Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

142 résultats 

plexus ganglionné mésentérique supérieur l.m.

ganglion mésentérique supérieur

plexus nerveux mésentérique inférieur l.m.

plexus nervosus mesentiricus inferior (TA)

inferior mesenteric plexus

Eléments du plexus nerveux aortique abdominal satellites de l’artère mésentérique inférieure dont ils suivent la distribution.

plexus nerveux mésentérique supérieur l.m.

plexus nervosus mesentiricus superior (TA)

superior mesenteric plexus

Eléments du plexus nerveux aortique abdominal satellites de l’artère mésentérique supérieure dont ils suivent la distribution.

veine mésentérique inférieure l.f.

vena mesenterica inferior (TA)

inferior mesenteric vein

Veine qui collecte le sang veineux de la moitié gauche du côlon et de la majeure partie du rectum.
Elle a son origine dans le bassin à la face postérieure du rectum où elle fait suite à la veine rectale supérieure. Elle monte dans le mésocôlon sigmoïde et se dirige vers l’angle duodéno-jéjunale. A ce niveau, elle s’infléchit à droite et passe à la face postérieure du pancréas pour se terminer au bord inférieur de la veine liénale avec laquelle elle forme le tronc liéno-mésaraïque. Elle reçoit les veines sigmoïdiennes et la veine colique gauche. Elle participe à la constitution de l’arc vasculaire de Treitz.

W. Treitz, anatomopathologiste tchèque (1819-1872)

Syn. anc. petite veine mésentérique, petite veine mésaraïque

[A1, K4, L1]

Édit. 2020

veine mésentérique supérieure l.f.

vena mesenterica superior (TA)

superior mesenteric vein

Veine qui collecte le sang veineux de la portion mobile de l’intestin grêle, du mésentère, d’une partie du duodénum et de la moitié droite du côlon.
Elle prend son origine dans le mésentère, à cinquante centimètres environ en amont de la valvule iléo-caecale. Elle monte dans le mésentère à droite et un peu en avant de l’artère, longe la racine du mésentère à sa partie haute, croise la face antérieure de la partie horizontale du duodénum et du processus uncinatus du pancréas, s’insinue derrière la tête du pancréas et se termine en s’unissant au tronc liéno-mésaraïque en formant la veine porte. Elle reçoit les veines jéjunales, les veines iléales, la veine gastro-omentale droite, les veines pancréatiques, les veines pancréatico-duodénales, la veine iléo-colique avec la veine appendiculaire, la veine colique droite et la veine colique moyenne.

Syn. anc. grande veine mésentérique, grande veine mésaraïque

[A1, K4, L1]

Édit. 2020

angor mésentérique l.m

mesenteric ischemia, "intestinal angor"

L’angor mésentérique, pathologie relativement rare, se manifeste par des douleurs abdominales post-prandiales précoces, qui réalisent une claudication abdominale, (constituant une épreuve d’effort pour l’intestin) et un amaigrissement souvent important.
Elle est secondaire à une artérite oblitérante, entraînant une diminution du calibre artériel de plus de 50 %, touchant deux ou plus des 3 axes vasculaires digestifs du mésentère. Elle est de nature variable : athéromateuse, secondaire à une cardiopathie emboligène, lié à une artérite inflammatoire, une dysplasie fibromusculaire ou encore d’origine radique. L’âge médian est d’environ 70 ans. Les facteurs de risque cardio-vasculaire sont l’HTA, le tabagisme, la dyslipidémie, le diabète. Une cardiopathie ischémique ou une artériopathie oblitérante des membres inférieurs peuvent être associées et retrouvées dans un tiers des cas.
Lorsque la douleur devient nocturne, il faut craindre une évolution péjorative. L’ischémie mésentérique chronique peut conduire à l’ischémie mésentérique aigue entraînant une nécrose digestive responsable d’un infarctus du mésentère. Plus atypique, l’ischémie mésentérique peut se manifester par une diarrhée chronique avec syndrome de malabsorption. Le diagnostic repose sur l’angioscanner, qui doit être réalisé en première intention, et l’échodoppler vasculaire dans les formes chroniques, mais souvent les examens endoscopiques ont précédé l’angioscanner lorsque la symptomatologie est trompeuse. Il peut exister des lésions ulcéreuses digestives. Son traitement fait appel aux interventions endovasculaires : revascularisation du tronc cœliaque, de l’artère mésentérique supérieure ou inférieure  par voie radiologique le plus souvent ou chirurgicale.

