veine subclavière l.f.
vena subclavia (TA)
subclavian vein
Gros tronc veineux qui traverse la région susclaviculaire.
Il fait suite à la veine axillaire en avant de l’artère axillaire, en regard du bord inférieur du muscle subclavier. Il se termine, après réunion avec la veine jugulaire interne, en arrière de l’articulation sterno-claviculaire en constituant la veine brachio-céphalique. La veine subclavière reste, dans tout son trajet, antérieure et inférieure par rapport à l’artère dont elle est séparée, au niveau de la première côte, par le muscle scalène antérieur. Elle repose sur le fascia endothoracique du versant antérieur de la coupole pleurale. Elle répond à ce niveau, à droite au nerf vague et phrénique et à l’anse subclavière, et à gauche au nerf phrénique et à l’anse subclavière. Elle reçoit parfois la veine intercostale supérieure à droite mais aucune des autres veines satellites des collatérales de l’artère subclavière. Elle reçoit constamment les veines jugulaires externe et antérieure. Elle draine un vaste territoire comprenant le membre supérieur, une partie du cou et de la face, la paroi thoracique et la région scapulaire.
J. Lisfranc, chirurgien français, Membre de l'Académie de médecine (1787-1847)
Syn. anc. veine sous-clavière
[A1, K4]
Édit. 2020
veines articulaires temporo-mandibulaires l.f.p.
venae articulares temporomandibulares (TA)
articular temporomandibular veins
Branches collatérales des veines temporales superficielles, issues des plexus veineux péri-articulaires de l’articulation temporo-mandibulaire.
Elles se trainent par l’intermédiaire du plexus ptérygoïdien.
[A1, K4, P3]
Édit. 2020
veines obturatrices l.f.p.
venae obturatoriae (TA)
obturator veins
Ensemble des veines satellites de l’artère obturatrice et de ses branches terminales.
Elles confluent habituellement en un tronc unique qui fait suite aux deux branches latérale et médiale satellites des artères. La branche d’origine latérale, très volumineuse, reçoit les veines de l’articulation coxo-fémorale et les veines du plexus obturateur qui cheminent sur les deux faces de la membrane obturatrice. La branche médiale, plus grêle, reçoit les veines musculaires et les veines des organes génitaux externes ; elle remonte dans le canal obturateur (élément le plus inférieur du paquet vasculo-nerveux), longe la face interne du bassin et participe, comme branche d’origine pariétale, à la constitution de la veine iliaque interne ; elle est anastomosée avec la veine circonflexe postérieure, avec les veines pudendales externes, avec le plexus veineux rétro-pubien. L'anastomose avec la veine épigastrique inférieure ou la veine iliaque externe est fréquente, une fois sur 3, cette anastomose peut se faire avec un véritable abouchement terminal; elle peut contribuer aux risques vasculaires lors de la cure des hernies de l'aine, en particulier avec la "corona mortis" formée par l'anastomose entre l'artère iliaque externe et l'obturatrice.
[A1]
Édit. 2019
veines tympaniques l.f.p.
venae tympanicae (TA)
tympanic veins
Veines satellites de l’artère tympanique.
Elles se jettent soit dans la partie superficielle du plexus veineux ptérygoïdien située sur la face externe du muscle ptérygoïdien latéral, soit dans le plexus veineux situé autour de l’articulation temporo-mandibulaire et tributaire de la veine temporale superficielle.
[A1,, K4, P1]
Édit. 2020
voûte acromioclaviculaire l.f.
acromio claviculare (vault)
Voûte ostéofibreuse surplombant l'articulation scapulohumérale.
Elle est formée en arrière par l'acromion, en avant par le ligament acromiocoracoïdien (coracoacromial). Elle surplombe la coiffe des courts rotateurs de l'épaule et donne insertion par son bord latéral au deltoïde.
[A1]
Édit. 2015
Walther Müller (incidence de) l.f.
Walter-Muller's view
Incidence radiographique axiale des sésamoïdes de l’hallux et de l'articulation sésamoïdo-capito-métatarsienne, réalisée sur le sujet en procubitus.
W. Müller, chirurgien orthopédiste allemand (1888-1945)
Watson-Jones (voie d'abord de) l.f.
Watson-Jones’ approach
Abord antérolatéral de l’articulation de la hanche, au bord antérieur du muscle moyen fessier gluteal (gluteus medius).
R. Watson-Jones, Sir, chirurgien britannique (1935)
Worth Black (amblyoscope de) l.m.
Worth Black’s amblyoscope
Ancêtre du synoptophore constitué de deux tubes rendus solidaires par une articulation verticale permettant de tester des sujets présentant une déviation strabique allant de 60° de convergence à 20° de divergence.
La mire placée à l'extrémité de chacun des tubes est réfléchie par un miroir dont l'image est observée dans l'oculaire ; la puissance de chaque oculaire est calculée pour que l'image observée dans le miroir soit vue à l'infini. L'accommodation est ainsi relâchée. Une vis permet d'adapter l'angulation entre les deux tubes à la déviation strabique. Les divers amblyoscopes dérivent de l'appareil de Worth.
C. A. Worth, ophtalmologiste britannique (1869-1936) ; N. M. Black, ophtalmologiste américain (1906)
camptodactylie n.f.
camptodactylia
Déformation d’un ou de plusieurs doigts en flexion permanente.
Le plus souvent la camptodactylie est congénitale et intéresse l’articulation interphalangienne proximale du 5ème doigt, plus rarement du 4ème ou du 3ème doigt.
Elle est observée dans la Maladie de Gordon où elle s’associe à un pied bot et à une fente palatine.
