Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

1475 résultats 

paralysie du nerf oculo-moteur l.f.

third nerve paralysis

Paralysie oculomotrice intéressant les muscles oculomoteurs innervés par le nerf oculo-moteur.
Quand elle est complète, il y a atteinte des muscles oculomoteurs extrinsèques, droit supérieur et releveur de la paupière, droit inférieur, droit latéral, oblique inf érieur, et des muscles oculomoteurs intrinsèques : muscle sphincter de la pupille et muscle ciliaire qui sont innervés par des filets parasympathiques empruntant le rameau du nerf oculo-moteur destiné au muscle oblique inférieur.
La paralysie peut être incomplète et même n'atteindre qu'un seul muscle ; dans ce cas, c'est le plus souvent le muscle droit supérieur qui est intéressé ; la paralysie du muscle oblique inférieur est très rarement isolée, sauf après chirurgie d'affaiblissement du muscle oblique inférieur dans le strabisme.

rameaux zygomatiques du nerf facial l.m.p.

rami zygomatici nervi facialis (TA)

zygomatic branches of facial nerve

Ensemble des rameaux suborbitaires de la branche temporo-faciale du nerf facial destinés au muscle grand zygomatique, au muscle petit zygomatique, au muscle releveur naso-labial, au muscle releveur de l’angle de la bouche, à la partie  transverse du muscle nasal, à la partie alaire du muscle nasal et au muscle abaisseur du septum nasal.

Syn. anc. rameaux sousorbitaires du nerf facial

nerf facial

transplantation musculaire l.f.

Free muscle transplantation, whole squeletal muscle transplantation

Mobilisation complète d’un muscle détaché de ses insertions pour remplacer un autre muscle dont la fonction est définitivement perdue.
Des conditions préalables sont indispensables pour le choix du muscle à transplanter :
- la fonction du muscle transplanté doit pouvoir être supplée s’il s’agit d’une fonction sensible ;
- le muscle doit être assez puissant pour la fonction qui lui sera attribuée en sachant qu’un muscle transplanté perd au moins 50% de sa force ;
- la longueur de ses fibres doit être en proportion de la course de son nouveau mouvement.
Il existe des impératifs techniques qui doivent être anticipés :
- le muscle transplanté, prélevé avec son perimysium, doit avoir une direction linéaire évitant les déviations et les effets de poulie ;
- lors de sa fixation il doit être mis en tension optima pour éviter une perte de force ;
- son pédicule vasculaire, si possible unique, peut être conservé si la transplantation a lieu assez près du lieu de prélèvement ;
- le nerf moteur peut parfois être isolé assez loin en amont.
En cas de transplantation à distance, une anastomose vasculaire et une greffe nerveuse sont nécessaires.
Au cours de l’immobilisation et après elle, une rééducation appropriée par kinésithérapie et la stimulation électrique permettent
d’éviter l’atrophie musculaire. Le contrôle des mouvements volontaires et la récupération des automatismes peuvent être longs à obtenir.
De nombreuses techniques de transplantation ont été utilisées, par exemple : m. gracilis de la cuisse pour suppléer
le m. triceps brachii ou les muscles fléchisseurs des doigts, le m. latissimus dorsi en fléchisseur du coude, le m. sternocleidomastoideus
pour les muscles rotateurs de l’épaule, le m. masseter pour les muscles de la face, le m. gracilis enroulé ou un faisceau
du m. gluteus maximus en cas d’incontinence anale, etc.

E.R. Schottstaedt, chirurgien orthopédiste américain (1958)

face postérieure du tibia l.f.

facies posterior corpus tibiae (TA)

posterior surface of shaft of tibia

Face traverse à sa partie supérieure par une ligne oblique en bas et en dedans, la ligne du muscle soléaire.
Cette ligne donne insertion au muscle soléaire. Au-dessus d’elle s’insère le muscle poplité. Au-dessous la face postérieure est subdivisée par une crête verticale ; en dedans de cette crête s’insère le muscle long fléchisseur des doigts de pied ; en dehors de la crête s’insère le muscle tibial postérieur. Le trou nourricier principal de l’os est situé un peu au-dessous de la ligne du muscle soléaire.

