thymocyte n.m.
thymocyte
Cellule lymphoïde du thymus.
Les thymocytes double-négatifs n'expriment pas les molécules CD4 et CD8. Les thymocytes doubles positifs expriment ces deux molécules. Les thymocytes simples positifs en fin de différenciation intrathymique expriment un seul des deux corécepteurs CD4 ou CD8. Les thymocytes les plus immatures n’ont ni récepteur des cellules T ni les corécepteurs CD4 et CD8. Ils sont appelés thymocytes double-négatifs (CD4- et CD8-) et représentent 5% des thymocytes. La maturation se fait par l’acquisition des antigènes CD4 et CD8 aboutissant aux thymocytes double-positifs (CD4+ et CD8+) qui constituent 80% des thymocytes.
thymolipome n.m.
thymolipoma
Tumeur bénigne très rare faite de tissu thymique normal et d'éléments adipeux matures.
Les thymolipomes sont de siège antérieur et bas, tendant à s'étaler sur le diaphragme.
Ils sont très souvent asymptomatiques, découverts sur des radiographies pulmonaires systématiques. La tomodensitométrie révèle le caractère purement graisseux de cette tumeur
[(,100 unités Hounsfield UH). Ces tumeurs sont souvent volumineuses. Leur traitement est chirurgical.]
thymome n.m.
thymoma
Carcinome développé à partir des éléments lymphoépithéliaux constituant le thymus.
Il s'observe entre 20 et 40 ans. La tumeur peut être découverte soit lors d'un examen radiologique systématique, parfois devant une myasthénie voire un syndrome de compression médiastinale. Elle siège dans le médiastin supérieur à sa partie antérieure. Cachés par l’opacité médiastinale, les thymomes peuvent passer inaperçus sur la radiographie du thorax ; de plus grande taille, ils débordent les contours du médiastin supérieur.
L'exérèse s'impose et permet de classer ces tumeurs en 4 stades qui conditionnent le traitement et le pronostic :
- au stade I, la tumeur est encapsulée sans invasion de la capsule ou de la graisse de voisinage,
- au stade II, la tumeur envahit la graisse environnante ou la capsule,
- au stade III, il existe une invasion macroscopique des organes de voisinage,
- le stade IV A répond à une dissémination pleurale ou péricardique,
- le stade IV B est constitué par des thymomes avec métastases à distance.
thymopoïétine n.f.
Hormone thymique active sur les cellules nourricières des prothymocytes
thymorégulateur n.m.
Catégorie de médicaments psychotropes capables de prévenir les récurrences des maladies bipolaires (alternance d'épisodes euphoriques dits maniaques et d'épisodes dépressifs) et des dépressions unipolaires récidivantes (maladies unipolaires).
Les sels de lithium ont été les premiers à apporter la preuve de leur efficacité pour réduire l'intensité et/ou la fréquence et/ou la durée des phases maniaques et dépressives de la maladie bipolaire à la condition d'une lithiémie égale ou supérieure à 0,4 mMol/l. On considère lithio-répondeurs les cas dans lesquels est observé un effet sur l'un des 3 paramètres : intensité, fréquence, durée des épisodes de la maladie. Le délai de survenue de cette action prophylactique se compte en mois. La prévention des phases dépressives de la maladie unipolaire par les sels de lithium est moins bien documentée.
Plusieurs médicaments anticonvulsivants ont également démontré une action thymorégulatrice : carbamazépine, acide valproïque, lamotrigine. La lamotrigine est davantage efficace pour la prévention des épisodes dépressifs.
Les médicaments antipsychotiques de seconde génération (olanzapine, aripiprazole, rispéridone...) sont indiqués dans la prévention des récidives maniaques et/ou dépressives du trouble bipolaire. La quétiapine appartient à cette catégorie de médicaments : elle a la spécificité d'être indiquée pour le traitement de l'épisode dépressif survenant dans le cadre d'une maladie bipolaire.
Certains médicaments antidépresseurs (fluoxétine, venlafaxine) prescrits au long cours (au-delà du moment de l'épisode dépressif aigu) ont montré une action thymorégulatrice dans les cas de dépressions unipolaires récidivantes.
Dans des cas extrêmes le recours à des séances mensuelles d'électro-convulsivothérapie peut être un régulateur de l'humeur prévenant la survenue d'un nouvel accès maniaque ou dépressif.
→ maladie bipolaire, psychotropes, lithium, carbamazépine, acide valproïque, lamotrigine, olanzapine, aripiprazole, rispéridone, quétiapine, fluoxétine, venlafaxine
[H3,G5 ]
Édit. 2017
thymosine n.f.
thymosin
Polypeptide sécrété par le thymus ayant une activité stimulant la maturation des lymphoblastes.
Les thymosines stimulent aussi la sécrétion d'hormones gonadotropes et de l'hormone de croissance.
thymotaxine n.f.
thymotaxin
Protéine douée d'un pouvoir d'attraction des précurseurs médullaires des lymphocytes T, les attirant vers le thymus.
Étym. thymus ; gr. taxis : ordre, arrangement, orientation
thymuline n.f.
thymulin
Protéine plasmatique sécrétée par le thymus agissant comme une hormone induisant la maturation et l’immunocompétence des lymphocytes T.
Son activité nécessite des ions zinc, qui forment un complexe, la « thymuline-zinc », dont l'activité disparait sous l'effet d'agents chélateurs du zinc.
thymus n.m.
thymus (TA)
thymus
Organe glandulaire transitoire, lobulé, de nature lympho-épithéliale, situé à la partie inférieure du cou et à la partie supérieure du médiastin antérieur, en avant de la trachée et des gros vaisseaux.
