territoire rétinien de non perfusion l.m.
→ occlusion capillaire rétinienne, hypoxémie, hypoxie (causes de l')
tuberculose pulmonaire chez les sujets infectés par le VIH (traitement de la) l.m.
pulmonary tuberculosis in AIDS patients (treatment)
Traitement antituberculeux des patients infectés par le VIH.
Il est aussi efficace que chez les autres patients tuberculeux.
Dans le cas d'une tuberculose à bacilles sensibles, la quadrithérapie est faite pendant 2 mois, puis l'on passe à une bithérapie et la durée totale du traitement est de 10 mois. Si les cultures de crachats, après 2 mois de traitement, restent positives, il faut poursuivre la quadrithérapie jusqu'à négativation, puis l'on passe à une bithérapie pour les 9 mois suivants.
Si le patient a un chiffre de lymphocytes CD4 inférieur à 200/mm3 et n'est pas déjà traité pour son Sida, il faut toujours commencer par le traitement antituberculeux. Le traitement antirétroviral ne doit pas être instauré avant 15 jours de traitement antituberculeux, mais le mieux est d'attendre 2 mois, lorsque la situation de la tuberculose est stabilisée.
Du fait des interactions médicamenteuses, des adaptations de la posologie des antiviraux et des antituberculeux sont nécessaires. Il faut donc que les décisions soient prises par des spécialistes de ces problèmes.
diagramme ventilation x fréquence l.m.
ventilation x frequency diagram
→ ventilation x fréquence (diagramme)
dommages dus à la ventilation mécanique l.m.p.
mechanical ventilation (damages caused by the)
→ ventilation mécanique (dommages dus à la)
jet ventilation l. angl.f.
Ventilation artificielle par jets pulsés, injectés directement dans la trachée avec une fréquence généralement élevée.
L'appareil, un tronçonneur de débit, fonctionne en principe à une fréquence ventilatoire de 80 à 150 par minute (HFJV : high frequency jet ventilation), c'est-à-dire au voisinage de la fréquence propre de la ventilation chez l'adulte, ce qui limite les barotraumatismes, laisse les poumons presque immobiles et évite la curarisation. Ce type de ventilation peut aussi se faire manuellement à une fréquence plus basse et, dans ce cas, on se rapproche d'une fréquence ventilatoire normale (mais le thorax n'est pas immobile). Chez l'enfant, compte tenu de la loi de similitude (la fréquence est inversement proportionnelle à la taille), il faut utiliser des fréquences plus élevées. Le mélange respiratoire est injecté par une petite sonde qu'on glisse dans la trachée un peu au-dessus de la carène, des sondes d'intubation spéciale avec un canal pour l'insufflation sont aussi utilisées. Primitivement, Sanders utilisait une aiguille rigide coudée dont il plaçait le bec dans l'axe se la trachée. Il faut installer cette petite sonde à l'intérieur d'une assez grosse sonde d'intubation pour assurer l'expiration sans risque de surpression pulmonaire dangereuse que le rétrécissement glottique risque d'entrainer.
R. D. Sanders, médecin anesthésiste américain (1967)
→ fréquence propre, similitude biologique, ventilation artificielle, ventilation à haute fréquence par oscillations
médullosurrénales (scintigraphie des glandes) l.f.
suprarenal medulla scintigraphy
méthodes de ventilation artificielle l.f.p.
artificial ventilation (methods of)
Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architec
→ ventilation artificielle (méthodes de)
scintigraphie n.f.
scintigraphy
Méthode d'imagerie médicale utilisant le rayonnement d'un composé radioactif introduit dans l'organisme, puis détecté par voie externe, pour en suivre le cheminement et la fixation dans un but d'étude morphologique et/ou dynamique.
L'enregistrement des radiations émises était autre fois réalisé à l'aide d'un scintigraphe à balayage qui fournissait un document en vraie grandeur, mais en un temps long (une heure ou plus). On utilise actuellement une caméra à scintillations placée en regard de la région à explorer qui permet d'obtenir une image en quelques minutes. L'image obtenue sous une incidence donnée est une projection 2D (parallèle ou conique selon le type de collimateur utilisé) dite scintigraphie planaire ou scintigramme, dont le champ peut être restreint ou, à l'opposé, étendu au corps entier. L'obtention d'une série de projections sous des angles différents conduit, après reconstruction informatique, à une tomoscintigraphie. L'enregistrement, sous une même incidence, d'une série d'images successives et brèves constitue une scintigraphie dynamique.
La scintigraphie est très utilisée pour explorer différents organes : cerveau, thyroïde, poumon, cœur, foie, rein, rate, surrénales et squelette.
Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire
Syn. scintillographie
scintigraphie à balayage l.f.
sweeping scintigraphy
scintigraphie cardiaque l.f.
cardiac scintigraphy
Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire
[B2, B3, K1]
Édit. 2020
scintigraphie cérébrale l.f.
cerebral scintigraphy, brain scintigraphy, gammagraphy of the brain
Technique d'imagerie médicale non invasive destinée à détecter sur un mode externe et à représenter la distribution d'un traceur radioactif au sein du cerveau.
Ce traceur est composé d'un vecteur moléculaire et d'un marqueur radioactif permettant de localiser le premier.
Deux types d'appareils sont utilisés selon le rayonnement émis par le radioélément :
- les émetteurs de photons, imposant l'emploi d'une gamma-caméra pour la réalisation d'images de tomographie d'émission monophotonique (TEMP) ;
- la tomographie par émission de positons (TEP), effectuée avec une caméra à positons et des radioéléments émettant ce type de particules ; pour ne pas interférer avec la fonction explorée, des quantités très faibles de traceur sont injectées, grâce à la très grande sensibilité des appareils scintigraphiques.
L'application la plus courante est l'imagerie du débit sanguin cérébral, qui témoigne indirectement de l'activité et de la viabilité des cellules cérébrales. L'imagerie de tumeurs est réalisée par des analogues du potassium comme le thallium ou des acides aminés marqués. Enfin, surtout avec la TEP, l'imagerie de la neurotransmission rend compte du fonctionnement des synapses des divers systèmes présents dans le cerveau. Une information hautement sélective est donc obtenue. Ainsi, un diagnostic des syndromes parkinsoniens est réalisable à l'aide de ligands du transporteur présynaptique de la dopamine ou du récepteur D2.
Une limitation de la scintigraphie cérébrale tient au défaut de références anatomiques dans les images obtenues, car seules les structures fixant le traceur sont visibles. Désormais, des techniques de traitement d'image permettent de fusionner les images scintigraphiques avec celles issues de l'IRM. Celle-ci apporte sa très grande qualité anatomique pour la localisation de l'information scintigraphique.
Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire
Syn. gamma-encéphalographie, gammagraphie cérébrale
→ scintigraphie, tomographie par émission de positons, tomographie par émission monophotonique,TEMP, TEP
scintigraphie corps entier l.f.
whole body scintigraphy
Scintigraphie réalisée à l'aide d'un dispositif, en général à balayage, permettant, par des mouvements combinés de la tête de détection et du lit d'examen, d'augmenter le champ d'exploration d'une gammacaméra et de l'étendre à la dimension désirée.
Le radionuclide utilisé est généralement le technétium, mais aussi d'autres émetteurs à sélectivité osseuse (89strontium, 153samarium, 186rhénium).
Une technique récente est employée en imagerie in vivo, à la recherche d'éventuelles localisations cancéreuses, notamment osseuses; elle utilise le 18FDG (fluorodésoxyglucose) et la détection se fait par TEP (tomographie par émission de positons).
Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire
→ scintigraphie, TEP
scintigraphie d'absorption l.f.
absorption scintigraphy
Enregistrement, au moyen d'une gammacaméra, d'informations densitométriques permettant d'effectuer les corrections d'atténuation d'une tomoscintigraphie pour la rendre quantitative.
La technique consiste à faire balayer le champ d'exploration par une source radioactive externe, d'émission analogue à celle du traceur introduit dans l'organisme et dont le rayonnement traverse cet organisme avant de parvenir à la caméra.
Cette technique peut être appliquée en SPECT comme en TEP.
Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire
→ SPECT, TEP, scintigraphie
scintigraphie des cavités cardiaques l.f.
multigated cardiac scintigraphy
Scintigraphie dynamique réalisée après administration d'un traceur radioactif demeurant intravasculaire.
On réalise une série d'enregistrements successifs de très courte durée pour obtenir des images du début à la fin du cycle cardiaque d'une systole à la systole suivante.
La scintigraphie myocardique permet d’évaluer la perfusion myocardique (c’est-à-dire la qualité de l’irrigation par les artères, les coronaires), et ainsi de faire le diagnostic de maladie coronaire. Cet examen a des performances supérieures au test d’effort seul et équivalentes à l’échocardiographie sous dobutamine (ou d’effort).
Elle renseigne aussi sur le fonctionnement du muscle cardiaque, c’est-à-dire sur sa contractilité globale (la fraction d’éjection ventriculaire). Il peut aussi étudier le métabolisme cellulaire en particulier évaluer la viabilité myocardique : par exemple, après un infarctus du myocarde, il s’agit de voir s’il subsiste au niveau de l’infarctus des zones encore viables donc qui peuvent récupérer une certaine contraction.
Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire
Syn. angiocardiographie isotopique, ventriculographie isotopique
→ scintigraphie, scintigraphie myocardique
[B2, B3, K2]
Édit. 2020
scintigraphie des glandes salivaires
salivary glands scintigraphy
Ses principales indications sont les hypo ou asialies (syndrome de Gougerot-Sjögren, sarcoïdose, séquelles de radiothérapie…), les tumeurs salivaires (cystadénolymphome ou tumeur de Whartin) ou l’identification de masses cervicales hautes.
Cette scintigraphie, où le radiopharmaceutique utilisé est le Technétium 99m, est réalisée au repos puis après stimulation salivaire par ingestion de produit acidulé (jus de citron…).
Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire
→ syndrome de Gougerot-Sjögren, syndrome sec, scintigraphie
scintigraphie des récepteurs l.f.
receptor scintigraphy
Scintigraphie réalisée, en recherche biologique, à l'aide de substances marquées se fixant électivement sur des récepteurs normaux ou pathologiques.
Elle peuvent être marquées soit à l'aide d'un émetteur de photons (par exemple octréotide marqué à l'indium 111), soit à l'aide d'émetteurs de positons.
Cette technique est particulièrement utilisée pour l'étude des récepteurs cérébraux.
Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire
scintigraphie des corticosurrénales l.f.
suprarenal cortex scintigraphy
→ scintigraphie, cholestérol marqué, iodocholestérol
[B2,O4]
scintigraphie du squelette l.f.
skeletal scintigraphy
scintigraphie dynamique l.f.
dynamic scintigraphy
scintigraphie ganglionnaire l.f.
lymph node scintigraphy
→ scintigraphie, lipiodol ultrafluide, technétium 99m
scintigraphie gastrique l.f.
gastric scintigraphy
Scintigraphie dynamique de l'estomac après absorption d'aliments solides ou liquides marqués par un radioisotope, voire après ingestion des deux en utilisant un double marquage.
Technique obsolète, elle permettait d'étudier des troubles fonctionnels, dont le dépistage d'un reflux gastro-œsophagien, et d'apprécier l'effet d'agents pharmacologiques ou de certains traitements médicaux ou chirurgicaux.
Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire
scintigraphie hépatique l.f.
hepatic scintigraphy
Étude morphologique du foie à l'aide d'un isotope radioactif, largement utilisée à une période, mais tombée en désuétude à l'apparition de l'imagerie moderne (échographie, scanographie, IRM).
Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire
scintigraphie lymphatique l.f.
lymphatic scintigraphy
→ scintigraphie, lipiodol ultra fluide, technétium 99m
scintigraphie myocardique l.f.
cardiac scintigraphy
Méthode d’exploration de la vitalité du myocarde étudiant la fixation par celui-ci d’un isotope radioactif à l’aide d’une gamma caméra à scintillation.
Le traceur utilisé est un émetteur de rayonnement gamma ayant un tropisme particulier pour le myocarde ; plusieurs sont utilisés, le plus fréquent étant le 201thallium. Les images sont enregistrées dans un seul plan (scintigraphie planaire) ou par un procédé de coupes tomographiques (tomoscintigraphie), soit au repos, soit après un effort. Le but de la scintigraphie myocardique est de déceler et de délimiter les zones mal ou non irriguées par suite d’un infarctus du myocarde.
L'examen est le plus souvent réalisé à l'occasion d'une épreuve d'effort (ou d'un test pharmacologique) afin de démasquer une éventuelle ischémie et d'apprécier sa réversibilité. Il peut être utilisé dans un but de dépistage d'une insuffisance coronarienne ou, plus souvent, pour apprécier son retentissement et guider la stratégie thérapeutique, mais également en cancérologie pour recherche de tumeur cardiaque.
Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire
Syn. scintigraphie cardiaque
→ scintigraphie, scintigraphie des cavités cardiaques
[B2, B3, K1]
Édit. 2020
scintigraphie osseuse l.f.
bone scintigraphy
Technique d'imagerie du squelette utilisant un radio-isotope lié à une molécule ayant une forte affinité pour le tissu osseux.
Actuellement, on utilise le méthyldiphosphonate marqué au technetium99. Après injection intraveineuse, le diphosphonate a une fixation osseuse maximale entre 2 et 3 heures après l'injection. Deux types d'images peuvent être obtenues : des images vasculaires précoces et des images osseuses plus tardives où l'isotope se concentre plus particulièrement dans l'os réactionnel en voie de minéralisation. La scintigraphie osseuse est utilisée en cas de tumeurs osseuses malignes ou bénignes (ostéome ostéoïde), dans la recherche de métastases osseuses et pour le diagnostic d'algodystrophie, de maladie de Paget ou d'infections osseuses.
Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire