test du prisme base externe de Cüppers l.m.
Cüppers' base out prism test
Procédé d'examen pour mettre en évidence le blocage d'un muscle droit interne dans une ésotropie avec nystagmus.
Normalement un prisme base externe devant l'œil fixateur induit une adduction de cet œil et provoque un mouvement harmonieux d'abduction de l'autre œil.
En cas de blocage, l'autre œil maintient sa position d'adduction et peut même initier une suradduction. Il faut utiliser un prisme de forte puissance (30 ou 40 dp).
C. Cüppers, ophtalmologiste allemand (1961)
[P2]
test épicutané l.m.
d'allergène, à concentration standardisée : la positivité du test se traduit par le déclenchement
d'une lésion d'eczéma, avec ablation du recouvrement à 48 heures et lecture à 72 heures.
On effectue en général plusieurs tests épicutanés simultanément, en se basant sur les
allergènessuspectés d'après l'interrogatoire du patient et sur les les plus fréquents.
Des « batteries » standardisées au niveau européen regroupent ces allergènes : chrome,
nickel, lanoline, parfums, caoutchouc, etc. Il existe des batteries spécialisées (matières
plastiques, produits de coiffure, biocides…).
En cas d'allergènes photosensibilisants, on a recours aux phototests et photopatchtests.
test maculomaculaire de Cüppers l.m.
Cüppers' maculo-macular test
Test de correspondance rétinienne effectué par visuscopie : on fait fixer la lumière de fixation (point central de la croix de Maddox) par l'œil directeur en s'aidant au besoin d'un miroir plan ou d'un prisme pour faciliter la fixation ; on promène l'étoile du visuscope sur le fond d'œil de l'œil amblyope jusqu'à ce que le sujet dise que l'étoile du visuscope se superpose au point central de la croix de Maddox.
La correspondance est anormale quand il n'y a pas superposition.
E. Maddox, ophtalmologiste britannique (1860-1933) ; C. Cüppers, ophtalmologiste allemand (1910-1995)
[P2]
test mental l.m.
mental test
Épreuve standardisée dans laquelle sont définis de façon précise la tâche à exécuter, les conditions de passation et le mode d'analyse des réponses.
Le développement des tests a été étroitement lié aux facteurs sociaux. Jusqu'à la première guerre mondiale, l'intérêt s'est porté essentiellement sur les tests d'intelligence et d'aptitude, les préoccupations étant alors centrées sur le domaine scolaire et l'insertion professionnelle En France, le premier test mental a été mis au point en 1905 par A. Binet dans le but de dépister les arriérés mentaux dans les écoles.
Les tests de personnalité ne sont apparus qu'entre les deux guerres : techniques projectives, qui permettent un portrait descriptif et qualitatif de la personnalité ; questionnaires, qui explorent les différents aspects de la personnalité normale et pathologique.
La finalité du test est le classement du sujet examiné dans un groupe d'étalonnage. Celui-ci doit répondre à trois critères diagnostiques, qui résument les qualités métrologiques de l'épreuve : la fidélité, (qui implique que le test puisse fournir des résultats identiques lorsqu'il est appliqué deux fois de suite chez le même sujet) ; la sensibilité ou finesse discriminative, (qui doit être suffisante pour que le classement ait un intérêt pratique) ; la validité ou correspondance entre ce que le test est censé mesurer et ce qu'il mesure effectivement.
A. Binet et T. Simon, psychologues français (1904)
test non paramétrique l.m.
non parametric test
Test qui s’affranchit de la distribution des variables étudiées.
Pour cette raison, il est de plus en plus souvent utilisé.
test pigmentaire l.m.
pigmentary test
Test de vision des couleurs mettant en jeu des couleurs matérialisées par des objets.
test postcoïtal l.m.
post-coïtal test
Epreuve de survie des spermatozoïdes dans la glaire cervicale pratiquée pour évaluer la fécondité d’un couple.
Quelques heures après un rapport sexuel la glaire du col utérin est prélevée et l’examen sous microscope apprécie le nombre et la mobilité des spermatozoïdes.
M. Hühner, chirurgien urologue américain (1913)
Syn. test de Hühner
test psychophysique l.m.
psychophysical test
Test visant à mesurer une sensation.
test rapide d’orientation diagnostique l.m. (TROD)
rapid diagnosis orientation test
Technique comportant un prélèvement local (pharynx, nasopharynx) suivi d’un examen de laboratoire donnant des conclusions rapides afin de connaître le diagnostic et de décider du traitement.
