Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

109 résultats 

transcriptase réverse l.f.

reverse transcriptase

Enzyme ou système enzymatique catalysant la biosynthèse d'un acide désoxyribonucléique complémentaire d'une matrice ribonucléique.
Les transcriptases réverses sont impliquées dans la réplication de virus ribonucléiques tels que les virus de l'immunodéficience humaine.

H. M. Termin, virologue et généticien américain, prix Nobel de médcine en 1975 (1970) ; D. Baltimore, biologiste américain, prix Nobel de médecine en 1975 (1970) : découverte indépendante et simultanée chez ces deux auteurs

Syn. reverse transcriptase

[C1]

Édit. 2020

transcription inverse l.f.

reverse transcription

Synthèse d'ADN à partir d'ARN, à l'inverse du mécanisme de transcription le plus fréquent.
Elle caractérise les organismes où le matériel héréditaire est l'ARN, p. ex. les rétrovirus.

transcriptase reverse

transcription réverse l.f.

reverse transcription

Synthèse d'ADN à partir d'ARN, à l'inverse du mécanisme de transcription le plus fréquent.
Elle caractérise les organismes où le matériel héréditaire est l'ARN, p. ex. les rétrovirus.

transcriptase réverse

alcoolisme (prévention de l') l.f.

prevention of alcoholism

Ensemble des dispositions d'ordre sanitaire, social, économique, destinées à diminuer les facteurs de risque de l'alcoolisation individuelle et collective.
En alcoologie, les concepts spécifiques au modèle médical (prévention primaire, secondaire, tertiaire) ont fait place à la notion de prévention globale, associant : la limitation de l'offre par la voie législative, l'éducation du consommateur, la répression ; la mise en œuvre d'une politique cohérente d'information, d'éducation pour la santé, par la formation de relais ; des programmes globaux, non spécifiques, abordant en particulier les problèmes posés par les autres toxicomanies.
L'alcoolisation concernant une grande part de la population, il convient d'insister sur les "conduites à risque" (accidentalité routière, domestique, etc.) sans se limiter aux populations dites "à risque".

Étym. arabe al -cohol : liquide distillé 

centre de cure ambulatoire en alcoologie (CCAA)

[E1,G3,G4]

Édit. 2017 

analgésie préventive l.f.

pre-emptive analgesia

Administration d'un analgésique avant l'application prévisible d'un stimulus nociceptif.
Elle permettrait de diminuer l'amplification douloureuse en agissant sur la plasticité des voies de la douleur et de réduire ainsi les doses d'analgésiques nécessaires dans les suites postopératoires. L'acupuncture semble agir partiellement ainsi.

Étym. gr. an, privatif; algos: douleur

[B3,G1,G3 ,G5]

Édit. 2017

analogues nucléosidiques inhibiteurs de la transcriptase inverse l.m.p.

analogues nucléosidiques inhibitory of reverse transcriptase

Antirétroviraux virustatiques, utilisés par voie orale et en association dans le traitement de l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH1 et VIH2).
On distingue l’AZT (azidothymidine) et l’abacavir analogues de la thymidine, la ddI analogue de l’adénosine, la ddC analogue de la déoxycytidine, le d4T analogue de la thymidine, le 3TC analogue de la cytidine, le ténofovir, seul inhibiteur nucléotidique de la transcriptase inverse.

azidothymidine, abacavir, ténofovir, sida

[D1, G5]

Édit. 2020

antibioprévention n.f.

antibioprevention

  antibioprophylaxie

antipellagreux adj.

pellagra preventing

Qualifie les agents pharmacologiques du traitement de la pellagre, en particulier la vitamine PP (pellagra preventing) ou amide nicotinique.

Syn. pellagropréventif

anti-PfMDR (médicaments) l.m.p. sigle angl. pour Plasmodium falciparum Malaria Drug Resistance

anti-PfMDR drugs

Médicaments tels que le vérapamil ou la désipramine, capables de restaurer la chloroquino-sensibilité de souches de Plasmodium falciparum résistantes, comme ils modulent la résistance de cellules cancéreuses.
En fait, ces produits n’ont jamais eu de réelles applications pratiques dans le traitement du paludisme, pour diverses raisons notamment liées aux risques d’effets indésirables aux doses actives.

Syn. médicaments "réverseurs"

aponévrose ombilico-prévésicale l.f.

fascia ombilico-prévésical

artère prévésicale l.f.

artère vésicale antérieure

artère vésicale antérieure l.f.

arteria vesicalis anterior (PNA)
anterior vesical artery
Branche de l’artère honteuse interne  née en arrière de l’orifice profond du canal obturateur, dans le plan frontal passant par l’urèthre membraneux.
Elle traverse les ligaments pubo-vésicaux et monte sur la face antérieure de la prostate et de la vessie chez l’homme, de l’urèthre et de la vessie chez la femme. Elle s’anastomose avec les artères vésicales supérieures et inférieure et avec un rameau de l’artère obturatrice.

