aphasie acquise de l'enfant avec épilepsie l.f.
acquired child aphasia with epilepsy
W. M. Landau et F.R. Kleffner, neurologues américains (1957)
→ Landau-Kleffner (syndrome de)
aphasie-épilepsie acquise l.f.
acquired aphasia-epilepsy syndrome
→ Landau-Kleffner (syndrome de)
cardiopathie acquise l.f.
acquired heart disease
Maladie cardiaque absente à la naissance, provoquée par un processus pathologique quel qu’il soit : traumatique, infectieux ou inflammation, métabolique, tumoral, ou par une altération de la conduction ou du rythme.
[K2]
dyschromatose cutanée brachiale acquise l.f.
acquired brachial cutaneous dyschromatosis
Association de taches gris-brun à contours géographiques, non prurigineuses, parsemées de macules hypopigmentgées, siégeant sur le dos des avant-bras surtout des femmes autour de la cinquantaine.
Les lésions histologiques consistent en atrophie épidermique, hyperpigmentation de la basale, élastose et télangiectasies. Le rôle favorisant ou déclencheur du soleil a été envisagé, de même que celui d’une hypertension artérielle ainsi que des médicaments antihypertenseurs.
F. Rongioletti et A. Rebora, dermatologistes italiens (2000)
Étym. gr. dys : déformation ; chrôma : couleur
épidermolyse bulleuse acquise l.f.
epidermolysis bullosa acquisita, acquired epidermolysis bullosa
Dermatose bulleuse auto-immune, individualisée dès la fin du XIXe siècle, comme une dermatose bulleuse cliniquement proche des épidermolyses héréditaires congénitales mais apparaissant à l'âge adulte.
Elle survient préférentiellement chez les sujets porteurs du groupement génétique HLA-DR2, est fréquemment associée à une maladie de Crohn et pose des problèmes nosologiques avec le lupus érythémateux systémique bulleux.
Dans sa forme typique, elle se traduit par l'apparition de bulles en peau saine ou peu inflammatoire sur les zones de frottement ou de traumatismes telles que coudes, genoux, fesses, dos des mains, pieds, qui guérissent en laissant des cicatrices atrophiques parsemées d'un nombre variable de grains de milium. Le décollement se produit au niveau de et/ou sous la lamina densa, dans le derme superficiel. Des auto-anticorps de type IgG et parfois du complément sont présents dans la peau malade. Des périodes de rémission sont possibles : cependant, l'évolution habituelle se fait vers une extension lente responsable de cicatrices atrophiques, d'alopécie, de dystrophies unguéales et de complications rétractiles des muqueuses. Le traitement est difficile en raison de la faible réponse à la corticothérapie générale et aux immunosuppresseurs
[L1, J1, Q2]
Édit. 2020
fistule uréthrorectale acquise l.f.
secondary urethro-rectal fistula
Communication anormale entre l'urèthre et le rectum, complication secondaire de la chirurgie prostatique d'exérèse (adénomectomie ou prostatectomie).
Elle nécessite une réparation chirurgicale, habituellement par voie transanale ou transanosphinctérienne.
Étym. lat. fistula : canal
[L1,M2]
Édit. 2018
hydronéphrose acquise l.f.
secondary hydronephrosis
Dilatation des cavités pyélocalicielles par obstacle acquis de la jonction pyélo-urétérale ou de l'uretère initial.
Les causes sont multiples : lithiase, fibrose, tumeur, compression extrinsèque. La distinction doit être faite avec l'hydronéphrose congénitale par syndrome de jonction pyélo-urétérale.
→ hydronéphrose, hydronéphrose congénitale
hyperplasie sébacée acquise l.f.
acquired sebaceous hyperplasia
[J1]
hypertrichose lanugineuse acquise l.f.
acquired hypertrichosis lanuginosa, hypertrichosis lanuginosa acquisita
Affection paranéoplasique caractérisée par l'apparition brutale chez l'adulte de poils de type lanugo sur la peau glabre du visage, du cou, du tronc et des membres, associée au développement d'un lymphome ou d'un cancer digestif, urinaire, bronchique, utérin ou ovarien.
→ lanugo
ichtyose acquise l.f.
acquired ichthyosis
Variété d'ichtyose non congénitale, apparaissant à distance de la naissance, marquée par une hyperkératose généralement diffuse mais épargnant les paumes, les plantes et les grands plis.
