synchondrose sphéno-ethmoïdale l.f.
synchondrosis sphenoethmoidalis (TA)
spheno-ethmoidal synchondrosis
Articulation qui unit le bord antérieur du jugum sphénoïdal au bord postérieur de la lame criblée de l’os ethmoïde d’une part, et la crête sphénoïdale au bord postérieur de la lame perpendiculaire de l’os ethmoïde d’autre part.
synchondrose sphéno-pétreuse l.f.
synchondrosis sphenopetrosa(TA)
sphenopetrosal synchondrosis
Articulation entre le bord postéro-interne de la grande aile de l’os sphénoïde et le bord antérieur de la partie pétreuse de l’os temporal.
Syn. anc. inc. suture sphéno-pétreuse
syndesmose tibio-fibulaire l.f.
syndesmosis tibiofibularis (TA)
tibiofibular syndesmosis , inferior tibiofibular joint
Union fibreuse entre le tibia et la fibula.
Elle se fait à distance par l’intermédiaire de la membrane interosseuse de la jambe et de façon plus rapprochée au niveau de l’articulation tibio-fibulaire distale par l’intermédiaire des ligaments tibio-fibulaires antérieur et postérieur.
→ articulation tibio-fibulaire distale
syndrome de Costen l.m.
Costen's syndrome
Algies faciales prédominant dans la région de l'oreille, dont les irradiations peuvent être très étendues.
Elles proviennent d'un déséquilibre de l'articulation temporomaxillaire dû à un articulé dentaire défectueux.
J.B. Costen, oto-rhino-laryngologiste américain (1934)
Syn. algo-dystrophie temporo-maxillaire
[H1,P3]
syndrome otomandibulaire l.f.
otomandibular dysostosis
Agénésie uni- ou bilatérale du maxillaire inférieur avec déviation latérale de la bouche et macrostomie, anomalie de l'articulation temporomaxillaire et de l'oreille externe.
L’affection touche le crâne, l'étage supérieur de la face et la mâchoire. Il y a une hypoplasie de tout un côté, une protrusion de la cavité orbitaire, de la fente palatine avec une agénésie du pavillon de l'oreille et du conduit auditif externe (surdité de transmission). L’examen des yeux montre un kyste dermoïde de la cornée avec un dermolipome de la conjonctive et de la paupière inférieure, une dystopie canthale, un colobome irien, choroïdien, et rétinien. L’ensemble correspond à la fente 7 de Tessier. L'hérédité est indéterminée.
J. François, baron, membre de l'Académie de médecine et L. Haustrate, ophtalmologistes belges (1954)
Syn. microsomie hémifaciale, François et Haustrate (syndrome de)
→ macrostomie,surdité de transmission, dermolipome, colobome de l'iris de la choroïde et de la rétine, dystopie canthale
[P1, P2, Q3]
Édit. 2018
synergie n.f.
synergiy
Association et coordination pour une même action de plusieurs systèmes, organes ou produits.
1) La synergie musculaire peut être additive, par exemple par mise en tension des fibres d'un même muscle. Elle peut être soustractive : par ex. un muscle agoniste peut agir en synergie avec un antagoniste pour stabiliser une articulation.
2) La synergie peut potentialiser: c'est le cas de certaines associations d'antibiotiques dont l'action se trouve augmentée au-delà de la simple addition des effets de chacun.
Étym. gr. sun :avec ; ergon : action
synostose congénitale l.f.
La synostose congénitale est fréquente entre les os du carpe ou du tarse ; entre les divers segments de la main et des doigts.
Elle se rencontre dans de nombreux syndromes malformatifs.
Aux membres, elle peut être transversale (radio-ulnaire, tibio-fibulaire) ou, plus rarement, longitudinale (huméro-radiale, huméro-ulnaire, fémoro-tibiale) avec perte de la mobilité de l’articulation correspondante. Les vertèbres en synostose induisent le plus souvent des déformations évolutives en cours de croissance, cyphose ou scoliose. Les synostoses des os du crâne, ou crâniosynostoses, en période fœtale provoquent des crâniosténoses facteurs de compression cérébrale.
