brachy-œsophage n.m.
short oesophagus
Œsophage court comportant la présence permanente d'un segment d'estomac dans le thorax.
Il peut être congénital, plus souvent il est acquis, secondaire à une hernie hiatale par glissement. le brachy-œsophage se distingue de l'endobrachy-œsophage par la présence d'une muqueuse malpighienne normale jusqu'à la jonction œsocardiale. Le brachy-œsophage est une des causes du syndrome de reflux gastro-œsophagien.
Étym. gr. brakhus : court
→ Barrett (œsophage), Savary et Miller (classification)
Édit. 2017
cancer de l'œsophage l.m.
oesophageal cancer
Le cancer de l’œsophage naît le plus souvent dans la muqueuse prenant, dans 80% des cas, les caractères d’un carcinome épidermoïde ou parfois, au niveau du bas œsophage, ceux d’un adénocarcinome tandis que les sarcomes naissant à partir de la musculeuse sont beaucoup plus rares.
En France (données InVS 2011), l’incidence annuelle qui a tendance à diminuer est d’environ 4 300 nouveaux cas, il est responsable d’environ 3700 décès annuels. Il touche plus volontiers les hommes sex ration : 2.75. Surtout fréquent dans le Nord et l’Ouest de la France. L’âge moyen de survenue est de 67 ans chez l’homme et de 73 ans chez la femme. Le cancer épidermoïde est essentiellement lié au risque alcoolo-tabagique ce qui explique sa survenue plus fréquente chez les sujets atteints de cancers du même type touchant la sphère ORL. Le facteur de risque de l’adénocarcinome, qui tend à devenir de plus en plus fréquent, est l’endobrachy-œsophage dit encore œsophage de Barrett, secondaire à une cicatrisation anormale d’une œsophagite liée à un reflux gastro-œsophagien ; il augmente le risque de 30 à 125 fois. Un indice de masse corporelle élevé est un autre facteur de risque. Le signe d’appel majeur est la dysphagie. Quelle que soit sa forme histologique, le pronostic de ce cancer est très sévère lié surtout à un envahissement médiastinal précoce, son traitement dépendant de son stade d’extension (précisé par la classification TNM) repose sur la chirurgie et/ou la radiothérapie. Il est relativement peu chimiosensible.
N. R. Barrett chirurgien britannique (1950)
Syn. carcinome œsophagien
→ adénocarcinome, sarcome du tube digestif, Barrett (œsophage de)
[F2,L1]
diverticule de l'œsophage l.m.
[L1,L2]
Édit. 2017
écouvillonnage de l'œsophage l.m.
oesophageal brushing
Technique destinée au diagnostic précoce des lésions de l’œsophage.
Une éponge déglutie pénètre jusque dans l’estomac, et, après son extraction par frottement doux, les cellules de l’épithélium œsophagien sont transférées sur une lame pour un examen cytologique.
Cette technique a été utilisée dans certaines régions de Chine où le cancer de l’œsophage a une incidence particulière, due sans doute à une mycobactérie liée à un procédé de conservation hivernale des légumes.
Étym. ancien fr. escoveillon, du lat. scopa : balai
→ mycobactérie, cancer de l'œsophage
[B3, L1]
Édit. 2019
exploration fonctionnelle de l'œsophage l.f.
oesophagus function test
Ensemble des méthodes visant à étudier les anomalies éventuelles du fonctionnement physiologique de l’œsophage.
La manométrie œsophagienne permet l’étude du sphincter supérieur (SSO), du sphincter inférieur (SSI) et de trois types de contractions œsophagiennes : le péristaltisme primaire (onde propulsive proximale), le péristaltisme secondaire (déclenché par la distension œsophagienne), et les contractions tertiaires (de la musculature lisse). Elle est surtout utile dans l’interprétation de certaines dysphagies, du syndrome de reflux gastroœsophagien.
→ dysphagie, reflux gastroœsophagien.
[B3,L1]
Édit. 2018
incisures multiples de l'œsophage l.f.p.
œsophageal curling
Sur une radiographie de l'œsophage après opacification, présence de multiples encoches fixes sur le contour de l'œsophage cervical.
Elles s'observent au cours de la dysphagie sidéropénique du syndrome de Plummer-Vinson (ou Kelly-Paterson).
H. S. Plummer, médecin interniste américain (1912) ; P. P. Vinson, chirurgien américain (1919) ; A. B. Kelly (1919) et D. R. Paterson (1919) otorhinolaryngologistes britanniques
→ Plummer-Vinson (syndrome de) Kelly-Paterson (syndrome de)
ligament suspenseur de l'œsophage de Gillette l.m.
P. Gillette, anatomiste et chirurgien français (1836-1886)
méga-œsophage n.m.
megaɶsophagus
Dilatation de l’œsophage.
Elle est congénitale, conséquence d’une achalasie, ou secondaire à un spasme du cardia.
[L1]
méga-œsophage idiopathique l.m.
Syn. achalasie œsophagienne
[C2,H1,L1]
Édit. 2016
œsophage n.m.
oesophagus (TA)
oesophagus
Segment du tube digestif qui relie le pharynx à l’estomac.
