Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

54 résultats 

ventilation minute l.f.

minute ventilation

Expression incorrecte (en français comme en anglais), dire simplement «ventilation».
On ne doit pas mélanger le nom de l'unité de mesure avec le mot définissant la nature de la grandeur mesurée.

Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie

ventilation par haute fréquence l.f.

ventilation by high frequency

ventilation à haute fréquence par oscillations

rapport ventilation-perfusion l.m.

ventilation perfusion ratio

Rapport entre la ventilation alvéolaire d'un lobule pulmonaire et le débit sanguin qui le perfuse exprimé en litres/minute.
Mais les poumons sont très inhomogènes et les différentes régions ont des rapports différents, variables avec la position
Le rapport global ventilation/perfusion chez le sujet normal en position debout est égal à 0,8 (4/5) Ce rapport es un bon moyen d’étude de la fonction respiratoire : il est perturbé dans un certain nombre d’affections pulmonaires ou vasculo-pulmonaires.
Un lobule pulmonaire, ventilé par une ventilation V', perfusé par un débit sanguin Q', est traversé par un débit d'oxygène et par un débit de gaz carbonique dont le rapport est égal au quotient respiratoire local, R. Cet O2 est véhiculé par le débit sanguin. En appliquant le principe de Fick appliqué à l'O2 on peut écrire avec les symboles usuels de la physiologie respiratoire :
= = k
Le coefficient k dépend des unités et des conditions de mesure : si la pression partielle est mesurée en mm de Hg et les volumes gazeux sont pris aux conditions alvéolaires normales au niveau de la mer k = 0,863. Cette formule montre que le rapport est nul si le lobule n'est pas ventilé ou si le débit sanguin est très grand, qu'il est très grand si le débit sanguin est très faible ou si la ventilation est très grande. Chez un sujet normal debout, les sommets sont très ventilés et peu irrigués, le rapport est de l'ordre de 3,3 avec R = 2, au contraire les bases sont peu ventilées et très irriguées, le rapport est de l'ordre de 0,63 avec R = 0,65 (J. West, 1962).
Ces données montrent que, chez le sujet debout ou assis, l'élimination du CO2 se fait surtout par les sommets tandis que l'absorption d'O2 se fait surtout par les bases. Dans les conditions citées ci-dessus on a la PO2 = 132 mm de Hg aux sommets et 89 mm de Hg aux bases. Mais ces valeurs varient considérablement quand le sujet change de position, notamment s'il est couché sur un lit ou sur une table d'opération ce qui peut avoir des conséquences immédiates. De même la position a des conséquences à long terme : par. ex. le bacille tuberculeux, très sensible à la PO2, a besoin d'O2 pour se développer, c'est pourquoi les lésions tuberculeuses se voient surtout au sommet chez l'Homme, dans les gouttières paravertébrales chez la Vache (dont le thorax est horizontal) et près du diaphragme chez la Chauve-souris (qui est souvent pendue par les pieds la tête en bas). Cela justifie aussi l'intérêt des sanatoriums d'altitude (au niveau de la mer la PaO2 = 95 mm de Hg et elle vaut 73 mm de Hg à 1 500 m).
Ainsi la position d'un patient et sa mise au lit ou sur la table d'opération modifient l'hématose : il faut y prendre garde pour éviter des accidents d'hypoxie, particulièrement lors de changements de position au cours du transport ou lors de la mise sur la table d'opération, surtout chez les pulmonaires ou les cardiaques.

A. Fick, physiologiste allemand (1870)

Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie

Fick (principe de)

ventilation pulmonaire l.f.

lungwort ventilation

débit ventilatoire de repos

ventilation volontaire maximale minute l.f.

maximum voluntary ventilation

Maximum du volume de gaz mobilisé par le poumon en une minute au cours d'un effort ventilatoire volontaire.
On demande au sujet de respirer le plus fort possible pendant 15 secondes et on calcule la valeur sur une minute. On peut aussi calculer la ventilation maximale par minute de manière indirecte en multipliant le volume expiratoire maximum par seconde par 35 ou 37. Cet indice est utilisé pour apprécier la fatigabilité des muscles ventilatoires.

Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie

Sigle VMM

volume expiratoire maximum par seconde

angle de la bouche l.m.

angulus oris (TA)

angle of mouth

Réunion latérale des lévres supérieure et inférieure.

commissure labiale, lèvres de la bouche

[A1, P3]

Édit. 2020

bouche n.f.

os (TA)

mouth

1– Ensemble formé par la cavité buccale constituée par le vestibule de la bouche et la cavité buccale proprement dite ainsi que par les structures qui la délimitent : lèvres de la bouche, langue, voile du palais, face interne des joues.
2- Plus spécifiquement orifice externe de la cavité buccale bordé par les lèvres de la bouche.

