plaque fauchée l.f.
Tache arrondie ou ovalaire de la langue, érythémateuse, lisse, indolore correspondant à une zone circonscrite de dépapillation de la langue au cours de la syphilis secondaire.
Syn. plaque lisse
plaque fibro-athéromateuse l.f.
atheromatous plaque
Lésion d'athéromatose où l'atteinte parcellaire d'une artère est le siège d'une lésion fibreuse très riche en lipides.
plaque gélatiniforme l.f.
→ plaque athéromateuse gélatineuse
plaque hyaline sclérale l.f.
focal senile translucy of the sclera
Modification acquise dégénérative de la sclère observée chez les sujets âgés, se traduisant par une plaque grisâtre en avant de l'insertion des muscles droits horizontaux, avec histologiquement une zone calcifiée suspendue dans l'épaisseur sclérale.
plaque métaphasique l.f.
metaphase plate
plaque motrice l.m.
motor end plate, myoneural junction, neuromuscular junction
Jonction neuromusculaire, région du sarcolemme où se situe la synapse, qui permet la transmission de l'influx nerveux à la cellule striée du muscle squelettique.
Elle est constituée de trois parties : la terminaison axonale (ensemble des ramifications de l'axone, entourées par l'axolemme qui, au contact de la fente synaptique, prend le nom de membrane présynaptique, et dont chaque élément contiendrait de l'acétylcholine) ; les gouttières synaptiques (replis de la membrane sarcolemmique formant des fentes synaptiques secondaires) ; entre les deux, la fente synaptique primaire.
Située à égale distance des extrémités de la fibre musculaire, la plaque motrice est entourée par la jonction de l'endomysium (formation conjonctive qui engaine chaque fibre musculaire striée et assure notamment la transmission de ses contractions au périmysium et à l'épimysium) avec l'endonèvre (fin réseau de collagène et de rares fibroblastes, qui entoure les fibres nerveuses à l'intérieur d'un fascicule et les unit au périnèvre).
La transmission intervenant au niveau de cette région suscite une éjection d'acétylcholine par la terminaison nerveuse, avec modifications de la perméabilité de la plaque motrice aux ions et dépolarisation (potentiel de plaque). La cholinestérase en excès, inactivatrice de l'acétycholine par hydrolyse, permet la réversibilité du phénomène. Quand le potentiel de plaque rejoint une amplitude suffisante, un potentiel propagé à l'ensemble de la fibre provoque la contraction.
plaque muqueuse l.f.
Localisation muqueuse, buccale ou génitale des syphilides secondaires, érosives, parfois végétantes, très contagieuses car très riches en tréponèmes.
plaque neurale l.f.
neural plate
Plaque allongée en forme de semelle provenant de l’épaississement de l’ectoblaste dans la région céphalique de l’embryon au début de la 3ème semaine.
Sa formation est induite par l’apparition la notochorde et du mésoblaste prochordal sous-jacents. Après l’induction la plaque neurale se prolonge vers la ligne primitive. Vers la fin de la 3éme semaine ses bords latéraux se surélèvent formant les crêtes neurales tandis que se creuse une dépression médiane, la gouttière neurale. Les crêtes neurales se rapprochent sur la ligne médiane. Leur fusion donnera naissance au tube neural. Cette fusion commence dans la région cervicale et se poursuit en direction crâniale et caudale. Le tube neural reste temporairement ouvert dans la cavité amniotique par les neuropores antérieur et postérieur. Le neuropore antérieur se ferme vers le 25ème jour (embryon de 18 à 20 somites). Le neuropore postérieur se ferme au 27ème jour (embryon de 25 somites).
→ ectoblaste, notochorde, mésoblaste prochordal, ligne primitive, crête neurale, gouttière neurale, tube neural, neuropore antérieur, neuropore postérieur
[A4,O6]
plaque photoluminescente à mémoire l.f.
Sigle : PPM
→ écran radioluminescent à mémoire
plaque pleurale l.f.
pleural plaque
Fibrose collagène circonscrite du feuillet pariétal de la plèvre.
Les plaques pleurales sont des affections liées classiquement à l'inhalation de fibres d'amiante le plus souvent. Elles sont habituellement bilatérales et asymptomatiques, souvent calcifiées et découvertes lors d'examens radiologiques systématiques.
