achalasie cricopharyngienne l.f.
cricopharyngeal achalasia
Gène à la déglutition avec régurgitations alimentaires, correspondant à un défaut de synchronisation entre la propulsion des aliments dans l’hypopharynx, la contraction des muscles constricteurs et la relaxation du muscle cricopharyngien au moment de la déglutition.
Son traitement est fondé sur la myotomie du muscle cricopharyngien.
Édit. 2018
Étym. gr. a : privatif ; chalasis : relâchement
[C2,H1,P1]
actine (filaments d') l.m.p.
actin filaments
Structures filamenteuses correspondant à une protéine contractile et faisant partie du cytosquelette de nombreuses cellules, dont celles du muscle strié et du muscle lisse ainsi que des cellules myo-épithéliales.
Elles servent de marqueur immunohistochimique pour la reconnaissance de ces cellules.
Étym. gr. aktis : rayon
→ actine
[C1,C3 ]
Édit. 2017
actomyosine l.f.
actomyosin
Complexe formé par l'association de myosine et d'actine donnant au muscle, notamment le myomètre, sa contractilité.
La régulation de l'interaction myosine-actine dans le muscle lisse est sous l'influence de la phosphorylation d'une chaîne légère de la myosine par la myosine-kinase, donc de l'ATP, et de la diffusion des ions calcium.
[C1,C2,C3]
agoniste adj.
agonist
Se dit d’une action qui concourt au même effet qu’une autre ou d’un organe qui agit en synergie avec un autre.
1) En physiologie musculaire, un muscle qui provoque un mouvement est agoniste de celui qui, susceptible de s’opposer à ce mouvement est dit antagoniste : ex. dans la flexion de l’avant-bras sur le bras les muscles brachial et biceps brachial sont synergiques et agonistes du muscle triceps brachial qui, extenseur de l’avant-bras sur le bras, est leur antagoniste.
2) En pharmacologie, se dit d'une substance, endogène ou exogène qui active le même récepteur cellulaire entraînant les mêmes effets que ceux observés lors de l'activation du récepteur par le médiateur endogène normal. La fixation sur le récepteur est le plus souvent réversible et plus ou moins spécifique. Cette spécificité est plus ou moins grande selon le sous-type de récepteur, par ex. les différents bêta-mimétiques agissent plus ou moins spécifiquement sur les récepteurs cardiaques bêta1 ou bronchiques bêta 2.
De très nombreux agonistes sont utilisés en thérapeutique : par ex. les agonistes des récepteurs muscariniques, nicotiniques, sérotoninergiques, opiacés et adrénergiques alpha ou bêta. L'utilisation prolongée d'un agoniste amène la désensibilisation progressive des récepteurs selon un mécanisme (internalisation des récepteurs) qui n'est pas bien élucidé. Cela se traduit par l'affaiblissement progressif de l'effet du médicament amenant à augmenter progressivement les doses, phénomène proche de la tachyphylaxie, qui a été surtout décrit en réanimation lors de l'utilisation prolongée des sympathomimétiques en administration intraveineuse continue.
Le terme « agoniste » est également utilisé comme adjectif.
Étym. gr. agos : combattant ; lat. ago, agere : mettre en mouvement
Ant. antagoniste
[C2,G3,G5]
Édit. 2019
androgènes n.m.p.
androgen
Hormone stéroïde mâle, à 19 atomes de carbone et une fonction oxygénée sur le carbone 17, sécrétée par le testicule, les surrénales et en petite quantité par l’ovaire, responsable des caractères sexuels primaires, secondaires et tertiaires chez l'homme, contribuant dans le sexe féminin au développement de la pilosité, du muscle et à la libido.
Le testicule, par les cellules de Leydig du tissu interstitiel et, à un moindre degré, l’ovaire par la thèque interne, produisent, sous contrôle de la LH hypophysaire, la testostérone et l’androstènedione. Dans la zone réticulée des surrénales, sous le contrôle de l'ACTH antéhypophysaire, est produite la déhydro-épi-androstérone DHEA) qui n’a pas de récepteur spécifique, mais est susceptible de s’activer en androgènes (androstènedione et testostérone) puis de s’aromatiser en estrogènes ; le sulfate de DHEA, spécifiquement produit par la surrénale, est quantitativement le plus abondant . Le précurseur obligatoire de la biosynthèse des androgènes testiculaires est le cholestérol. La testostérone est directement active au niveau du muscle. Son action virilisante sur les autres récepteurs nécessite sa réduction préalable en dihydrotestostérone sous l’influence de la 5 alpha-réductase. Ces hormones exercent en outre un effet anabolisant sur les protides et sur les lipides. Elles majorent le risque athérogène. Le catabolisme des androgènes est hépatique. Ils s’éliminent dans l’urine sous forme de 17 cétostéroïdes.
