Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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latence (temps de) l.m.

latence period

En psychanalyse, période qui s'étend du déclin du complexe d'Œdipe vers l'âge de cinq ans jusqu'à la puberté. La maturation psychosexuelle de la petite enfance achevée, elle se heurte à l'impossibilité de mener à la satisfaction.
L'activité proprement sexuelle diminue, la tendresse, la pudeur, le dégoût, les aspirations idéales se développent et portent la marque d'une intense activité de refoulement, laquelle est aussi à l'origine de l'amnésie infantile.
À la puberté, les transformations corporelles offrent au désir la perspective de réalisations sexuelles qui empruntent les voies correspondant au mode de résolution du complexe d'Œdipe.

mode temps-amplitude l.m.

mode A ultrasonographie

mode temps-brillance l.m.

mode B ultrasonographie

mode temps-mouvement l.m.

mode TM ultrasonographie

temps de participation à une étude l.m.

contribution period

Délai entre la date des dernières nouvelles et la date d’origine de l'étude.

date d'origine, date des dernières nouvelles

[E1]

Édit. 2020

Quick (temps de) l.m.

prothrombine time

Test de coagulation plasmatique.
Il consiste à mesurer le temps de coagulation, à 37°C, d’un plasma rendu incoagulable par son recueil sur citrate de sodium (0,113 M) après l’activation de la voie du facteur tissulaire de la coagulation par adjonction de ce facteur et après rétablissement de la concentration physiologique du calcium ionisé. Le résultat peut être rendu en secondes en le comparant à celui du même test pratiqué sur un plasma de contrôle provenant d’un sujet normal. Il peut aussi être exprimé par rapport à une droite étalon de dilution d’un pool de plasma de contrôle normal. Il correspond alors au taux de dilution donnant le même temps que le plasma à tester et exprimé abusivement en taux de prothrombine.
Le temps de Quick est sensible à tous les facteurs intervenant dans la voie de coagulation dite voie du facteur tissulaire.
En raison de la sensibilité aux facteurs dépendant de la vitamine K, il est très utilisé pour surveiller les traitements anticoagulants oraux par les antivitamines K.
Actuellement le résultat du temps de Quick est remplacé par celui de l’INR (international normalized ratio) dont l’usage rend inutile la comparaison avec un plasma témoin.

A. J. Quick, physiologiste américain, membre de l'Académie de médecine (1935)

Syn. taux de prothrombine, temps de prothrombine,

INR, temps de thrombine

TEMPS sigle pour

Tomographie d'Emission MonoPhotonique du myocarde Synchronisée

temps bras-rétine l.m.

Mesure du temps compris entre l’injection de fluorescéine dans une veine du pli du coude et son apparition angiographique dans les artères rétiniennes.
Ce temps (10 à 12 secondes en moyenne) est allongé lorsqu'il existe une pathologie des artères carotides et de ses branches.

temps circulatoire l.m.

circulatory time

vitesse circulatoire

temps d'acquisition l.m.

acquisition time

En scanographie et en IRM, temps nécessaire pour recueillir et stocker les signaux destinés à l'obtention d'une coupe.
1- En scanographie, ce temps dépend de nombreux paramètres : épaisseur de la coupe, incrément, matrice, qualité et quantité du rayonnement X, type de balayage, nombre de détecteurs. En deux décennies, ce temps est passé de deux minutes à une seconde en scanographie hélicoïdale. Le temps nécessaire pour visualiser une coupe comprend le temps d'acquisition et le temps de reconstruction.
2- En IRM, le temps d'acquisition dépend du temps de répétition TR, du nombre d'acquisitions (ou accumulations) effectuées pour acquérir une ligne de la matrice et du nombre de lignes de celle-ci. Ainsi, pour une séquence pondérée en T1, où TR = 0,5 s, si on fait 3 acquisitions avec une matrice de 256 x 256, le temps d'acquisition est de 0,5 x 3 256 = 6 min. 24s. Pour une séquence pondérée en T2, si TR = 2 s, le nombre d'acquisitions et la matrice restant les mêmes, le temps d'acquisition est de 2 x 3 x 256 = 25 min. 30 s. Les techniques d'imagerie rapide permettent de réduire ce temps de façon considérable.

