Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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thoracoplastie de Schede l.f.

Schede’s thoracoplasty

M. Schede, chirurgien allemand (1890)

→ Schede (opération de)

thoracoplastie ostéoplastique de Björk l.f.

Björk's thoracoplasty

Thoracoplastie de réduction de volume avec fixation des moignons costaux antérieurs sur la 5e côte pour ne pas laisser une portion de paroi désossée flottante.
Elle porte sur les 2e, 3e et 4e côtes et s'accompagne d'une libération des éléments fibreux fixant le fascia endothoracique de la coupole pleurale à la première côte laissée en place et au corps vertébral. La résection costale postérieure est d'autant plus étendue qu'il s'agit d'une côte plus bas située. La 2e, 3e et 4e côtes sont fixées à la 5e.
Par cette technique, on obtient un collapsus efficace du sommet et une stabilité pariétale.
Parfois la résection va jusqu'à la 5e côte, la fixation se faisant sur la 6e.

V. O. Björk, chirurgien suédois, membre de l’Académie de médecine (1954)

thoracoscopie n.f.

thoracoscopy

→ pleuroscopie

thoracotomie n.f.

thoracotomy

Ouverture temporaire de la cavité thoracique pour aborder les organes qu'elle contient, sur un malade endormi, intubé et ventilé.
On distingue les thoracotomies antérieure, antérolatérale, latérale et postérolatérale. L'ouverture se fait dans ces cas à travers un espace intercostal. Chez les sujets âgés, l'ouverture se fait entre 2 espaces intercostaux après résection sous-périostée de la côte les séparant.
Les sternotomies verticales ou transversales, totales ou partielles permettent d'aborder les organes du médiastin antérieur.
L'intervention terminée, la thoracotomie est refermée sur 1 ou 2 drains.

thoracotomie antérieure l.f.

anterior thoracotomy

Voie d'abord pratiquée au niveau de la paroi antérieure du thorax sur un malade en décubitus dorsal et qui peut se faire à travers le grand pectoral, au bord supérieur ou au bord inférieur de la 3e côte.
Son caractère inesthétique, son jour limité, l'ont fait abandonner.
Elle peut aussi suivre un tracé sous mammaire et passer sous le 4e espace intercostal. Elle est alors esthétique et respectueuse de la plus grande partie du muscle grand pectoral.

thoracotomie antérolatérale l.f.

anterolateral thoracotomy

L'ouverture thoracique se fait en avant et dans la région latérale voisine.
C'est une excellente voie d'abord pour le médiastin antérieur, la veine cave supérieure, le dôme pleural et le lobe moyen. L'incision est située en avant du bord axillaire de l'omoplate. Elle peut être exécutée soit en décubitus dorsal, soit en inclinaison latérale à 30 ou 45°, bras relevé, fixé sur un arceau, mais cette position expose au risque d'élongation du plexus brachial et à ses conséquences paralytiques catastrophiques, si l'on n'y fait pas très attention. C'est pourquoi il vaut mieux renoncer à ce type de position.
En outre, l'exposition est médiocre pour le lobe inférieur et la face postérieure du plan bronchique.

thoracotomie axillaire l.f.

axillary thoracotomy

Ouverture du thorax qui intéresse la partie moyenne de la paroi entre les muscles grand pectoral en avant et grand dorsal en arrière.
L'opéré est en décubitus latéral, légèrement penché en arrière. Il faut penser à protéger le plexus brachial et à surveiller la position du bras durant toute l'intervention, pour éviter le risque d'élongation du plexus brachial. Si on utilisait cette position, l'incision partirait du bord antérieur du grand dorsal suivant l'espace intercostal choisi chez l'homme, contournant le versant externe du sein pour rejoindre le pli sous-mammaire chez la femme.
Mieux vaut renoncer à cette incision du fait du risque d'élongation plexique.
Si bien que certains préfèrent tracer une incision verticale sur la ligne axillaire moyenne, en position de décubitus latéral à 90°. Cette incision, plus facile à masquer, est très inesthétique sur le plan cutané.
Il faut éviter de traumatiser le nerf thoracodorsal (nerf du grand dorsal) et le nerf thoracique long (nerf du grand dentelé).
Cette voie axillaire présente les mêmes avantages et les mêmes inconvénients que la thoracotomie antérolatérale.
Elle n'est pas à conseiller.

thoracotomie latérale l.f.

lateral thoracotomy

Ouverture thoracique faite en décubitus latéral à 90°.
Elle est comparable à la thoracotomie postérolatérale, mais elle respecte le trapèze et le rhomboïde.
Plus esthétique, elle donne un jour un peu moins bon que la thoracotomie postérolatérale.

thoracotomie postérolatérale l.f.

posterolateral thoracotomy

Ouverture thoracique faite en arrière et sur le côté.
Cette voie d'abord nécessite un opéré en décubitus latéral à 90°. Elle passe le plus souvent par le 5e ou 6e espace ; la résection souspériostée de la côte est utile chez le sujet âgé pour éviter la fracture des côtes sus et sous-jacentes écrasées par l'écarteur. Cette incision entraine la section des muscles trapèze, grand dorsal et en avant dentelé antérieur (grand dentelé). Après incision de la plèvre pariétale costale on met en place un écarteur à crémaillère que l'on ouvre progressivement. C'est la voie d'abord classique des pneumonectomies, lobectomies, décortications des poches pleurales, de la chirurgie de l'aorte descendante et de l'œsophage.