Syn. anc.  artère prévésicale

bêta-hydroxy-butyrate-déshydrogénase n.f.

Enzyme catalysant de façon réversible le transfert d'hydrogène du β-hydroxybutyrate sur le NAD (nicotinamide-adénine-dinucléotide)

Dans le foie cet enzyme sert à réduire l'acide acétylacétique en acide β-hydroxybutyrique, dont la sécrétion dans le sang est beaucoup moins acide. Dans le muscle il est au contraire impliqué dans l'utilisation du β-hydroxybutyrate pour fournir en hydrogènes la chaîne respiratoire.

nicotinamide-adénine-dinucléotide, acide acétylacétique, acide β-hydroxybutyrique

Édit. 2017

Bohr (effet) l.m.

Bohr’s effect

Influence inhibitrice du dioxyde de carbone pour la fixation de l'oxygène sur l'hémoglobine.
Ce mécanisme physiologique de régulation de l’affinité pour l’oxygène(O2) de l’hémoglobine (Hb) par le dioxyde de carbone (CO2) est dû à la fixation des protons H+ sur certains sites de la molécule désoxygénée, stabilisant ainsi, en agissant sur des effecteurs hétérotropes, la structure T à faible affinité pour l’oxygène
L'affinité de l'Hb pour l'O2 se mesure par la quantité d'O2 fixée sur elle.
L’effet Bohr est chiffré par la quantité de protons libérés par sous-unité d’Hb lors du passage de la forme désoxygénée à la forme oxygénée. Sa valeur normale est de – 0,5.
En pathologie, l'Hb anormale des hématies falciformes dans la drépanocytose et dans certaines intoxications, notamment celles qui transforment l'Hb en méthémoglobine, ralentit la fixation d'O2 et diminue l'affinité. La réduction de la concentration en Hb dans le sang ne la modifie pas : la courbe de dissociation reste normale dans l'anémie par dilution (hémorragie, etc.). Dans l'anémie chronique il y a en outre une adaptation de la concentration de 2,3-DPG.

Ch. Bohr, physiologiste danois (1904)

effet Haldane, diphosphoglycérate (2,3-DPG), drépanocytose, saturation oxyhémoglobinée

[Cette réaction réversible règle la pO2 en fonction de la quantité d'O2 fixée sur l'Hb. Elle est représentée par la courbe sigmoïde de dissociation de l'hémoglobine en fonction de la pO2. Une diminution de la pCO2 augmente l'affinité lors des échanges entr]

Édit. 2017

chaîne lymphatique préveineuse droite l.f.

nœuds lymphatiques médiastinaux antérieurs et nœuds lymphatiques brachiocéphaliques

[C1]

chimioprévention n.f.

Prophylaxie faisant appel à l’emploi de substances médicamenteuses en vue de protéger des sujets sains exposés à une contagion.
Il s’agit le plus souvent d’une prophylaxie spécifique, par exemple l’absorption de nivaquine pour la prévention du paludisme. Cette méthode n’est pas sans inconvénient, elle risque de sensibiliser le sujet aux antibiotiques, de développer la résistance des bactéries ou des parasites au produit, etc.

Syn. chimioprophylaxie

[G5,D ]

choc irréversible l.m.

irreversible shock

Choc évoluant rapidement vers la mort en dépit de tout traitement.

[N1,G1]

collapsus de reventilation en réanimation l.m.

hypocapnia collapse

Collapsus cardiovasculaire par hypocapnie et alcalose respiratoire qui apparaît au cours de la réanimation si l'on hyperventile d'emblée le patient, surtout un hypercapnique chronique ayant une réserve alcaline élevée.
L'accroissement de la pression alvéolaire moyenne par l'insufflation, qui augmente les résistances des capillaires pulmonaires, et l'expansion volumique ou l'emploi de vasoconstricteurs sont des facteurs favorisants.

hypercapnie

[G1]

compression hémostatique l.f.

Manœuvre de compression des gros vaisseaux prévertébraux ou de l'utérus, destinée à contenir temporairement une hémorragie obstétricale :

- L'aorte peut être comprimée contre le rachis par le poing ou la main, manœuvre rendue efficace en raison du diastasis et de l'hypotonie des muscles grands droits.
- L'utérus peut être comprimé « comme une éponge » soit contre le rachis, soit contre la face postérieure du pubis par une main agissant sur l'abdomen. Il peut être saisi entre un poing placé dans sa cavité et une main qui empaume l'organe à travers la paroi flasque de l'hypogastre.