Syn. ischémie mésentérique chronique, angor abdominal, angor intestinal

infarctus mésentérique, ischémie mésentérique aigue

[L1, L2]

Édit. 2020

ischémie mésentérique aigue l.f.

acute mesenteric ischemia

L’ischémie mésentérique aigue est la conséquence d’une interruption du flux sanguin dans le territoire mésentérique.
Le territoire mésentérique dépend de trois artères principales le tronc cœliaque, l’artère mésentérique supérieure et l’artère mésentérique inférieure. L’évolution a lieu par étapes de la douleur abdominale aigue jusqu’à la nécrose intestinale étendue à la défaillance multi-organe et en l’absence de traitement au décès.  
L’expression  clinique associe des douleurs abdominales intenses et brutales avec vomissements. La plupart des ischémies sont d’origine artérielle entraînant au maximum  un infarctus mésentérique, d’expression clinique intense et de mauvais pronostic. Les infarctus d’origine veineuse, plus rares, sont plus progressifs, ont un pronostic un peu moins sombre.
L’ischémie mésentérique est due à une diminution du débit sanguin dans le territoire vasculaire mésentérique entraînant des lésions cellulaires touchant initialement la muqueuse puis les couches plus profondes de la paroi digestive et des conséquences métaboliques marquées par une acidose métabolique.
Les causes aboutissant à une ischémie mésentérique incluent, l’embolie artérielle, la thrombose artérielle, les causes non occlusives dans un contexte de bas débit, d’états de choc, de traitements hypovolémiants, de vasoconstricteurs, de cocaïne, ergot de seigle, digoxine etc.
Les examens d’imagerie diagnostique reposent sur l’angioscanner en première intention, et l’ angiographie et l’écho doppler.
La stratégie thérapeutique repose sur trois objectifs : 1) la prévention des défaillances d’organe; 2) la préservation de l’intestin viable par une revascularisation, qui comprend une thrombolyse intra-artérielle, une embolectomie chirurgicale, une perfusion de papavérine, une reconstruction artérielle;  3)  la résection des zones intestinales nécrotiques non viables.
En raison de la nécessité de nombreuses équipes spécialisées, certains proposent que ces malades soient pris en charge dans des centres spécialisés sur le modèle des stroke center.

infarctus du mésentère

[L1]

Édit. 2020

ischémie mésentérique chronique l.f.

Syn. angor mésentérique

angor mésentérique

[L1, L2]

Édit. 2020

cholostase avec sténose pulmonaire périphérique l.f.

cholestasis with peripheral pulmonary stenosis

D. Alagille, pédiatre français (1975)

Alagille (syndrome d')

[L1,Q2]

hydrocéphalie avec sténose de l'aqueduc de Sylvius (HSAS) l. f.

Hydrocéphalie sévère avec une apparition surtout prénatale, des signes d'hypertension intracrânienne, des pouces en adduction, une spasticité et un déficit intellectuel sévère.
HSAS représente l'extrémité sévère du spectre clinique L1 lié à l'X.

D. S. Bickers et R. D. Adams, neurologues américains (1949)

Réf. Orphanet (2012)

L1CAM gene, syndrome L1, Bickers et Adams (syndrome de), hydrocéphalie congénitale et malformation bilatérale des pouces (syndrome)

méat uréthral (sténose congénitale du) l.f.

congenital stenosis of the urethral meatus

Diminution du calibre du canal uréthral localisée au méat.
Ce rétrécissement congénital isolé est souvent caché derrière un phimosis congénital et fréquent sur les méats hypospades.
C'est la plus distale, la plus bénigne et la plus facilement curable des malformations obstructives du bas appareil.

Étym. lat : meatus : passage ; gr. stenos : étroit, resséré

sténose n.f.

stenosis

Diminution du calibre d’un orifice, d’un conduit ou d’un organe creux avec altération de sa paroi, pouvant être cicatricielle et résulter d’une maladie inflammatoire chronique ou d’un traumatisme, p. ex. chirurgical.

Étym. gr. stenos : étroit, resserré

Syn. rétrécissement

sténose anastomotique l.f.

anastomotic stenosis

Rétrécissement d’une anastomose chirurgicale p. ex. côlorectale ou cholédoco-jéjunale.
Ces sténoses sont le plus souvent d’origine ischémique ou secondaires à un lâchage de la suture ayant entraîné une fistule postopératoire.

Étym. gr. : stenos : étroit

sténose anorectale l.f.

anorectal stenosis

Rétrécissement de la filière anorectale pouvant survenir au cours de l’évolution d’une rectocolite ulcérohémorragique, d’une maladie de Crohn ou de façon iatrogène après utilisation prolongée de suppositoires, notamment antalgiques, ou après radiothérapie.

Étym. gr. : stenos : étroit

sténose artérielle l.f.

arterial stenosis

Diminution permanente de calibre de la lumière d’une artère, le plus souvent par un athérome, visible sur une artériographie.
Il faut apprécier : 
- 1) sa longueur : une sténose très localisée "en diaphragme" correspond habituellement à une lésion principalement de l’intima, alors qu'une sténose athéromateuse, (donc de la paroi) est presque toujours segmentaire, étendue sur un ou plusieurs centimètres ;
- 2) son degré : on parle de sténose modérée si le diamètre du vaisseau est réduit de moins de 50%, de sténose serrée de 50 à 80%, de sténose très serrée au-delà de 80% ; 
 - 3) son aspect : une sténose régulière "en verre de montre" correspond à une plaque d'athérome jeune, non remaniée ; une sténose légèrement irrégulière correspond à une plaque siège de simples irrégularités sans ulcération ; une sténose très irrégulière avec image d'addition évoque une plaque ulcérée.

