Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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tératome sacrococcygien l.m.

sacro-coccygian teratoma

Tératome kystique du fœtus siègeant sur la région pré- ou rétro-sacrococcygienne.
Lorsqu’il est volumineux, il doit faire préférer une naissance par opération césarienne. Richement vascularisé, il peut alors entrainer à la naissance des troubles hémodynamiques du nouveau-né et requérir une intervention chirurgicale d’exérèse immédiate.

Étym. gr. teras, teratos : monstre ; -ome : suffixe signifiant tumeur

tératome testiculaire l.m.

testicular teratoma

Tumeur germinale complexe de l'enfant et de l'adulte jeune comportant la prolifération des éléments de plusieurs feuillets embryonnaires.
La tumeur, parfois volumineuse, est très hétérogène à la coupe : des kystes avec substance gélatineuse ou mucineuse associés à du tissu solide (muscle, cartilage, os). Le tératome est dit mature si les tissus ecto-, méso- et endo-dermiques sont très différenciés et organisés, immature si certaines zones de tissu sont incomplètement différenciées. Chez le nourrisson le tératome est mature et peut être considéré comme une tumeur bénigne. Chez l'adulte il comporte souvent des plages immatures et doit être considéré comme une tumeur maligne.
Le tératome mature est un tissu résiduel parfois retrouvé après des cures de chimiothérapie pour carcinome embryonnaire, en situation extragonadique. Il s'agit de l'une des formes de guérison possibles, sous réserve de l'exérèse chirurgicale complète de ces masses tumorales d'avenir incertain.

Étym. gr. teras, teratos : monstre ; -ome : suffixe signifiant tumeur

→ tératocarcinome testiculaire

tératopage n.m.

teratopagus

Monstre double de la classe des autosites, constitué de deux embryons réunis par le tronc.

Étym. gr. teras, teratos : monstre ; pageis : union, fixation

Syn. anacatadidyme

→ autosite

tératospermie n.f

teratospermy

Trouble de la fertilité masculine caractérisé par la présence de moins de 4% de spermatozoïdes de forme normale dans le sperme, les spermatozoïdes restants étant porteurs d’anomalies de la tête, de la partie intermédiaire ou du flagelle.

Étym. gr. téras : monstre ; sperma : semence

Syn. tératozoospermie

→ tératozoospermie, spermocytogramme

tératozoospermie n.f

Syn. tératospermie

→ tératospermie

terbinafine n.f.

terbinafine

Antifongique du groupe des allyamines, agissant sur la biosynthèse de l’ergostérol, mais plus précocement que les azolés ; la terbinafine a un spectre d’action très étendu : levures, dermatophytes, un grand nombre de moisissures dont Aspergillus et Scopulariopsis, certains champignons dimorphiques comme Histoplasma capsulatum et Blastomyces dermatitidis.

terbium n.m.

terbium

Elément chimique de la série des lanthanides 165Tb, proche du gadolinium, de consistance molle et ductile, existant sous deux formes allotropiques.
Il est utilisé pour la fabrication d’écrans à rayons X, en particulier sous forme d’oxysulfure de gadolinium dopé au terbium (GdO2STb3+). Il renforce l’émission dans la région verte.
D’autre part le 161Tb permet d’obtenir des molécules administrées pour émettre un rayonnement actif sur des cellules cancéreuses très limité avec production d’électrons dits Auger, peu énergétiques et ne parcourant qu’un trajet de quelques dizaines de micromètres, ce qui limite les dégâts causés aux tissus sains.

Étym. nom d’une célèbre mine de Suède, Ytterbium, d’où ont été extraits plusieurs minéraux de grand intérêt dont la gadolinite.

terbutaline n.f.

terbutaline

Substance dérivée de l’isoproternol, aux propriétés β-adrénergiques myorelaxantes, utilisée dans le traitement de l’asthme et de la menace d’accouchement prématuré.

TERC gene acr. . angl. pour telomerase RNA component

Gène situé sur le locus chromosomique 3q26.2, qui donne des instructions à une enzyme appelée télomérase qui maintient les structures des télomères composés de segments répétés d’ADN situés au bout des chromosomes.
Les télomères protègent les chromosomes d’un accolement anormal ou d’une dégradation précoce. Dans la plupart des cellules, les télomères se raccourcissent progressivement à la division cellulaire.
Au moins onze mutations de ce gène sont identifiées dans la dyskératose congénitale de même que dans la fibrose pulmonaire idiopathique ; quelques rares mutations géniques ont été reconnues dans l’aplasie médullaire.