[C3, M4, O3, O4]
Édit. 2020
angle de la mandibule l.m.
angulus mandibulae (TA)
angle of mandible
Angle formé par les droites tangentes au bord postérieur de la branche montante de la mandibule et au bord inférieur du corps de la mandibule.
Il donne insertion sur sa face médiale au muscle ptérygoïdien médial et sur sa face latérale au muscle masséter. En avant du masséter se trouve souvent une dépression due au passage de l'artère faciale. Le sommet virtuel de cet angle est le gonion, point crâniométrique utilisé en anthropologie.
Syn. anc . angle de la mâchoire, gonion (impropre)
[A1, P3]
Édit. 2020
anneau inguinal superficiel l.m.
anulus inguinalis superficialis (TA)
superficial inguinal ring
Orifice par lequel la paroi antérieure du canal inguinal s’ouvre dans les tissus sous-cutanés de la paroi abdominale antérieure, au-dessus et en dehors du tubercule pubien, au-dessus de l’extrémité médiale du ligament inguinal.
Il est compris entre deux faisceaux tendineux du muscle oblique externe de l’abdomen : latéralement le pilier latéral qui se fixe au tubercule pubien du même côté, en dedans le pilier médial qui se fixe au tubercule pubien du côté opposé. Cet orifice est allongé de haut en bas et de dehors en dedans. Son extrémité supérieure et latérale, effilée, est arrondie par des fibres arciformes médiales naissant du muscle oblique externe de l’abdomen du côté opposé : les fibres intercurales. Il livre passage aux éléments du cordon inguinal chez l’homme, au ligament rond chez la femme.
Syn. anneau inguinal externe (impropre), orifice superficiel du canal inguinal
[A1, L2]
Édit. 2020
anus n.m.
anus (TA)
anus
Orifice terminal du tube digestif, situé au niveau du périnée postérieur, à l’extrémité inférieure du sillon interglutéral.
Au repos, il a la forme d’une petite fente antéro-postérieure ou d’un simple point d’où partent des plis radiés. La peau qui l’entoure (marge de l’anus) est très fine, garnie de poils et riche en glandes sudoripares et sébacées. Cet orifice est pourvu, sous la peau, d’un muscle sphincter strié, le muscle sphincter externe de l’anus.
aponévrose n.f.
aponeurosis (TA)
aponeurosis
Toute membrane constituée de fibres conjonctives denses qui enveloppe un muscle (aponévrose de revêtement), qui sert de moyen d’insertion pour un muscle plat (aponévrose d’insertion), qui contribue à la constitution d’une cloison entre deux muscles contigus (cloison intermusculaire) ou qui forme une séparation entre certains plans musculaires (fascia).
Syn. fascia
arcade tendineuse du fascia pelvien l.f.
arcus tendineus faciae pelvis (TA)
tendinous arch of pelvic fascia
Epaississement du fascia pelvien étendu de l’extrémité médiale de l’attache pubienne du muscle élévateur de l’anus à la face interne de l’épine ischiatique.
Légèrement arqué et concave en haut, il ne donne attache à ses extrémités qu’à quelques fibres du muscle élévateur de l’anus et passe en pont au-dessus du corps charnu lui-même.
Syn. anc. arc tendineux de l’aponévrose pelvienne
arcade tendineuse du muscle élévateur de l'anus l.f.
arcus tendineus musculi levatoris ani (TA)
tendinous arch of levator ani
Epaississement du fascia obturateur à sa jonction avec l’aponévrose pelvienne.
Elle s’étend de l’orifice profond du canal obturateur à la face interne de l’épine ischiatique. Elle semble donner insertion à la partie latérale (sphinctérienne) du muscle élévateur de l’anus. En réalité les fibres de ce muscle, confondues à partir de cette arcade avec celles du fascia obturateur, remontent se fixer au voisinage de la ligne arquée de l’ilium.
Syn. anc. arc tendineux du releveur de l’anus
artère arquée du pied l.f.
arteria arcuata pedis (TA)
arcuate artery of foot
Branche collatérale de l’artère dorsale du pied dont elle se détache au niveau des articulations métatarso-cunéennes.
Elle glisse entre le muscle court extenseur des orteils et la base des métatarsiens et s’anastomose à son extrémité externe avec un rameau de l’artère latérale du tarse. De l’arcade ainsi formée naissent : 1) des rameaux postérieurs pour les os et les articulations du tarse et pour le muscle court extenseur des orteils ; 2) des rameaux antérieurs qui gagnent les 2ème 3ème et 4ème espaces interosseux ; 3) des rameaux perforants qui s’anastomosent verticalement avec la portion transversale de l’artère plantaire latérale.
Syn. anc. artère transverse externe du métatarse, arcade dorsale du tarse, artère dorsale du métatarse
artère cervicale profonde l.f.
arteria cervicalis profunda (TA)
deep cervical artery
Branche supérieure du tronc costo-cervical.
