infection VIH (signes cutanés de l') l.m.p.
skin signs of infection HIV
→ VIH (signes cutanés de l'infection), sida
Kosowicz (signes de) l.m.p.
1- petit éperon (image en crochet) développé sur la partie interne de la métaphyse tibiale supérieure, souvent associé à une insuffisance de la constriction métaphysaire;
2- aplatissement du condyle fémoral externe.
J. Kosowicz, médecin interniste polonais (1962)
Laugier (signes de) l.m.p.
Laugier’s signs
1° Ascension de l'apophyse styloïde radiale par rapport à la styloïde de l’ulna, qui indique une fracture de l’extrémité distale du radius avec déplacement.
2° Tuméfaction douloureuse et dure perçue dans le pli de l’aine en cas de fracture sous capitale ou transcervicale du col du fémur, liée à la saillie antérieure du fragment externe cervical.
S. Laugier, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1799-1872)
malignité (signes cytologiques de) l.m.p.
Caractéristiques d'une cellule qui, bien qu'elle puisse être tout à fait semblable, dans certains cas, à une cellule normale de même lignée, comparée à cette dernière, présente le plus souvent des modifications morphologiques, isolées ou groupées, qui peuvent être suffisamment évocatrices, principalement lorsqu'elles s'observent dans un groupement cellulaire, pour permettre de conclure à sa nature cancéreuse.
Les principaux signes cytologiques de malignité sont la présence de mitoses nombreuses, parfois atypiques, tripolaires notamment, et de mitonécroses, de noyaux à contours irréguliers, plus ou moins bourgeonnants, hyperchro
Étym. lat. malignus : méchant
malignité (signes histologiques de) l.m.p.
Ensemble des caractères morphologiques, observés en microscopie optique, permettant de porter le diagnostic de tumeur maligne.
Outre les signes cytologiques de malignité, on note une infiltration par les cellules malignes des tissus environnants qui se trouvent ainsi progressivement détruits après effraction de la membrane basale dans le cas des cancers épithéliaux, et extension dans les tissus conjonctifs interstitiels. Au niveau de ces derniers, les cellules tumorales se trouvent au contact d’un riche réseau vasculaire qu’elles vont pénétrer après effraction de la membrane basale des vaisseaux, ce qui peut permettre la diffusion de la tumeur et l’apparition de métastases. Le tissu tumoral, parfois métaplasique, peut offrir des degrés variables de différenciation ; les proliférations tumorales les plus indifférenciées, voire anaplasiques, peuvent orienter vers la malignité ; à l’opposé, certaines tumeurs authentiquement malignes sont très différenciées et parfois même le siège d’une maturation signalée p. par exemple par la production de mucus pour les cancers glandulaires, ou de kératine pour les cancers épidermoïdes.
Étym. lat. malignus : méchant
MEN syndrome (signes cutanés du) l.m.p. acr. angl. pour Multiple Endocrine Neoplasia syndrome
Ensemble de symptômes dermatologiques présents dans les différents types du syndrome des néoplasies endocriniennes multiples qui est caractérisé par le développement de processus tumoraux bénins ou malins touchant les glandes du système endocrinien diffus ou les glandes endocrines compactes.
Des signes cutanés enrichissent en effet parfois la sémiologie : des lipomes sont rarement retrouvés dans le type I ou syndrome de Wermer; une neurofibromatose est associée dans 15% des cas au type II ou syndrome de Sipple : le type III ou syndromes de Gorlin, Bazex, Dupré, héréditaire, se caractérise par des neuromes myéliniques muqueux se manifestant par des nodules blancs ou rosés, indolores, apparaissant dès les premières années de la vie sur la langue, les lèvres ou les paupières. Les neuromes précèdent de plusieurs années le développement des néoplasies endocriniennes.