thoracotomie transverse bilatérale l.f.

bilateral transverse thoracotomy

Ouverture des 2 cavités pleurales avec section transversale du sternum par une incision passant par les 4e ou 5e espaces intercostaux droit et gauche.
Cette voie d'abord, rarement utilisée, l'est pour des tumeurs volumineuses médiastinales antérieures malignes.

thoracoxiphopage n.m.

thoracoxiphopagus

Monstre double formé de deux embryons jumeaux soudés de l’ombilic au sternum et dont le foie et le péricarde sont communs.

thoradelphe n.m.

thoradelphus

Monstre double autosite formé d’une tête, d’un cou et d’un thorax, dont la partie inférieure du corps est double par division du rachis lombaire.

thorax n.m.

thorax (TA)

thorax

Partie supérieure du tronc située au-dessus du diaphragme qui le ferme en bas.
Ses parois sont constituées en outre par les éléments du squelette thoracique unis par les articulations thoraciques et complétés par les muscles thoraciques et leurs fascias. Ces parois délimitent la cavité thoracique.

→ cavité thoracique, squelette du thorax, articulations du thorax, muscles du thorax, diaphragme

thorax de pigeon l.m.

pigeon breast

→ pectus arcuatum

thorax en bréchet l.m.

Syn. thorax en carène

→ thorax en carène

thorax en carène l.m.

pectus carinatum, pectus gallinatum

Déformation avec saillie médiane sur toute la hauteur de la lame sternale.
Malformation rare sans retentissement fonctionnel, sauf autres malformations associées en particulier cardiovasculaires.
Elle est observée surtout chez le garçon. Pour certains, elle serait plus souvent associée à un syndrome de Marfan que le thorax en entonnoir.
L'indication opératoire, malgré le caractère très inesthétique de la déformation, est à discuter.

B. Marfan, pédiatre français, membre de l’Académie de médecine (1896)

Syn. pectus carinatum, thorax en bréchet

thorax en chapelet l.m.

chondrosternal rosary

→ image en chapelet du thorax

thorax en entonnoir l.m.

pectus excavatum, pectus recurvatum, funnel chest

Rétropulsion du sternum entraînant les cartilages costaux, formant un éperon intrathoracique qui déplace le cœur sur la gauche le plus souvent.
Habituellement congénitale, la déformation respecte le manubrium sternal et intéresse le corps du sternum, le processus xiphoïde et l'insertion supérieure des muscles droits de l'abdomen. La déformation apparait aux alentours de la 7e année. Elle peut comprimer les organes du médiastin.
La lésion est surtout très inesthétique et la pratique très précoce du sport limite l'importance de la déformation.
Les indications chirurgicales de la sternochondroplastie sont rares et réservées aux formes très importantes.
Dans les formes modérées la mise en place de deux lames de redressement rétrosternales par de petites incisions cutanées est une technique peu délabrante donnant de bons résultats (technique de Nuss)

D. Nuss, chirurgien thoracique américain (1987)

Syn. cuvette sternale, pectus excavatum

thorax fermé (chirurgie à) l.m.

closed-chest surgery

Chirurgie pratiquée sans ouverture de la cage thoracique.
La chirurgie cardiaque et notamment coronaire et la chirurgie pulmonaire à thorax fermé ont été rendues possibles par la mise au point de la vidéochirurgie à l’intérieur du thorax. Bien que faisable et réaliste, ses possibilités sont limitées par la complexité technique des gestes de revascularisation chez beaucoup de patients.

Thorek (opération de) l.f.

Thorek’s operation

Technique de chirurgie plastique du sein qui consiste à réduire le volume de la glande et à pratiquer une greffe libre de l’aréole et du mamelon.

M. Thorek, chirurgien américain (1942)

Thörel n.pr.

C. Thörel,  anatomiste allemand (1909)

→ faisceau de Thörel

Thorn (manœuvre de) l.f.

Thorn’s manoeuvre

Manœuvre obstétricale visant à transformer en présentation du sommet une présentation de la face, en combinant une flexion de la tête par le toucher vaginal et une pression sur le fond utérin et l’occiput fœtal par voie externe.

W. Thorn, gynécologue allemand (1857-1913)

Thornwaldt (bourse de) l.f.

G. Thornwaldt, médecin allemand (1885) ; H. Thost, médecin allemand (1880) ; P. G. Unna, dermatologiste allemand, membre de l’Académie de médecine (1883)

→ kératodermie de Thost-Unna

thorotrast n.m.

thorotrast

Solution colloïdale de dioxyde de thorium qui fut un des premiers produits de contraste utilisé pour l'artériographie, en particulier cérébrale.
Très opaque aux rayons X, bien toléré par les vaisseaux, le produit avait cependant un inconvénient majeur : outre sa faible radioactivité, sa fixation élective sur le foie et le système réticuloendothélial créait, à longue échéance, des masses opaques (thorotrastomes), indéfiniment visibles sur les clichés avec possibilité de dégénéresence maligne des organes concernés.
Définitivement abandonné à l'apparition des contrastes iodés hydrosolubles.

thorotrastome n.m.

thorostratome

→ thorotrast

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