Cette ichtyose plus ou moins tardive doit faire rechercher une affection néoplasique : hémopathie maligne telle que maladie de Hodgkin, lymphome, mycosis fongoïde; cancer du sein, du poumon ou digestif; mais aussi sida avec ou sans maladie de Kaposi. Elle peut être un effet secondaire de certains médicaments : hypolipémiants, clofazimine. Une récidive de l'état ichtyosique doit faire redouter une reprise évolutive de l'affection qu'elle accompagne. Le marqueur histologique est l'absence en microscopie optique de kératohyaline au niveau de la granuleuse, contrastant avec sa présence en microscopie électronique.
T. Hodgkin, médecin britannique (1832) ; M. Kaposi, dermatologue hongrois, membre de l’Académie de médecine (1872)
Étym. gr. ichthus : poisson
→ Hodgkin (maladie de), lymphome malin, mycosis fongoïde, sida, Kaposi (maladie de)
immunodéficience acquise l.f.
acquired immunodeficiency
Déficit du système immunitaire qui se produit après la naissance à la suite d’infections, de malnutrition ou de traitements responsables d’une déplétion de cellules immunitaires.
Parmi les infections virales, une place particulière est actuellement réservée aux infections par rétrovirus comme les VIH, qui sont responsables du syndrome d’immunodépression acquise ou sida, par atteinte des lymphocytes T4, CD4, ce qui détruit la capacité de la réponse immune à médiation cellulaire et ouvre la porte aux infections opportunistes par Pneumocystis carinii et cytomégalovirus notamment
Étym. lat. immunis : exempt de
→ sida
lentiginose labiojugale acquise de Laugier-Hunziker l.f.
Laugier Hunziker’s syndrome
Ensemble de macules brun foncé disséminées sur les lèvres et les muqueuses jugales, correspondant histologiquement à une simple surcharge mélanique de l'assise basale de l'épithélium.
L'association à des lésions identiques situées sur les muqueuses génitales externes et à une pigmentation sousunguéale en stries est possible. Aucune évolution cancéreuse n'est à craindre.
P. Laugier, dermatologue français et Nicole Hunziker, dermatologue suisse (1970)
Syn. pigmentation mélanique lenticulaire essentielle de la bouche, Laugier (maladie de)
maladie acquise du col vésical l.f.
bladder neck sclerosis
Sclérose acquise du col vésical, habituellement postinfectieuse, pouvant accompagner l'évolution d'une prostatite chronique, réalisant une obstruction chronique progressive sous-vésicale.
Les conséquences d'amont sur la vessie et le haut appareil peuvent être sévères : rétention chronique, distension vésicale, dilatation bilatérale des voies hautes. Le traitement en est l'incision cervicoprostatique ou la résection endoscopique.
→ maladie congénitale du col vésical
[M3]
mélanose primitive acquise l.f.
primary acquired melanosis
Prolifération conjonctivale linéaire en nappes de mélanocytes le long de la basale de l'épithélium conjonctival.
Selon l'existence ou non d'atypies des mélanocytes, le risque de transformation en un mélanome malin est variable.
Étym. gr. melas, melanos : noir ; nosos : maladie
Sigle : MAP pour Mélanose Acquise Primitive
mélanose primitive acquise cornéenne l.f.
primary corneal acquired melanosis
Prolifération cornéenne intraépithéliale de mélanocytes.
Selon leur caractère atypique ou non, ces mélanocytes peuvent réaliser des colonies de plus en plus épaisses dans l'épithélium, s'étendre en surface, migrer vers la surface épithéliale et enfin donner lieu à l'éclosion d'un véritable mélanome malin invasif.
Étym. gr. melas, melanos : noir ; nosos : maladie
neuropathie démyélinisante multifocale sensitivomotrice acquise l.f.
[H1]
obésité acquise l.f.
Surcharge pondérale se constituant au-delà de la petite enfance.
Elle peut apparaître dans l’enfance par exemple au décours d’une intervention chirurgicale (appendicectomie, amygdalectomie), à l’âge de la puberté, au fur et à mesure des grossesses, en période ménopausique …
Ant. obésité constitutionnelle
Édit. 2017
radiorésistance acquise l.f.
radio immunity
Diminution progressive ou abolition de la radiosensibilité cellulaire sous l'influence de doses répétées de radiations ionisantes.
synostose acquise l.f.
La synostose acquise est secondaire le plus souvent à une fracture complexe des deux os à l’avant-bras ou à la jambe, consolidée en mauvaise position ou avec un cal exubérant.
La fusion entre les deux parties d’un os fracturé (le cal) ne rentre pas dans le cadre de la synostose.
