Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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osteogenesis imperfecta de type III l.f.

osteogenesis imperfecta type III

Fragilité osseuse congénitale avec nanisme, sclères bleues, anomalies osseuses : occiput proéminent, ostéoporose, fractures spontanées, vertèbres, côtes et fémurs anormaux (diaphyses incurvées et grêles), micromélie et surdité.
Cette forme est très voisine du type IIB de Sillence : il s’agit de mutations du même gène que pour la plupart des ostéogenèses imparfaites codant pour la chaîne αI du collagène I (COL1A1) en 17q21-31-22.05. L’affection est dominante autosomique.
Il existe des formes de type III récessives : l’une avec sclères bleues devenant normales à l’âge adulte ; l’autre, très rare, liée à une modification de la chaîne α2 du collagène I (COLIA2) par mutation en 7q21.1.

ostéogenèse imparfaite, Sillence (classification de)

Édit. 2017

osteogenesis imperfecta de type III/IV l.f.

osteogenesis imperfecta type III/IV

Osteogenesis imperfecta chez un adulte avec multiples (270) fractures, déformations squelettiques, sclères bleues, coloration jaune-brun des dents et surdité.
L'affection est autosomique dominante.

A. C. Nicholls, dermatologiste britannique (1991)

Édit. 2017

Saethre-Chotzen (syndrome de) l.m.

Saethre-Chotzen’s syndrome, Chotzen’s syndrome

Acrocéphalosyndactylie de type brachycéphalie par synostose de la suture coronale avec surdité.
La déformation crânienne est souvent asymétrique, le front est proéminent, les oreilles sont petites, rondes et présentent une déformation caractéristique du pavillon, la crux cymbae. L’hypertélorisme est associé à un ptosis uni- ou bilatéral et à des anomalies des voies lacrymales. L’hypertension intra-crânienne, liée à la craiosténose, est responsable de l’atrophie optique et de la surdité sensorielle. La syndactylie II-III, membranaire et souvent partielle, s’accompagne d’une clinodactylie ; le premier orteil, large, est dévié en valgus.
La malformation est autosomique dominante (MIM 101400) ; le locus du gène FGFR2 responsable est situé 10q26.13.

H. Saethre, neuropsychiatre norvégien (1931), F. Chotzen, psychiatre allemand (1932)

Syn. acrocéphalosyndactylie de type III, syndrome de Saethre, syndrome de Chotzen

acrocéphalosyndactylie, crux cymbae, FGFR2 gene

Sanfilippo (maladie de) l.f.

Sanfilippo’s disease, mucopolysaccharidosis type III

Mucopolysaccharidose (MPS) de type III caractérisée par des anomalies morphologiques (grande taille, macrocéphalie, traits grossiers) associées à des anomalies ostéo-articulaires (maturation osseuse précoce, plateaux vertébraux irréguliers, ostéophytes vertébraux, épiphyses élargies, limitation des mouvements), ainsi qu’à une hépatosplénomégalie, à un retard mental et à des convulsions, la mort survenant vers l’adolescence.
Affection lysosomique, elle est due à une accumulation d’héparane-sulfate par défaut enzymatique avec élimination urinaire d’héparane-sulfate. Elle est, selon l’anomalie enzymatique en cause, subdivisée en 4 types (A,B,C,D) dont la symptomatologie, dominée par le retard mental, est très voisine.
1-Sanfilippo A, (MPS de type III A) : la maladie débute entre 2 et 6 ans avec une dysmorphie faciale en gargouille, des cheveux épais, un crâne épaissis, des vertèbres biconvexes, une surdité, une myopie avec rétinite pigmentaire et atrophie optique, opacités de cornée (rares et tardives) et cataracte. La maladie évolue vers la démence et le décès a lieu vers 15 ans Elle est due à un déficit enzymatique en héparitine- sulfamidase A. (MIM 252900).
2- Sanfilippo B, (MPS de type III B) : un peu moins sévère que le type A, elle est liée a un déficit en N-acétyl-α-D- glucosaminidase. (MIM 252920).
3- Sanfilippo C, (MPS de type III C) : Il s’agit d’un déficit en acétyl-CoA-α-glucosaminide N-acétyltransférase. Il existe deux locus pour le gène, sur les chromosomes 14 et 21. (MIM 252930).
4- Sanfilippo D, (MPS de type III D) : Non discernable cliniquement des autres maladies de Sanfilippo, elle débute entre 4 et 7 ans et le décès survient vers 15 ans. Elle est liée à un déficit en N-acétylglucosamine-6-sulfate sulfatase. Le locus chromosomique est en 12q14. (MIM 252940).
Ces affections sont de transmission autosomique récessive. Un diagnostic prénatal est possible sur les amniocytes.

S. J. Sanfilippo, pédiatre américain (1963) ; H. Kresse, biochimiste américain, forme C (1976) et forme D (1980)

mucopolysaccharidose de type III, Sanfilippo A (maladie de), Sanfilippo B (maladie de), Sanfilippo C (maladie de)

Sanfilippo A (maladie de) l.f.

Sanfilippo syndrome A

Mucopolysaccharidose de type III A.
La maladie débute entre 2 et 6 ans, avec un retard psychomoteur, une dysmorphie faciale en gargouille, des cheveux épais, des anomalies squelettiques (os du crâne épaissis et vertébres biconvexes), une hépatosplénomégalie, une surdité, une myopie avec rétinite pigmentaire et atrophie optique, opacités de cornée (rares et tardives) et cataracte. La maladie évolue vers la démence et le décès a lieu vers 15 ans. Il s’agit d’une affection lysosomique, avec déficit enzymatique en héparitine-sulfamidase A. L’affection est héréditaire, ressemble un peu à la maladie de Hurler, a une transmission autosomique récessive avec un dépistage prénatal possible. (MIM 252900).