Chez l’enfant la soudure osseuse peut être retardée : il n’y a pas de mobilité entre les deux os, qui restent séparés par un interstice marqué sur les radiographies par une ligne claire correspondant habituellement à du tissu fibrocartilagineux ou fibreux (os du crâne), qui peut s’ossifier secondairement ;
Étym. gr. sun : avec ; osteon : os
→ synostose, craniosynostose, symphalangie, synostose radiocubitale supérieure, synostose spondylo-carpo-tarsale (syndrome de)
synovialosarcome n.m.
synovialsarcoma
Tumeur maligne survenant dans 80% des cas à l'articulation du genou chez des adultes jeunes, mais pouvant aussi intéresser d’autres articulations (épaule, coude, hanche) et des tissus conjonctifs dans tout l’organisme (cou, spécialement de la région rétropharyngée, cavité buccale, paroi abdominale et thoracique).
Elle se développe au contact des articulations, des tendons et des bourses séreuses, rarement de la membrane synoviale. Bien circonscrite, elle est ferme, de couleur gris rosé et contient de fréquentes calcifications.
Histologiquement, elle est faite d'une prolifération biphasique : mélange de zones d'aspect glanduliforme et d'un stroma sarcomateux avec une architecture qui rappelle une synoviale. Exceptionnellement existe une métaplasie malpighienne au niveau du composant épithélial. On peut observer des zones de hyalinisation, de calcification, de métaplasie osseuse ou cartilagineuse au niveau du composant sarcomateux.
La tumeur peut récidiver localement et métastaser à distance, particulièrement au niveau du poumon et des ganglions lymphatiques.
Le traitement préférentiel est l'excision locale avec large marge de tissu sain et radiothérapie à forte dose ; le taux de survie après cette thérapeutique serait proche de 50% à 5 ans et de 84% à 5 ans dans la variante de sarcome synovial calcifiant. Le pronostic est également lié à l'âge (il est meilleur chez les malades jeunes), à la taille (il est meilleur quand la tumeur est d'un diamètre inférieur à 5 cm), et à l'activité mitotique (il est meilleur lorsqu'on dénombre moins de 15 mitoses pour 10 champs microscopiques à fort grossissement).
Syn. synoviosarcome
Thiemann (maladie de) l.f.
Thiemann's syndrome
Gonflement douloureux de l'articulation interphalangienne proximale des doigts survenant chez l'adolescent et correspondant à une nécrose aseptique de la base de la deuxième phalange.
Cette affection douloureuse atteint habituellement le médius, elle cède spontanément lors de la soudure de l'épiphyse basale de la 2e phalange en fin de croissance et peut laisser des séquelles morphologiques et fonctionnelles légères.
H. Thiemann, chirurgien allemand (1909)
thrombocytopénie-aplasie radiale (syndrome de) l.f.
thrombocytopenia-radial aplasia syndrome
Malformation congénitale autosomique récessive très rare (1/100 000 naissances vivantes), touchant à part égale les garçons et les filles, et caractérisée par une absence bilatérale du radius avec présence des pouces, une thrombocytopénie et d’autres anomalies telles que cardiaques et squelettiques.
Parmi les malformations squelettiques associées retenons des anomalies ulnaires, humérales, voire une phocomélie des membres supérieurs, une luxation de la patella et/ou des hanches, une absence d’articulation tibio-fibulaire, voire une phocomélie des membres inférieurs. La thrombopénie hypomégacaryocytique est constante.
Les anomalies cardiaques sont présentes dans 15-30% des cas : communication interventriculaire ou interauriculaire, persistance du canal artériel, tétralogie de Fallot.