[A1]

Édit. 2017

lèvre externe de la crête iliaque l.f.

labium externum cristae iliacae (TA)

outer lip of iliac crest

Relief qui borde latéralement la crête iliaque.
Dans ses deux tiers antérieurs elle donne insertion de dedans en dehors au muscle transverse de l’abdomen, au muscle oblique interne de l’abdomen et au muscle oblique externe de l’abdomen ainsi que, tout à fait en avant, au muscle tenseur du fascia lata. Sur son tiers moyen s’insère le muscle grand dorsal. Sur son tiers postérieur déborde l’insertion du muscle grand glutéal.

muscle adducteur de l'hallux l.m.

musculus adductor hallucis (TA)

adductor hallucis

Muscle occupant la loge plantaire interne.
Il est formé de deux faisceaux : un faisceau oblique (muscle adducteur oblique du gros orteil), venant de la crête de l’os cuboïde, de l’os cunéïforme latéral et de la tête des troisième et quatrième os métatarsiens ; un faisceau transverse (muscle adducteur transverse du gros orteil), qui s’insère sur les parties fibreuses des articulations métatarso-phalangiennes des quatre derniers orteils. Le faisceau oblique se termine sur la base de la première phalange de l’hallux ; le faisceau transverse se divise en deux groupes de fibres : les unes vont s’unir sur la face dorsale de l’hallux au tendon du muscle long extenseur de l’hallux – les autres passent sur la face plantaire des tendons réunis du faisceau oblique de l’adducteur et du muscle court fléchisseur de l’hallux pour se terminer sur la gaine du muscle long fléchisseur de l’hallux. Il est fléchisseur et adducteur du gros orteil par rapport à l’axe médian du pied. Il est abducteur selon la terminologie française par rapport à l’axe médian du corps. Il est innervé par un rameau du nerf plantaire externe.

Syn. anc. muscle abducteur du gros orteil

muscle gastrocnémien l.m.

musculus gastrocnemius (TA)

gastrocnemius

Ensemble formé par les deux éléments superficiels du muscle triceps sural, dits encore muscles jumeaux de la jambe.
Le muscle gastrocnémien est donc constitué de deux chefs : un chef médial (dit muscle jumeau interne) qui s’insère sur le tubercule suscondylien médial, sur la face postérieure de la capsule de l’articulation du genou (coque condylienne médiale) et sur la face postéro-médiale du condyle médial du fémur ; un chef latéral (dit muscle jumeau externe), moins long que le précédent, qui s’insère sur la partie postéro-latérale du condyle latéral du fémur, sur le tubercule suscondylien latéral et sur la face postérieure de la capsule articulaire du genou (coque condylienne latérale). Ces deux corps musculaires, qui forment le relief du mollet, se portent sur la face postérieure d’une aponévrose qui, elle-même, fusionne avec l’aponévrose du muscle soléaire pour former le tendon calcanéen. Il provoque l’extension du pied (flexion plantaire) et permet l’élévation du corps sur la pointe des pieds. Chacun des deux chefs est innervé par une branche du nerf tibial née au-dessus de l’arcade du muscle soléaire.

Syn. anc. muscles jumeaux de la jambe

muscle quadriceps fémoral l.m.

musculus quadriceps femoris (TA)

quadriceps femoris

Muscle occupant la loge antérieure de la cuisse.
Il est formé par la réunion de quatre muscles : le muscle droit fémoral, le muscle vaste latéral, le muscle vaste intermédiaire et le muscle vaste médial. Ces quatre chefs se réunissent au-dessus de la patella pour former un tendon commun. Le plan profond de ce tendon se fixe sur la base de la patella ; le plan moyen se fixe également sur la base de la patella et envoie des expansions qui se terminent sur les bords latéraux de la patella et du ligament patellaire ainsi que sur l’extrémité supérieure du tibia ; le plan superficiel de fixe sur le bord antérieur de la base de la patella, passe devant cet os pour se terminer sur la tubérosité du tibia avec le ligament patellaire. Le muscle quadriceps fémoral étend la jambe et fléchit la cuisse. Il est innervé par le nerf du quadriceps fémoral, branche terminale du nerf fémoral.

