nævus à comédons (obsolète) l.m.
[A3,F5,Q2,J1]
nævus acrosyringeal l.m.
nævus anémique l.m. (obsolète)
nævus angiolipomateux de Howell l.m.
nevus angiolipomatosus
J. B. Howell, dermatologiste américain (1965)
→ hamartome angiolipomateux de Howell
nævus apocrine l.m. (obsolète)
apocrine nævus
nævus araneus l.m. (obsolète)
nævus atypique l.m.
atypical nevus
nævus basocellulaire (syndrome du) l.m.
→ hamartomes basocellulaires (syndrome des)
nævus cellulaire l.m.
cell nevus (obsolète)
Syn. nævus, nævus de Unna, nævus nævocellulaire
→ nævus
nævus cérébriforme l.m.
cerebriform congenital melanocytic nevus
Variété de nævus congénital ou apparaissant dans le jeune âge, siégeant sur le cuir chevelu, consistant en une nappe circonscrite composée de lobules coalescents d'aspect encéphaloïde et dépourvus de cheveux, qui s'étendent progressivement et de façon irrégulière.
La lésion est bénigne et le traitement chirurgical.
Étym. lat. nævus : marque, tache
Syn. nævus cérébelliforme
nævus congénital mélanocytaire géant l.m.
Lésion dermatologique pigmentée présente chez le nouveau-né dès la naissance, mesurant plus de 10 cm de diamètre, composée d’une très grande quantité de mélanocytes, cellules pigmentaires qui ont migré depuis la crête neurale.
La fréquence des nævi congénitaux est estimée en moyenne à 1 sur 500 000 naissances, mais les données épidémiologiques sont limitées. La cause exacte du développement de ces nævi congénitaux n’est pas encore complètement définie mais il s'agirait probablement d'une mutation acquise au niveau d’une cellule mélanocytaire à partir de la fin du premier mois de grossesse ou plus tard. Parmi les gènes impliqués on retrouve le gène NRAS, et le gène BRAF. La mutation étant somatique, la transmission familiale est exceptionnelle. Le risque d’évolution vers un mélanome malin est encore assez mal déterminé mais se situerait entre 1 et 5%.
→ NRAS gène, BRAFgene, mélanome
nævus comédonien l.m. (obsolète)
comedo nevus, nevus comedonicus
nævus conjonctif l.m. (obsolète)
connective tissue nevus
nævus conjonctival l.m.
conjunctival nevus
Lésion tumorale bénigne congénitale ou plus souvent acquise comportant diverses variétés selon l'aspect des cellules næviques, leur disposition et leur apparition.
Il est possible ainsi de distinguer :
- le nævus jonctionnel où les cellules se disposent à la jonction épithélium-chorion ;
- le nævus sousépithélial, où les cellules se disposent dans le chorion ;
Ces trois premières lésions peuvent être pigmentées ou achromes ;
- le nævus bleu (congénital) où les cellules fortement pigmentées s'observent dans la profondeur du chorion.
Étym. lat. nævus : marque, tache
nævus conjonctival congénital l.m.
congenital conjunctival nevus
Ensemble qui regroupe le nævus congénital, souvent plus étendu que les nævus acquis, touchant parfois la paupière ; le nævus bleu (avec sa forme cellulaire) situé en profondeur sous l'épithélium.
Le mélanocytome conjonctival est histologiquement identique au mélanocytome uvéal.
Étym. lat. nævus : marque, tache
nævus de Becker l.m.
S. W. Becker, dermatopathologiste américain (1949)
nævus de Hori l.m.
Hori’s nevus
Lésion pigmentaire observée presque exclusivement chez la femme asiatique, faite de macules bleu-brun bilatérales siégeant sur le front, les tempes, les paupières, les pommettes et le nez, rappelant plus ou moins le nævus de Ota mais en différant par son apparition plus tardive, vers la cinquantaine, par son respect des muqueuses buccale, nasale et oculaire et par la localisation dermique plus profonde des cellules chargées de pigment mélanique.
Y. Hori, dermatologiste japonais (1984)
Étym. lat. nævus : marque, tache
nævus de Unna l.m.
Unna’s nevus
P. G. Unna, dermatologiste allemand, membre de l'Académie de médecine (1893)
Étym. lat. nævus : marque, tache
nævus de Itô l.m.
M. Itô, dermatologue japonais (1954)
nævus de Meyerson l.m.
Meyerson's nevus
Nævus entouré d'une zone érythématosquameuse, prurigineuse et parfois crouteuse, dont l'image histologique correspond à celle d'un eczéma.
L'eczématisation périnævique, peu fréquente, survient surtout chez l'homme entre 20 et 50 ans; elle se développe en peu de temps sans cause apparente et régresse spontanément sans altérer l'aspect du nævus atteint. Il s'agirait, d'après Meyerson, d'un pityriasis rosé de Gibert localisé principalement autour d'un nævus tandis que d'autres attribuent plutôt la formation de l'eczéma à un phénomène d'hypersensibilité périnævique. Une guérison rapide peut être obtenue par l'application de corticoïdes locaux.