L’exemple, habituellement cité, est celui de l’angine : sa nature bactérienne indique un traitement antibiotque lequel est inutile devant une infection virale. Récemment, un TROD a été proposé pour le diagnostic d’une infection par le COVID 19, consistant en la détection d’IgM et d’IgG dans le plasma spécifiques du virus.
[D1]
Édit. 2020
test spectral l.m.
spectral test
Test de vision des couleurs mettant en jeu des couleurs spectrales ou plus largement des couleurs-lumière.
test statistique l.m.
statistical test
Règle de décision qui permet de rejeter ou de ne pas rejeter une hypothèse, dite hypothèse nulle (ho), sur la base du calcul des probabilités.
1) En épidémiologie, l’hypothèse nulle est très généralement celle de l’absence de différence entre deux groupes comparés : exposés/non exposés, cas/témoins.
2) Tout test statistique comporte deux risques :
- le risque de première espèce, α, qui est celui de rejeter une hypothèse alors qu’elle est vraie (« risque d’erreur »),
- le risque de deuxième espèce, β, qui est celui de ne pas rejeter une hypothèse alors qu’elle est fausse (« manque de puissance »).
test unilatéral l.m.
unilateral test.
Test utilisé, dans les comparaisons, pour savoir si un élément est supérieur à un autre, c’est-à-dire si l’on peut rejeter l’hypothèse nulle.
test unilatéral l.m.
unilateral test
Test dont l’hypothèse alternative privilégie une direction pour la différence d’intérêt : augmentation ou diminution.
[E1]
Édit. 2020
testament de vie l.m.
Directives anticipées d’une personne majeure indiquant, pour le cas où elle serait un jour hors d’état de manifester sa volonté, ses souhaits relatifs à sa fin de vie.
Dès l’instant qu’elles ont été exprimées moins de trois ans avant l’état d’inconscience, le médecin doit en tenir compte pour toute décision d’investigation, d’intervention ou de traitement (art. L. 1111-11 du code de santé publique).
testicane n.m.
testican
Protéoglycane de 44 kDa identifié dans le testicule, mais surtout présent dans le cervelet et la région CA3 de l'hippocampe, et plus spécialement au niveau des densités post-synaptiques de cellules de Purkinje et de neurones pyramidaux.
testicule n.m.
testis ; orchis (TA)
testis
Gonade mâle, paire, située au-dessous du pénis, dans une poche, le scrotum.
Elle a une double fonction : germinative, par maturation des spermatozoïdes, et endocrine, par sécrétion d’hormones mâles, notamment la testostérone. La glande atteignant sa taille définitive à l’âge adulte est entourée de la tunique albuginée, capsule fibreuse résistante dont une partie épaissie, située dans la moitié antérieure du bord postérieur du testicule, constitue le médiastinum testis d’où partent les septula du testicule qui s’étendent jusqu’à la face profonde de la tunique albuginée, délimitant les lobules du testicule ; ces lobules, de taille irrégulière, sont bien individualisés chez l’enfant ; cette lobulation s’estompe chez l’adulte. Le parenchyme du testicule est constitué par les tubules séminifères contournés et droits ; ils sont séparés par des tractus grêles de tissu conjonctif intralobulaire. Le revêtement épithélial des tubules comprend deux types de cellules : les cellules de Sertoli, épithéliocytes de soutien et les cellules de la lignée séminale (spermatogonies, spermatocytes, spermatides et spermatozoïdes). Les spermatozoïdes sont acheminés jusqu’à l’urèthre par les canalicules efférents du testicule, le canal de l’épididyme, le canal déférent et le canal éjaculateur.
testicule cryptorchide l.m.
cryptorchid testis
Arrêt de la migration d'un testicule dans son trajet normal.
→ cryptorchidie, ectopie testiculaire
testicule féminisant l.m.
androgen insensitivity, Morris Syndrome
J.M. Morris, gynécologue américain (1953)
Syn. insensibilité aux androgènes
→ insensibilité aux androgènes
[M3, O3, O4]
Édit. 2020
testicule féminisant l.m.
Morris syndrome, testicular feminization syndrome
Pseudohermaphrodisme masculin réalisant un phénotype féminin chez un individu génétiquement masculin.
