substance perforée postérieure l.f.
substantia perforata posterior (TA)
posterior perforated substance
Espace triangulaire situé à la partie postérieure de l’espace interpédonculaire en arrière des corps et processus mamillaires, dans l’écartement des pieds des pédoncules cérébraux, dont le sépare le sillon d’où émergent les racines de la troisième paire des nerfs crâniens.
Il répond au plancher du troisième ventricule et est perforé de nombreux orifices vasculaires.
Syn. anc. espace perforé postérieur, lame perforée postérieure, triangle interpédonculaire
substance perforée rostrale l.f.
→ substance perforée antérieure
substance propre de la cornée l.f.
substantia propria corneae (TA)
substantia propria of cornea
Couche de la cornée comprise entre la lame limitante antérieure et la lame limitante postérieure, formée d’une charpente fibreuse parsemée de cellules fixes et de cellules migratrices.
substance propre de la sclère l.f.
substantia propria sclerae (TA)
substantia propria of sclera
Tissu fibro-élastique analogue à la substance propre de la cornée, mais plus irrégulière qu’elle, qui constitue la majeure partie de la sclère entre la lame épisclérale et la lamina fusca de la sclère.
Syn. anc. substance propre de la sclérotique
substance propre de la sclérotique l.f.
→ substance propre de la sclère
substance réticulée l.f.
substance spongieuse l.f.
substantia spongiosa, substantia trabécularis (TA)
spongy bone, trabecular bone
Tissu osseux à larges cavités remplies de moelle.
Il constitue notamment les épiphyses des os longs.
Syn. anc. os spongieux
substance trabéculaire l.f.
substance vénéneuse l.f.
poisonous substance
Produit composé, ou substance chimique définie, susceptible de provoquer des effets délétères lorsqu’il (elle) est absorbé(e) par un organisme vivant, quelle que soit la voie d’administration.
Une réglementation spéciale concerne les substances vénéneuses qui interviennent comme principes actifs dans la composition d’un médicament : inscription à des tableaux, conditions particulières de prescription et de délivrance. Les substances vénéneuses utilisées par l’industrie et en agriculture sont également soumises à des réglementations particulières.
→ poison, substance dangereuse
substance viscérale secondaire de la moelle spinale l.f.
substantia visceralis secundaria medullae spinalis (TA)
secondary visceral grey substance of spinal cord
Partie de la substance grise de la moelle située en avant de la substance intermédiaire centrale.
substance viscoélastique l.f.
viscoelastic substance
En ophtalmologie, produit de remplissage intraoculaire présentant, outre des qualités de purification et de stabilité, des critères physiques et chimiques qui sont, non seulement hautement compatibles avec les milieux naturels substitués ou receveurs, mais sont aussi aptes à assumer un rôle transitoire de tampon mécanique et protecteur des tissus environnants.
substitué adj.
surrogated
En thérapeutique, désigne d’une façon générale, l’utilisation d’un produit à la place d’un autre.
Dans un but économique, la substitution des médicaments génériques aux produits déposés ayant atteint la date limite de protection offerte par les brevets, est fortement recommandée par les pouvoirs publics.
substitut cutané l.m.
cutaneous substitute skin substitute
Combinaison de biomatériaux comportant des associations variables de macromolécules matricielles et de cellules cutanées vivantes.
L’objectif est de le substituer à la peau animale ou humaine pour évaluer l'efficacité et/ou la toxicité de médicaments ou de cosmétiques de la façon la plus proche possible de la situation existant in vivo chez l'homme.
substitut du sang l.m.
blood substitute
Solution de molécules à usage transfusionnel destinée à remplacer le sang dans sa fonction de transporteur d'oxygène.
Les perfluorocarbures, déjà commercialisés, ont des indications très limitées. Les solutions d'hémoglobines pontées (où plusieurs tétramères sont liés de façon covalente) ou d'hémoglobines recombinantes (produites par le génie génétique dans E. coli ou dans la levure) sont encore du domaine de la recherche.
substitution n.f.
substitution
En psychiatrie, principe de traitement des toxicomanies visant à délivrer, dans des conditions médicalement définies (p. ex., consommation sur place chaque jour, contrôle de l'abstinence de drogue, efforts de réinsertion), un médicament dont les effets sont proches de ceux du produit d'élection du toxicomane.
