ventilation contrôlée intermittente l.f.
intermittent mandatory ventilation (IMV)
Combinaison de la respiration spontanée et de cycles respiratoires périodiquement engendrés par un respirateur.
Ce mode de ventilation est intéressant pour préparer le sevrage du respirateur en diminuant progressivement le réglage de la ventilation.
Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie
→ ventilation artificielle, ventilation contrôlée
ventilation en pression assistée l.f.
pressure assistance
Technique à utiliser lorsqu'un malade respire spontanément, afin que la pression des voies aériennes soit toujours positive à une valeur limite réglable jusqu'à la fin de la phase expiratoire.
Cette technique est utilisée notamment pour le traitement de certains insuffisants respiratoires à domicile avec l'emploi d'un masque nasal.
Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie
→ ventilation artificielle, masque nasal
ventilation imposée variable l.f.
mandatory minute volume (MMV)
Ventilation préétablie dont le complément par rapport à la respiration spontanée est fourni par le ventilateur si besoin est.
Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architec
→ ventilation artificielle, ventilation assistée
ventilation manuelle l.m.
manual ressuscitation
Ventilation artificielle effectuée avec un petit ressuscitateur mu à la main.
Différents dispositifs sont utilisés : ballon d'anes
Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architec
→ ventilation artificielle, ressuscitateur, système anesthésique, Waters (va-et-vient de)
ventilation maximale l.f.
maximum breathing capacity
Valeur maximale de la ventilation à une fréquence donnée obtenue par une excitation intense, volontaire ou toxique, des centres respiratoires.
Chez le sujet sain, la mécanique ventilatoire fonctionne comme un oscillateur à l'amortissement critique. Dans ces conditions, l'énergie musculaire maximale ayant la même limite constante pour chaque mouvement ventilatoire, le volume courant suit une loi exponentielle (à une approximation du deuxième ordre près), ce qui se vérifie bien expérimentalement : le volume courant maximal, Vmax, à la fréquence f est Vmax = Cv e- f/fo,
avec Cv la capacité vitale et fo la fréquence propre de la mécanique ventilatoire (environ 1,5 Hz = 90/min chez le sujet adulte normal). Elle a sa plus forte valeur pour la fréquence propre. Il en va autrement chez les malades atteints d'un syndrome obstructif (emphysème, etc.) parce que la résistance de la mécanique ventilatoire est plus grande à l'expiration. Cette augmentation des résistances expiratoires se voit par le signe du créneau, lors de l'exécution de l'épreuve de la ventilation maximale : le patient n'arrive plus à expirer normalement.
L'épreuve de ventilation maximale, très utilisée en Allemagne (Knipping) depuis plus de 60 ans, est pénible et difficile à faire exécuter correctement par les patients, mais elle correspond à une valeur essentielle pour l'évaluation de l'insuffisance ventilatoire. C'est pourquoi elle est remplacée par l'épreuve d'expiration forcée d'où l'on tire une valeur approchée dite «ventilation maximale indirecte».
L. Brauer, médecin allemand (1865-1951)
Étym. traduction de l'allemand Atemgrenzwert, «limite de la ventilation» (Brauer, 1932)
→ emphysème, insuffisance ventilatoire, VEMS, ventilation maximale indirecte, signe du créneau
ventilation maximale indirecte l.f.
indirect maximal breathing capacity
Calcul d'une valeur proche de celle de la ventilation maximale à partir de l'épreuve d'expiration forcée par la formule de Tiffeneau : 30 VEMS = V'max.
Cette relation donne une valeur approchée, dite «indirecte», de la ventilation maximale à la fréquence 30/min). Cette valeur est facile à obtenir par l'épreuve d'expiration forcée lorsqu'elle est exécutée correctement.
R. Tiffeneau, pharmacologue et physiologiste français (1910-1961)
Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architec
→ VEMS, Tiffeneau (épreuve de), ventilation maximale, VEMS
ventilation mécanique en pression positive l.f.
mechanical ventilation in positive pressure
→ ventilation à haute fréquence par oscillations
ventilation mécanique (dommages dus à la) l.m.p.
mechanical ventilation (damages caused by the)
Dommages qui résultent des grands volumes courants et des fortes pressions d'insufflation en ventilation artificielle assurée par un respirateur.
