Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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épaulement de la courbe de survie cellulaire l.m.

retaining wall of the curve of survival

Incurvation de la partie initiale de la courbe de survie cellulaire à l’irradiation.
Elle traduit une augmentation progressive de la radiosensibilité à mesure que la dose croît; cette augmentation est attribuée à la mort cellulaire par association de lésions sublétales.
Pour décrire la forme d'une courbe typique de survie cellulaire à l’irradiation, on utilise les expressions d'épaulement et de décroissance exponentielle respectivement au début et à la fin de la courbe.. Les courbes de survie cellulaire exponentielles sans épaulement sont obtenues pour des virus, des bactéries, pour des cellules normales ou malignes très radiosensibles. A l’inverse l’épaulement est important pour les cellules dont les lésions induites par l’irradiation sont peu fréquemment létales et dont les processus de réparation sont importants, il en est ainsi par exemple des cellules de tissus hautement différenciées comme les neurones.
 

[A2, F2]

Édit. 2018

fibroadénome intracanaculaire cellulaire du sein l.m.

cellular intracanalicular fibro-adenoma of the breast

B. C. Brodie, Sir, chirurgien britannique (1839)

Brodie (tumeur de)

Édit. 2018 

fusion cellulaire l.f.

cell fusion

Processus consistant à mettre en présence le contenu de deux ou plusieurs cellules animales ou végétales, éventuellement après protoplastisation, afin de provoquer des recombinaisons génétiques nucléaires et/ou cytoplasmiques.
La fusion cellulaire s'accompagne en général de l'élimination de tout ou partie du matériel génétique nucléaire de l'un des deux individus, et permet d'induire des recombinaisons au niveau des génomes chromoplastiques et mitochondriaux.

Syn. fusion somatique, hybridation cellulaire, hybridation somatique

Gorlin (nævomatose baso-cellulaire de, syndrome de) l.f. ou m.

R. J. Gorlin, stomatologue et généticien américain (1960)

hamartomes basocellulaires (syndrome des)

hypersensibilité à médiation cellulaire l.f.

cell-mediated hypersensitivity

Immunité assurée par les lymphocytes T et les macrophages, transmissible par les lymphocytes T.
La réaction est souvent initiée par un petit nombre de lymphocytes T spécifiques de l’antigène qui, lors de leur activation, sécrètent des chimiokines à l’origine de la migration d’un ensemble de leucocytes vers le site de la réaction, constituant l’infiltrat cellulaire.
Chez l’animal, l’implication des cellules T dans un mécanisme d’hypersensibilité est démontrée par le transfert adoptif de ce type de réaction à l’aide des lymphocytes T du donneur, possible seulement si donneur et receveur possèdent les mêmes molécules du CMH de classe I (transfert de lymphocytes T CD8+) ou de classe II (transfert de lymphocytes T CD4+).
Cette hypersensibilité est dite retardée car ses manifestations n’apparaissent qu’environ 24 à 48 heures après le contact avec l’antigène. Elle correspond au type IV de la classification de Gell et Coombs.

G. P. Gell et R. R. Coombs, immunologistes britanniques (1963)

hypersensibilité retardée, Gell et Coombs (classification de), CMH, chimiokine, lymphocyte T, macrophage

hypertrophie cellulaire l.f.

Augmentation de la taille d'une (ou de) cellule(s), d'un tissu, ou d'un organe sans multiplication cellulaire, par accroissement d'un ou de plusieurs constituants cellulaires, avec augmentation d'activité fonctionnelle.
La conséquence peut en être l'hypertrophie tissulaire ou l'hypertrophie d'organe. A ne pas confondre avec l'œdème cellulaire.

hyperplasie

immunité à médiation cellulaire l.f.

cell mediated immunity, cellular immunity, delayed hypersensitivity, tuberculin type hypersensitivity

Immunité spécifique, acquise ou passive, reposant sur l’intervention de lymphocytes T sensibilisés, transmissible par ces lymphocytes, intervenant dans les phénomènes d’hypersensibilité retardée (type IV), dans la résistance à de nombreuses infections bactériennes, fongiques et virales ainsi que dans la réaction aux cancers, dans le rejet des greffes, dans les auto-immunités et dans certaines formes d’allergie (hypersensibilité ou dermite de contact, eczéma).