[B2,B3]

Édit. 2018

temps d'ascension - de demi-ascension l.m

ascension time - half ascension time

Délais mesurés sur le tracé du piézogramme carotidien qui permettent d'évaluer la qualité de l’éjection ventriculaire gauche.
Le temps d’ascension est celui qui s’écoule entre le début de l’éjection ventriculaire (pointe du carotidogramme) et le premier sommet protosystolique p de la courbe piézographique. Il est normalement compris entre 0,06 et 0,14 secondes. Le temps de demi-ascension est le temps nécessaire pour que l’onde systolique atteigne la moitié de son amplitude maximale. Il est normalement inférieur à 0,06 s. Il est plus fidèle que le précédent pour mesurer la vitesse de l’éjection ventriculaire gauche. Il est allongé dans les sténoses valvulaires aortiques.

temps de céphaline l.m.

prothromboplastin time (PTT)

Test de coagulation qui consiste à mesurer dans un tube en verre à 37°C le temps de coagulation d'un plasma ayant été recueilli sur un anticoagulant (citrate de sodium 0,113 M) après que l'on ait permis la formation des complexes de coagulation sur une surface phospholipidique fournie par la céphaline, en même temps que l'on rétablit la concentration physiologique en calcium ionisé.
Ce test explore la phase de la coagulation activée par le contact avec le verre du tube mimant la voie intrinsèque de la coagulation, les complexes ténase et prothrombinase puis la fibrinoformation.
L'activation de la phase contact peut être augmentée par un activateur supplémentaire, le test est alors le temps de céphaline activé.

temps de céphaline activé l.m.

accelerated prothromboplastin time (APTT)

Temps de céphaline dont on a accéléré l'activation de la phase contact par un activateur plus efficace que le verre du tube.
Le réactif anciennement utilisé était le kaolin d'où le nom de : temps de céphaline kaolin.
C'est un test qui étudie globalement les facteurs de la coagulation de la phase contact, des complexes tenase et prothrombinase et de la fibrinoformation. Il est utilisé en routine biologique :
- pour rechercher les déficits hémorragipares (les deux seuls facteurs qui ne sont pas explorés sont les facteurs VII et XIII),
-pour rechercher les anticoagulants circulants,
- et pour suivre les traitements anticoagulants, en particulier par héparine.
Les valeurs normales sont comprises entre 20 et 40 secondes.

Sigle TCA

temps de céphaline kaolin l.m.

kaolin-activated partial thromboplastin time

temps de céphaline activé

temps de coagulation l.m.

whole blood clotting time test

Temps nécessaire à la coagulation d'un échantillon de sang veineux disposé dans un tube à essai maintenu à 37°C.
Il est allongé dans les syndromes hémorragiques.

temps de conduction atrio-ventriculaire l.m.

atrioventricular conduction time

Durée de la propagation de l’onde et excitation cardiaque entre l’oreillette et le ventricule.
Elle est mesurée sur l’électrocardiogramme par la longueur de l’intervalle PR.

temps de conduction sino-atriale l.m.

sino atrial conduction time

Intervalle de temps séparant le début de l’onde P de l’électrocardiogramme de surface, et le sommet de l’onde de l’auriculogramme enregistrée sur l’électrocardiogramme endocavitaire.
Cet intervalle représente le temps de conduction sinusonodal et a normalement une durée de 30 à 55 millisecondes.
Son allongement témoigne d’un trouble de la conduction intraauriculaire.

temps de cycle l.m.

repetition time

temps de répétition

[B2,B3]

Édit. 2018

temps de doublement l.m.

doubling time

Espace de temps pendant lequel le nombre de cellules d'une colonie cellulaire est multiplié par 2.
Le terme est le plus souvent appliqué à une tumeur. Le doublement de l'effectif cellulaire correspond à un doublement du volume, à un accroissement de 26% du diamètre. Le temps de doublement est égal, en l'absence de pertes cellulaires, au rapport Tc / g de la durée moyenne du cycle (Tc) et du coefficient de prolifération (g); il représente le temps de doublement potentiel. Le temps de doublement effectif est augmenté s'il y a des pertes de cellules, par mort ou migration.

temps d'écho (TE) l.m.

echo delay time, time TE

En IRM, dans une séquence d'écho de spin, temps qui s'écoule entre l'impulsion d'excitation de π/2 (90°) et le recueil du signal après le premier écho ou après deux échos successifs.
Si le TE est suffisamment long pour que le signal de précession libre (FID) ait décru de façon significative, la séquence fait apparaitre les différences de T2 des tissus. On utilise donc un TE très court (de l'ordre de 30 msec) si l'on veut explorer les différences de T1 ; un TE suffisamment long (de l'ordre de 60 msec.) si l'on veut faire apparaitre les différences de T2.