Elle se dirige d’abord en arrière, passant entre le col de la première côte et le processus costiforme de la septième vertèbre cervicale, puis atteint la nuque où elle monte verticalement entre le muscle transversaire épineux et le muscle semi-épineux de la tête.
artère circonflexe iliaque profonde l.f.
arteria circumflexa ilium profunda (TA)
deep circumflex iliac artery
Branche collatérale née de la face latérale de l’artère iliaque externe au-dessus du ligament inguinal.
Elle chemine dans un dédoublement du fascia iliaque jusqu’à l’épine iliaque antéro-supérieure. Elle se bifurque en deux branches terminales : l’une ascendante ou abdominale se ramifie dans les muscles et téguments de la paroi abdominale et s’anastomose avec l’artère épigastrique inférieure, l’artère épigastrique superficielle et les artérioles lombaires ; l’autre horizontale ou iliaque suit la crête iliaque, perfore le muscle transverse de l’abdomen et s’anastomose avec l’artère ilio-lombale, formant une arcade artérielle qui irrigue en haut les muscles de la paroi lombaire et en bas les muscles glutéaux et le muscle tenseur du fascia lata.
Syn. anc. artère circonflexe iliaque, artère épigastrique inférieure et externe
artère épigastrique inférieure l.f.
arteria epigastric inferior (TA)
inferior epigastric artery
Artère qui se détache du bord médial de l’artère iliaque externe.
Elle décrit une crosse à concavité latérale en arrière du ligament inguinal et de l’orifice profond du canal inguinal, au-dessous du conduit déférent ou du ligament rond. Elle monte ensuite dans la paroi abdominale antérieure, depuis le milieu du ligament inguinal juqu’à l’ombilic, tout d’abord en avant du fascia transversalis, puis sous la ligne arquée et pénètre dans la gaine du muscle droit de l’abdomen, à sa face profonde, pour s’épuiser dans ce muscle. Ses branches collatérales sont l’artère crémastérique ou l’artère du ligament rond de l’utérus, un rameau anastomotique avec l’artère obturatrice, et un rameau rétro-pubien. Il y a des anastomoses profondes avec la branche abdominale de l’artère thoracique profonde et des anastomoses superficielles avec l’artère épigastrique superficielle et les artères lombaires.
Syn. anc. artère épigastrique
artère faciale l.f.
arteria facialis (TA)
facial artery
Artère naissant de la face antérieure de l’artère carotide externe, au-dessus de l’artère linguale et de la grande corne de l’os hyoïde.
Profonde dans sa partie cervicale et superficielle au niveau de la face, elle a un trajet très sinueux. Elle s’engage sous le ventre postérieur du muscle digastrique et sous le muscle stylo-hyoïdien, elle contourne la glande submandibulaire, elle fait un crochet autour du bord inférieur de la mandibule et se dirige en haut et en avant vers la commissure des lèvres. Puis elle chemine en regard du sillon naso-génien où elle prend le nom d’artère angulaire. Elle donne de nombreuses branches collatérales : artère palatine ascendante, artère ptérygoïdienne, rameau tonsillaire, artère submaxillaire, artère submentonnière, artère massétérique, artères labiales inférieure et supérieure, artère de l’aile du nez. Elle est l’artère principale de la face.
Syn. anc. artère maxillaire externe
artère fémorale l.f.
arteria femoralis (TA)
femoral artery
Artère principale du membre inférieur qui fait suite à l’artère iliaque externe au-dessous du ligament inguinal.
Elle descend à la partie antéro-médiale de la cuisse, depuis le milieu du ligament inguinal jusqu’au hiatus tendineux du muscle grand adducteur, au bord postérieur du condyle médial du fémur. Du ligament inguinal à l’origine de l’artère profonde de la cuisse, le tronc principal, dit artère fémorale commune, fournit l’artère épigastrique superficielle, l’artère circonflexe iliaque superficielle et les artères honteuses latérales supérieure et inférieure. Après le départ de l’artère profonde de la cuisse, l’artère fémorale dite superficielle donne, près de sa terminaison, l’artère descendante du genou. Au-dessous du hiatus tendineux du muscle grand adducteur elle se continue en artère poplitée.
Syn. anc. artère fémorale primitive, artère crurale
artère fibulaire l.f.
arteria fibularis ; arteria peronea (TA)
fibular artery ; peroneal artery
Branche latérale du tronc tibio-fibulaire qui descend dans la loge postérieure de la jambe en fournissant des rameaux au muscle soléaire, au muscle long fléchisseur des orteils, aux muscles long et court fibulaires, et le rameau nourricier de la fibula.
Elle se termine en deux branches, l’artère fibulaire antérieure et l’artère fibulaire postérieure et s’anastomose au-dessus de la malléole médiale avec l’artère tibiale postérieure.
