granulation grise ou tuberculeuse l.f.
phtisis node
→ granulation miliaire, tubercule miliaire
infection tuberculeuse l.f.
tuberculous infection
Infection à Mycobacterium tuberculosis pouvant aboutir soit à une tuberculose-infection latente où les bacilles sont quiescents, soit à une tuberculose-maladie, infection active avec multiplication des bacilles.
Étym. lat. infectio : teinture, souillure, déverbal d'inficere : imprégner
kératite tuberculeuse l.f.
tuberculous keratitis
Atteinte cornéenne d'origine tuberculeuse.
lymphadénite mésentérique pseudo-tuberculeuse l.f.
mesenteric pseudotuberculous lymphadénitis
méningite tuberculeuse l.f.
tuberculous meningitis
Méningite granulomateuse liée à la prolifération du bacille de Koch, prédominant dans les espaces méningés de la base du crâne, à l’origine de foyers de nécrose cérébrale et évoluant, en dehors de son pronostic vital, vers une fibrose fréquemment génératrice d’un blocage des voies de circulation du LCR.
Le tableau clinique est souvent celui d’un syndrome méningé subaigu avec fièvre modérée et atteinte de l’état général mais aussi présence de signes focaux souvent trompeurs, voire de troubles de la conscience plus ou moins profonds : un ralentissement psychomoteur, une somnolence diurne contrastant avec l’insomnie nocturne, une apathie, un syndrome dépressif. Il peut être inauguré par un état confusionnel, une psychose délirante aigüe ou un delirium tremens alcoolique. Une primo-infection récente, la présence de tubercules de Bouchut au fond d’œil, une miliaire pulmonaire constituent des arguments majeurs.
Le diagnostic repose principalement sur l’étude du LCR qui est clair, lymphocytaire, avec hyperprotéinorachie et hypoglycorachie. Le BK n’est pas toujours retrouvé à l’examen direct et les cultures sont indispensables comme peut l’être l’amplification génique ou PCR. L’IRM est également d’un bon apport diagnostique.
Le traitement médical a radicalement transformé le pronostic qui était fatal mais reste encore sévère dans les formes traitées tardivement : mortalité d’environ 15 à 20% chez l’adulte, séquelles neurologiques de l’ordre de 15% (en particulier : hydrocéphalie le plus souvent communicante).
Des séquelles psychiatriques peuvent se voir chez l’enfant surtout s’il est jeune : un retard intellectuel parfois compliqué de signes diencéphalo-hypophysaires, des troubles caractériels ou même un état psychotique, qui peuvent être associés à une hydrocéphalie et à une comitialité. Chez l’adulte les séquelles sont plus discrètes avec cependant l’éventualité d’une évolution démentielle.
Personnalité antérieure, réactions de l’entourage, hospitalisation prolongée, précocité, qualité et complications propres du traitement, terrain somatique à risque (précarité de vie, éthylisme) etc. sont, surtout chez l’enfant, autant d’éléments qui peuvent peser sur l’apparition et l’intensité de ces complications.
Étym. gr. meningx : membrane ; -ite : suffixe indiquant l’inflammation :
miliaire tuberculeuse l.f.
acute miliary tuberculosis
Tuberculose diffuse hématogène, caractérisée par la présence de multiples granulations tuberculeuses en grains de mil dans tout l'organisme, devenue rare.
Elle est liée à l'effraction d'un foyer tuberculeux dans la circulation sanguine. Les lésions atteignent le poumon, le foie, la rate, les reins, la choroïde, les séreuses (méninges, plèvre, péricarde, péritoine) et la moelle osseuse.
Elle réalise habituellement un tableau infectieux sévère avec fièvre élevée, altération de l'état général et plus ou moins vite, cyanose et tachypnée. La radiographie thoracique révèle les micronodules de 1 à 3 mm, disséminés dans les deux champs pulmonaires. Les anomalies ne sont pas toujours aisément décelables. La tomodensitométrie avec des coupes fines en fenêtre pulmonaire confirme les images douteuses ou les révèle.
L'intradermoréaction est habituellement positive. Il faut rechercher le BK par tubage gastrique, faire un examen du fond d'œil pour dépister des tubercules choroïdiens (tubercules de Bouchut) et étudier le liquide céphalorachidien pour déceler une méningite latente. L'élévation des transaminases témoigne de l'atteinte hépatique que confirme la ponction-biopsie hépatique qui apporte la preuve histologique et bactériologique de la tuberculose.