Édit. 2017

bouche de Killian l.f.

G. Killian, oto-rhino-laryngologiste allemand (1860-1921)

rétrécissement pharyngo-oesophagien

Édit. 2017

bouche de l'œsophage l.f.

rétrécissement pharyngo-oesophagien

Édit. 2017

bouche oblique ovalaire l.f.

oblique oval mouth

Signe d'examen caractérisé, lors de l'ouverture de la bouche, par la déviation de la mâchoire inférieure vers le côté paralysé lors d'une paralysie des masticateurs (temporal et masséter) par atteinte de la racine motrice du trijumeau.

Édit. 2017

cancer des lèvres de la bouche l.m.

lip cancer

Il s’agit d’un cancer épidermoïde plus ou moins différencié, siégeant dans plus de 90% des cas sur la lèvre inférieure soit sur la muqueuse sèche (vermillon) soit sur la partie supérieure du versant muqueux.
L’atteinte du versant cutané est beaucoup moins fréquente. Il peut exister des tumeurs des glandes salivaires accessoires (carcinome adénoïde kystique, adénocarcinomes des glandes salivaires). S’il s’agit d’une lésion du versant cutané on peut retrouver toutes les tumeurs développées aux dépens des annexes de la peau : adénocarcinomes annexiels, tumeurs de Merkel. L’épithélioma basocellulaire se développe électivement sur le versant cutané de la lèvre supérieure.
Le cancer des lèvres est une entité relativement rare atteignant essentiellement l’homme. De nombreux facteurs favorisent sa survenue intempéries –expliquant sa fréquence chez les agriculteurs et les marins pêcheurs, alcoolo-tabagisme, mauvaise hygiène bucco-dentaire. Son extension est généralement ganglionnaire. Cliniquement elle est précisée dans le cadre de la classification TNM. Si la tumeur n’est pas trop volumineuse le traitement peut–être soit la chirurgie soit la curiethérapie. Les formes plus étendues relèvent de la chirurgie et/ou d’une radiothérapie externe.
Sa prévention est possible par le traitement des lésions précancéreuses leucoplasies ou dyskératoses, par des mesures d’hygiène, la cessation de l’alcoolo-tabagisme et des protections antisolaires chez les personnes exposées.

F. S. Merkel, anatomopathologiste allemand (1875)

Syn. carcinome des lèvres de la bouche

cancers de la tête et du cou, TNM (classification), leucoplasie, dyskératose

[F2,P3]

cavité propre de la bouche l.f.

cavité orale propre

[A1,P3]

Édit. 2015

commissure des lèvres de la bouche l.f.

commissura labiorum oris (TA)

angle of mouth

Zone de jonction des extrémités latérales des lèvres supérieure et inférieure.

[A1]

Édit. 2015

glandes de la bouche l.f.p.

glandulae oris (TA)

glands of mouth

Glandes salivaires annexées à la cavité buccale : glandes salivaires principales et glandes salivaires accessoires.

hypoplasie du muscle dépresseur de l'angle de la bouche l.f.

hypoplasia of depressor anguli oris muscle

Hypoplasie ou aplasie congénitale du muscle triangulaire des lèvres (m. depressor anguli oris) associée dans plus de 50 p. cent des cas à des anomalies cardiaques et d’autres malformations.
Cette anomalie fait habituellement partie de syndromes malformatifs complexes tels que la microdélétion 22q21.2, la trisomie 18, la délétion 4p type Wolf-Hirschhorn. Associée à une cardiopathie elle réalise le syndrome cardiofacial de Cayler.

G. G. Cayler, cardiologue pédiatriquee américain (1969) ; K. Hirschhorn, médecin généticien américain (1965) ; U. Wolf, médecin généticien allemand (1965)

syndrome cardiofacial, Wolf-Hirschhorn (syndrome de)

[Q2,I4,K2,O1]

Killian (bouche de) l.f.

Zone anatomique constituant la jonction pharyngo-œsophagienne, son élément principal étant la portion transverse du muscle constricteur inférieur du pharynx ou muscle cricopharyngé.
Cette sangle musculaire puissante à insertion antérieure cricoïdienne, se comporte comme un véritable sphincter et constitue le point de démarcation entre pharynx et œsophage et un repère pour la localisation des lésions œsophagiennes supérieures. Son aspect endoscopique est celui d'une lèvre postérieure, délimitant une fente luminale transversale.

