acide vitamine A l.m.
vitamin A acid
En réalité, acide de la vitamine A.
→ rétinoïque (acide), isotrétinoïne, rétinoïdes
[C1]
Édit. 2017
ataxie de type Friedreich avec déficit en vitamine E l.f.
ataxia Friedreich-like, with selective vitamine E deficiency
T. Yokota, neurologue japonais (1997) ; D. Alagille, pédiatre français (1975) ; A. E. Harding, neurologue britannique (1982) ; N. Friedreich, anatomopathologiste allemand (1863)
carence en vitamine B1 l.f.
vitamin B1 deficiency
→ vitamine B1, alcoolisme (complications nerveuses de l'), béribéri
[N1]
carence en vitamine B12 l.f.
vitamin B12 deficiency
M. Biermer, médecin interniste allemand (1872)
→ vitamine B12, vitamine B12 (carence en), Biermer (anémie de), sclérose combinée de la moelle (syndrome de), cobalamine, facteur intrinsèqu
[N1]
déficit du métabolisme de la vitamine B12 avec méthylmalonique acidémie et homocystinurie l.m.
vitamin B12 metabolic defect with methylmalonicacidemia and homocystinuria
→ acidurie méthylmalonique avec homocystinurie
déficit en vitamine E l.f.
familial isolated deficiency of vitamine E
Déficience en vitamine E avec, dégénérescence spinocérébelleuse (ataxie de Friedreich-like), augmentation des triglycérides des bêtalipoprotéines, xanthélasma et xanthomes des tendons.
La stéatorrhée est inconstante, il y a atteinte du faisceau pyramidal, neuropathie périphérique et diminution de la sensibilité proprioceptive et vibratoire, dysarthrie, et hyporéflexie. Au niveau oculaire, on trouve papille pâle, rétrécissement artériel et rétinite pigmentaire (T. Yokota). L'altération rétinienne est probablement de même type que dans le syndrome d'Alagille. Mutation du gène de la protéine de transfert de l'alpha-tocophérol. L’affection est autosomique récessive (MIM 277460).
T. Yokota, neurologue japonais (1997) ; D. Alagille, pédiatre français (1975) A. E. Harding neurologue britannique (1982) ; N. Friedreich, médecin allemand (1863)
Syn. VED, ataxie de type Friedreich avec déficit en vitamine E, ataxie de type Friedreich avec rétinite pigmentaire
hypodermite par injection de vitamine K l.f.
sclerodermiform reaction to vitamin K
Hypodermite de la région fessière secondaire à l'injection intramusculaire de vitamine K1, caractérisée par des plaques érythémateuses qui deviennent indurées puis sclérodermiformes et affectent une disposition en fer à cheval ou « en ceinturon de cow-boy avec un revolver ».
L. Texier, dermatologiste français (1972)
résistance à la vitamine D l.f.
vitamin D resistant rickets
Rachitisme résistant à la vitamine D.
Ce type de rachitisme peut être dû à une hypophosphatémie congénitale dominante liée à l'X, ou à des mutations inactivant les enzymes de la synthèse du calcitriol.
vitamine n.f.
vitamin
Substance biologique indispensable à la croissance et au fonctionnement des organes, apportée en petite quantité par l'alimentation, que l'organisme n'est pas capable de synthétiser et dont la carence entraîne des troubles caractéristiques pour une espèce donnée (avitaminoses).
Toutes les vitamines ne sont pas d'origine strictement exogène. Tel est le cas du nicotinamide qui provient en partie de la dégradation du tryptophane sous l'action de la flore intestinale, ou de certaines vitamines synthétisables à partir de précurseurs (provitamines), p. ex. la vitamine A1 synthétisée à partir du carotène. D'autres vitamines sont apportées à l'organisme par les bactéries intestinales. Le besoin de telle ou telle vitamine dépend de l'espèce, si bien que certaines vitamines (p. ex. BT) ne sont pas indispensables à l'Homme. Le concept de vitamine est actuellement difficile à délimiter d'une façon rigoureuse à cause de la grande diversité de leurs actions. En effet, certaines vitamines participent à l'élaboration d'hormones et d'enzymes, soit en favorisant leur production, soit en entrant directement dans leur composition chimique.
La distinction entre vitamines liposolubles et vitamines hydrosolubles reste valable pour les vitamines d'origine alimentaire, pour lesquelles les besoins quotidiens sont bien connus. La classe des vitamines liposolubles comprend : la vitamine A (antixérophtalmique), la vitamine D (antirachitique), la vitamine E (de reproduction) et la vitamine K (antihémorragique). Le rôle biochimique de la vitamine D la rapproche plutôt d'un précurseur d'hormone, puisqu'elle favorise l'absorption intestinale du calcium. La classe des vitamines hydrosolubles comprend les vitamines B1 (thiamine), B2 (riboflavine), B6 (pyridoxine), et PP (nicotinamide) ; les facteurs foliques ; la vitamine B12, la biotine, l'acide pantothénique et la vitamine C (acide ascorbique).
Pour la plupart de ces vitamines le mode d'action est connu : ce sont des coenzymes ou des précurseurs de coenzymes intervenant au cours des réactions du métabolisme intermédiaire dans les déshydrogénations, les transferts de radicaux, etc. En plus des rôles précis indiqués, il existe des synergies et des antagonismes qui interviennent aussi dans les mécanismes d'action des diverses vitamines et qui compliquent les estimations quantitatives du besoin alimentaire en vitamines.
C. Funk, biochimiste américain (1912)
Étym. nom générique donné par Funk en 1912
→ avitaminose, nicotinamide, provitamine, vitamine A1
vitamine A n.f.
vitamin A
Composé liposoluble qui doit être apporté par l'alimentation à l'Homme et aux animaux et qui a été trouvé dans les graisses animales, surtout dans le foie, et un peu dans le beurre, les œufs et le lait.
La vitamine A est indispensable à la croissance, à la différenciation des cellules épithéliales et à la formation et l'activité du pourpre rétinien.
Découverte en 1913, elle a été d'abord appelée axérophtol en raison de son activité antixérophtalmique chez le Rat, puis elle a reçu le nom de rétinol quand son rôle dans la rétine a été élucidé avec son cycle métabolique dans le pourpre rétinien. La découverte chez les poissons d'eau douce d'une molécule voisine, dénommée vitamine A2, fait que le terme de "vitamine A" peut représenter tout dérivé ayant une structure analogue au rétinol et doué de la même activité. La vitamine A2 est le déhydro-3-rétinol. Les aliments végétaux n'apportent pas de vitamine A, mais apportent des carotènes qui représentent des provitamines A, du fait que les animaux sont capables de transformer les carotènes et d'autres composés polyisopréniques voisins en rétinol.
La vitamine A peut être dosée dans le plasma par chromatographie liquide haute performance. L’état de carence en vitamine A est défini par une concentration plasmatique inférieure à 0,35 µmol/L.
E. McCollum et Marguerite Davis, biochimistes de l'Université du Wisconsin et Th. Osborne et L. Mendel, biochimistes de la Connecticut Experiment station découvrent la vitamine A en 1913.
vitamine A2 n.f.
vitamin A2
Déhydro-3-rétinol découvert chez les poissons d’eau douce ayant une activité vitaminique A.
vitamine antibéribérique l.f.
antineuritic vitamin
C. Funk, biochimiste américain (1912)
Syn. vitamine B1, vitamine antinévritique, thiamine, aneurine
vitamine antihémorragique l.f.
antihemorrhagic vitamin
vitamine antinévritique l.f.
antineuritic vitamin
vitamine antipellagreuse l.f.
pellagra preventing vitamin
Syn. vitamine PP
vitamine antirachitique l.f.
Composé liposoluble qui doit être apporté par l'alimentation à l'Homme enfant ou adulte
Syn. vitamine D
vitamine antiscorbutique l.f.
antiscorbutic vitamin
Syn. vitamine C
vitamine antixérophtalmique l. f.
antixerophtalmic vitamin
vitamine B 1 n.f.
vitamin B1
(Amino,4,méthyl,2,pyrimidinyl,5),méthyl,3,méthyle,4,(hydroxy,2,éthyl),5 thiazolium.
Vitamine hydrosoluble du groupe B constituée d'un cycle pyrimidique et d'un cycle thiazolique, tous les deux portant des chaînes latérales, en particulier le cycle thiazole qui contient un atome de soufre et un atome d'azote, porte un radical hydroxyéthyle à fonction alcool primaire, et le cycle pyrimidine une fonction amine.
C'est cette fonction amine qui est à l'origine du terme de "vitamine" qui a été donné pour cette molécule indispensable à la "vie". Elle a été ensuite nommée aneurine à cause de son activité antinévritique et enfin thiamine à cause de sa structure comportant une fonction amine et un atome de soufre.
Elle est présente dans l'enveloppe des graines de blé, le son de riz, le germe des céréales, le foie des animaux, la levure et d'autres microorganismes qui peuvent en faire la synthèse.
Dans certaines espèces, elle est produite en quantité suffisante par synthèse sous l'action de la flore intestinale. La thiamine est un agent préventif et curatif du béribéri et un facteur de croissance de microorganismes. Elle joue un rôle coenzymatique important dans le métabolisme intermédiaire sous forme de pyrophosphate (cocarboxylase).
Chez l'Homme, les besoins en thiamine se situent entre 1,3 et 1,8 mg/jour.
La vitamine B1 peut être dosée dans le sang total par chromatographie liquide haute performance. L’état de carence en vitamine B1 est défini par une concentration sanguine inférieure à 70 nmol/L.
