prosomatostatine n.f.
prosomatostatin
Petite protéine de 92 acides aminés, prohormone précurseur des somatostatines dans l'hypothalamus et dans les autres cellules sécrétant des somatostatines.
Son clivage protéolytique après l'arginine 64 ou après l'arginine 78 libère soit la somatostatine 28, soit la somatostatine 14.
restatine n.f.
restatin
Matrikine de 82 kDa, possédant une activité antiangiogénique inhibitrice du développement tumoral.
Étym. acr. pour related to endostatine.
Syn. restine
restine n.f.
restin
Syn. restatine
somatostatine n.f.
somatostatin
Peptide médiateur, du groupe des inhibines, sécrété par les cellules neuroendocrines du système nerveux central, l’intestin et le pancréas, qui inhibe la sécrétion de l’hormone de croissance et également d’autres hormones comme le glucagon, l’insuline, la gastrine, le pancréozyme ou le VIP (vasoactive intestinal peptide).
Sa demi-vie étant très courte, de l’ordre de 2 ou 3 minutes, plusieurs analogues, de durée d’action plus longue, sont actuellement synthétisés. La somatostatine hypothalamique est un peptide de 28 acides aminés (somatostatine 28). Dans toutes les autres cellules sécrétrices, la stomatostatine n'a que 14 acides aminés (somatostatine 14). Ces peptides sont synthétisés sous forme d'un propeptide, la prosomatostatine, comportant 92 acides aminés, qu'une protéase clive (après une arginine) en libérant d'abord la somatostatine 28, puis à partir de celle-ci la somatostatine 14, du côté C-terminal. La somatostatine n'est pas à proprement parler une hormone, car elle agit non pas en stimulant un organe, mais au contraire en inhibant un organe cible : d'où le terme de cybernine qui a été proposé pour un tel composé. Elle peut être synthétisée dans de nombreux tissus : dans la muqueuse gastrique, dans les cellules δ du pancréas, dans le cerveau, etc. ; elle peut être sécrétée selon le mode endocrine, mais sa durée de vie dans le sang n'est que de 2 minutes ; elle peut aussi être paracrine, agissant sur une cellule voisine ; elle peut être autocrine, agissant sur des récepteurs de la cellule qui lui donne naissance, comme dans le pancréas ; elle peut encore être une lumone, circulant dans un organe creux comme l'intestin.
Elle est utilisée, sous forme de perfusion veineuse continue, en traitement d’hémorragies digestives actives ou récentes dues à l'hypertension portale, de certaines diarrhées, de fistules intestinales et pancréatiques, du dumping syndrome. Ses dérivés d'action prolongée sont utilisés dans les mêmes indications. Un dérivé de 8 acides aminés, l'octréotide, est employé comme traceur pour identifier les tumeurs endocrines riches en récepteur de la somatostatine.
En ophtalmologie deux analogues sont utilisés dans les rétinopathies diabétiques proliférantes : l’octréotide et le lanréotide.
Sigle SRIH
→ somatomédine, somatostatinome, hypophysiolyse pharmacologique, cybernine, lumone, VIP
somatostatine (analogues de la) l.m.p.
somatostatine analogs
SRIH sigle angl. pour
somatostatine
tumstatine n.f.
tumstatin
Matrikine dont les effets peuvent retarder le développement de tumeurs.
vasostatine n.f.
vasostatin
Peptide N-terminal de de la chromogranine A, doué d’une activité hormonale.
Plusieurs peptides ont été décrits : vasostatine I (bCGA1-76) et vasostatine II (bCGA1-113) ; elles s’opposent à l’endothéline en inhibant la contraction de la veine saphène et de l’artère intrathoracique.
Comme la parastatine, elles inhibent aussi la sécrétion hormonale de la parathyroïde.