susceptibilité n.f.
susceptibility
Dénomination, abusive et impropre, car ambigüe puisque désignant indistinctement deux états physiopathologiques bien différents qui sont la réceptivité et la sensibilité des organismes aux agents infectieux et parasitaires.
→ réceptivité, sensibilité, susceptibilité aux traumatismes, susceptibilité magnétique, susceptibilité magnétique (artéfact de)
susceptibilité aux traumatismes l.f.
sensitiveness to accidents
Facilité avec laquelle certains sujets sont l’objet de traumatismes, de chutes, d'hémorragies, etc. avec une fréquence et une gravité plus grandes que pour la plupart des personnes.
Cette susceptibilité est due à des causes générales d'ordre métabolique circulatoire ou sanguin, à une fragilité osseuse, au vieillissement, à des troubles mentaux, etc. Elle peut être considérée comme un handicap, avec des aspects médicolégaux.
susceptibilité magnétique l.f.
magnetic susceptibility
Propension d'une substance à devenir aimantée lorsqu'elle est placée dans un champ magnétique.
Elle s'exprime par le rapport I sur H où le vecteur I est l'intensité d'aimantation de cette substance placée dans le champ H.
La valeur de ce rapport permet de définir, en fonction de son signe et de sa valeur, le diamagnétisme, (rapport négatif), le paramagnétisme (rapport faiblement positif) et le ferromagnétisme (rapport fortement positif). En IRM, une grande différence de susceptibilité magnétique entre deux tissus contigus est suceptible d’être source d’artefact.
→ champ magnétique, susceptibilité magnétique (artefact de)
[B1,B2,B3]
Édit. 2018
susceptibilité magnétique (artefact de) l.f.
magnetic susceptibility artifact
En IRM, artéfact important lié à une distorsion du champ magnétique local dans la zone frontière entre deux régions de susceptibilités magnétiques très différentes (p. ex. zone de transition air-os, os-tissu, hémoglobine-tissu, etc.).
Il existe à leur interface un gradient de champ magnétique intrinsèque qui induit un déphasage des spins au niveau de la zone de transition. Ce déphasage est à l’origine d’une zone de signal hypo-intense artéfactuelle. A l’interface air-tissu, cet artefact en hyposignal peut donner l'impression d'un agrandissement de la cavité aérique. Au niveau d'une calcification ou d'une structure osseuse, il peut simuler un agrandissement de celles-ci.
Cet artefact peut être exploité dans un but diagnostique, son augmentation en écho de gradient par rapport à l'écho de spin étant un argument en faveur de certains diagnostics : calcification, foyer hémorragique ancien riche en hémosidérine, métastase de mélanome riches en mélanine…
Il est à l’origine du principe de l’IRM fonctionnelle et de l’IRM de perfusion.
→ susceptibilité magnétique, champ magnétique, imagerie de perfusion (en IRM), imagerie par résonance magnétique fonctionnelle
[B1,B2,B3]
Édit. 2018
suscondylien adj.
supracondylar
Situé au dessus des condyles d'une articulation.
Syn. supracondylien
susépineux adj.
supra spinatus
Situé au-dessus d'une formation anatomique qualifiée d'épine, d'épineuse.
Ex. muscle susépineux (supra spinatus).
susépitrochléen adj.
supraepitrochlear
Situé au- dessus de l'épicondyle médial de l'humérus.
Étym. gr. epi : sur ; trokhlea : poulie
susglotte l.f.
supraglottic space
Étage supérieur du larynx situé au-dessus du plan glottique.
Elle se compose de l’épilarynx, du vestibule laryngé, des ventricules laryngés et des loges pré-épiglottiques.
Syn. région supraglottique
→ larynx, margelle du larynx, vestibule du larynx
suspension n.f.
En biologie ou pharmacologie, préparation généralement liquide constituée par un ou plusieurs solides dispersés sous forme de fines particules dans un milieu de dispersion encore appelé phase dispersante externe ou continue.
Étym. lat. suspensio de suspendere : suspendre ; bas lat. (1170) suspencium : délai, incertitude
[B1,C1,G3]
Édit. 2017
suspension buvable l.f.
Préparation galénique dans laquelle le produit actif est constitué par un ou plusieurs solides dispersés sous forme de fines particules dans un milieu de dispersion généralement liquide.
Elle peut être administrée sous forme de gouttes.
Étym. lat. suspensio de suspendere : suspendre ; bas lat. (1170) suspencium : délai, incertitude
[G3]
Édit. 2017
suspension des annexes l.f.
adnexal suspension
Fixation chirurgicale des ovaires hors du petit bassin, au-dessus des vaisseaux iliaques, afin de les soustraire au risque d'une irradiation par les rayons X prescrits en cas de cancer de l'utérus, ou d'adhérence postopératoire en cas de chirurgie pelvienne pour stérilité.
suspension du col vésical par bandelette l.f.
vesical neck suspension by band
Ensemble de techniques chirurgicales visant la cure de l'incontinence d'effort ou mixte de la femme, par suspension du col vésical au squelette pelvien ou à la paroi hypogastrique par l'intermédiaire d'une bandelette constituée d'un tissu d'emprunt.
Les tissus employés ont été très nombreux : muscle pyramidal ou bandelette du grand droit de l'abdomen, bandelette aponévrotique taillée dans la gaine du grand droit ou l'aponévrose du grand oblique, bandelette aponévrotique libre de fascia lata, tendon de veau conservé ou bandelette de peau, bandelette de tissu synthétique, etc.