L. B. Meyerson, dermatologiste américain (1971)
Étym. lat. nævus : marque, tache
Syn. eczéma périnævique de Meyerson
nævus de Ōta l.m.
Ōta's nevus
Tache pigmentée du visage, particulièrement fréquente chez la femme asiatique, définitive, le plus souvent unilatérale, rarement présente à la naissance, apparaissant dans l'enfance, sur le trajet de la première ou deuxième branche du trijumeau.
Allant du brun lorsqu'elle est dermique superficielle au bleuté lorsqu'elle est plus profonde, l'intensité de sa coloration varie d'un jour à l'autre, et en fonction du cycle menstruel chez la femme; elle touche souvent la conjonctive et va parfois jusqu'au périoste. Cette mélanose oculocutanée est considérée comme une malformation liée à la prolifération de mélanocytes dermiques.
M. Ōta, dermatologiste japonais (1939)
Étym. lat. naevus : marque, tache
Syn. mélanose encéphalo-trigéminée de Ōta
nævus de Spitz l.m.
Spitz’s nevus, benign juvenile melanoma, spindle and epithelioid cell nevus
Variété de nævus, d'évolution bénigne, unique ou multiple, survenant surtout chez l'enfant et l'adulte jeune, siégeant de préférence au visage ou aux extrémités et qui consiste en un nodule hémisphérique, mesurant environ 1 cm de diamètre, à surface lisse, de teinte rosée ou jaunâtre, généralement peu pigmentée, de consistance ferme.
Histologiquement, il s'agit d'un nævus mixte de type particulier, au-dessus duquel l'épiderme est souvent acanthosique, dont l'activité jonctionnelle est importante et dont les cellules intradermiques sont soit cubiques ou polyédriques dites « myoblastoïdes » et munies de noyaux volumineux, souvent irréguliers ou vacuolaires, soit fusiformes ou allongées et munies de prolongements étoilés; on y observe souvent des cellules multinucléées ainsi qu'une réaction inflammatoire dense et de nombreux capillaires. Le pigment mélanique est peu abondant. Le diagnostic différentiel avec un véritable mélanome peut être difficile en l'absence de notion d'âge. L'évolution de la lésion est variable : elle peut disparaitre spontanément, se transformer en nævus banal ou persister à l'âge adulte. Le traitement consiste en l'exérèse de la lésion.
Sophie Spitz (1948) et A. C. Allen (1949), anatomopathologistes américains
Étym. lat. nævus : marque, tache
Syn. mélanome juvénile (obsolète), mélanome de Spitz ou de Spitz-Allen (obsolète), nævus cellulaire prépubertaire (obsolète), nævus à cellules fusiformes (obsolète), nævus à cellules épithélioïdes (obsolète)
nævus de Sutton l.m.
halo nevus
Variété de nævus survenant surtout dans la seconde enfance et chez l'adulte jeune et consistant en une petite lésion pigmentée centrale plane ou légèrement saillante entourée d'une zone arrondie de dépigmentation.
Histologiquement, il s'agit d'un nævus cellulaire à prédominance dermique, dont les cellules sont disloquées par un infiltrat inflammatoire dense et présentent parfois des signes de vacuolisation et de pycnose. Le nævus de Sutton peut s'accompagner de plaques de vilitigo, et beaucoup d'auteurs considèrent le halo dépigmenté comme un vilitigo périnævique. Au cours de l'évolution, le nævus central régresse souvent spontanément en quelques mois ou années; la zone dépigmentée peut s'effacer ensuite.
R. L. Sutton, dermatologiste américain (1916)
Étym. lat. nævus : marque, tache
Syn. leukoderma acquisitum centrifugum (obsolète)
nævus de Tièche-Jadassohn l.m. (obsolète)
M. Tièche, dermatologiste suisse (1906) ; J. Jadassohn, dermatologiste allemand (1938)
nævus dysplasique l.m.
dysplastic nevus, atypical nevus
Variété de nævus comportant des particularités cliniques (lésion plus ou moins plane, d'environ 5 mm de diamètre, polychrome, à contour irrégulier, apparaissant le plus souvent à partir de la puberté et augmentant ensuite en nombre) et histologiques (intense activité jonctionnelle, pléomorphisme et hyperchromatisme nucléaires).
Elle nécessite une photoprotection et une surveillance très attentives à cause d'un important risque de transformation maligne, ainsi qu'une ablation systématique avec contrôle histologique au moindre doute. C'est à son propos qu'a été édifié le concept du syndrome du nævus dysplasique de Clark avec ses deux types : sporadique et familial.
W. H. Clark, Jr, dermatologiste américain (1978)
Étym. lat. nævus : marque, tache
Syn. nævus atypique de Clark