Peut coexister une dysmorphie faciale : micrognathie, front large, oreilles larges, implantées bas en rotation postérieure.
Des malformations rénales ont été signalées.
Un déficit intellectuel survient dans moins de 10% des cas, en règle lié à une hémorragie intracrânienne.
L’affection est autosomique récessive à pénétrance variable, liée à une délétion d’au moins 200Kb en 1q21.1. Le gène en cause, RBM8A (RNA Binding Motif protein 8A) code pour des protéines intervenant dans la fonction des ARN messagers (mARN). Le diagnostic prénatal est possible par échographie et par test génétique.
R. C. Hennekam, pédiatre et généticien néerlandais (2007)
Étym. gr. thrombos : caillot ; cytis : cellule ; penia : pénurie
Syn. TAR syndrom, amégacaryocytose congénitale
Sigle TAR pour thrombocytopénie-aplasie radiale
Réf. R.C. Hennekam – Orphanet, novembre 2007
→ hémimélie radiale, syndrome de Roberts, association malformative VATER, Fanconi (maladie de), embryopathie à la thalidomide.
[A4,F1,O6,Q2,Q3)]
tibia n.m.
tibia (TA)
tibia
Os long qui constitue l’élément principal du squelette de la jambe dont il occupe la partie médiale.
Il s’articule en haut avec le fémur et en bas avec le talus. Son corps ou diaphyse présente trois faces, latérale, médiale et postérieure, et trois bords : un bord antérieur, tranchant et contourné en S italique et très allongé dit crête du tibia ; un bord médial et un bord interosseux. L’extrémité ou épiphyse supérieure est volumineuse faite d’un condyle médial et d’un condyle latéral ; ces condyles supportent les surfaces articulaires supérieures avec chacun des condyles du fémur ; les surfaces articulaires supérieures sont séparées par les aires intercondyliennes antérieure et postérieure entre lesquelles se loge l’éminence intercondylienne avec un tubercule intercondylien médial et un tubercule intercondylien latéral. Le condyle latéral du tibia s’articule avec la tête de la fibula. L’extrémité ou épiphyse inférieure du tibia, moins volumineuse, est prolongée en bas et en dedans par la malléole médiale ; sa facette articulaire malléolaire médiale forme, avec la facette articulaire latérale de la fibula, la mortaise tibio-fibulaire de l’articulation tibio-fibulaire. La face inférieure de l’extrémité inférieure du tibia s’articule avec la face supérieure de la trochlée du talus.
tiroir (signe du) l.m.
drawer test
1° Mobilisation anormale d'une articulation en cas de déchirure ligamentaire permettant un déplacement appréciable d'une surface articulaire par rapport à l'autre.
2° Mobilisation en va et vient du fémur par pulsion et traction sur la cuisse en cas de pseudarthrose lâche du col fémoral.
J.W. Lachman, chirurgien orthopédiste américain (1976)
triquétrum n.m.
os triquetrum (TA)
triquetrum
Os médial de la première rangée des os du carpe.
Sa face supérieure s’articule avec le disque articulaire de l’articulation radio-ulnaire distale ; sa face inférieure s’articule avec l’hamatum ; sa face latérale s’articule avec le lunatum.
Syn. anc. pyramidal, os pyramidal
tronc brachiocéphalique l.m.
truncus bronchiocephalicus (TA)
brachiocephalic trunk
Première branche de l’aorte qui naît à l’union des portions ascendantes et horizontales, un peu à droite de la ligne médiane, et se termine en se divisant en artères carotide commune et subclavière droites.
Oblique en haut, en dehors et un peu en arrière, long de 2 à 3cm, d’un calibre moyen de 13mm, il se divise derrière l’articulation sterno-costo-claviculaire droite. Il est croisé par la veine brachiocéphalique gauche située en avant de lui. En arrière, il est en rapport avec la convexité de la trachée, le nerf vague droit et les nerfs du plexus cardiaque postérieur, à gauche avec l’artère carotide commune gauche puis avec le bord latéral droit de la trachée. La veine brachiocéphalique droite lui est antérieure et latérale.