Le système poumon-cage thoracique du patient subit les oscillations forcées que lui impose le respirateur quelle que soit sa fréquence. Il y a donc lieu de considérer l'énergie fournie par le respirateur et dissipée dans les poumons, énergie qui dépend de la résistance des voies aériennes, de la compliance pulmonaire et de l'inertie des masses en mouvement (notamment celle de l'air) qui constituent l'impédance ventilatoire. Celle-ci est minimale pour la fréquence propre de la mécanique ventilatoire qui est de l'ordre de 90 mvt./min chez l'adulte normal et plus élevée chez l'enfant : l'énergie dissipée dans les poumons est minimale pour cette fréquence et par conséquent les dommages causés par la ventilation artificielle (barotraumatismes) sont alors minimaux. La respiration artificielle au voisinage de la fréquence propre est donc particulièrement indiquée pour la ventilation des poumons fragiles.
L'énergie dissipée par cycle respiratoire est proportionnelle au produit : volume courant x pression d'insufflation.
Comme la compliance, c, est sensiblement constante pour les petits volumes autour de la position d'équilibre, (V = c. P), l'énergie par cycle est proportionnelle au produit : (pression d'insufflation)2 .c ou à celui équivalent (volume courant)2 / c. Ces formules montrent que la pression génératrice de barotraumatismes est rapidement dangereuse quand la pression ou le volume courant deviennent trop forts.
On peut assimiler l'énergie dissipée dans les poumons à un toxique inhalé dont la concentration serait équivalente à la puissance dissipée (puissance = énergie x fréquence). Cette puissance suit donc la loi de Haber : il y a un seuil au-dessous duquel il n'y a pas de dommage, la respiration physiologique le prouve, au-dessus du seuil les dommages croissent comme le carré du volume insufflé, de plus la pression d'insufflation (proportionnelle au volume insufflé), comprime les vaisseaux pulmonaires et retentit sur le travail du cœur, ainsi les dommages ne sont pas limités aux poumons, ils peuvent intéresser le cœur droit, en réduisant le débit de retour des veines pulmonaires et par là retentir sur tout l'organisme. C'est pourquoi il faut réduire le volume de chaque insufflation et éviter que l'on se place sur la portion inspiratoire non linéaire de la courbe de compliance.
Mais pour que la ventilation soit efficace il faut que le volume courant reste supérieur au volume de l'espace mort, toutefois, à ventilation alvéolaire égale, on réduit quand même de moitié environ le volume courant à la fréquence propre et par conséquent, à impédance constante, l'énergie dommageable peut être réduite au quart. Comme l'impédance est minimale à la fréquence propre, la réduction d'énergie nocive est beaucoup plus faible encore. On peut encore réduire l'impédance en utilisant les mélanges à l'hélium, ce qui élève la fréquence propre par réduction de la densité du mélange gazeux. Enfin l'injection de l'air insufflé par une sonde au voisinage de la carène réduit considérablement l'espace mort et permet donc de réduire le volume courant d'autant. Toutes ces améliorations permettent une ventilation mécanique efficace de poumons très fragiles.
Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie
→ ventilation artificielle, respirateur, compliance pulmonaire, barotraumatisme, Haber (loi de), espace mort, fréquence propre, impédance, ventilation à haute fréquence par oscillation, ventilation x fréquence (diagramme)
ventilation minute l.f.
minute ventilation
Expression incorrecte (en français comme en anglais), dire simplement «ventilation».
On ne doit pas mélanger le nom de l'unité de mesure avec le mot définissant la nature de la grandeur mesurée.
Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie
ventilation par bouche à bouche l.f.
mouth to mouth ventilation
Procédé de ventilation artificielle le plus simple, toujours appliquable en urgence: le sauveteur insuffle directement son air expiré dans la bouche de la victime.
C'est la seule méthode utilisable par un sauveteur en mer. Pour être efficace le sauveteur doit pincer les narines de la victime afin que l'air insufflé ne ressorte pas par le nez. Chez le jeune enfant la bouche du sauveteur peut recouvrir le nez et la bouche. Une position défléchie de la tête en arrière est très importante pour maintenir la glotte ouverte, sinon l'air insufflé va dans l'estomac.
Comme l'air insufflé est plus riche en oxygène au début de l'insufflation (il provient de l'espace mort), il y a avantage à utiliser une fréquence rapide (20 à 25 /min). Des canules spéciales (formées par deux canules de Guedel juxtaposées, une dans la bouche du sauveteur, l'autre dans celle de la victime) permettent d'augmenter l'espace mort et d'éviter les risques de contamination du sauveteur lors d'un bouche-à-bouche direct.
A.E. Guedel, anesthésiologiste américain (1883-1956)
Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie
rapport ventilation-perfusion l.m.
ventilation perfusion ratio
Rapport entre la ventilation alvéolaire d'un lobule pulmonaire et le débit sanguin qui le perfuse exprimé en litres/minute.