P. Wermer, médecin interniste américain (1954) ; J. H. Sipple, médecin interniste américain (1961) ; R. J. Gorlin, stomatologue et généticien américain (1968) A . Bazex et A. Dupré, dermatologistes français (1964)
Syn. syndrome NEM (Néoplasies Endocriniennes Multiples)
→ néoplasie endocrinienne multiple (NEM)
mort (signes de la) l.m.
sign of the death
L'arrêt de la fonction mécanique du cœur, productrice du débit cardiaque, se constate par l'absence de pouls vérifiée à une carotide ou une artère fémorale.
L'arrêt de la ventilation est assez facile à constater mais, sous ventilation artificielle, il doit être vérifié par une épreuve de débranchement.
L'arrêt de l'activité cérébrale se traduit cliniquement par une immobilité totale de toutes les parties du corps et par la vérification de deux tracés électro-encéphalographiques «plats» pendant 40 minutes, à 4 heures d'intervalle au moins (certaines intoxications ou l'hypothermie profonde peuvent donner un tracé «plat», p. par exemple l'intoxication par le gamma- OH).
La mort récente se différencie facilement de l'état de léthargie qui correspondait dans les temps anciens à une profonde inconscience observée au cours des maladies fébriles graves (tuphos ou stupeur) ou des phénomènes hystériques apparus sous hypnose, des syncopes dont la durée ne dépasse pas quelques minutes et des apnées prolongées telles celles du sommeil. Il est en effet possible de faire réapparaître une fonction cardiaque et parfois respiratoire quelques minutes après un arrêt cardiaque total.
Arrêt définitif du cœur, absence totale de respiration spontanée et abolition de tous les réflexes du tronc cérébral (Art. R. 571-7-1 du Code de la Santé)
→ débranchement (épreuve de), gamma-OH, mort (datation de la)
sida (signes cutanés du) l.m.p.
aids skin signs
→ VIH (signes cutanés de l'infection par le)
signes cutanés de l'infection VIH l.m.p.
HIV skin signs
Ensemble des manifestations cutanées observées chez des patients infectés par le virus de l’immunodéficience humaine.
M. Kaposi, dermatologiste hongrois, membre de l'Académie de médecine (1887)
→ VIH (signes cutanés de l'infection)
signes de Cabrera l.m.p.
Cabrera’s signs
Signes électrocardiographiques d’infarctus du myocarde, de siège antéroseptal, associé à un bloc de branche gauche.
1° Présence sur la branche ascendante de l’onde S en dérivations précordiales V3 et V4, d’un crochetage large, d’une durée d’au moins 0,05 sec.
2° Présence d’une onde r enV1.
E. Cabrera et Charlotte Friedland, médecins cardiologues mexicains (1953)
signes de Verneuil l.m.p.
Verneuil’s signes
A. Verneuil, chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1823-1895)
signes sympathiques de grossesse l.m.p.
morning sickness of pregnancy
Ensemble symptomatique subjectif fait de nausées ou vomissements, sialorrhée, fatigue, tension mammaire, qui perturbent les premières semaines de la grossesse.
Verneuil (signes de) l.m.p.
Verneuil signes
1) Signe indirect de fracture du bassin : douleur provoquée par une pression douce et simultanée au niveau des deux crêtes iliaques.
2) Signe de fracture d’un métacarpien : douleur provoquée par la mobilisation du doigt correspondant.
A. Verneuil, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1823-1895)
[I2]
Édit. 2019
VIH (signes cutanés de l'infection) l.m.p.
HIV skin signs
Ensemble des manifestations cutanées observées chez des patients infectés par le virus de l’immunodéficience humaine.