S. J. Sanfilippo, pédiatre américain (1963)

Syn. mucopolysaccharidose de type III A

Sanfilippo (maladie de)

Sanfilippo B (maladie de) l.f.

Sanfilippo syndrome B

Mucopolysaccharidose de type III B.
Aspect cliniquement identique au type A, mais un peu moins sévère. L’affection est lysosomique, il y a un déficit en N-acétyl-α-D-glucosaminidase.  L’hérédité est autosomique récessive avec un dépistage prénatal possible (MIM 252920).

S. J. Sanfilippo, pédiatre américain (1963)

Syn. mucopolysaccharidose de type III B

Sanfilippo (maladie de)

syndrome de Saethre-Chotzen l.m.

Saethre-Chotzen’s syndrome, Chotzen’s syndrome

H. Saethre, neuropsychiatre norvégien (1931), F. Chotzen, psychiatre allemand (1932)

Syn. acrocéphalosyndactylie de type III, syndrome de Saethre, syndrome de Chotzen

Saethre-Chotzen (syndrome de)

syndrome oro-facio-digital de type III l.m.

orofaciodigital syndrome type III

Affection polymalformante avec malformations de la cavité buccale, de la face et des doigts.
On y trouve : retard mental sévère avec hypotonie, aréflexie et cyphose, front bombé, bosses frontales, face ronde et luette bifide, tuméfactions de la langue et des gencives (hamartomes), dents surnuméraires, polydactylie (hexa) postaxiale, fente palpébrale, hypertélorisme, anomalie pupillaire et troubles oculomoteurs, parfois macula rouge cerise. Deux cas ont été décrits avec retard mental, hamartome lingual, hexadactylie post-axiale et malformation du vermis cérébelleux donnant les classiques "mouvements des yeux en métronome". L’affection est autosomique récessive (MIM 258850).

G. I. Sugarman, neuropédiatre américain (1971)

Cori (maladie de) l.f.

Cori's disease

G. B. Forbes, pédiatre américain (1953) ; H. G. Hers et F. Van Hoof, biochimistes belges (1967) ; C. F. et G. T. Cori, biochimistes américains d’origine tchèque, prix Nobel de Médecine de 1947 (1936 et 1958 )

Syn. glycogénose de type III, déficience en enzyme débranchante, maladie de Forbes, dextrinose limit

glycogénose de type III

[LI, Q3, R1]

Édit. 2018

glycogénose de type III l.m.

Affection congénitale autosomique récessive, liée  à une accumulation de glycogène dans le foie et le muscle, due à un déficit en enzyme débranchant (amylo-1-6-glucosidase).
Les symptômes sont très semblables à ceux décrits dans la glycogénose de type1. Cependant l’évolution est souvent plus bénigne avec un gros foie et un retard de croissance. Le tableau est parfois dominé par une atteinte musculaire qui peut être sévère. L’hypoglycémie peut être responsable de convulsions mais habituellement l’hypoglycémie est moins importante que dans le type I, surtout il n’y a pas d’élévation de l’acide lactique. L’élévation des triglycérides et du cholestérol est moins marquée que dans le type I. On note une importante élévation des transaminases, à la fois d’origine hépatique et musculaire.
Selon les tests utilisés une variété de sous-types de cette maladie a été décrite. Il y a aussi une variabilité considérable dans les tissus qui sont affectés par le défaut (comme les globules blancs, les muscles, le foie etc...).
La plupart des personnes affectées par une déficience en enzyme débranchante ont une forme qui touche le foie et les muscles, cela correspond au type IIIa. Plus rarement la maladie ne touche que le foie, cela correspond au type IIIb.
A l’âge adulte, la maladie hépatique passe au second plan, même s’il existe un risque de fibrose voir de cirrhose avec hypertension portale. L’atteinte musculaire peut devenir prépondérante. Le cœur est parfois légèrement hypertrophié mais sa fonction est habituellement normale.
Le diagnostic repose sur la mise en évidence du déficit enzymatique dans les leucocytes non congelés, les fibroblastes ou sur une biopsie hépatique ou musculaire.
La maladie est due à des mutations du gène AGL (1p21), (amylo-alpha-1, 6-glucosidase, 4-alpha-glucanotransferase).
Le traitement de cette maladie dépend comme pour le type I de la tolérance au jeûne. La multiplication des repas, l’adjonction d’amidon cru, voire la mise en place d’une nutrition entérale nocturne sont nécessaires en cas d’hypoglycémie. Un régime hyperprotidique est aussi recommandé pour les patients atteints de myopathie.

G. B. Forbes, pédiatre américain (1953) ; H. G. Hers et F. Van Hoof, biochimistes belges (1967) ; C. F. et G. T. Cori, biochimistes américains d’origine tchèque, prix Nobel de Médecine de 1947 (1936 et 1958 )

Syn. déficience en enzyme débranchante, maladie de Forbes, maladie de Cori, dextrinose limite

amylo-1-6-glucosidase, glycogénose de type1, acide lactique, cirrhose, hypertension portale, fibroblaste, myopathie

[LI, Q3, R1 ]

Édit. 2018

déficience en enzyme débranchante l.f.

Syn. glycogénose de type III, maladie de Forbes, maladie de Cori, dextrinose limite

glycogénose de type III

[L1, Q3, R1]

Édit. 2018

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