psychose infantile (devenir d'une) l.f.
outcome of a psychosis in childhood
Le pronostic d'une psychose survenue dans le jeune âge dépend des modalités de prise en soins, mais aussi de facteurs mal connus.
Lorsque l'enfant est devenu adulte, on peut observer :
- une grande déficience mentale avec troubles majeurs du comportement, absence d'autonomie sociale et survie en institution ;
- les plus souvent, un état résiduel pseudo-névrotique, psychopathique ou psychotique (en particulier de type schizophrénique) ;
- rarement, une normalisation psychique satisfaisante, comportant une bonne adaptation à la réalité.
Une apparition précoce, la notion de troubles cognitifs, l'absence de langage, l'association à des éléments organiques et un défect familial sont de mauvais pronostic.
Cependant, en présence d'un adulte caractériel ou psychopathe, le diagnostic rétrospectif doit être exigeant.
psychose maniacodépressive l.f.
→ bipolaire (psychose, maladie, trouble)
psychose paranoïaque l.f.
paranoid delusion
→ délire paranoïaque chronique
psychose puerpérale l.f.
puerperal psychosis
Syn. postpartum (psychose du)
psychose réactionnelle l.f.
psychose symbiotique l.f.
symbiotic syndrome of infantile psychosis
Psychose infantile caractérisée par son début dans le courant de la troisième année, précédée par une phase normale de développement, qui apparaît à un moment clé de celui-ci, correspondant à l'abandon de la fusion symbiotique avec la mère et à l'apparition du sentiment d'individuation.
Elle est marquée par la perte des acquisitions antérieures, un apparent désintérêt, une hypotonie accompagnée d'une régression motrice et la disparition de la communication verbale et préverbale.
Margaret Schoenberger Mahler, psychiatre et psychanalyste américaine (1958)
psychose unique l.f.
united psychosis
Modèle proposé notamment par W. Griesinger, lequel individualisait dans les divers syndromes et cadres psychotiques, les formes évolutives successives d'un processus pathologique unitaire, selon un modèle tiré de la paralysie générale.
Parmi les arguments des nombreuses études recensées, seront seulement cités : la notion de simultanéités cliniques et de mutations psychotiques ; l'appui des concepts psychodynamiques, avec en particulier K. Menninger) et l'extension à la totalité des psychoses ("la psychose") de la forclusion décrite par J. Lacan dans la structure de la paranoïa ; des arguments biologisants fondés sur la pratique d'une thérapeutique commune ; le concept d'un continuum entre les différentes psychoses en fonction de la structure psychique antérieure et de l'action de contenus dynamiques pathogènes (W. Janzarik).
Quelles que soient les tendances, des pans d'inconnues persistent dans les psychoses. Si bien que, jusqu'à présent, il semble bien difficile de réduire le terme à son singulier.
W. Griesinger, psychiatre allemand (1845) ; K. A. Menninger, psychiatre américain (1963) ; J. Lacan, psychiatre psychanalyste français (1901-1981) ; W. Janzarik, psychiatre allemand (1959)
Syn. monopsychose