écho de spin, temps de répétition

[B2,B3]

Édit. 2018

temps de Howell l.m.

recalcification time test

Mesure du temps de coagulation du plasma riche en plaquettes et recalcifié.
Actuellement abandonné au profit du temps de céphaline activé.

W.H. Howell, physiologiste américain (1860-1945)

temps de prothrombine l.m.

prothrombin time

A. J. Quick, physiologiste américain, membre de l'Académie de médecine (1935)

taux de prothrombine, temps de Quick

temps de Quick l.m.

prothrombin time

Test de coagulation plasmatique aussi couramment appelé : taux de prothrombine.
Il consiste à mesurer le temps de coagulation, à 37°C, d'un plasma anticoagulé par recueil sur citrate de sodium (0,113 M) après que l'on ait activé la voie du facteur tissulaire de la coagulation par du facteur tissulaire en même temps que l'on rétablit la concentration physiologique en calcium ionisé. Le résultat peut être rendu en secondes, en comparaison du temps du même test pratiqué sur un plasma contrôle témoin normal. Le temps de Quick peut aussi être exprimé par rapport à une droite étalon de dilution d'un pool de plasma contrôle normal. Le résultat est alors rendu par le taux de dilution donnant le même temps que le plasma à tester et exprimé abusivement en taux de prothrombine.
Le temps de Quick est sensible à tous les facteurs intervenant dans la voie du facteur tissulaire.
Du fait de la sensibilité aux facteurs vitamine K dépendants il est très utilisé surtout dans son expression INR pour suivre les traitements anticoagulants oraux par antivitamines K.

A. J. Quick, physiologiste américain, membre de l'Académie de médecine (1935)

Syn. taux de prothrombine, temps de prothrombine

INR, ISI, temps de thrombine, antivitamines K.

[F4]

Édit. 2019

temps de renouvellement l.m.

turnover time

Durée moyenne de séjour dans un compartiment biologique des éléments constitutifs (atomes, molécules, cellules).
Le compartiment est supposé en équilibre dynamique, c'est-à-dire que les taux d'entrée et de sortie de la substance sont égaux. Le temps de renouvellement (Tr) représente la durée pendant laquelle la quantité de substance entrée ou sortie est égale à la quantité constante contenue dans le compartiment. Il est lié à la période biologique Tbio par la relation : Tr = Tbio / Log2.

temps de répétition (TR) l.m.

repetition time (TR)

En IRM, durée totale d'un cycle d'acquisition (correspondant à une séquence) ou temps après lequel la séquence est répétée, d'où le nom de « répétition ».
En écho de spin, c'est le temps entre deux impulsions d'excitation de π/2 (90°) successives.
Le temps de répétition (TR) détermine le niveau de la repousse de l'aimantation longitudinale et par conséquent l'importance du signal "disponible", à partir duquel la précession libre (FID) va décroitre au cours du cycle suivant. Il comprend "le temps utile" nécessaire pour recueillir les différents échos d'une séquence, et le temps de repos pendant lequel l'aimantation longitudinale repousse.
Le TR est dit long quand il permet aux tissus de récupérer complètement leur aimantation longitudinale ; il est dit court dans le cas contraire (le TR est alors égal ou inférieur au T1 des tissus concernés).
En écho de spin, les TR courts (300 à 500 ms) associés à des TE également courts (20 à 30 ms), qui ne permettent qu'un très faible contraste en T2, font apparaitre les différences de T1 des tissus (séquences dites pondérées en T1).
Au contraire, les TR longs (de l'ordre de 2 s), associés à des TE également longs (80 à 100 ms), font apparaitre les différences de T2 (séquences dites pondérées en T2).
Si le TR est long (2 s), minimisant le contraste en T1 et le TE court (30 à 40 ms), minimisant le contraste en T2, il n'y aura de contraste que s'il y a entre les tissus une différence de densité protonique (séquence dite pondérée en densité de protons, ou en rhô).
Enfin, puisqu'une séquence permet d'obtenir une ligne du plan de Fourier, le temps de répétition correspond au passage d'une ligne à la suivante de ce plan.

Syn. temps de cycle

écho de spin, technique multicoupe

[B2,B3]

Édit. 2018

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