Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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strie scalariforme l.f.

interscalated disk

Jonction d'interdigitation spécialisée, entre les cellules du myocarde, permettant la diffusion rapide des stimulus, en constituant des zones de faible résistance électrique.

strie terminale l.f.

stria terminalis (TA)

stria terminalis

Fibres d’association du système rhinencéphalique, qui parcourent le sillon opto-strié.
Elles s’étendent de l’écorce de l’uncus et du noyau amygdalien jusqu’aux noyaux du septum et à la substance perforée antérieure.

Syn. anc. bandelette semi-circulaire, taenia semicircularis

strie vasculaire l.f.

stria vascularis (TA)

vascular stria

Epaississement de la paroi externe de l’épîthélium du conduit cochléaire responsable de la sécrétion de l’endolymphe.

strie vasculaire de Corti l.f.

A.Corti, anatomiste et histologiste italien (1851)

strie vasculaire de la paroi externe du canal cochléaire

strie vasculaire de la paroi externe du canal cochléaire l.f.

stria vascularis parietis externi ducti cochlearis (TA)

stria vascularis of external surface of cochlear duct

Dépression de la face libre du ligament spiral entre la crête d’insertion de la membrane vestibulaire et la proéminence spirale.
Au niveau de ce sillon l’épithélium de la paroi externe du canal cochléaire est formé de cellules cubiques disposées en plusieurs couches au sein desquelles apparaissent des vaisseaux.

A.Corti, anatomiste et histologiste italien (1851)

Syn. anc. strie vasculaire de Corti

stries acoustiques l.f.p.

acoustic striaes

Fibres auditives centrales situées dans le tronc cérébral, venant du nerf cochléaire dorsal et situées sous le plancher du IVème ventricule.

Étym. gr. akoustikos : acoustique

[H5]

stries acoustiques l.f.p.

stries médullaires du quatrième ventricule

stries angioïdes l.f.p.

angioid streaks

Lésions rétiniennes correspondant à une rupture de la membrane de Bruch avec prolifération choroïdienne fibrovasculaire.
Les ruptures ont lieu le plus souvent en péripapillaire et au pôle postérieur. Elles sont accompagnées d'un aspect particulier du fond d'œil appelé en "peau d'orange" ou fond d'œil moucheté multicolore, plus net en périphérie temporale. Cet aspect est dit précurseur de stries : on peut le constater chez les porteurs "encore sains" de l'affection. Les stries angioïdes peuvent être observées dans les maladies du tissu collagène et du tissu élastique telles que le pseudoxanthome élastique, le syndrome d'Ehlers-Danlos, la maladie de Paget, la drépanocytose, ainsi que la maladie de Marfan (beaucoup plus rarement). 15% des malades atteints de pseudoxanthome élastique font des accidents vasculaires avec rupture des parois artérielles dans le courant de la troisième décennie. Un syndrome dominant avec sphérocytose a été décrit par N. J. McLane en 1984.

H.J. Knapp, ophtalmologue américain, d’origine allemande (1892) ; E. Grönblad, ophtalmologue suédoise (1929) ; J. Strandberg, dermatologue suédois (1929-1930) ; K.W. Bruch, anatomiste allemand (1819-1884) ; N.J. McLane, ophtalmologue américain (1984)

Étym. gr. aggeion : vaisseau ; eidos : ressemblance

Syn. elastosis dystrophica, stries de Knapp

Bruch (membrane de), Grönblad-Strandberg (syndrome de)

stries angioïdes de la rétine l.f.p.

angioid streaks of the retina

Lésions rétiniennes correspondant à une rupture de la membrane de Bruch avec prolifération choroïdienne fibrovasculaire.
Les ruptures ont lieu le plus souvent en péripapillaire et au pôle postérieur. Elles sont accompagnées d'un aspect particulier du fond d'œil appelé en "peau d'orange" ou fond d'œil moucheté multicolore, plus net en périphérie temporale. Cet aspect est dit précurseur de stries : on peut le constater chez les porteurs "encore sains" de l'affection.
Les stries angioïdes peuvent être observées dans les maladies du tissu collagène et du tissu élastique telles que le pseudoxanthome élastique, le syndrome d'Ehlers-Danlos, la maladie de Paget, la drépanocytose, ainsi que la maladie de Marfan (beaucoup plus rarement). 15% des malades atteints de pseudoxanthome élastique font des accidents vasculaires avec rupture des parois artérielles dans le courant de la troisième décennie. Un syndrome dominant avec sphérocytose a été décrit par N. J. McLane en 1984.

H. J. Knapp, ophtalmologue américain, d’origine allemande (1892) ; Ester Grönblad, ophtalmologue suédoise (1929) ; J. Strandberg, dermatologue suédois (1929-1930) ; K. W. Bruch, anatomiste allemand (1819-1884) ; N. J. McLane, ophtalmologue américain (1984)

Étym. gr. aggeion : vaisseau ; eidos : ressemblance

Syn. elastosis dystrophica, stries de Knapp

Bruch (membrane de), Grönblad-Strandberg (syndrome de)

[P2]

stries angioïdes et sphérocytose l.f.

angioid streaks and spherocytosis

N. J. McLane, ophtalmologue américain (1984)

stries angioïdes

stries cornéennes de Vogt l.f.p.

Vogt’s striae

A. Vogt, ophtalomologiste suisse (1879-1943)

Vogt (stries cornéennes de)

stries de Haab l.f.p.

tears of Descemet's membrane

Vergetures cornéennes dues à la rupture de la membrane de Descemet lors du glaucome congénital.

