stroma gonadique l.m.
gonadal mesenchyme
Tissu mésenchymateux lâche enserrant les follicules ovariens, pouvant contribuer à la différenciation des cellules de la granulosa et des cellules thécales qui les entourent.
La formation du stroma ovarien dépend largement de l'activité folliculaire. Dans la région médullaire et juxta-hilaire, le stroma ovarien subit une involution aux environs de la troisième année de la vie ; mais il peut être le siège de proliférations tumorales identiques à celles observées au niveau de la région corticale fonctionnelle de l'organe (tumeurs du stroma gonadique).
Pour le testicule, le stroma est réduit à un interstitium fibrovasculaire lâche, séparant les tubes séminifères, et contenant des cellules de Leydig responsables de la sécrétion des hormones sexuelles mâles. De la même manière que dans l'ovaire, des tumeurs à cellules de Leydig et à cellules de Sertoli ainsi que des tumeurs de la granulosa et des tumeurs thécales peuvent naître dans le testicule, alors que le mésenchyme primitif de la crête génitale forme la totalité de la gonade, notamment les cellules de Leydig et les cellules de Sertoli, à l'exception des cellules germinales qui proviennent de l'endoderme du sac vitellin.
stroma gonadique (tumeurs du) l.f.p.
non germ cell tumours of the testis, tumours of the gonadal stroma, sex cord and stromal tumours
Tumeurs du testicule nées aux dépens des cellules non germinales : cellules interstitielles de Leydig, cellules de Sertoli.
Elles sont bénignes ou malignes et souvent sécrétantes.
Il peut exister des tumeurs indifférenciées ou des associations de plusieurs types histologiques. Le gonadoblastome associe à la tumeur stromale une prolifération germinale.
stroma prostatique l.m.
prostatic stroma
Trame de tissu conjonctif, élastique et musculaire lisse, qui sépare les acinus et structure la glande.
Il a sa pathologie propre, p. ex. dans la prolifération scléreuse d'une des variétés évolutives de prostatite chronique ; il participe à la formation de l'hypertrophie bénigne de la prostate. Il est hormonosensible.
stroma tumoral l.m.
tumor stroma
Tissu conjonctif servant de soutien ou de tissu nourricier à la prolifération tumorale dans lequel celle-ci se développe.
Représentant la « réaction du stroma », il est fait de cellules inflammatoires, de cellules conjonctives (fibroblastes, myofibroblastes, histiocytes), de vaisseaux et d’une matrice extracellulaire (substances collagène et élastique, protéoglycanes, glycoprotéines, substance amyloïde, molécules d'adhésion cellulaire). Certaines tumeurs malignes épithéliales possèdent un abondant stroma collagène encore appelé stroma desmoplasique.
Syn. stromaréaction
stromaréaction l.f.
stroma reaction
stromaréaction n.f.
stroma reaction
stromatine n.f.
stromatin
→ stromine
stromatose n.f.
stromatosis
Syn. myose stromale endolymphatique
→ myose stromale endolymphatique
Strömbeck (opération de) l.f.
Strömbeck's operation
Technique chirurgicale de plastie mammaire qui consiste à pédiculiser l'aréole et à réséquer la base du sein.
J. O. Strömbeck, chirurgien plasticien suédois (1960)
[O5]
Édit. 2018
stromélysine n.f.
stromelysin
Métalloprotéine ayant une activité protéasique autocatalytique impliquée dans le contrôle de la multiplication cellulaire et le développement des cancers.
Une telle molécule appelée NAP (neural antiproliferative protein), de masse moléculaire 55 kDa et libérant une protéine de 30 kDa, est sécrétée par les cellules de Schwann de manière autocrine, pour inhiber la multiplication de ces cellules lorsqu'elles sont au contact des axones.
stromine n.f.
stromin
Réticuline représentant le constituant protéinique principal des stromas érythrocytaires.
Syn. stromatine
Strongyloïdes fulleborni
Strongyloïdes fulleborni
Anguillule intestinale, parasite des Singes, morphologiquement très proche de Strongyloides stercoralis mais beaucoup moins fréquente et observée seulement en Afrique.
Strongyloïdes stercoralis
Strongyloïdes stercoralis
Nématode parasite de l’Homme (duodénojéjunum), responsable de l’anguillulose intestinale.
La contamination, transcutanée, résulte du contact de la peau avec un sol contaminé par les larves infestantes. Chez l’Homme, hôte-définitif, la multiplication du parasite est assurée par des vers femelles parthénogénétiques. L’existence de ce cycle d’auto-infestation explique les hyperparasitismes observés chez les malades immunodéprimés (greffés soumis à un traitement antirejet, notamment) et qui sont responsables d'anguilluloses malignes pluriviscérales pouvant être mortelles. Dans le milieu extérieur, Strongyloides stercoralis se comporte comme un nématode libre et se multiplie par conjugaison des adultes dits stercoraux. Ce parasite est fréquemment associé au virus HTLV1, au point qu'il a été considéré comme un marqueur de cette infection. Cette association est surtout fréquente dans les anguilluloses malignes.
Syn. anguillule intestinale
→ strongyloïdose, anguillule,anguillulose, strongyloïdes (larves)
strongyloïdose n.f.
strongyloidosis, anguilluliasis
Parasitose parfois asymptomatique due à un petit nématode duodénal du genre Strongyloïdes.
Les principales manifestations sont des douleurs abdominales, un trouble du transit, un prurit, une hyperéosinophilie. À la faveur d’une immunodépression, une migration des larves est possible vers le cerveau.
La maladie est répandue dans la plupart des régions intertropicales.