Syn. hTERC, hTR, SCARNA19, small Cajal body-specific RNA 19, telomerase RNA, telomerase RNA component gene, TR, TRC3

→ téloméropathies, dyskératose congénitale, fibrose pulmonaire idiopathique, aplasie médullaire, télomérase, télomère

[Q1,J1,F1,L1]

Édit. 2018

tère mésentérique  supérieure l.f.

arteria mesenterica superior (TA)

superior mesenteric artery

Importante artère qui dérive de l’artère omphalo-mésentérique et vascularise, comme elle, la portion de l’intestin provenant de l’anse vitelline primitive, c'est-à-dire la presque totalité de l’intestin grêle, le caecum, le côlon ascendant et la partie droite du côlon transverse.
Elle naît de la face antérieure de l’aorte abdominale, au niveau du bord supérieur du corps de L1, à 1cm environ au-dessous du tronc cœliaque et légèrement au-dessus des artères rénales. Son tronc, large de 6 à 8mm en moyenne, se dirige d’abord verticalement derrière le pancréas, puis obliquement à droite dans le mésentère et se termine près du jéjunum au niveau de l’implantation du vestige du pédoncule vitellin. La veine rénale gauche s’insinue entre l’aorte en arrière et la partie initiale du tronc artériel en avant ; ainsi est réalisée la pince aortico-mésentérique qui enserre cette veine. Dans son trajet dans la racine du mésentère elle croise par en avant la partie horizontale du duodénum. Elle fournit successivement l’artère hépatique latérale droite inconstante, l’artère pancréatique inférieure inconstante, l’artère pancréatico-duodénale inférieure, l’artère de l’angle duodéno-jéjunal, l’artère colique droite supérieure, parfois une ou plusieurs artères coliques transverses, les artères jéjunales et iléales et l’artère iléocolique.

Syn. anc.  artère grande mésentérique

térébenthine.    
 
 
n.f.

→ colophane

[G5]

Édit. 2020

terlipressine n.f.

terlipressine

Vasoconstricteur des artérioles splanchniques, analogue structural de la vasopressine, utilisé pour traiter les hémorragies digestives par rupture de varices œsophagiennes.
Elle agit sur les récepteurs artériolaires V2 (vasopressine) pour réduire le débit sanguin portal. Par ce mécanisme elle réduit la pression dans les varices œsophagiennes.
C'est un précurseur qui se transforme progressivement en lysine-vasopressine, assurant ainsi un effet prolongé. Le traitement en urgence des hémorragies digestives secondaires à la rupture de varices œsophagiennes peut être complété par la sclérose des varices.
Une vasoconstriction cutanée, une élévation modérée de la pression artérielle avec bradycardie, des crampes abdominales avec des nausées et des vomissements sont les effets indésirables rencontrés.

→ vasopressine, varices œsophagiennes 

Terman (test de) l.m.

"Binet revision Stanford"

Adaptation du test de Binet-Simon à la population américaine, traduit en français par Claparède.
L'étalonnage a porté sur des enfants et des adolescents de 3 à 18 ans. Le score est transformé en âge mental, à partir duquel un quotient intellectuel de type Stern peut être obtenu.

L.M. Terman, psychologue américain (1916), E. Claparède, neurologue et psychologue suisse (1873-1940)

→ Binet-Simon (test d'intelligence de)

Terman-Merrill (test de) l.m

Terman-Merrill’s test

Modification du test de Terman afin de rendre le test initial non exclusivement verbal, traduit en français par Cesselin.
L'étalonnage a porté sur des enfants et des adolescents de 18 mois à 18 ans. Ce test s'avère plus discriminant grâce aux épreuves de performance et il a remplacé l'échelle de Terman. Le résultat s'exprime en terme de quotient intellectuel type Stern, c'est-à-dire : âge mental / âge chronologique x 100.

L. M. Terman et Maud Amanda Merrill, psychologues américains (1937) ; F. Cesselin, psychologue français (1937) ; W. Stern, psychologue allemand (1920)

terme de la grossesse l.m.

term of pregnancy

1) Durée de la grossesse à laquelle se trouve la femme enceinte.
2) Date ultime de l’accouchement, soit 42 semaines ou 294 jours d’aménorrhée en moyenne.

terme dépassé l.m.

post-term pregnancy

Durée de grossesse supérieure au terme ultime soit 42 semaines ou 294 jours d’aménorrhée en moyenne.
Au-delà de cette date, qui pour 5% des femmes enceintes peut être plus précoce ou plus tardive, la qualité du placenta s’altère, une souffrance fœtale apparaît, avec un risque de mort fœtale in utero, croissant avec la durée du dépassement.

terminaison (facteur de) l.m.

1) lors de la terminaison de la transcription, la protéine rho (ρ

Elle a une activité hélicase d'ARN.
2) lors de la traduction, la protéine qui reconnaît les codons de terminaison et provoque la terminaison de la chaîne polypeptidique.

Symb. RF

→ terminateur de transcription

terminaison dA-dT l.f.

dA-dT tailing

→ extension homopolymérique d'un ADN

terminaison dechiasmas l.f.

chiasma terminalization

A la phase diacinèse, phénomène de migration des chiasmas vers les extrémités des chromatides homologues appariés.
A ce stade, les bivalents présentent donc généralement une structure linéaire ou en anneau.

terminaison dG-dC l.f.

dG-dC tailing

→ extension homopolymérique d'un ADN

terminaison en biologie moléculaire n.f.

termination

1) Phase terminale de la transcription comportant le détachement de l'ARN polymérase et de la chaîne d'ARN du complexe qu'elles formaient avec l'ADN.
2) Phase terminale de la traduction d'un ARN messager comportant l'arrêt de la synthèse de la chaîne polypeptidique sur un codon de terminaison, le détachement du ribosome et la libération de la chaîne polypeptidique.