Syn. artère péronière
→ artère fibulaire antérieure, artère péronière postérieure
artère glutéale inférieure l.f.
arteria glutea inferior (TA)
inferior gluteal artery
La plus grosse branche terminale du tronc antérieur de l’artère iliaque interne.
Intrapelvienne en avant du plexus sacral, elle passe entre le deuxième et le troisième nerf sacré (ou entre le troisième et le quatrième), à la face antérieure du muscle piriforme. Elle sort du pelvis par la grande incisure ischiatique, au-dessous du muscle piriforme, en dedans du paquet vasculo-nerveux pudendal. Elle croise ensuite par l’arrière la région glutéale qu’elle traverse de haut en bas. Elle se distribue aux éléments inféro-médiaux de la région et à la partie proximale de la cuisse. Elle s’anastomose avec l’artère glutéale supérieure, les deux artères circonflexes fémorales et les artères perforantes de la cuisse.
Syn. anc. artère ischiatique
artère iliaque externe l.f.
arteria iliaca externa (TA)
external iliac artery
Branche latérale de bifurcation de l’artère iliaque commune.
Elle est destinée au membre inférieur. Satellite du bord médial du muscle ilio-psoas qu’elle suit depuis son origine en dedans de l’interligne sacro-iliaque jusqu’à sa terminaison au milieu du ligament inguinal où elle prend le nom d’artère fémorale. Elle fournit quelques rameaux aux nœuds lymphatiques et au muscle ilio-psoas et deux collatérales plus volumineuses, l’artère épigastrique inférieure et l’artère circonflexe iliaque profonde.
Syn. anc. arteria cruralis iliaca, arteria iliaca anterior
artère inféro-latérale du genou l.f.
arteria inferior lateralis genus (TA)
inferior lateral genicular artery
Artère née de la face latérale de l’artère poplitée, à hauteur de l’interligne articulaire du genou.
Elle contourne le ménisque latéral à la face profonde du ligament collatéral fibulaire et se distribue à la partie antéro-latérale du genou, à l’articulation tibio-fibulaire proximale, au muscle poplité et au muscle gastrocnémien latéral.
Syn. anc. artère articulaire inféro-externe du genou
artère inféro-médiale du genou l.f.
arteria inferior medialis genus (TA)
inferior medial genicular artery
Artère née de la face médiale de l’artère poplitée, à hauteur de l’interligne articulaire du genou.
Elle se porte en bas et en dedans, contourne le condyle médial du tibia à la face profonde du ligament collatéral tibial et se distribue à la partie antéro-médiale du genou, au muscle poplité, au muscle gastrocnémien médial et aux tendons des muscles de la patte d’oie.
Syn. anc. artère articulaire inféro-interne du genou
artère palatine ascendante l.f.
arteria palatina ascendens (TA)
ascending palatine artery
Branche collatérale de l’artère faciale qui naît du premier coude de celle-ci.
Au cours de son trajet ascendant elle perfore le diaphragme stylien, gagne la paroi latérale du pharynx et s’y distribue. Elle fournit l’artère tonsillaire, des rameaux au muscle tenseur du voile du palais et au muscle élévateur du voile du palais et l’artère principale du voile du palais. Elle se termine au niveau de la trompe auditive.
Syn. anc. artère palatine inférieure
artère poplitée l.f.
arteria poplitea (TA)
popliteal artery
Artère qui fait suite à l’artère fémorale à partir de l’anneau du muscle grand adducteur.
Elle traverse la fosse poplitée presque verticalement selon son axe médian, avec les autres éléments vasculo-nerveux. Elle se termine au niveau de l’arcade tendineuse du muscle soléaire où elle se bifurque en artère tibiale antérieure et tronc tibio-péronier. Elle donne les artères supéro-latérale, supéro-médiale, médiane, inféro-latérale et inféro-médiale du genou. Elle fournit des rameaux cutanés et de nombreux rameaux musculaires dont les artères surales.
artère sacrée latérale inférieure l.f.
inferior lateral sacral artery
L’une des trois branches pariétales intrapelviennes du tronc postérieur de l’artère iliaque interne.
Elle descend en avant des nerfs sacrés, en regard des trous sacrés antérieurs, et se termine au niveau de l’articulation sacrococcygienne en s’anastomosant avec une branche de l’artère sacrale médiane. Elle continue, par sa distribution, la série des artères intercostales et des artères lombales. Elle donne des branches latérales pour le muscle piriforme et le muscle coccygien, et des branches médiales, anastomosées avec les branches latérales de l’artère sacrale médiane. Ses branches dorsales s’enfoncent dans les 2ème, 3ème et 4ème trous sacrés et se divisent en rameaux dorsaux et spinaux qui ont la même disposition que ceux de l’artère sacrée latérale supérieure.