Syn. anc. muscle quadriceps crural

muscle droit fémoral ,muscle vaste latéral ,muscle vaste intermédiaire ,muscle vaste médial

muscles de l'abdomen l.m.p.

musculi abdominis (TA)

muscles of abdomen

Ensemble de la musculature abdominale qui comprend, de chaque côté, le muscle droit de l’abdomen, le muscle pyramidal, le muscle oblique externe de l’abdomen, le muscle oblique interne de l’abdomen, le muscle transverse de l’abdomen et le muscle carré des lombes.

muscles du pharynx l.m.p.

musculi pharyngis ; tunica muscularis pharyngis (TA)

pharyngeal muscles ; muscle layer of pharynx

Ensemble musculaire du pharynx qui comporte le muscle constricteur supérieur du pharynx, le muscle constricteur moyen du pharynx, le muscle constricteur inférieur du pharynx, le muscle stylo-pharyngien, le muscle salpingo-pharyngien et le muscle palato-pharyngien.

muscles papillaires du cœur l.m.p.

musculi papillares cordis (TA)

papillary muscles of heart

Colonne charnue de premier ordre, de forme conique dont la base s’implante sur la paroi ventriculaire et dont le sommet, libre dans la cavité, permet l’insertion des cordages tendineux des valves atrio-ventriculaires.
Dans le ventricule droit ils sont au nombre de trois : un muscle papillaire antérieur, détaché de la paroi antérieure ; un muscle papillaire postérieur, parfois dédoublé, né de la paroi inférieure diaphragmatique ; un muscle papillaire septal, le plus souvent multiple, au nombre de trois ou quatre dont l’un, constant, est appelé muscle papillaire du cône artériel. Dans le ventricule gauche ils sont au nombre de deux : le muscle papillaire antérieur qui se détache du bord antérieur du ventricule et le muscle papillaire postérieur détaché du bord postérieur du ventricule.

Syn. anc. colonnes charnues de premier ordre, piliers du cœur

muscles suboccipitaux l.m.p.

musculi suboccipittales (TA)

suboccipital muscles

Ce sont le muscle droit antérieur de la tête, le muscle droit latéral de la tête, le muscle grand droit postérieur de la tête, le muscle petit droit postérieur de la tête, le muscle oblique supérieur de la tête et le muscle oblique inférieur de la tête.

plexus nerveux cervical l.m.

plexus nervosus cervicalis (TA)

cervical plexus

Plexus nerveux formé par les branches antérieures des quatre premiers nerfs spinaux cervicaux et les anastomoses qui les unissent.
Il fournit trois sortes de branches : les branches profondes, motrices, qui innervent le muscle droit latéral de la tête, les trois premiers muscles intertransversaires, le muscle droit antérieur de la tête, le muscle long de la tête, le muscle long du cou, les muscles scalènes antérieur et moyen (partie supérieure), le muscle élévateur de la scapula et le muscle rhomboïde ; des branches superficielles, cutanées, qui constituent le plexus cervical superficiel ; des branches anastomotiques avec le sympathique cervical, le nerf accessoire et le nerf hypoglosse.

première côte l.f.

costa prima (TA)

first rib

La plus large et la plus courte de toutes les côtes, elle s’articule de chaque côté avec la première vertèbre dorsale en arrière et le manubrium sternal en avant, délimitant l’orifice supérieur du thorax situé dans un plan oblique en bas et en avant.
Sa face supérieure est marquée de différents reliefs : près du bord médial, un peu en avant de la partie moyenne, le tubercule du muscle scalène antérieur ; en avant de lui une gouttière de passage de la veine subclavière ; en arrière de lui une gouttière de passage de l’artère subclavière ; en avant de la gouttière de la veine subclavière le tubercule d’insertion du ligament costo-claviculaire et du muscle subclavier ; en arrière de la gouttière artérielle les rugosités d’insertion du muscle  scalène moyen et du muscle dentelé antérieur. Le long du bord latéral s’insèrent le muscle dentelé postérieur  et supérieur et le premier muscle surcostal en dedans de lui.

trochanter (grand) l.m.

trochanter major (TA)

great trochanter

Tubérosité craniolatérale du fémur située à la jonction cervicodiaphysaire dans le prolongement de la diaphyse.
Sur sa face latérale (facies lateralis) s’insère le muscle moyen fessier (musculus gluteus medius) déterminant parfois le tubercule de Mouchet. Sur son bord ventral s’insère le muscle petit fessier (musculus gluteus minimus). Sur sa face médiale (facies medialis) on trouve la fossette trochantérienne (fossa trochanterica) où s’insère le muscle obturateur externe (musculus obturatorius externus) et, au-dessus de lui, le muscle obturateur interne (musculus obturatorius internus) et les deux muscles jumeaux pelviens (musculi gemelli superior et inferior) et le ligament ischiofémoral (ligamentum ischiofemorale). Son bord crânial donne insertion au muscle pyriforme (musculus pyriformis). Son bord caudal est marqué par la crête du muscle vaste latéral (musculus vastus lateralis).