C. Funk, biochimiste américain e (1912)
Syn. thiamine, aneurine, vitamine antinévritique, vitamine antibéribérique
→ béribéri, shoshin beriberi, thiamine
[R2]
Édit. 2019
vitamine B1 (carence en) l.f.
vitamin B1 deficiency
→ vitamine B1, alcoolisme (complications nerveuses de l'), béribéri
vitamine B2 n.f.
vitamin B2
Composé hétérocyclique azoté, également appelé riboflavine, de couleur jaune et de fluorescence jaune-vert.
Ce composé entre dans la composition de coenzymes de déshydrogénases, le FMN et le FAD, dans lesquels il joue un rôle de transporteur d'hydrogène et d'électrons; ces enzymes sont les flavoenzymes anciennement appelés ferments jaunes.
La vitamine B2 doit être apportée par l'alimentation, car elle n'est pas synthétisée par les animaux. C’est une vitamine hydrosoluble du groupe B, présente surtout dans la levure et dans les microorganismes, dans les germes de céréales, mais aussi dans tous les organes animaux (foie, rein, etc.). Sa présence en petite quantité dans le lait explique le nom qu'on lui avait donné de "lactoflavine". La carence en vitamine B2 entraîne chez l'Homme des lésions oculaires, cutanées et buccales. Elle est généralement associée à d'autres carences. La vitamine B2 peut être dosée dans le sang total par chromatographie liquide haute performance. L’état de carence en vitamine B2 est défini par une concentration sanguine inférieure à 130 nmol/L.
Syn. riboflavine, lactoflavine
→ FAD, FMN, flavine-enzyme
vitamine B6 n.f.
vitamin B5
vitamine B6 n.f.
vitamin B6
vitamine B12 n.f.
vitamin B12
Terme générique pour des vitamines hydrosolubles dont le constituant de base est la cobalamine.
Leur squelette commun comporte un atome de cobalt entouré d'un noyau tétrapyrrolique non aromatique avec des chaînes latérales acétamide et propionamide dont l'une est liée par une molécule d'aminopropanol à l'acide phosphorique, lui-même uni au ribose avec une molécule de benzimidazole. L'atome de cobalt est complexé, uni par covalence et coordinence aux azotes (pyrroliques et imidazoliques) ; sa couche électronique est complétée par une liaison de covalence avec différents restes (OH dans l'hydroxocobalamine naturelle ou vitamine B12a, -CN dans la cyanocobalamine, -CH3 dans la méthylcobalamine, forme circulante des cobalamines, adénosyl dans le coenzyme B12 (adénosyl-cobalamine ou dibencozide). Stable, la cyanocobalamine est la plus couramment utilisée en thérapeutique.
La méthylcobalamine favorise la biosynthèse de la méthionine. Le coenzyme B12 intervient dans le métabolisme de divers aminoacides. Assurés par la ration alimentaire normale, les besoins journaliers sont de 5 à 10 µg. Ces vitamines sont particulièrement abondantes dans le foie.
En dehors du traitement des troubles carentiels, les vitamines B12 sont utilisées pour leur action anticatabolique vis-à-vis des protéines, contre les troubles de l'hématopoïèse, pour leur action eutrophique sur le système nerveux central (effet orexigène) et comme protecteur hépatique (en participant à la synthèse de la méthionine).
À doses très élevées, mécobalamine et dibencozide sont utilisées comme antalgiques.
Syn. cobalamine
→ cobalamine, Biermer (anémie de), sclérose combinée de la moelle (syndrome de), vitamine B12 (carence en)
vitamine B12 (carence en) l.f.
vitamin B12 deficiency
Troubles majeurs dus le plus souvent à une absence de sécrétion du facteur intrinsèque gastrique avec malabsorption de la vitamine B12 au niveau iléal, se traduisant par un abaissement voire un effondrement de sa concentration dans le sang.
L'anémie hyperchrome macrocytaire de Biermer, avec mégaloblastose de la moelle osseuse, en est la conséquence. Demeurent le plus souvent au second plan des troubles digestifs, surtout gastriques, et neuroanémiques, dits aussi neuroachyliques. L'achylie et les manifestations neurologiques peuvent apparaître plusieurs mois ou plusieurs années avant les signes hématologiques. Ainsi, l'exploration par IRM montre souvent un hypersignal au niveau médullaire, mais parfois au niveau encéphalique. La décompensation neurologique peut se produire au décours d'une anesthésie au protoxyde d'azote.
Dans ces troubles neurologiques, l'application thérapeutique de vitamine B12 doit être précoce, parentérale et continue. Une récupération complète est alors possible dans 50% des cas environ.
M. Biermer, médecin interniste allemand (1872)
→ Biermer (anémie de), sclérose combinée de la moelle (syndrome de), cobalamine, facteur intrinsèqu