Syn. anc. tronc artériel brachiocéphalique
tronc lombo-sacré l.m.
truncus lumbosacralis (TA)
lumbosacral trunk
Tronc nerveux résultant de la réunion de la branche antérieure du cinquième nerf rachidien lombaire avec une branche anastomotique que lui envoie la quatrième.
Il descend dans la cavité pelvienne en avant de l’aile de l’os sacrum et de l’articulation sacro-iliaque vers le bord supérieur de la grande incisure ischiatique où il s’unit, au-devant du muscle piriforme, avec la branche antérieure du premier nerf rachidien sacré. Il appartient au plexus sacré.
tubercule latéral du processus postérieur du talus l.m.
tuberculum laterale processus posterioris tali (TA)
lateral tubercle of posterior process of talus
Tubercule du processus postérieur du talus qui borde latéralement le sillon du tendon du muscle long fléchisseur de l’hallux.
C’est une saillie pyramidale triangulaire dont la face inférieure est articulée avec la facette articulaire talaire postérieure du calcanéum. Elle donne insertion à de nombreux faisceaux des ligaments de l’articulation talo-calcanéenne.
Syn. anc. apophyse trigone, processus trigonal tubercule postéro-externe de l’astragale
→ processus postérieur du talus
tubercule médial du processus postérieur du talus l.m.
tuberculum mediale processus posterioris tali (TA)
medial tubercle of posterior process of talus
Saillie osseuse du processus postérieur du talus qui borde en dedans le sillon du tendon du muscle long fléchisseur de l’hallux.
Elle prolonge en arrière la zone d’insertion du ligament collatéral médial de l’articulation talo-crurale. Sur elle s’insèrent les faisceaux ligamentaires du plan profond de ce ligament.
L. Stieda , anatomiste et histologiste allemand (1837-1910)
Syn. anc. tubercule de Stieda, tubercule postéro-interne de l’astragale
→ processus postérieur du talus
tubérosité de l'ulna l.f.
tuberositas ulnae (TA)
tuberosity of ulna
Ensemble des surfaces rugueuses situées sur les faces inférieure et médiale du processus coronoïde.
La face inférieure donne insertion dans sa partie inférieure et médiale au muscle brachial. La face médiale donne insertion aux faisceaux antérieur et moyen du ligament médial de l’articulation du coude ; le faisceau moyen s’insère sur un relief plus marqué, le tubercule coronoïdien.
→ processus coronoïde de l'ulna
tubérosité iliaque l.f.
tuberositas iliaca (TA)
iliac tuberosity
Important relief rugueux situé en arrière de la fosse iliaque interne et au-dessus de la facette auriculaire de l’os coxal.
Il présente à sa partie moyenne une saillie large et arrondie, la pyramide de Farabeuf. Il donne insertion aux ligaments de l’articulation sacro-iliaque.
tumeur à cellules géantes des os l.f.
giant-cell tumor, myeloplaxoma
Tumeur osseuse épiphyso-métaphysaire de l’adulte jeune, principalement entre 20 et 40 ans, formé d’un tissu très vasculaire dans lequel se trouvent de grandes cellules multinucléées les myéloplaxes.
Elle est située le plus souvent à l’extrémité des os longs et plus particulièrement au genou : extrémité distale du fémur et proximal du tibia, dans les os plats ; tout os peut être atteint. La tumeur est ordinairement unique, très rarement multicentrique. Quand elle se développe avant la fermeture du cartilage de croissance osseuse elle est située du côté métaphysaire ; après la fermeture, elle est épiphyso-métaphysaire. D’abord située dans l’os spongieux, elle se développe de façon excentrique, atteint la corticale osseuse qu’elle peut détruire et les tissus mous (et parfois l’articulation adjacente) qu’elle refoule ou envahit. La tumeur,douloureuse, peut former une voussure palpable.