L'objectif est de diminuer l'incidence des complications liées aux pratiques toxicomaniaques : infections, notamment par le VIH, délinquance, etc. Par exemple, on propose de substituer la méthadone ou la buprénorphine à l'héroïne. De même, la nicotine en gomme à mâcher ou en timbre est utilisée dans le tabagisme. On parle alors de traitement et de produit de substitution.
Un tel principe implique que l'on reporte l'objectif d'abstinence à plus tard et que l'on renonce à éradiquer la dépendance. Il suppose une prise en charge globale, médicopsychologique et socio-éducative.
substitution absolue (méthodes de) l.f.p.
Méthodes destinées à réduire l’étendue de l’expérimentation animale, utilisant divers procédés d’analyse in silico et in vitro.
- Systèmes experts permettant de modéliser les résultats obtenus de bases de données in vivo/in vitro dits également “méthodes QSAR” pour Quantitative Structure Activity Relationships.
- Méthodes physico-chimiques, comprenant en particulier le DPRA (pour “Direct Peptide ReActivity”) permettant de prédire un potentiel sensibilisant, l’emploi de méthodes physiques en remplacement de procédés biologiques pour le dosage et l’évaluation de la qualité des protéines recombinantes à usage thérapeutique.
- Systèmes reconstitués mettant en œuvre des récepteurs et des enzymes purifiés tels que les systèmes de cytochromes reconstitués pour suivre les voies de métabolisation d’un xénobiotique.
- Méthodes de biologie moléculaire à haut débit, dites “omiques”.
- Méthodes utilisant des micro-organismes échappant à l’heure actuelle aux règles générales de considération des êtres vivants (ex. test d’Ames pour la recherche d’éventuels effets mutagènes).
- Utilisation de cultures cellulaires (lignées ou cultures primaires).
- Utilisation de tissus reconstitués (ex. peau, cornée, épithélium alvéolaire, etc.).
En fait, ces méthodes ont actuellement des limites à leur utilisation en procédé unique de remplacement de l’animal entier.
substitution de bases l.f.
base substitution
Remplacement d'une base par une autre dans la molécule d'ADN pouvant conduire à une mutation dans le génome.
substrat n.m.
substrate
Substance sur laquelle s’exerce l’action d’un enzyme.
substratum n.m.
substratum
Couche sousjacente.
subtélocentrique adj.
subtelocentric
subtélocentromérique adj.
subtelocentric
subthalamus n.m.
subthalamus (TA)
subthalamus
Région du paléencéphale située dans la continuité du pied et de la calotte pédonculaires, au-dessous du thalamus, en dehors de l’hypothalamus postérieur et en arrière de la région sous-optique.
Cette région est occupée par le noyau sous-thalamique (corps de Luys), les noyaux du champ périzonal (médial, dorsal et ventral) et la zona incerta. Elle est en outre parcourue par des faisceaux blancs qui sont, de dedans en dehors et de haut en bas, le faisceau mamillo-thalamique, le faisceau thalamique (de Forel) qui glisse entre le thalamus et la zona incerta, et le faisceau lenticulaire (de Forel), sous-jacent à la zona incerta. Ces trois faisceaux traversent les trois champs de Forel.
Syn. anc. région sous-optique, région sous-thalamique
subtilisine n. f.
subtilisin
Enzyme protéolytique bactérienne, initialement isolée de Bacillus subtilis, homologue des proprotéines convertases des mammifères.
→ proprotéine convertase, Bacillus subtilisl
[C1]
Édit. 2019
subunguéal adj.
subungual
Qui se trouve sous l'ongle.
suc duodénal l.m.
duodenal juice
Milieu liquide présent dans la lumière duodénale même chez un sujet à jeun, composé principalement des sécrétions de l'épithélium duodénal.
L'aspiration du suc duodénal, au moyen d'une sonde dont l'extrémité était placée dans le duodénum, permettait d'analyser, après une stimulation adéquate, la sécrétion du pancréas exocrine ou de la bile. Cette technique est rarement pratiquée de nos jours.