Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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névralgie du nerf laryngé supérieur l.f.

neuralgia of nervus laryngeus superior, cranialis

Affection rare, liée à une atteinte du rameau du nerf pneumogastrique (Xe paire crânienne) qui assure l'innervation sensitive du larynx.
Elle se traduit par une douleur intense dans la région du cartilage thyroïde, du sinus piriforme, de l'angle de la mâchoire et plus rarement de l'oreille. Son irradiation vers le thorax est possible. Une "zone gâchette" laryngée est fréquente. De même que dans la névralgie du glossopharyngien (IXème paire crânienne), qui peut lui être associée, elle peut être déclenchée surtout par la déglutition, mais aussi par la parole et la toux. Ses étiologies sont multiples.

névralgie du nerf vidien l.f.

vidian neuralgia

H. H. Vail, otorhinolaryngologiste américain (1929)

algie vasculaire de la face, Vail (syndrome de)

névralgie faciale l.f.

trigeminal neuralgia, facial neuralgia

Névralgie intéressant le territoire sensitif d'une des branches du nerf trijumeau (maxillaire le plus souvent) et caractérisée par des crises douloureuses unilatérales, intenses et fulgurantes, spontanées ou le plus souvent déclenchées par la stimulation d'une zone cutanéomuqueuse ("zone détente").

W. J. Harris, Sir, neurologue britannique (1931)

Syn. névralgie du trijumeau, tic douloureux de la face, Trousseau (maladie de), prosopalgie (désuet)

névralgie du trijumeau

[H1]

Édit. 2019

névralgie sciatique l.f.

sciatic neuralgia

Syndrome douloureux résultant d'un conflit entre les racines L5 et S1 (plus rarement L4) du sciatique, et le disque correspondant, portant électivement sur la racine sensitive.
Une hernie discale est la cause la plus fréquente, mais non exclusive

Étym. gr. nevron : nerf ; algos : douleur

névralgie sciatique commune l.f.

common sciatic neuralgia

Syndrome douloureux résultant d'un conflit entre les racines du sciatique, L5 et S1, plus rarement L4, et le disque correspondant, portant électivement sur la racine sensitive.
Après un début le plus souvent brusque, à l'occasion d'un effort ou d'un faux mouvement, la douleur monoradiculaire comporte une fréquente lombalgie avec enraidissement local douloureux et incurvation latérale. Exacerbée par le mouvement et la toux, elle suit le trajet du sciatique à la fesse, sur la face postérieure de la cuisse, la jambe et le pied, limitant la flexion du bassin étendu sur la cuisse (signe de Lasègue). La pression aux points de Valleix (tiers moyen de la fesse, col du péroné) la réveille.
La douleur de la sciatique L5 siège à la partie postéro-externe de la cuisse et à la face externe de la jambe jusqu'au dos du pied. Un déficit sensitif est possible à la face externe de la jambe et sur le dos du pied jusqu'aux trois orteils moyens. Une éventuelle atteinte motrice de l'extenseur commun des orteils et des péroniers latéraux respecte le jambier antérieur.
La douleur de la sciatique S1 siège sur la face postérieure de la fesse et de la cuisse, au mollet jusqu'au talon et à la plante des pieds. Un déficit sensitif est possible à la plante des pieds et sur le gros orteil. Une atteinte motrice est recherchée au niveau du triceps sural. Le réflexe achilléen est aboli.
Plus rare, la sciatique L4 est douloureuse sur la face externe de la cuisse, le bord antérieur de la jambe, vers la malléole interne et le gros orteil. Une atteinte motrice peut intéresser le jambier antérieur. Le réflexe rotulien est généralement diminué.
Située dans le canal rachidien ou le canal de conjugaison, une hernie discale est la cause la plus fréquente, mais non exclusive, qu'il s'agisse d'autres facteurs constitutionnels ou acquis. Les indications chirurgicales se fondent, en clinique, sur l'intensité de la douleur et son caractère permanent ou récidivant. L'imagerie médicale, notamment l'IRM, permettra de visualiser de fréquentes hernies discales multiples.
La notion d'un déficit moteur modéré constitue un argument chirurgical supplémentaire, mais n'aggrave pas le pronostic. En revanche, la sévérité de l'atteinte motrice, habituellement associée à des hyperalgies et coïncidant souvent avec leur disparition, indique une intervention rapide. Mais cette sciatique paralysante, vraisemblablement liée à un mécanisme vasculaire, reste d'un pronostic sévère.

névralgie trigéminale, prosopalgie, tic douloureux l.f.

névralgie faciale

névralgie du fémorocutané l.f.

méralgie paresthésique

[H1]

Édit. 2018

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