L’imagerie médicale montre une ostéolyse homogène, sans reconstruction osseuse, avec très peu de réaction périostée. Le contenu est mou, de couleur brun-rouge, parfois vacuolaire ou hémorragique. L’examen histologique montre un stroma assez homogène très vasculaire contenant, à côté de cellules mononuclées, de grandes cellules multinucléées, les myéloplaxes ou cellules géantes. L’évolution est variable : certaines formes sont latente (stade 1), le plus souvent la tumeur est active et expansive (stade 2), parfois elle est rapidement évolutive (stade 3).
La nosologie tumorale de cette tumeur n’est pas clairement établie. Bien que la tumeur soit considérée comme bénigne elle peut donner des métastases, pulmonaires le plus souvent de même structure histologique et souvent peu évolutives parfois même résolutives. Une transformation maligne sarcomateuse est rare ; elle se voit au cours de récidives après traitement chirurgical et surtout après radiothérapie (qui n’est pratiquée que pour des tumeurs inaccessibles ou inopérables). Le traitement est chirurgical par exérèse large, curetage ou résection osseuse suivie de comblement ou de reconstruction.
A. P. Cooper, Sir, membre de l'Académie de médecine et B. Travers, chirurgiens britanniques (1818)
Syn. tumeur à myéloplaxes, ostéoclastome, myxoplaxome (désuet)
tumeur blanche l.f.
white swelling
Arthrite tuberculeuse chronique d’une articulation superficielle.
Elle désigne le plus souvent l’arthrite tuberculeuse du genou.
Étym. lat. tumor : gonflement
tunnel de l'organe spiral l.m.
Long tunnel qui parcourt l’organe spiral dans toute l’étendue du conduit cochléaire.
Triangulaire sur une coupe transversale, il repose par sa base sur la membrane spirale du conduit cochléaire. Il est limité latéralement par les deux rangées, médiale et latérale, de piliers de l’organe spiral dont « l’articulation » supérieure ferme le tunnel à sa partie supérieure au-dessous de la membrana tectoria du conduit cochléaire. Ce tunnel est spiralé comme l’organe spiral lui-même.
Syn. anc. tunnel de Corti, canal de Corti
ulna n.m.
ulna (TA)
ulna
Os long de l'avant-bras, situé en dedans du radius, entre la trochlée de l’humérus avec laquelle il est articulé et le carpe dont il reste séparé par le disque articulaire de l’articulation radio-ulnaire distale.
Le corps de l’ulna comporte trois faces, antérieure, postérieure et médiale, et trois bords interosseux antérieur et postérieur. Il est solidaire du radius par les deux articulations radio-ulnaires proximale et distale, et par la membrane interosseuse antébrachiale.
Syn. anc. cubitus
valgus adj. et n. m.
valgus
Défaut d’axe d’un os, d’une articulation ou d’un segment de membre qui l’éloigne, dans le plan frontal, de l’axe médian du corps.
A l’avant-pied, la déviation de l’axe des orteils est souvent aussi définie par rapport à l’axe médian du pied, source de confusion.
Étym. lat. valgus : écarté en dehors
→ valgus équin, hallux valgus, coxa valga
[I2]
Édit. 2019
varus n.m. et adj.
varus
Qualifie ou désigne le défaut d’axe d’un os, d’une articulation ou d’un segment de membre qui le rapproche, dans le plan frontal, de l’axe médian du corps.
P. ex. cubitus varus, coxa vara, genu varum
À l’avant-pied, la déviation de l’axe des orteils est souvent aussi définie par rapport à l’axe médian du pied, source de confusion.
Étym. lat. varus : cagneux, tourné en dehors (c’est-à-dire l’opposé de notre sens actuel)
Ant. valgus
[A3, I1, I2, I3]
Édit. 2020