[O3]

Creutzfeldt-Jakob (prévention de la transmission de la maladie de) l.m.

safety against CJ disease transmission

La prévention contre la transmission iatrogénique de la maladie de l'encéphalopathie spongiforme est obligatoire en France (Circulaire de la Santé DGS/DH, N° 100 du 11-12-1995).
C'est un grave sujet de préoccupation pour les chirurgiens, les anesthésiologistes et les endoscopistes. Aussi, pour préciser les risques, les tissus ont-ils été classés en quatre catégories en fonction de leur infectiosité (classification OMS, établie par analogie avec les ovins - Circulaire de la Santé du 11-12-1995)
Prévention : il est très difficile de désinfecter un objet souillé par des prions et la solution qui consiste à n'employer que des instruments jetables est difficile à envisager pour des appareils onéreux comme les endoscopes. Aussi, lors de la consultation pré-anesthésique, le médecin doit interroger soigneusement le patient afin de rechercher une présomption de MCJ.
C'est pourquoi le Ministère de la Santé a défini les «sujets considérés comme particulièrement à risque (risque = 1%)» - (Circulaire 11-12-1995) afin que des précautions spéciales soient prises au cours de l'intervention :
Sujets considérés comme particulièrement à risque de transmission de la MCJ :
- a : Ceux ayant des signes évocateurs de la MCJ après élimination des autres causes.
- b : Ceux ayant reçu de l'hormone de croissance extractive, des gonadotrophines extractives ou de la glucocérébrosidase.
- c : Ceux dont un membre de la famille, surtout apparenté au premier degré (père, mère, fratrie), est mort de MCJ confirmée ou suspectée.
- d : Ceux qui ont subi une intervention neurochirurgicale, en particulier la pose d'une greffe de dure-mère intracrânienne.

H. G. Creutzfeldt, neuropathologiste allemand (1920) ; A. M. Jakob, neurologue allemand (1921)

Creutzfeldt-Jakob (maladie de), encéphalopathie spongiforme, prion, infectiosité des tissus aux prions

[C1,D1,D5,E1,H1 ]

Édit. 2017

délire de revendication l.m.

litigious paranoia

Organisation psychotique le plus souvent incluse dans les délires paranoïaques chroniques, plus particulièrement passionnels, car, de même que ces derniers, enfoncée comme un coin dans la réalité, "en secteur", sans tendance à l'extension.
Délirant dans le sens d'un moi idéal imaginaire, ces patients se présentent comme : des quérulents ; des idéalistes passionnés, en fait plus souvent psychopathes ou névrotiques ; des inventeurs méconnus, soucieux de protéger et promouvoir leur découverte, qu'ils considèrent comme capitale ; des "interprétateurs filiaux", en réalité surtout imaginatifs et paranoïdes ; des hypocondriaques, incriminant des soins médicaux ou chirurgicaux ; des sinistrosiques délirants, réclamant eux aussi réparation.

E. Kraepelin, psychiatre allemand (1899)

Étym. lat. delirium : délire

Syn. délire de préjudice, psychose quérulente

dysplasie chondroectodermique d'Ellis-van Creveld l.f.

Ellis-van Creveld’s dysplasia chondroectodermique

R. Ellis, pédiatre britannique et S. van Creveld, pédiatre néerlandais (1940)

Ellis-van Creveld (syndrome d')

espace clair rétrotrachéal, susaortique et prévertébral l.m.

retrotracheal supra aortic transradiant area, retrotracheal triangle

Sur un cliché pulmonaire de profil, zone située en arrière de la trachée, en avant de la colonne et au-dessus de la crosse aortique, répondant à la projection du segment apical des lobes pulmonaires supérieurs.

[B2,K1]

Édit. 2018 

espace rétropubien l.m.

spatium retro pubicum
retropubic space
Espace virtuel compris entre le pubis et la vessie, limité par le fascia transversalis en avant et le fascia ombilicovésical en arrière.

A. A. Retzius, anatomiste et anthropologue suédois (1849)

Syn. espace de Retzius, espace prévésical

[A1]

Édit. 2018  

fascia ombilico-prévésical l.m.

Feuillet cellulo-fibreux triangulaire à sommet supérieur, s’étendant de l’ombilic au fascia pelvien.
Sa face postérieure, concave, embrasse les faces antérieures de la vessie, de l’ouraque et des artères ombilicales, auxquelles elle est unie par une mince couche de tissu conjonctif lâche, la gaine allantoïdienne. Sa face antérieure est séparée du fascia transversalis, de la symphyse pubienne, du pubis et de la partie antérieure du plancher pelvien par la nappe celluleuse de l’espace prévésical (cavité de Retzius). Souvent rattaché au fascia extrapéritonéal, ce fascia résulte en réalité de la soudure de chaque côté du mésocyste des feuillets péritonéaux des culs-de-sac préallantoïdiens du fœtus.

Syn. anc. aponévrose ombilico-prévésicale

[A1]

Édit. 2018

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