A. Mouchet, chirurgien français (1869-1963)

Mouchet (tubercule de), fossette trochantérienne

tubérosité ischiatique l.f.

Volumineux renflement postérieur et inférieur de la branche de l’ischion.
Il marque la partie inférieure du bord postérieur de l’os coxal. Sa face latérale donne insertion, d’avant en arrière, au muscle carré fémoral, au muscle semi-membraneux, au chef long du muscle biceps fémoral, au muscle semi-tendineux et, à sa partie tout inférieure, au muscle grand adducteur et au muscle obturateur externe.

Syn. anc. tubérosité de l’ischion

artère circonflexe fémorale latérale l.f. 

arteria circumflexa femoris lateralis (TA)

lateral circumflex femoral artery

Artère née de l’artère fémorale profonde, souvent par un tronc commun avec le rameau descendant destiné au muscle quadriceps fémoral.
Elle passe latéralement sous le muscle droit de la cuisse (rameau transverse) et s’anastomose avec l’artère circonflexe médiale de la cuisse. Ses branches se distribuent à la face antérieure de l’articulation coxo-fémorale (rameau ascendant), au muscle droit de la cuisse, au muscle tenseur du fascia lata et au muscle vaste latéral (rameau descendant).

Syn. anc.  artère circonflexe antérieure de la cuisse, artère circonflexe fémorale externe

artère scapulaire dorsale l.f.

arteria dorsalis scapulae; ramus profundus arteriae transversae cervicis; ramus profundus arteriae transversae coli (TA)

dorsal scapular artery ; deep branch of  transverse cervical artery

Artère qui naît le plus souvent isolément du tronc thyro-cervical.
Elle est située en dehors du muscle scalène antérieur. Elle se dirige en bas, traverse le plexus brachial et longe le bord spinal de la scapula. Elle se distribue au muscle trapèze , au muscle rhomboïde, au muscle supra-épineux et au muscle infra-épineux. Elle peut naître aussi de l’artère transverse du cou dont elle constitue la branche profonde ou descendante.

Syn. anc.  artère scapulaire descendante ; artère scapulaire postérieure, artère scapulaire profonde

corps adipeux de la joue l.m.

corpus adiposum buccae (TA)

buccal fat pad

Masse adipeuse qui occupe, dans la région génienne, l’espace limité en arrière par le muscle masséter, le tendon du muscle temporal et le muscle ptérygoïdien médial, en dedans par le muscle buccinateur et son aponévrose, en dehors par les muscles cutanés de la face et en avant par le canal parotidien engainé dans un mince feuillet aponévrotique étendu de l’aponévrose du muscle masséter à l’aponévrose buccinatrice.

M. Bichat, médecin, anatomiste et physiologiste français (1771-1802)

Syn. anc. boule graisseuse de Bichat

[A1]

Édit. 2015

fascia cribriformis l.m.

1- fascia cribrosa (TA)

cribriform fascia

Partie antérieure du canal fémoral constituée par le feuillet superficiel du fascia crural tendu entre le muscle sartorius, le muscle long adducteur et le ligament inguinal.
Elle est perforée de nombreux orifices pour les vaisseaux et les nerfs qui, dans les deux tiers internes du trigone fémoral, traversent le fascia superficiel. Le plus important de ces orifices, le hiatus saphène, donne passage à la grande veine saphène ; il est bordé par le bord falciforme du hiatus saphène (ligament falciforme d’Allan Burns).
2- Partie du fascia inter-ptérygoïdien situé au-dessus du ligament ptérygo-épineux.
Elle est percée d’orifices vasculaires et nerveux (nerfs du muscle tenseur du voile du palais, du muscle élévateur du voile du palais et du muscle tenseur du tympan).

[A1]

Édit. 2018

fascia ilio-psoïque l.m.

fascia iliopsoas, fascia iliaca  (TA)

iliopsoas fascia, fascia iliaca

Fascia qui recouvre le muscle ilio-psoas dans toute son étendue.
Au-dessus du ligament inguinal, il s’insère en dedans aux corps vertébraux, aux arcades d’insertion du muscle psoas, à la ligne arquée de l’ilium ; latéralement il s’insère au fascia du muscle carré des lombes et à la crête iliaque ; en haut le fascia épaissi forme le ligament arqué médial ; au niveau du ligament inguinal, il adhère en avant à celui-ci et s’épaissit en dedans pour former la bandelette ilio-pectinée, limite latérale de l’anneau fémoral ; au-dessous du ligament inguinal le fascia se prolonge jusqu’à l’insertion trochantérienne du muscle ilio-psoas. Dans toute son étendue, le fascia est séparé du muscle par une nappe de tissu cellulaire lâche.