G. Killian, otorhinolaryngologiste allemand (1860-1921)

lèvre inférieure de la bouche  l.f.

labium inferius oris (TA)

lower lip

lèvres de la bouche

lèvre supérieure de la bouche l.f.

labium superius oris (TA)

upper lip

lèvres de la bouche

lèvres de la bouche l.f.p.

labia oris (TA)

lips

Replis musculo-membraneux situés à la partie antérieure de la bouche où ils limitent en avant le vestibule de la bouche.
Les lèvres de la bouche sont au nombre de deux, la lèvre supérieure et la lèvre inférieure. Chacune d’elles présente une face antérieure ou cutanée, une face postérieure ou muqueuse, un bord adhérent et un bord libre, épais et plus ou moins saillant, qui limite transversalement l’orifice buccal en s’unissant à ses extrémités avec le bord libre de la lèvre opposée au niveau des angles droit et gauche de la bouche. Les lèvres dérivent embryologiquement du feuillet antérieur de clivage du mur plongeant. Ce sont des formations spéciales aux mammifères, probablement en rapport avec le mode de nutrition, en particulier l’allaitement, comme le prouve l’importance prise, parmi les quatre couches qui les constituent (peau, couche musculeuse, couche sous-muqueuse, couche muqueuse), par les muscles, en particulier le muscle orbiculaire de la bouche et le muscle cutané muqueux, dans la succion chez le nourrisson. Les lèvres jouent également un rôle dans la phonation (en particulier dans la prononciation des voyelles) chez l’homme.

lèvre inférieure de la bouche ,lèvre supérieure de la bouche ,orifice buccal ,angle de la bouche ,mur plongeant

muscle abaisseur de l'angle de la bouche l.m.

musculus depressor anguli oris (TA)

depressor anguli oris

Muscle peaucier aplati, large, mince et triangulaire à base inférieure, situé au-dessous de la commissure des lèvres.
Il se détache de la partie antérieure de la ligne oblique de la mandibule. Il rejoint la commissure des lèvres où il se termine ainsi que dans la lèvre supérieure. Il attire la commissure des lèvres en bas et en dehors (expression de tristesse). Il est innervé par un rameau de la branche cervico-faciale du nerf facial.

Syn. anc. muscle triangulaire des lèvres

muscle élévateur de l'angle de la bouche l.m.

musculi levator anguli oris (TA)

levator anguli oris

Muscle peaucier aplati, mince et quadrilatère de la région jugale.
Il s’insère en haut sur la face antérieure du maxillaire, à la partie supérieure de la fosse canine, et en bas sur la face profonde de la peau de la commissure labiale et de la lèvre supérieure. Il provoque l’élévation de la lèvre supérieure au-dessus de la canine qu’il découvre. Il est innervé par un rameau de la branche temporo-faciale du nerf facial.

Syn. anc. muscle canin

muscle orbiculaire de la bouche  l.m

musculus orbicularis oris (TA)

orbicular oris

Muscle peaucier situé dans l’épaisseur des lèvres.
D’aspect elliptique à grand diamètre transversal, il comprend deux portions concentriques : une portion labiale, formée de deux faisceaux labiaux supérieur et inférieur, s’entrecroisant au niveau des commissures des lèvres ; une portion marginale, plus mince, constituée, comme la précédente, de fibres intrinsèques, les muscles incisifs supérieur et inférieur et surtout de  fibres extrinsèques fournies aux lèvres par les muscles dilatateurs de l’orifice buccal. Les fibres de tous ces muscles s’entrecroisent au niveau des commissures. Il est responsable de l’occlusion de l’orifice buccal et intervient dans la succion, la préhension d’aliments, l’articulation de certains sons (lettres O et V), dans la mimique (la partie labiale pince les lèvres, la partie marginale les projette en avant comme dans la moue). Il est innervé par des rameaux des branches temporo-faciale et cervico-faciale du nerf facial.

Syn. anc. muscle labial

orbiculaire de la bouche (muscle) l.m.

Muscle constricteur des lèvres supérieure et inférieure comprenant deux parties : l’orbiculaire externe et l’orbiculaire interne.
Ilest innervé par le nerf facial.

Syn. muscle orbiculaire des lèvres

Édit. 2017

ouvre-bouche n.m.

mouth opener

Instrument permettant de maintenir la bouche ouverte.

Édit. 2017

partie labiale du muscle orbiculaire de la bouche l.f.

pars labialis musculi orbicularis oris (TA)

labial part of orbicularis oris

muscle orbiculaire de la bouche

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