Fréquentes, polymorphes, elles sont parfois révélatrices de l'infection, mais beaucoup d'entre elles peuvent n’être que des coïncidences. Certaines sont très évocatrices de la séropositivité VIH (maladie de Kaposi, leucoplasie orale chevelue) ; d'autres sont plus banales mais particulières par leur fréquence, leur gravité ou leur aspect clinique (dermatite séborrhéique, zona, dermatophytie, molluscum contagiosum, toxidermie aux sulfamides). Beaucoup de ces manifestations ont une évolution chronique ou prolongée et un caractère volontiers rebelle aux traitements classiques. La majorité des lésions cutanées est dépendante d’un mécanisme infectieux secondaire à l'immunodépression qui favorise l'émergence d'infections opportunistes, soit majeures, pour un taux de CD 4 inférieur à 200/mm3, soit mineures si ce taux est supérieur à ce nombre, par des bactéries, mycobactéries, virus, champignons ou parasites. Lymphomes B et maladie de Kaposi ont également un déterminisme infectieux (Epstein-Barr Virus, Kaposi HVH 8).
M. K. Kaposi, dermatologiste hongrois, membre de l’Académie de médecine (1887)
dermatose neutrophilique rhumatoïde l.f.
dermatosis neutrophilique rheumatoid
Dermatose inflammatoire polymorphe comportant histologiquement un infiltrat riche en polynucléaires neutrophiles et observée chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde.
Son autonomie est discutée.
→ dermatite interstitielle granulomateuse avec arthrites
facteur rhumatoïde l.m.
rheumatoid factor
Autoanticorps de classe IgM, IgG ou IgA dirigé contre des épitopes du domaine CH3 des IgG humaines, présents aussi sur les IgG d'autres espèces animales (ex. Lapin).
La détection des facteurs rhumatoïdes IgM fait appel à des réactions d’agglutination dont les plus utilisées sont la réaction de Waaler-Rose et le test au latex. Près de 80% des polyarthrites rhumatoïdes sont dites séropositives, c’est-à-dire latex et Waaler-Rose positives. Les réactions de détection des facteurs rhumatoïdes peuvent également être positives dans certains cas de connectivites, dans certaines maladies infectieuses, dans certains lymphomes malins et chez le sujet âgé.
Les facteurs rhumatoïdes non agglutinants (IgA, IgG) sont détectés uniquement par des tests immunologiques.
E. Waaler, médecin interniste norvégien (1940) ; H. M. Rose, biologiste américain (1948)
→ polyarthrite rhumatoïde, connectivite, lymphome malin, Waaler Rose, latex (test au)
[I1,C1]
Édit. 2018
nodule rhumatoïde l.m.
rheumatoid nodule
Nodule dermo-hypodermique indolore d'évolution chronique localisé en regard des articulations des mains, des coudes, des poignets ou des genoux, en règle associé à une polyarthrite rhumatoïde séropositive (Waaler Rose), grave et plus rarement à d'autres affections telles que maladie de Still, le lupus érythémateux systémique, etc.
L’examen histologique révèle une structure de granulome palissadique proche du granulome annulaire, formée essentiellement de lymphocytes et de plasmocytes entourant une zone de nécrose parfois fibrinoïde.
Il est aussi observé au niveau des valves cardiaques, du péricarde, de la plèvre, des poumons et de la rate. L’éclosion simultanée de nombreux nodules ou nodulite rhumatoïde caractérise les polyarthrites rhumatoïdes dites nodulaires. Cette éclosion peut être déclenchée par le méthotrexate.
Les lésions décrites comme "nodules rhumatoïdes isolés de l'enfant", sans rhumatisme associé sont considérées par beaucoup, comme des formes profondes de granulome annulaire.
papule rhumatoïde l.f.
rheumatoid papule
Lésion papuleuse symptomatique d’une éruption survenant au cours d’une poussée sévère d’arthrite rhumatoïde avec, comme substrat histologique, une vasculite leucocytoclasique et un granulome palissadique en formation.
M. L. Smith, pédiatre américain (1989)
pneumoconiose rhumatoïde l.f.
poumon rhumatoïde l.m.
rhumatoid pleuropulmonary disease
Ensemble des manifestations respiratoires que l'on peut observer, isolées ou associées, au cours de la polyarthrite rhumatoïde.