Constamment fatale avant la découverte de la streptomycine, la miliaire tuberculeuse guérit par le traitement antituberculeux moderne qui est une urgence.
E. Bouchut, médecin français (1869)
Étym. lat. milium : grain de millet
ostéo-arthrite vertébrale tuberculeuse l.f.
Pott's disease
Spondylodiscite due au bacille de Koch, pouvant atteindre une ou plusieurs vertèbres le long du rachis.
Par des glissements articulaires, elle peut entraîner des modifications des courbures (surtout cyphoscolioses) parfois paralysantes. Les abcès froids qui en résultent peuvent être volumineux et subir des migrations intra-thoraciques, pelviennes, etc.
P. Pott, Sir, chirurgien britannique (1779)
Syn. mal de Pott, tuberculose vertébrale
Édit. 2017
péricardite tuberculeuse l.f.
tuberculous pericarditis
Infection du péricarde par le bacille de Koch.
La tuberculose était naguère considérée comme la cause dominante (avec le rhumatisme) des péricardites. Elle est beaucoup plus rare aujourd’hui. L’atteinte péricardique survient dans la phase primo-secondaire du cycle de l’infection tuberculeuse, la séreuse étant atteinte par voie lymphatique dans la primo-infection ou par voie sanguine dans la période secondaire. La péricardite tuberculeuse peut revêtir une forme sèche (inflammation avec réaction fibrineuse et parfois granulations miliaires) ou liquidienne (épanchement plus ou moins abondant sérofibreux ou sérohématique). Elle peut évoluer vers la formation de foyers caséeux ou vers un épaississement fibreux du péricarde plus ou moins vite compressif et susceptible de se calcifier (péricardite chronique constrictive). L’évolution et le pronostic des péricardites tuberculeuses ont été transformés par le traitement spécifique (chimiothérapie quadruple), auquel doit parfois s’ajouter un traitement chirurgical de décortication d’un cœur comprimé (péricardectomie).
péritonite tuberculeuse l.f.
fibrocaseous peritonitis, tuberculous peritonitis
Péritonite due à Mycobacterium tuberculosis qui peut se présenter sous forme ascitique (ascite essentielle des jeunes filles de Cruveilhier), ulcérocaséeuse ou fibro-adhésive.
Elle est le plus souvent généralisée, accompagnant d'autres localisations tuberculeuses, par ex. séreuses (articulaire, pleurale, etc.). A long terme, la péritonite tuberculeuse pelvienne chez la femme entraîne la stérilité par obturation tubaire.
pleurésie tuberculeuse l.f.
tuberculous pleurisy
primo-infection tuberculeuse l.f.
primary tuberculosis
Premier contact infectant d’un individu sain, avec le bacille de la tuberculose.
Ce contage est asymptomatique ou révélé par des signes cliniques, radiologiques, et/ou biologiques. Il est caractérisé par un virage des tests tuberculiniques.
Le complexe primaire radiologique, fait du chancre d'inoculation pulmonaire et d'une adénopathie médiastinale ou hilaire, est inconstant. La primo-infection est souvent latente et alors n'a pas rang de maladie.
La terminologie moderne préfère utiliser les termes de tuberculose-infection latente et tuberculose-infection récente.
Syn. tuberculose initiale, tuberculose primaire
→ tuberculose-infection latente, tuberculose-infection récente
sténose trachéobronchique tuberculeuse l.f.
tuberculous tracheobronchial stenosis
Rétrécissement localisé de la trachée ou plus souvent d'une bronche de gros calibre (bronche principale, lobaire ou segmentaire), habituellement secondaire à un envahissement de la paroi bronchique à partir d'une adénopathie tuberculeuse à son contact.
Ce type de sténose est devenu très rare dans nos régions. Le rétrécissement peut être fibreux, séquellaire d'une tuberculose bronchique guérie relevant, au niveau de la trachée, des bronches principales et de l'orifice des bronches lobaires, de la chirurgie. S'il est de type tuberculeux actif, il relève d'abord du traitement antituberculeux.
R. C. Brock, Sir, chirurgien thoracique britannique (1946) ; E. A. Graham, chirurgien thoracique américain (1949)
Étym. gr. : stenos : étroit
→ Brock (syndrome de), Graham-Burford-Mayer (syndrome de)
primo-infection tuberculeuse l.f.
→ tuberculose, Mycobacterium tuberculosis
[D1]
Édit. 2019