prurit rénal l.m.
renal pruritus
Prurit diffus secondaire à une insuffisance rénale chronique.
Le prurit est un signe classique d'insuffisance rénale avancée; son mécanisme est sans doute multifactoriel. Certains cas sont améliorés par la dialyse mais d'autres non.
prurit sénile l.m.
Prurit fréquent chez les personnes âgées, d'abord léger et intermittent, tendant ensuite à se généraliser et à devenir constant, même s'il reste modéré.
Mis à part une atrophie et une sécheresse en rapport avec le vieillissement cutané, la peau paraît paradoxalement peu modifiée, sans lichénification ni excoriations; les ongles sont brillants et usés par le grattage. Ce prurit, qui est donc un exemple de prurit sine materia et pour lequel on ne peut mettre en évidence de cause précise, est rebelle au traitement.
prurit sine materia l.m.
Prurit, en général diffus, à l'origine duquel l'examen clinique ne retrouve pas de dermatose évidente.
La sécheresse cutanée, notamment l'hiver chez les atopiques et les personnes âgées, des irritations de cause externe et même une simple urticaire en sont les causes dermatologiques les plus fréquentes. La gale, et, plus rarement, d'autres dermatoses, peuvent aussi être trompeuses en raison d'un contraste parfois important entre l'intensité du prurit et la discrétion des signes objectifs. Lorsque le prurit résiste à des mesures symptomatiques simples, telles que suppression d'irritants éventuels, application d'émollients, prescription d'antihistaminiques, sédatifs en cas de prurit nocturne, et se prolonge en l'absence de dermatose primitive cliniquement décelable, un bilan clinique et paraclinique est nécessaire, voire un traitement d'épreuve de gale. L'appréciation du rôle des facteurs psychogènes dans la persistance du prurit est aussi de première importance.
prurit vulvaire l.m.
pruritus vulvae
Prurit localisé de la région vulvaire.
Fréquent, il relève de causes variées, notamment infectieuses (par ex. candidose éventuellement favorisée par un diabète), inflammatoires (par ex. lichen scléreux) ou néoplasiques (par ex. maladie de Bowen ou de Paget), parfois intriquées à des facteurs étiologiques secondaires (irritation ou eczéma dus aux topiques appliqués, lichénification et composante psychique).
Le risque d’être en présence d’une lésion prénéoplasique (maladie de Paget ou maladie de Bowen) doit faire procéder à des biopsies, surtout si le prurit résiste au traitement local par les corticoïdes.
Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales l.m.
- directement imputables à une activité de prévention, de diagnostic ou de soins, réalisée en application de mesures prises en cas de menace sanitaire grave et urgente, notamment en cas de menace d’épidémie,
- résultant de l’intervention, en cas de circonstances exceptionnelles, d’un professionnel d’un établissement, service ou organisme en dehors du champ de son activité de prévention, de diagnostic ou de soins.
L’office a été créé par application de l’article 98 de la loi du 4 mars 2002 modifiée par la loi du 30 décembre 2002 sur la responsabilité civile médicale.
Il est administré par un conseil d’administration qui comprend, outre son président, onze représentants de l’Etat, neuf membres désignés par arrêté du ministre de la Santé et deux représentants du personnel de l’office élus par ce personnel.
Sigle : ONIAM
→ Commission régionale de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux, Commission nationale d'accidents médicaux
Édit. 2017