Formé aux dépens de la poche endodermique de la troisième fente branchiale, il atteint son maximum de développement à la fin de la deuxième année ; puis, dès la troisième année, il subit une involution pour laisser place à un vestige fibro-adipeux qui a été décrit par Waldeyer
H.von Waldeyer-Hartz, anatomiste allemand (1836-1921)
thymus accessoires l.m.p.
→ lobules thymiques accessoires
thymus volant (signe du) l.m.
flying thymus
Sur une radiographie thoracique de face du nourrisson, visibilité anormale des lobes thymiques qui forment de part et d'autre de la silhouette médiastinale une image triangulaire "en spinnaker".
Il traduit un pneumomédiastin : l'air dessine les contours du thymus, isole et soulève ses lobes qui quittent le médiastin pour arriver, dans certains cas, au contact de la paroi thoracique.
thyréoglobuline n.f.
thyroglobulin
thyréolibérine n.f.
thyrotropin releasing factor
Libérine agissant sur l'hypophyse pour la libération et la synthèse de la thyréostimuline.
C'est un tripeptide dont les extrémités N- et C-terminales ne sont pas libres : pyroglutamyl-histidyl-prolinamide. Cette libérine est sécrétée par l'hypothalamus sous l'influence de stimulations nerveuses ou par des réflexes métaboliques. Sa sécrétion est inhibée par la teneur du plasma sanguin en hormones thyroïdiennes.
Sigle s TRF (thyrotropin releasing factor), TRH (thyrotropin releasing hormone)
thyréoprive adj.
thyroprivic
Caractérise une absence totale ou partielle de la fonction thyroïdienne qu’elle soit secondaire à une ablation chirurgicale ou à une affection médicale.
→ exploration fonctionnelle de la thyroïde
thyréostimuline n.f.
thyroid stimulating hormone
Glycoprotéine hormonale de masse moléculaire 28 kDa (constituée de 2 chaînes alpha et bêta) sécrétée par les cellules basophiles de l'antéhypophyse.
La thyréostimuline (TSH) agit sur la glande thyroïde par l'intermédiaire d'AMP cyclique pour activer le transport des iodures, la synthèse de la thyroglobuline, la synthèse de peptidases libérant l'hormone, la sécrétion des hormones T4 et T3 et stimuler le développement de la glande.
La TSH est dosée dans le plasma par électro-chimioluminescence. Sa concentration normale chez l’adulte est de l’ordre de 0,3 à 5 mUI/mL. Elle varie fortement et rapidement en cas de dysfonctionnement thyroidien et est donc le marqueur recommandé en première intention pour le diagnostitic de l’hyper- ou l’hypothyroïdie.
Syn. thyréotropine, thyréotrophine, thyrotropine, hormone thyréotrope
Sigle TSH
thyréotoxicose
n.f.
[H3, O4]
Édit. 2018
thyréotrope adj.
thyrotropic
Qui a une affinité pour la glande thyroïde.
L'hormone thyréotrope d'origine hypophysaire et circulant dans le plasma sanguin se fixe sur les cellules cubiques de la thyroïde par des récepteurs spécifiques.
thyréotropine n.f.
thyrotrophin, thyrotropin
Sigle TSH
thyrocalcitonine n.f.
thyrocalcitonin
Syn. calcitonine
Sigle TCT
thyrocytes n.m.p
thyrocytes
Cellules vésiculaires de la glande thyroïde qui élaborent les iodothyronines.
Ce sont des cellules épithéliales munie de villosités apicales qui entourent les follicules contenant la substance colloïde.
Étym. gr. thyroeides : en forme de porte, kutos : cellule (L’orthographe thyroeides est due à une faute de copiste dans Oribase, à la place de thyreoeides : en forme de bouclier, étym. retenue par Galien. Littré a vainement essayé de rectif
thyroglobuline n.f.
thyroglobulin
Protéine de masse moléculaire 650 kDa, localisée dans les vésicules colloïdes du corps thyroïde et élaborée dans les cellules épithéliales bordantes.
Elle contient 95 % de l'iode thyroïdien, sous forme d'iodotyrosine, d'iodothyronine et d'iodohistidine.
L'ioduration de ces acides aminés se fait au sein même de la thyroglobuline. C'est au cours de l'hydrolyse physiologique de la thyroglobuline que sont libérées les hormones thyroïdiennes afin que celles-ci puissent être sécrétées. La thyroglobuline est indiquée dans l'hypothyroïdie ; on l'administre par voie buccale. Ses contre-indications sont celles des extraits thyroïdiens : hypertension artérielle, maladie coronarienne, etc.
La thyroglobuline peut être dosée dans le plasma par technique radio-immunologique. Sa concentration augmente dans les hypertrophies thyroïdiennes et les thyroïdites
Syn. thyréoglobuline, iodothyréoglobuline
Sigle Tg
thyrohyal n.m.
thyroïde adj. et n.f.
thyroid
Étym. gr. thyroeides : en forme de porte (cette orthographe est due à une faute de copiste dans Oribase, à la place de thyreoeides : en forme de bouclier, étym. retenue par Galien. Littré a vainement essayé de rectifier le mot français en thyréoïd
thyroïde (scintigraphie de la) l.f.
thyroïdectomie n.f.
thyroidectomy
Exérèse partielle, subtotale ou totale du corps thyroïde.
L’ablation d’un lobe est appelée lobectomie thyroïdienne.