Les interventions peuvent être pratiquées par voie hypogastrique seule ou plus souvent combinée, vaginale et hypogastrique.
La plupart de ces techniques ont été abandonnées au profit des colpo-suspensions vésicales, des techniques simplifiées ou du sphincter artificiel. Sont encore pratiquées néanmoins les suspensions aponévrotiques de type Goebell-Stoeckel ou par tissus synthétiques.
R. Goebell, chirurgien allemand (1910) ; W. Stoeckel, gynécologue allemand (1917)
→ Goebell-Stoeckel (opération de)
suspension plafonnière l.f.
ceiling hanging
Dispositif mécanique, fixé au plafond de la salle de radiologie, qui supporte le tube radiogène et permet de le déplacer dans toutes les directions possibles pour effectuer des radiographies sur ou en dehors de la table d'examen, en particulier sur un sériographe, un brancard ou un portique mural.
sustentaculum hepatis l.m.
→ ligament phrénico-colique droit
sustentaculum lienis l.m.
sustentaculum tali l.m.
sustentaculum tali (TA)
sustentaculum tali, talar shelf
Volumineuse apophyse en console de la face médiale du calcanéum, située en avant et au-dessus du sillon calcanéen.
Elle supporte la facette articulaire talaire moyenne de la face supérieure du calcanéum. Sa face inférieure est creusée d’un sillon pour le tendon du muscle long fléchisseur de l’hallux. Son sommet est creusé d’un sillon pour le tendon du muscle fléchisseur des orteils.
Syn. anc. console astragalienne, petite apophyse du calcanéum, sustentaculum talare (PNA, 1955)
susto n. esp. m.
fright, soul loss
Affection rencontrée surtout chez quelques latino-américains des États-Unis, également au Mexique, en Amérique centrale et du Sud, attribuée à un événement saisissant de peur, qui ferait évader l'âme du corps, suscitant par là-même malheur et maladie.
Après un temps de latence allant de quelques jours à plusieurs années, surviennent des troubles de l'appétit, du sommeil, un vécu de tristesse, un manque de motivation, des sentiments de dévalorisation, d'impureté, et divers symptômes somatiques (myalgies, céphalées, gastralgies, diarrhée), avec même un risque de mort dans les cas extrêmes.
Les procédés traditionnels de guérison visent à réinsérer l'âme dans le corps et à "nettoyer" la personne pour rétablir son équilibre physique et spirituel.
Il peut s'agir d'une psychose maniacodépresive, d'une classique névrose traumatique ou de troubles somatoformes. Des croyances et des associations symptomatiques analogues sont en fait observées dans de nombreuses parties du monde.
Étym. esp. : susto : saisissement, peur, frayeur
sutimlimab n.m.
sutimlimab
inhibe sélectivement la fraction C1s de la voie classique du complément, une composante du système immunitaire inné.
Grâce à l’inhibition de la fraction C1s, le sutimlimab est réputé interrompre l’hémolyse déclenchée par l’activation du C1 dans la maladie des agglutinines froides. L’inhibition de la voie classique au niveau du C1s vise à préserver les activités fonctionnelles de surveillance immunitaire des autres voies d’activation du complément, à savoir la voie des lectines et la voie alterne.
A. Röth, hématologue allemand (2021)
→ maladie à agglutinines froides
[F1, G5]
Édit. 2021
sutimlimab n.m
sutimlimab
inhibiteur sélectif de la fraction C1s de la voie classique du complément, bloque l'hémolyse de la maladie à agglutinines froides
A. Röther, hématologue allemand (2021)
→ maladie à agglutinines froides
[F1, G5]
Édit. 2021
Sutton (aphtes buccaux de) l.m.p.
Sutton’s buccal aphtous ulcers
R. L. Sutton Jr, dermatologiste américain (1941)
[L1,J1]
Édit. 2017
Sutton (maladie de) l.f.
R. L. Sutton, dermatologiste américain (1911)
Sutton (nævus de) l.m.
Sutton’s naevus
R. L. Sutton, dermatologiste américain (1916)
Sutton (périadénite) l.f.
Sutton’s periadenitis, Sutton’s disease
Variété d’aphtose caractérisée par la grande taille des ulcérations, la prédominance de l’infiltrat inflammatoire autour des glandes salivaires accessoires de la cavité buccale et l’atteinte possible du larynx et du pharynx.
R. L. Sutton, dermatologiste américain (1911)
Syn. periadenitis mucosa necrotica recurrens, aphtes géants
→ aphte géant, periadenitis mucosa necrotica recurrens
Sutton (periadenitis mucosa necrotica recurrens de) l.f.
periadenitis mucosa necrotica recurrens, Sutton's aphtae
R. L. Sutton, dermatologiste américain (1911)
→ periadenitis mucosa necrotica recurrens de Sutton
suture n.f.
1) En anatomie
2) Réunion chirurgicale de deux tissus qui ont été séparés par un traumatisme accidentel ou par un acte chirurgical.
Les procédés de suture sont innombrables ; ils varient selon la texture, l'épaisseur, la souplesse, la rigidité des tissus à rapprocher, selon le matériel de suture (fil naturel ou artificiel, agrafes métalliques, ou autres), selon la continuité de la suture ou l'espacement des points et selon le nombre et la géométrie des lambeaux tissulaires à réunir, etc.