bord interosseux. L’extrémité ou épiphyse supérieure est volumineuse faite d’un condyle médial et d’un condyle latéral ; ces condyles supportent les surfaces articulaires supérieures avec chacun des condyles du fémur ; les surfaces articulaires supérieures sont séparées par les aires intercondyliennes antérieure et postérieure entre lesquelles se loge l’éminence intercondylienne avec un tubercule intercondylien médial et un tubercule intercondylien latéral. Le condyle latéral du tibia s’articule avec la tête de la fibula. L’extrémité ou épiphyse inférieure du tibia, moins volumineuse, est prolongée en bas et en dedans par la malléole médiale ; sa facette articulaire malléolaire médiale forme, avec la facette articulaire latérale de la fibula, la mortaise tibio-fibulaire de l’articulation tibio-fibulaire. La face inférieure de l’extrémité inférieure du tibia s’articule avec la face supérieure de la trochlée du talus.
tibia en lame de sabre l.m.
sabre tibia
Syn. tibia en fourreau
tibia varum l.m.
tibia varum
Incurvation du tibia portant l'extrémité distale en dedans avec angulation ouverte en dedans.
1° Le tibia varum est normal à la naissance et dans les premiers mois de la vie et se corrige spontanément. Chez l'adulte il est fréquent chez l'homme.
2° II peut être anormal et excessif soit par trouble de croissance, soit d'origine traumatique ou dystrophique comme dans la maladie de Blount.
W. Blount, chirurgien orthopédiste américain (1937)
Étym. lat. varus : en dedans
tibia varum de Blount l.m.
Blount's disease
Déformation de l'extrémité proximale du tibia par altération du cartilage de croissance dans sa partie médiale, survenant entre 10 et 14 ans.
Le trouble de croissance qui l'accompagne entraîne un varus de la partie haute du tibia.
Cette ostéochondrose épiphyso-métaphysaire médiale est uni ou bilatérale et se rencontre particulièrement chez certaines ethnies noires, aux Antilles, ainsi que dans certaines régions scandinaves.
W. Blount, chirurgien orthopédiste américain (1937)
Syn. maladie de Blount
tibial adj.
tibialis (TA)
tibial
Qui se rapporte au tibia ou qui est topographiquement en rapport avec le tibia.
tibial antérieur (syndrome) l.m.
anterior tibial syndrome
tibiale (myopathie) l.f.
tibial myopathy
Forme localisée de myopathie avec vacuoles bordées, d'individualisation incertaine.
tibialisation n.f.
tibialization
Remplacement du tibia par la fibula dans les grandes aplasies du tibia ou pour remplacer l’os en totalité.
La tibialisation peut être totale par encastrement de la fibula dans l’extrémité distale du fémur et dans l’os talus, ou partiel si une des extrémités du tibia reste disponible.
V. Putti, chirurgien italien (1922 et 1927)
tic n.m.
tic disorder
Trouble moteur ou vocal involontaire, intempestif, brusque, rapide, répété, stéréotypé, stérile, localisé à un groupe de muscles en liaison fonctionnelle et ayant un rôle dans les relations sociales, suspendu ou très atténué lors du sommeil et de certaines activités absorbantes. Surtout masculin, il apparaît généralement avant 14 ans.
On distingue : les tics moteurs simples (clignement des yeux, grimaces, haussements d'épaules, etc.) ou complexes, pouvant caricaturer un geste (se taper, se mordre, toucher un objet, etc.); les tics des paupières ou blépharotics sont parmi les plus fréquents.; les tics vocaux simples (grognement, "aboiement", etc.) ou complexes (phrases ou mots itératifs hors de propos, écholalie, coprolalie ou répétition d'interjections ordurières) ; les tics respiratoires (reniflement, toussotement) ou de la déglutition.
L'étiologie des tics reste obscure. L'association à une névrose obsessionnelle-compulsive est discutée. Un fond anxieux s'observe souvent. Des antécédents familiaux similaires sont habituels.
Parfois transitoires, ils peuvent disparaitre spontanément, mais une évolution vers la chronicité est possible..
Rare, chronique, invalidante, "la maladie des tics convulsifs" de G. Gilles de la Tourette comporte notamment des tics multiples mais pas toujours simultanés, variables, survenant par accès, ainsi qu'une écholalie et une coprolalie.
G. Gilles de la Tourette, neurologue français (1884)
tic douloureux de la face l.m.
Tic douloureux.
tic facial l.m.
Bell’s spasm
Mouvement répété, conscient, peu ou pas maîtrisable, de tout ou partie du visage, résultant de la contraction involontaire d’un ou de plusieurs muscles faciaux.