→ élongation, initiation

terminase n.f.

terminase

Lors de l'encapsidation d'un phage, enzyme capable de couper l'ADN concatamérique au site COS (cohesives, site de fixation aux extrémités du génome).
Elle permet l'empaquetage dans la capside d'une molécule d'ADN de longueur correspondant à celle du génome phagique.

→ site COS

terminateur de chaîne l.m.

chain terminator

1) Synonyme de codon de terminaison.
Un, deux ou trois codons successifs permettent la terminaison d'une chaîne polypeptidique.
2) Dans la technique de séquençage de Sanger, analogue d'un désoxyribonucléoside-triphosphate pour ajouter ou interrompre aléatoirement au niveau de la base concernée la synthèse d'un brin complémentaire du brin matrice.

→ terminaison (facteur de)

terminateur de transcription l.m.

transcription terminator

Chez les Bactéries, séquence d'ADN en amont de la séquence codante d'un gène et reconnue par l'ARN polymérase comme un signal d'arrêt de la transcription.
Généralement, cette séquence est constituée par une répétition inversée suivie parfois d'un court segment de polyA (polyadénylique).

→ transcription

terminologia anatomica (TA) l.f.

De septembre 1990 à février 1998 le FCAT s’est réuni 14 fois. En juillet 1998 son président, Ian Whitmore (UK) et son secrétaire général, Liberato J.A. Di Dio (Brésil), ont rendu compte du travail considérable accompli. Plus de 10 000 ter

La terminologie anatomique internationale, actuellement adoptée par toutes les nations du monde, a été officialisée par la Fédération internationale des associations d’anatomistes (IFAA) (56 associations nationales d’anatomistes), lors de son congrès à Rio de Janeiro en août 1989 où fut institué le Comité fédéral de terminologie anatomique (FCAT) qui succède au Comité international de la nomenclature anatomique (IANC) créé à Oxford en 1950.
- un répertoire des structures traitées classées par appareils, systèmes et organes comportant le terme latin de la TA et le terme usuel anglais (deux langues internationales !),
- un index alphabétique latin,
- un index alphabétique anglais, l’un comme l’autre renvoyant au répertoire des structures pour une bonne identification du terme.
La TA a été initiée par quatre travaux internationaux d’harmonisation terminologique antérieurs. Les travaux de Bâle en 1895 (Basel Nomina Anatomica – BNA), Birmingham en 1933 et Iéna en 1935 (Iena Nomina Anatomica – INA) ont ouvert la voie. La deuxième guerre mondiale en 1939 a mis un coup d’arrêt à tous ces travaux qui ne reprennent qu’à partir de la réunion du Congrès international d’anatomie d’Oxford en 1950, sous la présidence du Professeur Le Gros Clark. Le Comité international de la nomenclature anatomique (IANC) y a été créé sous la présidence de G.W. Corner (USA). Il a pu rendre compte des travaux accomplis lors du Congrès international des anatomistes tenu à Paris le 24 juillet 1955. Ainsi est née la Parisiensis Nomina Anatomica (PNA), première terminologie latine mondialement adoptée (5640 termes). La PNA, devenue Nomina Anatomica (NA) a été révisée et complétée lors des congrès internationaux des anatomistes à New York en 1960 et à Wiesbaden en 1965 et publiée par Experta Medica Foundation, Amsterdam, 3ème édition en 1966. Elle a été francisée et incluse dans de nombreux ouvrages dont le « Dictionnaire français de Médecine et de Biologie » de A. Manuila (Masson édit Paris 1970 et 1981) par J. Hureau (15 000 termes avec leur synonymie).
Il restait à convaincre les anatomistes et les médecins francophones du bienfondé de ce travail, eux qui avaient été habitués pendant trois siècles à l’hégémonie du français comme langue officielle dans leur discipline. L’enseignement est dorénavant fait dans les facultés françaises en nouvelle terminologie. Il fallait convaincre aussi les plus anciens qui toutefois se plaignaient de ne plus s’y retrouver lorsqu’ils lisaient un texte, le plus souvent en langue anglaise. L’arrivée de la TA initiée en 1989 et publiée en 1998, a été l’occasion d’imposer les 10 000 termes de la terminologie internationale dans le dictionnaire numérisé de l’Académie nationale de médecine.

Réf. Johnston T.B., Mitchell G.A.G., « Introduction à la Nomina Anatomica », Spottiswoode, Ballantyne et Cie, Londres et Colchester, 1955 (pour l’historique)

→ Basel Nomina Anatomica, BNA, Iena Nomina Anatomica, INA, Parisiensis Nomina Anatomica, PNA, Nomina Anatomica, NA

[A1]

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