Étym. gr. stenos : étroit

sténose carotidienne l.f.

internal carotid artery stenosis

carotide interne (sténose et thrombose de la)

sténose cervicale l.f.

cervical stenosis

Rétrécissement du canal cervical ou de l’un de ses orifices, source possible de stérilité, secondaire à un traumatisme, p. ex. un curetage, à une électrocoagulation, une conisation, une électrorésection à l’anse diathermique, une amputation du col ou une infection.

Étym. gr. : stenos : étroit

sténose choanale l.f.

choanal stenosis

atrésie choanale

sténose congénitale de l'urèthre l.f.

congenital urethral stricture

Diminution segmentaire du calibre du canal uréthral, d'origine congénitale.
De tels rétrécissements congénitaux correspondent soit à une atrésie segmentaire justiciable d'une résection-uréthroraphie, soit à un diaphragme ou à une valve muqueuse de traitement endoscopique simple.

Étym. gr. : stenos : étroit

atrésie segmentaire de l'urèthre

sténose de la carotide interne l.f.

internal carotid artery stenosis and thrombosis

Affections se manifestant fréquemment par un accident vasculaire cérébral polymorphe ou découvertes lors de l'auscultation systématique des vaisseaux cervicaux.
Il peut s'agir d'accidents ischémiques transitoires par migration d'un thrombus mural à partir d'une plaque pariétale d'athérome presque toujours située près de la naissance de la carotide interne.
Ainsi sont observés : des signes neurologiques de quelques minutes en foyer par occlusion d'une petite branche de l'artère sylvienne, régressifs avec la lyse rapide du petit embole; une suspension également très brève du langage ; un déficit moteur et/ou sensitif d'un membre supérieur, voire un engourdissement localisé ; une amaurose monoculaire transitoire mais souvent récidivante par embole de l'artère ophtalmique.
L'évolution de ces troubles est en fait variable : répétition tout en restant transitoires ; prélude à un accident plus grave comme une embolie sylvienne avec infarctus parenchymateux ; précession d'une thrombose carotidienne de traduction polymorphe, soit latente, soit entraînant un ramollissement sylvien ou des paliers hémiplégiques successifs en quelques heures ou quelques jours, et pouvant simuler une tumeur.
Le degré de sténose semble le mieux apprécié actuellement par l'association de l'écho-Doppler (ED) à l'angiographie par résonance magnétique, avec recours à l'artériographie en cas de discordance des deux investigations. L'endartériectomie chirurgicale paraît le traitement de référence des sténoses carotidiennes serrées symptomatiques (supérieures à 70%). Sinon, sous réserve d'une surveillance correcte des accidents transitoires pendant plusieurs mois, un traitement médical des facteurs de risque et un anticoagulant ou un anti-agrégant adapté peuvent être appliqués.

sténose de l'aqueduc liée au sexe l.f.

X-linked aqueductal stenosis,

D. S. Bickers, neuropathologue américain (1949)

hydrocéphalie congénitale et malformation bilatérale des pouces (syndrome d')

sténose de la voie biliaire principale l.f.

main hepatic duct stenosis

Rétrécissement qui peut être d’origine tumorale (cholangiocarcinome), inflammatoire (angiocholite, cholangite sclérosante), extrinsèque (ganglion, cancer du pancréas, pancréatite chronique), ou être postchirurgical (plaie de la voie biliaire principale).

Étym. gr. : stenos : étroit

sténose de l'aqueduc de Sylvius l.f.

Sylvius aqueduct stenosis

Diminution du diamètre de l'aqueduc de Sylvius.
On en distingue deux variétés :
- par obstruction : soit congénitales, isolées ou associées à une malformation de type Chiari ou à une dysgénésie du corps calleux ; soit acquises, inflammatoires ;
- par compression inflammatoire des structures adjacentes (cysticercose, encéphalite), ou tumorale (gliome du tectum, pinéalome).
La conséquence de la sténose est une hydrocéphalie triventriculaire non communicante.

Étym. gr. : stenos : étroit

sténose de l'uretère l.f.

ureteral stenosis

Rétrécissement complet ou incomplet, congénital ou acquis de l’uretère.

Étym. gr. : stenos : étroit

atrésie urétérale

sténose du canal rachidien l.f.

spinal canal stenosis

canal cervical étroit, canal lombaire étroit, cervicarthroses et sténoses du canal rachidien (myélopathies des)

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