Étym. lat. immunis : exempt de

immunité cellulaire l.f.

cell immunity

immunité à médiation cellulaire

jonction cellulaire l.f.

cellular junction

Structure spécialisée de la membrane plasmique des cellules épithéliales, des cellules des muscles cardiaques et viscéraux, permettant de réaliser une couche continue et cohésive.
Elle est dite serrée, adhérente ou communicante. Serrée ou occlusive ou zonula occludens ; elle se présente au pôle apical des cellules épithéliales sous forme de zones exigües où les feuillets externes des membranes plasmiques de deux cellules adjacentes fusionnent ; entre ces zones, les membranes restent séparées ; il se constitue ainsi un anneau continu d’une cellule à l’autre, séparant l’espace intercellulaire de la lumière. Adhérente ou zonula adherens, elle correspond à une divergence des membranes plasmiques de deux cellules voisines sans structure visible entre elles ; du coté cytoplasmique, se constate un fin réseau de matériel filamenteux qui s’insère sur le plateau terminal du cytosquelette situé sous la surface cellulaire. Elle est communicante quand une zone de contact entre les membranes de deux cellules voisines comporte des centaines de pores très fins permettant le passage de molécules, ions, nutriments, etc. Les cellules épithéliales possèdent les trois types de jonction ; les cellules cardiaques et musculaires viscérales possèdent les deux derniers.

lignée cellulaire l.f.

cell line

Ensemble des cellules issues d'une cellule originelle par mitoses successives, présentant les mêmes caractères structurels et fonctionnels et dont le devenir est identique pour un nombre limité et génétiquement programmé de divisions.
Les lignées cellulaires cultivées in vitro, issues de celleles tumorales ont un potentiel de division illimité.
La culture à long terme de lymphocytes T, en présence de cellules présentatrices d’antigène et d’un antigène ou d’un peptide particulier, permet un enrichissement en lymphocytes spécifiques de ce peptide. Ces lymphocytes peuvent alors être clonés pour aboutir à la production de clones T spécifiques d’un peptide associé à une molécule du complexe majeur d’histocompatibilité de classe I ou de classe II.

cellule souche, clone cellulaire

[A2]

Édit. 2019

membrane cellulaire l.f.

cell membrane

Membrane limitante séparant soit le contenu cellulaire, cytoplasme et noyau, du milieu extérieur (c’est une interface dynamique), soit à l'intérieur de la cellule le noyau du cytoplasme, (membrane nucléaire), soit dans le cytoplasme lui-même les divers organites au sein de la matrice cytoplasmique (mitochondries etc.).
En microscopie électronique les membranes cellulaires ont une structure phospholipidique en trois couches identiques pour toutes les cellules, deux couches denses séparées par une couche claire.
La double couche lipidique est formée de petites molécules dont les pôles hydrophiles sont orientés vers l’extérieur de la membrane et les pôles hydrophobes vers l’intérieur.
Ainsi la double couche lipidique est imperméable à toutes les molécules ou ions hydrosolubles et seules les molécules liposolubles – anesthésiques et médicaments peuvent les traverser.
Le passage de l'eau et des molécules hydrosolubles se fait grâce aux molécules protéiques qui sont situées dans la membrane, formant en certains points des pompes ioniques capables de s'ouvrir quand une molécule spécifique du milieu extracellulaire se fixe sur le site actif (p. par exemple un neurotransmetteur).

Étym. lat. membrana ; cellula (diminutif de cella) : cellule, petite maison

Syn. membrane cytoplasmique

pompe ionique, transports aqueux transmembranaires

mort cellulaire l.f.

cell death

Terme ultime des altérations cellulaires irréversibles qui correspond à l'arrêt de tout métabolisme et à la disparition de l'intégrité des membranes cellulaires dont dépend l'homéostasie.
On distingue deux formes de mort cellulaire : la nécrose et l'apoptose.
Une agression rompant les membranes mitochondriales produit la nécrose, processus passif.
Au contraire l'apoptose est un processus physiologique actif sans rupture des membranes mitochondriales, il conduit à la disparition de la cellule avec phagocytose des mitochondries par les cellules voisines. L'apoptose, appelée mort «programmée», se produit lorsque cessent des signaux de vie venus des cellules voisines, signaux qui empêchent le déroulement du «programme suicidaire» inscrit dans le génome.

apoptose, cardinale (grandeur), caspase, mort, nécrose, œdème

mort cellulaire (après irradiation) l.f.

cell death

Disparition d'une cellule causée par son irradiation.
Elle peut se produire lors de la première tentative de division. Plus fréquemment la cellule irradiée peut présenter quelques divisions successives et son atteinte se manifeste par la disparition de la totalité de sa descendance. On désigne cette condamnation de la descendance sous le nom de mort différée ou mort mitotique de la cellule irradiée. Le mécanisme biologique en cause n'est pas établi ; on l'attribue à une aggravation progressive de lésions de l'ADN au cours des quelques divisions successives qu'elles autorisent.
La cellule est considérée survivante si sa descendance dépasse la 6ème génération, c'est-à-dire un effectif d'une centaine de cellules. Ce test est utilisé pour évaluer le taux de survie des cellules irradiées avec les techniques de clonage.

clone (cellulaire)

mort cellulaire focale l.f.

dégénérescence vacuolaire

mort cellulaire programmée l.f.

programmed cell death

apoptose

niche cellulaire l.f.

niche, stem cell niche

Microenvironnement cellulaire qui protège les cellules souches des influences extérieures et maintient leur état indifférencié.

cellule souche

[A2]

Édit. 2017

œdème cellulaire l.m.

cellular oedema

Augmentation de volume d'une cellule par gonflement cytoplasmique, par surcharge d'eau ou de substance soluble, liée à un trouble de la perméabilité membranaire.
Ce terme doit être distingué de celui d'hypertrophie.

Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)

Syn. tuméfaction iso-osmotique

Édit. 2017

oncogène cellulaire l.m.

cell oncogene

Gène cancérogène présent dans une cellule et qui peut être activé lors de l'intégration d'un virus dans l'ADN chromosomique de cette cellule.
Son développement s'orientera alors vers la formation d'un tissu cancéreux. Ainsi, chez un individu atteint d'hépatite B, l'intégration du virus dans le noyau de l’hépatocyte peut entraîner l'apparition d'un cancer du foie.

oncogène viral

Édit. 2017

paroi cellulaire l.f.

cell-wall

Enveloppe rigide extérieure à la membrane cytoplasmique qui entoure la plupart des cellules, responsable de leur forme et assurant leur protection.
La paroi des bactéries est caractérisée par le peptidoglycane. Sa composition et sa structure sont différentes chez les bactéries à Gram positif et les bactéries à Gram négatif. Certaines bactéries sont dépourvues de paroi (Mycoplasma). La paroi des champignons contient de la chitine, celle des algues de la cellulose et divers polymères (agar, alginate, carraghenate).

capsule

protéine cellulaire de liaison au rétinal l.f.

retinaldehyde-binding protein, cellular

Protéine localisée dans la glande pinéale et la rétine, impliquée dans le transport du 11-cis-rétinal ou 11-cis-rétinol.
Protéine candidate aux dystrophies rétiniennes et en 15q26 chez l'homme (MIM 180090).

J. W. Crabb, biochimiste américain (1988)

protéine cellulaire de transport du rétinol I l.m.

retinol-binding protein I, cellular

Protéine de transport du rétinol, du site de stockage hépatique aux tissus périphériques.
C'est aussi le transporteur intracellulaire des déplacements du rétinol.
Le gène de la RBP1 est localisé en 3q21-22 (MIM 180260) et elle peut être considérée comme une protéine candidate aux dystrophies rétiniennes.

V. Colantuoni, biochimiste italien (1985 et 1986)

RBP1 gene

protéine cellulaire de transport du rétinol II l.m.

retinol-binding protein II, cellular

Protéine présente dans l'intestin grêle, qui participe à l'absorption et au métabolisme intracellulaire de la vitamine A.
Son gène est localisé en 3p11-qter, et elle peut être considérée comme une protéine candidate aux dystrophies rétiniennes (MIM 180280). Affection à hérédité indéterminée (MIM 180280).

Laurie A. Demmer, biochimiste américaine (1987)

récepteur de mort cellulaire l.m.

Protéine transmembrannaire ubiquitaire qui, grâce à son domaine extracellulaire, reçoit les signaux de l’apoptose lesquels sont ensuite transmis aux domaines de mort intracellulaires

domaine de mort cellulaire, apoptose

régénération (cellulaire ou tissulaire) l.f.

regeneration

Remplacement des cellules d'un tissu parenchymateux et (ou) épithélial par des cellules de même type : exemples : foie (cellules hépatiques), vaisseaux (cellules endothéliales), rein (cellules tubulaires), peau (épithélium de Malpighi), sang (cellules hématopoïétiques).
Pour la peau, le recrutement des cellules régénérées se fait à partir des cellules intactes situées dans les berges de la lésion. La régénération ne laisse aucune trace de l'agression. Elle ne peut se réaliser que si le squelette conjonctif du tissu et(ou) sa membrane basale épithéliale restent présents ou sont rétablis après leur destruction.

réparation cellulaire (après une irradiation) l.f.

cell repair

Phénomène physiologique par lequel les lésions sublétales, produites par une irradiation, se réparent en quelques heures.
Une même dose délivrée en 2 fractions séparées produit un effet plus faible qu'en une séance unique. De ce fait, la mortalité cellulaire pour une dose donnée est d'autant plus faible que l'irradiation est plus fractionnée ou que le débit de dose est plus faible.

M. M. Elkind, radiobiologiste américain (1959)

Syn. réparation Elkind (biologiste qui a apporté une contribution fondamentale à son étude)

mort cellulaire

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