Étym. gr. strongulos : rond ; eidos : semblable à
Syn. anguillulose
→ anguillulose, Strongyloïdes stercoralis, Strongyloïdes fulleborni
strontium n.m.
strontium
Élément de numéro atomique 38 qui fait partie du groupe des métaux alcalinoterreux.
Il est analogue au calcium et on le trouve en faible quantité dans les tissus de l'organisme.
Le strontium contient 4 isotopes naturels, dont le principal, 88Sr, constitue 83%, les autres, 84Sr, 86Sr, 87Sr, n'étant présents qu'en très faible proportion. Les isotopes 89Sr et 90Sr sont artificiels et radioactifs, de période respectivement 51 j. et 28 ans ; ce dernier prend naissance dans l'explosion de bombes à fission et se fixe de façon durable dans les os des sujets exposés.
Symb. Sr
strontium 89 n.m.
89 strontium
Symb. 89Sr
strontium 90 n.m.
90 strontium
Radioélément émetteur β-pur (énergie: 0,54 MeV), période : 28 ans.
Utilisé dans des applicateurs scellés pour des irradiations superficielles (peau, conjonctive, etc.) par le rayonnement β de haute énergie (2,24 MeV) de son descendant, l’Yttrium 90 de courte période (2,7 ), car le rayonnement du Sr est arrêté par le revêtement de l’applicateur.
Symb. 90Sr
strophantoside G l.m.
strophantoside G
Glucoside extrait notamment des graines de Strophanthus gratus.
Son aglycone est la strophantidine G, dérivée du phénanthrène, son sucre le rhamnose. Médicament cardiotonique à action digitalique rapide et brève (elle débute 3 à 5 minutes après une injection et a disparu après 24 heures), son absorption par voie buccale est très faible : on l'administre donc par voie intraveineuse lente. On l'emploie dans le traitement d'urgence de l'insuffisance cardiaque, mais il n'est pas indiqué chez les patients digitalisés, chez lesquels surviennent la plupart des accidents secondaires graves (notamment tachycardie et fibrillation ventriculaire).
Syn. strophantine G, ouabaïne
strophosomien n.m.
strophosomian
Monstre simple autosite dont le thorax et l'abdomen regardent en arrière et dont les viscères sont extériorisés.
strophulus (prurigo) l.m.
strophulus prurigo
structural, structurel adj.
structural
Qui correspond à une structure.
structuralisme n.m.
1) Méthode visant à l'étude des structures, c'est-à-dire d'ensembles complexes dont chacun est susceptible de transformations par interférences et autoréglage de ses éléments invariants et solidaires, en vue de leur intégration à celui-ci.
2) Courant de pensée qui domina les années 1960, privilégiant la totalité par rapport à l'individu, la synchronie des faits (envisagés à un moment déterminé) davantage que leur diachronie (selon leur évolution) et les relations qui unissent ces faits eux-mêmes dans leur hétérogénéité et leurs approches souvent partielles.
C'est dans cet esprit qu'a été, en particulier, développée l'anthropologie culturelle, qui s'intéresse surtout aux langues et mythes des peuples. L'analyse structuraliste de Cl. Lévi-Strauss a exercé une influence sur la psychiatrie.
Cl. Lévi-Strauss, 1908-2009, anthropologue et ethnologue français, membre de l’Académie française
structure n.f.
structure
En médecine, mode d’arrangement d’un organe.
P. ex. structure d’un os.
Étym. lat. structura : arrangement, disposition:
structure d'accueil des urgences (SAU)l.f.
hospital emergency medical welcome
Au sein d'une formation hospitalière publique ou privée, structure qui assure l'accueil des patients amenés par divers services (SMUR, sapeurs pompiers, ambulances privées) ou se présentant d'eux-mêmes, spontanément ou orientés par leur médecin, par le SAMU ou par un autre centre de soins.
Le service d'accueil assure le tri-catégorisation (diagnostic rapide mais déjà assez complet), la mise en condition, les soins de première urgence et aussi, dans le cadre des soins ambulatoires, les soins immédiats d'une consultation de porte (petite chirurgie), en particulier en dehors des heures d'ouverture des consultations des services hospitaliers. Il assure éventuellement l'orientation rapide vers une formation hospitalière et un service spécialisé mis en alerte qui donnera les soins appropriés.
L'accueil nécessite un espace défini de surface suffisante, un plateau technique (salles d'examen, de petite chirurgie, de déchocage, d'imagerie, radiologie, échographie, etc.). Il doit disposer de liaisons nombreuses et de personnel administratif, médical et paramédical habitué à l'urgence pour assurer la permanence du fonctionnement avec des moyens suffisants à toute heure du jour et de la nuit (équipes de garde), avec possibilité d'être renforcés en cas de besoin (astreintes et, en cas d'afflux massif de blessés, rappel de personnel supplémentaire).
Les décrets du 30 mai 1997 et les récentes circulaires du Ministère de la Santé tendent à
distinguer :
- les SAU avec permanence 24 h/24, plateau technique opérationnel (y compris le scanner) et présence de praticiens qualifiés ;
- les SAU de proximité des petits hôpitaux (unités de proximité, UP) à plateau technique plus restreint et en relations avec les SAU ;
- les unités spécialisées (pôles spécialisés d'urgence, POSU), en pédiatrie, par ex.
→ SMUR
structure d'une population l.f.
Composition d’une population selon diverses caractéristiques démographiques (sexe, âge, état matrimonial, etc.) ou sociologiques (degré d’instruction, activité économique, etc.).
Les structures s’expriment généralement en ramenant le total de la population d’un territoire à un nombre rond de façon à faire apparaître les taux des catégories particulières ; par exemple, la population française compte en 1990 14% de personnes de plus de soixante- cinq ans.
Syn. structure démographique