Mais les poumons sont très inhomogènes et les différentes régions ont des rapports différents, variables avec la position
Le rapport global ventilation/perfusion chez le sujet normal en position debout est égal à 0,8 (4/5) Ce rapport es un bon moyen d’étude de la fonction respiratoire : il est perturbé dans un certain nombre d’affections pulmonaires ou vasculo-pulmonaires.
Un lobule pulmonaire, ventilé par une ventilation V', perfusé par un débit sanguin Q', est traversé par un débit d'oxygène et par un débit de gaz carbonique dont le rapport est égal au quotient respiratoire local, R. Cet O2 est véhiculé par le débit sanguin. En appliquant le principe de Fick appliqué à l'O2 on peut écrire avec les symboles usuels de la physiologie respiratoire :
= = k
Le coefficient k dépend des unités et des conditions de mesure : si la pression partielle est mesurée en mm de Hg et les volumes gazeux sont pris aux conditions alvéolaires normales au niveau de la mer k = 0,863. Cette formule montre que le rapport est nul si le lobule n'est pas ventilé ou si le débit sanguin est très grand, qu'il est très grand si le débit sanguin est très faible ou si la ventilation est très grande. Chez un sujet normal debout, les sommets sont très ventilés et peu irrigués, le rapport est de l'ordre de 3,3 avec R = 2, au contraire les bases sont peu ventilées et très irriguées, le rapport est de l'ordre de 0,63 avec R = 0,65 (J. West, 1962).
Ces données montrent que, chez le sujet debout ou assis, l'élimination du CO2 se fait surtout par les sommets tandis que l'absorption d'O2 se fait surtout par les bases. Dans les conditions citées ci-dessus on a la PO2 = 132 mm de Hg aux sommets et 89 mm de Hg aux bases. Mais ces valeurs varient considérablement quand le sujet change de position, notamment s'il est couché sur un lit ou sur une table d'opération ce qui peut avoir des conséquences immédiates. De même la position a des conséquences à long terme : par. ex. le bacille tuberculeux, très sensible à la PO2, a besoin d'O2 pour se développer, c'est pourquoi les lésions tuberculeuses se voient surtout au sommet chez l'Homme, dans les gouttières paravertébrales chez la Vache (dont le thorax est horizontal) et près du diaphragme chez la Chauve-souris (qui est souvent pendue par les pieds la tête en bas). Cela justifie aussi l'intérêt des sanatoriums d'altitude (au niveau de la mer la PaO2 = 95 mm de Hg et elle vaut 73 mm de Hg à 1 500 m).
Ainsi la position d'un patient et sa mise au lit ou sur la table d'opération modifient l'hématose : il faut y prendre garde pour éviter des accidents d'hypoxie, particulièrement lors de changements de position au cours du transport ou lors de la mise sur la table d'opération, surtout chez les pulmonaires ou les cardiaques.
A. Fick, physiologiste allemand (1870)
Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie
ventilation pulmonaire l.f.
lungwort ventilation
ventilation volontaire maximale minute l.f.
maximum voluntary ventilation
Maximum du volume de gaz mobilisé par le poumon en une minute au cours d'un effort ventilatoire volontaire.
On demande au sujet de respirer le plus fort possible pendant 15 secondes et on calcule la valeur sur une minute. On peut aussi calculer la ventilation maximale par minute de manière indirecte en multipliant le volume expiratoire maximum par seconde par 35 ou 37. Cet indice est utilisé pour apprécier la fatigabilité des muscles ventilatoires.
Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie
Sigle VMM
→ volume expiratoire maximum par seconde
codage de fréquence en IRM l.m.
frequency encoding
→ gradient, gradient de codage de fréquence en IRM
[B2,B3]
Édit. 2018
fréquence n.f.
frequency, incidence, prevalence
Phénomène périodique ou du moins répétitif, qui se mesure par le nombre de répétitions par unité de temps.
1. En médecine, l'unité usuelle de mesure des temps est la minute, sauf indication contraire.
Par ex. la fréquence du pouls s'exprime en nombre de pulsations par minute.
2. En physique, pour les phénomènes périodiques, l'unité de mesure des fréquences est le hertz (Hz) : une période par seconde. Pour les phénomènes non sinusaux mais répétitifs, en télégraphie notamment, l'unité de mesure, un point Morse/seconde, est le baud (Bd). Le baud sert aussi à mesurer la vitesse de transmission de l'information d'un message, p. ex. une ligne téléphonique ordinaire transmet à une vitesse de l'ordre de 2 000 Bd, ce qui permet aux sons d'une fréquence du même ordre d'être intelligibles.
Pour la transmission de données informatiques il faut utiliser des vitesses bien supérieures.