O. Haab, ophtalmologue suisse (1899)

glaucome congénital

[P2]

Édit. 2015

stries médullaires du quatrième ventricule l.f.p.

striae medullares ventriculi quarti (TA)

medullary striae of fourth ventricle

Stries de substance blanche au nombre de trois à six qui parcourent a fosse rhomboïde.
Elles sont réparties en stries cochléaire antérieure, cochléaire intermédiaire et cochléaire postérieure. Elles sont tendues transversalement entre la tige du calamus scriptorius et l’angle latéral du ventricule, un peu au-dessus de la limite entre les triangles bulbaire et pontique. Elles contournent latéralement les pédoncules cérébelleux inférieurs et gagnent le tubercule acoustique. Parfois une de ces stries suit un trajet plus ascendant, latéralement, entre le colliculus facial et la base de l’aile blanche interne, et se porte vers le point de convergence des trois pédoncules cérébelleux : c’est la baguette d’harmonie de Bergmann. Les stries médullaires du quatrième ventricule représentent le faisceau dorsal des deutoneurones cochléaires issus des noyaux ventral et dorsal.

Syn. anc. barbes du calamus, stries acoustiques

stries olfactives l.f.

tractus olfactif

[A1,H5]

Édit. 2017/1

stries olfactives l.f.p.

striae olfactoriae (TA)

olfactory striae

Fascicules formés par l’épanouissement des fibres provenant du bulbe olfactif au niveau du trigone olfactif, à la face inférieure du lobe frontal.
Ils sont au nombre de trois : la strie olfactive latérale, la plus volumineuse, se dirige en arrière et en dehors en croisant le pôle de l’insula pour gagner l’uncus de l’hippocampe ; la strie olfactive médiale, oblique en arrière et en dedans, qui gagne la face médiale de l’hémisphère à la jonction du gyrus frontal médial et du gyrus du cingulum ; la strie olfactive moyenne inconstante qui se perd, au niveau de la substance perforée antérieure, dans la substance grise de Sömmering ou pyramide.

Syn. anc. racines olfactives

stripping n.angl. m.

Procédé chirurgical de traitement de l’insuffisance veineuse saphène par retournement et arrachement du segment veineux pathologique.
Le stripping est couramment utilisé dans le traitement des varices des membres inférieurs, appliqué soit à la veine saphène interne soit à la veine saphène externe.

Syn. éveinage

saphénectomie

stripping urétéral l.m.

ureteral stripping

1) Technique permettant l'ablation de la totalité de l'uretère par voie endovésicale en complément d'une néphrectomie, par éversion de l'uretère à travers sa propre lumière.
Elle est dérivée de la technique chirurgicale mise au point pour l'ablation des varices des membres inférieurs. Le mot anglais stripping est universellement employé.
2) Complication possible de l'ablation endoscopique des calculs urétéraux.
Elle exige une réparation chirurgicale immédiate par urétéroplastie ou réimplantation.

Syn. retournement urétéral

néphro-urétérectomie

strobe acr. pour “STrengthening the Reporting OBservational studies in Epidemiology”.

Grille d’élaboration et d’évaluation des études observationnelles.

[E1]

Édit. 2020

Stroganoff (méthode de) l.f.

Stroganoff's method

Méthode de traitement médicamenteux autrefois proposée pour traiter la crise d'éclampsie avec de la morphine et du chloroforme.

B. B. Stroganoff, gynécologue russe (1924)

stroma n.m.

stroma (TA)

stroma

Tissu qui constitue la substance de base, la charpente d’un organe.

stroma cornéen l.m.

corneal stroma

Tissu conjonctif transparent représentant près de 90% de l'épaisseur de la cornée, formé de fibrilles de collagène dont les caractéristiques physiques assurent la transparence de la cornée.

stroma cornéen primitif l.m.

primary corneal stroma

Stroma cornéen primitif situé entre l'ectoblaste et la vésicule cristallinienne, qui persiste jusqu'à la sixième semaine de la vie embryonnaire.
Ce stroma primitif, acellulaire et formé de fibres collagènes, est envahi secondairement par des cellules d'origine péricupulaires qui forment progressivement le stroma embryonnaire, puis le stroma adulte, vers le septième mois. Les fibres collagènes du stroma primitif se condensent vers le quatrième mois sur la face postérieure de la membrane basale de l'épithélium et forment la membrane de Bowman.

W. Bowman, Sir, anatomiste et ophtalmologiste britannique (1816-1892)

Syn. mésostroma, membrana prima

Bowman (mmbrane de)

[A4, P2]

Édit. 2018

stroma de l'iris l.m.

stroma iridis (TA)

stroma of iris

Couche conjonctivo-vasculaire de l’iris, limitée en avant par l’endothélium irien et en arrière par le muscle dilatateur de la pupille doublé de l’épithélium irien.
Cette couche est formée par un tissu conjonctif lâche contenant les cellules étoilées pigmentaires dont dépend la coloration de l’iris, des cellules-amas situées près de la surface du muscle sphincter de la pupille (grosses cellules rondes fortement chargées de pigments), des vaisseaux entourés d’une adventice épaisse et le muscle sphincter de la pupille.

stroma desmoplasique l.m.

desmoplastic stroma

stroma tumoral

stroma érythrocytaire l.m.

erythrocyte stroma

Préparation d'antigènes D obtenue à partir de la paroi de globules rouges rhésus positif.
Autrefois ingérée par les femmes enceintes atteintes d'iso-immunisation rhésus, elle visait, grâce à cet excès d'antigènes, à provoquer une immunosuppression paralysant la fabrication des agglutinines anti-D.

antigène D

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