Étym. gr. sun : avec ; osteon : os
syphilis acquise l.f.
acquired syphilis
Syphilis qui évolue en 4 phases : la phase initiale ou primaire, avec, sur le site d’inoculation, apparition d’un chancre syphilitique et d’une adénopathie satellite ; la phase secondaire, quelques mois plus tard, succédant à une spirochétémie et à une généralisation de la maladie, avec apparition de lésions cutanéomuqueuses (roséole, plaques muqueuses, syphilides) et de micropolyadénopathies ; la phase de latence qui leur succède et qui peut durer des années ; enfin, la phase tertiaire qui s'exprime par des lésions destructives : gommes atteignant n’importe quel organe ou lésions du système cardio-artériel (anévrisme syphilitique) ou du système nerveux (neurosyphilis).
L’agent causal est difficile à mettre en évidence. Les antigènes du spirochète induisent une réaction immunitaire humorale avec deux types d’anticorps, les réagines non spécifiques et les anticorps spécifiques : test de Bordet-Wassermann. Certains malades bénéficient d'une régression spontanée avec négativation des tests sérologiques.
J. Bordet, immunologiste et microbiologiste belge, membre de l'Académie de médecine, prix Nobel de Médecine en 1919 (1870-1961) A. von Wassermann, immunologiste et bactériologue allemand (1906)
mélanodermie maculeuse acquise l.f.
Syn. pigmentation maculeuse éruptive idiopathique
→ pigmentation maculeuse éruptive idiopathique
[J1]
Édit. 2018
artère carotide commune l.f.
arteria carotis communis (TA)
common carotid artery
Artère de la tête et de la partie supérieure du cou.
A droite elle nait par bifurcation du tronc brachio-céphalique.
A gauche elle naît directement de la crosse de l’aorte et possède un trajet thoracique de 3 cm. Son origine est en arrière et à gauche de celle du tronc artériel brachiocéphalique. Elle monte, obliquement en dehors, vers la base du cou en s'écartant du tronc artériel. Elle entre en rapport en avant avec la veine brachiocéphalique gauche, en arrière avec l'artère sous-clavière gauche et l'œsophage, en dedans avec la trachée. Traversant l'ouverture supérieure du thorax, elle pénètre dans la région cervicale antérieure. Elle se termine par bifurcation, un peu au-dessus du cartilage thyroïde, en artère carotide externe et artère carotide interne.
A. Vésale dit Vesalius, anatomiste et médecin né à Bruxelles, diplomé à Montpellier et Paris, médecin de la Cour à Madrid puis professeur à Padoue, Bologne et Pise (1514-1564) ; F. Chaussier, chirurgien et anatomiste français, membre de l'Académie de médecine (1746-1828)
Étym. gr. karoun : assoupir (on croyait que la carotide était l'artère du sommeil)
Syn. anc. artère carotide primitive ; arteria soporalis de Vésale ; tronc céphalique de Chaussier
artère cochléaire commune l.f.
arteria cochlearis communis (TA)
common cochlear artery
Branche terminale de l’artère labyrinthique qui se divise elle-même en trois branches : l’artère vestibulocochléaire, l’artère cochléaire propre et l’artère spirale du modiolus, toutes destinées à la cochlée.
artère hépatique commune l.f.
arteria hepatica communis (TA)
common hepatic artery
Branche terminale du tronc cœliaque.
Elle gagne en avant et à droite le flanc gauche puis la face antérieure de la veine porte en soulevant un repli péritonéal, le pli hépato-pancréatique. Elle se divise au bord gauche de la veine porte en deux branches terminales, l’artère gastro-duodénale et l’artère hépatique propre. Ses branches collatérales sont des rameaux pour les nœuds lymphatiques, pour le petit omentum et des branches pancréatiques dont l’une peut être l’artère pancréatique dorsale (celle-ci peut également provenir de l’artère liénale).
Syn. anc. artère gastro-hépatique droite, artère hépatique, artère hépatique cœliaque
artère iliaque commune l.f.
arteria iliaca communis (TA)
common iliac artery
Branche de bifurcation terminale de l’aorte au niveau du bord inférieur de la quatrième vertèbre lombaire.
Elle se dirige obliquement en bas et en dehors sur un trajet de 6cm environ et se bifurque en ses deux branches terminales, l’artère iliaque externe et l’artère iliaque interne, en dedans de l’interligne sacro-iliaque, en dehors du promontoire du sacrum, à hauteur du disque intervertébral lombosacré. Elle donne quelques rameaux à l’uretère, aux nœuds lymphatiques, au muscle ilio-psoas, au péritoine et aux veines iliaques.
Syn. anc. artère iliaque primitive