Il mesure environ vingt-cinq centimètres de long. Son orifice supérieur, la bouche de l’œsophage, répond, en avant, au bord inférieur du cartilage cricoïde et, en arrière, à la sixième vertèbre cervicale. Son orifice inférieur, le cardia, s’abouche dans l’estomac au niveau du flanc gauche de la douzième vertèbre thoracique. Conduit musculo-membraneux vertical, à direction générale un peu oblique en bas et à gauche, il descend en avant du rachis et en arrière de la trachée. Il comporte trois parties correspondant aux régions qu’il traverse : la partie cervicale s’étend jusqu’à l’incisure jugulaire du sternum ; la partie thoracique est située dans le médiastin postérieur jusqu’au diaphragme qu’elle traverse ; la partie abdominale, courte, répond à la face postérieure du foie. Le calibre de l’œsophage moyennement distendue, chez l’adulte, varie entre deux et trois centimètres. L’œsophage présente trois parties rétrécies : le rétrécissement cricoïdien au niveau de son orifice supérieur, la bouche de l’œsophage ; le rétrécissement broncho-aortique correspondant à la crosse de l’aorte et à la bronche gauche ; le rétrécissement diaphragmatique au niveau de l’orifice œsophagien du diaphragme. La paroi œsophagienne est constituée de trois tuniques superposées qui sont, de dehors en dedans : la tunique musculaire composée de fibres superficielles longitudinales et de fibres profondes circulaires ou obliques ; la tunique sous-muqueuse, celluleuse ; la tunique muqueuse. Dans son trajet cervico-thoracique et diaphragmatique il est en outre entouré par une tunique adventitielle. La partie abdominale comporte une tunique séreuse. L’innervation de l’œsophage est assurée par le plexus œsophagien provenant du système sympathique et des nerfs vagues.
Étym. gr. oisophagos : œsophage, qui porte ce qu'on mange ; « casse-noisette » : expression venant des images de spasmes étagés observées au cours de la radiographie de l’œsophage
Édit. 2017
partie abdominale de l'œsophage l.f.
pars abdominalis oesophageae (TA)
abdominal part of oesophagus
→ œsophage
partie cervicale de l'œsophage l.f.
pars cervicalis oesophageae (TA)
cervical part of oesophagus
→ œsophage
partie thoracique de l'œsophage l.f.
pars thoracica oesophageae (TA)
thoracic part of oesophagus
→ œsophage
perforation de l'œsophage l.f.
perforated oesophagus
Accident grave, d'origine traumatique, parfois iatrogénique au cours des manœuvres d'intubation ou d'endoscopie, entraînant une médiastinite septique de fâcheux pronostic.
Le traitement est chirurgical, il doit être précoce pour éviter l'infection médiastinale.
rétrécissement broncho-aortique de l'œsophage l.m.
constrictio bronchoaortica oesophageae, constrictio partis thoracicae oesophageae (TA)
thoracic constriction of oesophagus, broncho-aortic constriction of oesophagus
→ œsophage
rétrécissement diaphragmatique de l'œsophage l.m.
constrictio phrenica oesophageae, constrictio diaphragmatica oesophageae (TA)
diaphragmatic constriction of oesophagus
→ œsophage
sous-muqueuse de l'œsophage l.f.
tela submucosa oesophageae (TA)
submucosa of oesophagus
Tissu celluleux interposé entre la muqueuse oesophagienne et la couche musculaire.
→ œsophage
sous-séreuse de l'œsophage l.f.
tela subserosa oesophageae (TA)
subserosa of oesophagus ; subserous layer of oesophagus
Tissu celluleux interposé entre la séreuse oesophagienne abdominale et la paroi musculaire.
→ œsophage
sphincter supérieur de l'œsophage l.m.
upper oesophageal sphincter
Sphincter marquant l’entrée de l’œsophage à la jonction pharyngo-œsophagienne, composé du muscle cricopharyngé, de la partie inférieure du muscle constricteur du pharynx et de la partie haute de l’œsophage, faite de muscle strié.
Il se relâche lors de la déglutition. Certains auteurs modernes le définissent comme la zone d’hyperpression manométrique située à la jonction du pharynx et de l’œsophage et ajoutent à la composante musculaire une composante cartilagineuse faite du chaton cricoïdien.
→ bouche de l'œsophage, chaton cricoïdien,
tendon antérieur de l'œsophage l.m.
tunique adventitielle de l'œsophage l.f.
tunica adventitia oesophageae (TA)
adventitia of oesophagus
→ œsophage
tunique muqueuse de l'œsophage l.f.
tunica mucosa oesophageae (TA)
mucosa of oesophagus ; mucous membrane of oesophagus
→ œsophage
tunique musculaire de l'œsophage l.f.
tunica muscularis oesophageae (TA)
muscular layer of oesophagus ; muscular coat of oesophagus
→ œsophage
tunique séreuse de l'œsophage l.f.
tunica serosa oesophageae (TA)
serosa of oesophagus ; serous coat of oesophagus
→ œsophage
œsophage "casse-noisette" l.m.
nutcracker oesophagus
Trouble moteur de l'œsophage caractérisé cliniquement par des douleurs thoraciques pseudo-angineuses et/ou une dysphagie (moins fréquente) et/ou un reflux gastro-œsophagien (syndrome du péristaltisme douloureux de l'œsophage).
L’œsophage casse- noisette se caractérise par une hyper-contractilité définie en manométrie, par la présence d’ondes de contractions de forte amplitude dans le tiers distal de l’œsophage (en moyenne > 180 mm Hg), de durée parfois augmentée avec un péristaltisme normal. Pour certains, une amplitude des contractions distales supérieure à 260 mm de Hg est plus spécifique. La pression du sphincter inférieur de l’œsophage est normale, parfois élevée. La relaxation du sphincter inférieur de l’œsophage est normale.
Étym. gr. oisophagos : œsophage, qui porte ce qu'on mange ; « casse-noisette » : expression venant des images de spasmes étagés observées au cours de la radiographie de l’œsophage
Syn. spasme diffus de l'œsophage