L. Landouzy, médecin interniste français, membre de l'Académie de médecine (1885)
Étym. gr. camptos : recourbé, dactylos : doigt
→ syndactylie, clinodactylie, Gordon (maladie de)
[A1,A4,I2,O6,Q2,Q3]
Édit. 2017
camptodactylie du pouce n.f.
trigger finger
Flexion permanente de l’articulation interphalangienne du pouce.
Elle correspond habituellement à un blocage du pouce à ressaut.
Étym. gr. camptos : courbe ; daktulos : doigt
[I1,I2]
Édit. 2018
échancrure sacro-iliaque l.f.
sacroiliac notch
En obstétrique et non en anatomie, dépression située de part et d’autre du promontoire, limitée en arrière par l’aileron sacré et l’articulation sacro-iliaque.
Elle limite en arrière les diamètres obliques du bassin obstétrical. Elle représente un des pôles de l’ellipse d’engagement de la présentation fœtale.
[A1, O3]
Édit. 2019
prothèse totale de hanche l.f.
total hip arthroplasty
Dispositif remplaçant les composantes céphalique et acétabulaire de l'articulation coxofémorale.
Chaque composante peut être scellée (cimentée) ou enfoncée à force, impactée (sans ciment). Les couples de friction sont variés : métal/polyéthylène, céramique/polyéthylène, céramique d'alumine/céramique d'alumine ou, plus rarement, métal/métal. Certaines prothèses, dites à double mobilité, comportent deux surfaces de glissement concentriques, dans le but d'accroître la stabilité.
La prothèse totale de hanche, de plus en plus fiable, constitue le traitement ultime des pathologies destructrices de hanche: coxarthrose, altération post-traumatique, ostéonécrose de la tête fémorale....
.
Prothèses de hanche normales cimentée et sans ciment
R. et J. Judet, orthopédistes français, implantèrent en 1946 la première prothèse totale de hanche (1946)
Sigle PTH
→ prothèse, coxarthrose, ostéonécrose aseptique de la tête fémorale
[I2]
Édit. 2019
prothèse intermédiaire de hanche l.f.
femoral hip arthroplasty
Prothèse partielle de hanche, dite aussi prothèse céphalique, ne remplaçant que la composante fémorale de l'articulation et laissant en place l'acétabulum naturel.
Elle est indiquée principalement chez les patients âgés à la suite d'une facture du col du fémur avec acétabulum normal. Cette prothèse se reconnaît facilement sur une radiographie : le toit de l'acétabulum reste visible.
A. Moore, chirurgien orthopédiste britannique effectua la première chirurgie de remplacement de la tête du fémur par une prothèse métallique (1942)
Réf. A. Moore (1899-1963), chirurgien orthopédiste britannique
[I2]
Édit. 2019
prothèse totale du genou l.f.
total knee arthroplasty
Dispositif remplaçant les surfaces articulaires fémorale, tibiale et parfois patellaire de l'articulation du genou.
Les prothèses totales du genou, dont existent de multiples modèles, sont composées d'une pièce métallique fémorale, d'une pièce métallique tibiale, avec, entre les deux, un patin polyéthylène. S'y ajoute souvent un insert patellaire polyéthylène fixé à la face postérieure de la patella.
Chaque composant peut être scellé (cimenté), impacté ou vissé (sans ciment). Le couple de friction est, dans la très grande majorité des cas, constitué de métal (nickel-chrome) sur du polyéthylène.
Les prothèses de genou se divisent en deux grandes catégories:
- les prothèses à glissement, où la pièce fémorale glisse sur la pièce tibiale par l'intermédiaire d'un insert polyéthylène. Ces prothèses peuvent
avoir un plateau fixe ou mobile, être ultracongruantes et/ou postéro-stabilisées.
- les prothèses contraintes, où existe une charnière entre la pièce fémoral et la pièce tibiale. Ces dernières sont en général des prothèses de reprise.Prothèse totale du genou cimentée
Prothèse totale du genou non cimentée
Sigle PTG
→ prothèse unicompartimentale du genou
[I2]
Édit. 2019
aire praxique l.f.
Aire du cortex impliquée dans le langage.
Le gène Foxp2 (Forkhead-box P2) qui s’y trouve est associé à la capacité de parole chez l’Homme et au chant des Oiseaux. Il code pour la protéine FOXP2 qui joue un rôle central dans le développement des capacités de langage et de parole. Des mutations dans le gène et la perte des propriétés de la protéine qui en résultent conduisent chez l’Homme à des troubles du langage et de la parole, en particulier en ce qui concerne l'articulation et la compréhension du langage.
[C1, H1, Q2]
Édit. 2020
gene Foxp2
Forkhead-box P2
Gène codant pour la protéine de même nom qui est un facteur de transcription de nombreux autres gènes et joue un rôle majeur dans le développement du langage et de la parole en ce qui concerne l’articulation, mais aussi la compréhension
Le gène est situé sur le bras long du chromosome 7 et code pour une protéine de 715 acides aminés dont le domaine Forkhead se lie à l’ADN. Cette protéine intervient dans les communications verbales chez l’homme comme chez l’animal. Des variants du gène ont été retrouvés dans la schizophrénie et l’autisme. Une famille porteuse d’une mutation (famille KE) a été particulièrement étudiée. Les sujets porteurs sont atteints de dyspraxie verbale (difficulté de répéter les mots usuels et inventés) et orofaciale limitée aux muscles de la face. Cette maladie héréditaire est à transmission autosomique dominante.
[L1, Q1, Q2]
Édit. 2020
acampsie n.f.
acampsia
Rigidité d’une articulation.
Étym. gr. kampstein : se courber
[A1, I2]
Édit. 2020