Le poumon rhumatoïde peut comporter :
- des nodules rhumatoïdes parenchymateux : micro- et macronodules pulmonaires ;
- une pneumopathie interstitielle pouvant évoluer vers la fibrose pulmonaire ;
- des épanchements pleuraux.
La dilatation des bronches et l'hypertension artérielle pulmonaire ont été exceptionnellement signalées.
Enfin, l'association de polyarthrite rhumatoïde et de silicose — ou syndrome de Caplan-Colinet — comporte des opacités arrondies de grande taille prédominant à la périphérie des champs pulmonaires.
A. Caplan, médecin anglais (1953) ; E. Colinet, médecin rhumatologue belge (1950)
→ Caplan ou Caplan-Colinet (syndrome de)
purpura rhumatoïde l.m.
anaphylactoid purpura, rheumatic purpura, Henoch Schönlein’s purpura, Henoch-Schönlein’s vasculitis
E. H. Henoch, pédiatre allemand (1868) ; J. L. Schönlein, médecin interniste allemand, membre de l’Académie de médecine (1832)
Syn. vascularite à IgA, Schönlein–Henoch (purpura de), péliose rhumatismale
[I1, J1, K4, L1, M1, P1]
Édit. 2019
rhumatoïde adj.
1° Qui ressemble à un rhumatisme.
2° Se dit plus spécifiquement de la polyarthrite rhumatoïde et de ses différentes manifestations cliniques et biologiques.
C’est ainsi que l’on parle de synovite rhumatoïde, de nodules rhumatoïdes, de facteurs rhumatoïdes. En français l’adjectif rhumatoïde est aussi utilisé pour qualifier le purpura de Schönlein-Henoch encore appelé par les auteurs anglo-saxons purpura anaphylactoïde ou allergique; le terme de purpura rhumatoïde prête à confusion puisqu’il n’a de rapport d’aucune sorte avec la polyarthrite rhumatoïde.
J. L. Schönlein, médecin interniste allemand, membre de l'Académie de médecine (1832) ; E. H. Henoch, pédiatre allemand (1868)
→ Schönlein-Henoch (maladie de, syndrome de, purpura de), purpura rhumatoïde
sérologie rhumatoïde l.f.
Étude du sérum d’un sujet en vue d’y démontrer la présence de facteurs rhumatoïdes et d’auto-anticorps anti-protéines citrullinées.
Les facteurs rhumatoïdes étant des autoanticorps anti-IgG, ses réactions de détection utilisent toutes comme réactifs des IgG, qu’il s’agisse d’IgG de lapin comme dans la réaction de Waaler-Rose et ses dérivés, ou d’IgG humaines comme dans le test au latex et ses dérivés. La signification clinique des deux types de réaction est très voisine : dans l’ensemble, on considère que les réactions type Waaler-Rose sont moins sensibles mais plus spécifiques que les tests au latex. Parfois, le test au latex est positif mais la réaction de Waaler-Rose négative : on parle alors de sérologie rhumatoïde dissociée.
A ces tests classiques s’ajoutent la recherche d’auto-anticorps dirigés contre des protéines citrullinées produits au sein de la synoviale rhumatoïde.
→ polyarthrite rhumatoïde, Waaler-Rose (réaction de), latex (test d'agglutination au), auto-anticorps anti-protéines citrullinées
[I1,C1]
Édit. 2017
achromatopsie incomplète avec fonction lumineuse de type protanope l.f.
→ achromatopsie incomplète de Krill
[P2,Q2]
Édit. 2017
fonction barrière de l'épiderme l.f.
epidermal barrier function
Rôle joué par l'épiderme, qui, situé entre l'organisme et le milieu extérieur, d'une part s'oppose à la perte d'eau, d'électrolytes et d'autres constituants et, d'autre part, empêche la pénétration de substances nocives diverses, microbiennes, chimiques, etc.
Cette barrière est formée par l'association du film lipidique et du stratum corneum sous-jacent.
→ absorption percutanée, pénétration transcutanée, protection cutanée, stratum corneum
[J1]
Édit. 2018