Leur retentissement fonctionnel est considéré comme faible ou nul. L'amiante est pratiquement la seule étiologie connue des plaques pleurales. Des expositions faibles, professionnelles ou environnementales sont suffisantes pour induire des plaques pleurales. Les plaques pleurales sont une maladie professionnelle indemnisablere reconnue selon le tableau 30 du régime général de sécurité sociale.
Cependant au cours des thoracotomies pour carcinomes bronchiques, il est fréquent d'observer une ou des plaques pleurales en dehors de tout contact avec l'amiante.
→ amiante
plaque préchordale l.f.
prechordal plate
Léger épaississement de l’hypoblaste dans la région céphalique de l’embryon didermique.
Cette zone de cellules cylindriques adhère intimement à l’épiblaste sus-jacent sans interposition de mésoblaste. Elle se forme entre l’extrémité crâniale de la notochorde et la membrane pharyngienne. Elle a un rôle important dans l'induction du développement du cerveau antérieur.
Syn. plaque prochordale
→ hypoblaste, épiblaste, notochorde, membrane pharyngienne
[A4,O6]
plaque prochordale l.f.
[A4,O6]
plaque sénile l.f.
senile plaque
Accumulation de substance amyloïde déposée dans le tronc cérébral des patients atteints de maladie d'Alzheimer et, à un moindre degré, dans les cerveaux séniles.
plaque vernale l.f.
vernal keratitis
Atteinte cornéenne de la conjonctivite printanière, révélée par une intense photophobie et se traduisant par une plaque désépithélialisée proche de la région centrale de la cornée.
plaque vésicale l.f.
exstrophic bladder
Vessie ouverte en avant et éversée d'une exstrophie vésicale qui prend ainsi l'aspect plan d'un gâteau.
rupture de plaque d'athérome l.f.
plaque rupture
Solution spontanée de continuité dans une plaque d'athérome, d'étendue variable, allant de la simple érosion de la chape fibreuse à son ulcération profonde.
En mettant en contact le sang circulant avec les structures profondes sous-endothéliales de la plaque, la rupture provoque habituellement la formation d'un thrombus mural par enclenchement des mécanismes de l'hémostase au contact de la brèche et parfois celle d'une hémorragie (hématome) à l'intérieur de la plaque par pénétration du sang sous forte pression dans la brèche. Le thrombus peut se développer jusqu'à occlure l'artère (occlusion thrombotique aigüe, p. ex. d'une artère coronaire, à l'origine d'un infarctus du myocarde), ou se détacher pour former un embole qui va occlure une artère d'aval (occlusion embolique aigüe, p. ex. d'une artère cérébrale en aval d'une plaque rompue à l'origine de l'artère carotide interne). Ces embolies peuvent contenir des fragments d'athérome. Quand la thrombose n'a pas provoqué l'occlusion définitive de l'artère, le thrombus et l'hématome (qu'ils aient ou non provoqué une ischémie) s'incorporent à la plaque par incrustation ; cette métamorphose de la matière hématique en matière athéroscléreuse a pour bon côté de permettre la cicatrisation de la rupture, mais pour mauvais côté de contribuer à la croissance de la plaque.
L'instabilité de la plaque qui aboutit à la rupture paraît liée à divers phénomènes encore discutés :
- spasme du muscle artériel qui pourrait briser la plaque en la pliant, dysfonctionnement des vaisseaux de la plaque par rupture aboutissant à la formation d'un hématome qui fait bomber la plaque ;
- obstruction responsable d'une ischémie et d'un ramollissement du centre de la plaque liée aux contraintes hémodynamiques et aux mouvements de l'artère particulièrement marqués dans le réseau coronaire arrimé au ventricule gauche ;
- sécrétion par les cellules activées de protéases digérant la matrice extracellulaire et amincissant la chape fibreuse.
La maitrise thérapeutique de la rupture de plaque est un objectif majeur de recherche, car elle atténuerait grandement les capacités de l'athérosclérose à provoquer l'ischémie.
→ athérosclérose (classification des lésions), embolie de cholestérol
thermographie en plaque l.f.
plaque thermography
Thermographie réalisée par le contact direct de la peau, du sein par exemple, avec une plaque de cristaux liquides dont la couleur varie en fonction des radiations thermiques émises par les tissus.