3. En statistique, on distingue :
- la fréquence absolue (terme désuet), nombre de cas dans une classe ;
- la fréquence relative (appelée plus généralement «fréquence»), quotient du nombre de cas dans la classe sur le nombre total de tous les cas envisagés dans le collectif ;
- la fréquence élémentaire des éléments correspondant à un caractère donné, quotient du nombre de ces éléments psur le nombre total d'éléments ou cas considérés dans le collectif ;
- la fréquence cumulée jusqu'à une valeur donnée, quotient de tous les éléments considérés du plus petit à ceux correspondant à la valeur donnée sur le nombre total d'éléments.
- la fréquence globale, quotient du nombre de tous les éléments considérés sur le nombre total d'éléments.
4. En épidémiologie on emploie les termes de prévalence, pour désigner la fréquence globale d'un événement donné (ex. la mortalité imputable à une maladie donnée) et d'incidence pour désigner celle de l'évènement pendant un temps donné, généralement une année.
H. R. Hertz, physicien et ingénieur allemand (1857-1894); E. Baudot, ingénieur des télégraphes (1845-1903)
Étym. lat. frequens, qualifie aussi bien le rassemblement de nombreuses personnes en un même lieu que la répétition d'un évènement dans le temps.
→ baud, hertz, incidence, prévalence
[B1, E1, N1]
Édit. 2019
fréquence allélique l.f.
allelic frequency
Symb. p, q, r, etc.
Au sein d'une population de taille N, rapport du nombre d'allèles d'un type donné au nombre total d'allèles de la population (2N si les individus sont diploïdes).
On la calcule généralement à partir des fréquences génotypiques de la population.
[Q1]
Édit. 2019
fréquence angulaire l.f.
Symb. ω (oméga)
fréquence angulaire de Larmor en IRM l.f.
Syn fréquence de Larmor, fréquence de résonance
Sir J. Larmor,
J. Larmor, Sir, physicien mathématicien irlandais (1897)
[B1,B2,B3]
Édit. 2019
fréquence angulaire de précession en IRM l.f.
J. Larmor, Sir, physicien et mathématicien irlandais (1857-1942)
Syn. fréquence de Larmor, fréquence de résonance
[B1,B2,B3]
Édit. 2019
fréquence cardiaque l.f.
heart rate
Rapidité des contractions du cœur, mesurée par le nombre de contractions ventriculaires par minute.
Au repos, chez l’adulte, la fréquence normale du cœur humain est de l’ordre de 70 par minute.
Elle est due à l’automatisation du nœud sinusal et à l’équilibre permanent entre un tonus cardiofrénateur vagal et un tonus accélérateur sympathique.
C’est la modification de ces deux tonus qui représente le mécanisme régulateur de la fréquence cardiaque. Cette modification peut être directe ou réflexe à partir des barorécepteurs artériels et des chimiorécepteurs carotidiens. Elle est également en relation avec les activités végétatives et certains centres nerveux supérieurs d’intégration.
[K2]
Édit. 2019
fréquence cardiaque fœtale l.f.
fetal heart rate
La fréquence du cœur fœtal, en dehors des accélérations ou des décélérations, est normalement comprise entre 120 et 160 battements par minute.
Elle est plus élevée en cas d’infection fœtale et plus lente en cas de bloc auriculoventriculaire du cœur fœtal ou de décès imminent du fœtus.
[K2, O3, O6]
Édit. 2019
fréquence critique de fusion l.f.
fusion critical frequency
Quand on procède chez un sujet à des excitations lumineuses successives, valeur de la fréquence au moment où la fusion s'établit et où le papillottement devient imperceptible.
[P2]
Édit. 2019
fréquence de battement (en électromyographie) l.f.
firing rate (in electromyography)
Fréquence de répétition d'un potentiel.
L'augmentation de la fréquence lors de la graduation de la contraction volontaire (CV) correspond au recrutement temporel de l'électromyogramme.
L'interprétation d'un tracé électromyographique intègre le recrutement temporel et le recrutement spatial (apparition d'autres potentiels d'unité motrice, ou PUM) lors de la graduation de la CV. La fréquence est estimée en Hertz (Hz) ou en cycles par seconde (c/s).
[B3, H1]
Édit. 2019
fréquence de précession (en IRM) l.f.
precession frequency
Syn fréquence de Larmor, fréquence de résonance
J. Larmor, Sir, physicien, mathématicien et homme politique irlandais (1857-1942)
[B1, B2]
Édit. 2019
fréquence de récurrence (en échographie) l.f.
recurence frequency (in ultrasonography)
Syn. fréquence de répétition des impulsions
→ PRF
[B1, B2]
Édit. 2019