Génopathie humaine transmise selon le mode récessif, liée à l'X, qui entraine une insensibilité des récepteurs périphériques aux androgènes par défaut de conversion en dihydrotestostérone ou par absence de récepteurs tissulaires.
Les androgènes sont aromatisés en œstrogènes, induisant un développement mammaire de type féminin. La pilosité axillaire et pubienne est absente. Les organes génitaux externes sont formés par une vulve ouvrant sur une cupule vaginale, sans cavité vaginale ni utérus. Les testicules sont ectopiques, inguinaux ou intrapelviens et doivent être retirés pour éviter la formation d’un gonadoblastome. Leur formule chromosomique est de type 46, XY. Une œstrogénothérapie de substitution est instituée pour pallier la disparition des stéroïdes gonadiques.
J. M Morris, gynécologue américain (1953)
Syn. pseudohermaphrodisme
→ androgènes (insensibilité aux)
testicule non descendu l.m.
Position anormale du testicule arrêté lors de la migration sur le trajet normal.
→ cryptorchidie, testicule cryptorchide, ectopie testiculaire
[M2, Q2]
Édit. 2019
testing musculaire l.m.
manual muscle testing
Méthode d'appréciation de la force d'un muscle ou d'un groupe de muscles.
On classe d'une manière internationale la force musculaire en 6 degrés, de 0 à 5 :
0: aucune contraction,
1: la contraction est seulement perceptible au toucher du tendon, sans efficacité,
2: le mouvement est possible mais en supprimant la gravité,
3: le mouvement est possible contre la gravité,
4: le mouvement est possible contre résistance,
5: la force est normale.
Le degré 4 est souvent divisé en 3 sous-groupes: 4, 4+ et 4-.
Syn. bilan musculaire
testis determining factor l. angl.
Protéine codée par le gène SRY, responsable de la détermination du sexe male chez l’embryon.
Le testis determining factor, appelé aussi protéine Sry est un facteur de transcription qui active la transcription du gène Sox9, ce qui induit le développement du testicule et inhibe celui de l’ovaire.
Syn. Sry protein
Abrév. TDF
→ lipopolysaccharide, SRY gene
testodoxine n.f.
testodoxin
Métalloenzyme de la classe des rédoxines, contenant du fer et des ions sulfure, qui, dans les cellules testiculaires, joue un rôle dans la chaine d'oxydation de stéroïde-hydroxylases.
testostérone n.f.
testosterone
17-Hydroxy-3-oxoandrostène-4.
Hormone mâle sécrétée par les cellules interstitielles des testicules chez l'homme, biosynthétisée à partir du cholestérol (10 mg par jour après la puberté, teneur plus faible après la quarantaine) et obtenue également par synthèse.
Le foie est aussi capable de transformer en testostérone de faibles quantités d'androgènes mineurs d'origine surrénalienne (déhydroépiandrostérone et androstènedione). 95% de la testostérone est sécrétée par les testicules ; 5% proviennent de la conversion périphérique de l'androstènedione. La testostérone stimule le développement des organes sexuels mâles et est responsable de l'apparition des caractères sexuels mâles secondaires. Ses dérivés actifs sur les récepteurs des organes cibles sont la dihydro-4,5 testostérone (5α androstanolone) et les 3alpha- et 3bêta-androstènediols. La testostérone exerce, en outre, un effet anabolisant sur le métabolisme des protéines. Administrée à hautes doses en thérapeutique (en particulier dans certains cancers), elle inhibe la spermatogénèse chez l'homme et provoque une virilisation chez la femme (inhibition ovarienne par inhibition des gonadostimulines). La production de la testostérone dans l'organisme est stimulée par les gonadotropines A et B. Elle est métabolisée dans le foie, ses principaux métabolites étant l'androstérone et l'étiocholanolone. Son élimination par les urines se fait sous forme de 17-cétostéroïdes.
La testostérone plasmatique est dosée chez l’homme par électro-chimioluminescence et chez la femme et l’enfant par technique radio-immunologique, plus sensible. Ce dosage est utilisé essentiellement dans l’exploration des infertilités, des hirsutismes et des troubles pubertaires.
testosterone/oestradiol binding globulin l. angl.
→ globuline liant les hormones sexuelles
[C1, O4]
Édit. 2020