Syn. anc. aponévrose du muscle psoas iliaque

[A1]

Édit. 2018

hyperaction d'un muscle oculomoteur l.f.

overaction of oculomotor muscle

Action excessive d'un muscle oculomoteur, dont l'excursion paraît normale lors des ductions, appréciée par comparaison avec l'action du muscle synergique opposée lors des versions.
En pratique, pour mettre en évidence cette hyperaction, il faut placer l'axe visuel des deux yeux dans le champ d'action principal des muscles synergiques opposés concernés et, par la manœuvre de l'écran, faire fixer alternativement un œil puis l'autre ; il y a hyperaction du muscle qui, dans le champ d'action considéré, dévie le plus. Ainsi, s'il y a une hyperaction du muscle abducteur droit externe droit, en mettant les yeux en version droite, l'abduction de l'œil droit sera plus importante que l'adduction de l'œil gauche en raison de l'hypoaction relative du muscle adducteur droit interne gauche, son synergique opposé. Cette manœuvre de l'écran est particulièrement démonstrative quand un des muscles synergiques opposés a été paralysé : en faisant fixer l'œil paralysé, la déviation est beaucoup plus importante que la déviation primaire, déviation qui se produit quand l'œil sain fixe. Pour les muscles verticaux, souvent les hyperactions s'imposent d'elles-mêmes en plaçant les axes visuels dans le champ d'action principale des muscles concernés, le nez jouant le rôle d'écran.

[P2]

muscle grand rond l.m.

musculus teres major (TA)

teres major

Muscle situé dans la partie profonde de la région postérieure de l’épaule.
Il s’insère sur une surface quadrilatère de la partie inféro-médiale de la fosse infra-épineuse et sur les fascias qui le séparent du muscle petit rond et du muscle infra-épineux. Il se termine par un  tendon aplati et large sur la lèvre médiale du sillon intertuberculaire de l’humérus. Son bord supérieur limite, avec  le bord inférieur du muscle petit rond un espace triangulaire à base humérale qui est traversé par le chef long du muscle triceps brachial. Il porte le bras en adduction et rotation interne et il élève le moignon de l’épaule. Il est innervé par une branche du plexus brachial.

muscle palatopharyngien l.m.

musculus palatopharyngeus (TA)

palatopharyngeus

Muscle annexé au voile du palais.
Il se détache de la face supérieure de l’aponévrose palatine (faisceau principal, dit faisceau postérieur ou muscle sphincter palato-pharyngien), du bord inférieur de l’hamulus ptérygoïde de la lame médiale du processus ptérygoïde (faisceau ptérygoïdien) et de l’extrémité médiale du bord inférieur du cartilage de la trompe auditive (muscle salpingo-pharyngien) ; le faisceau ptérygoïdien et le muscle salpingo-pharyngien constituent le faisceau antérieur du muscle palato-pharyngien. Les fibres cheminent dans l’épaisseur de l’arc palato-pharyngien et se fixent sur le bord postérieur du cartilage thyroïde (fibres thyroïdiennes) et sur la muqueuse pharyngienne (fibres pharyngiennes). Il rétrécit l’isthme pharyngo-nasal, abaisse le voile du palais et élève le pharynx et le larynx. Il est innervé par des rameaux du plexus pharyngien.

Syn. anc. muscle pharyngo-staphylin ; muscle staphylo-pharyngien ; muscle palato-salpingo-pharyngien

muscle pubo-coccygien l.m.

musculus pubococcygeus (TA)

pubococcygeus

Faisceau médial du muscle élévateur de l’anus  qui s’insère en avant à la face postérieure du corps du pubis et dont les fibres les plus latérales se terminent sur la portion distale du coccyx et sur le raphé ano-coccygien.
Il croise latéralement la prostate chez l’homme et le vagin chez la femme. Il est constitué du muscle pubo-périnéal, du muscle pubo-prostatique ou élévateur de la prostate (chez l’homme), du muscle pubo-vaginal (chez la femme) et du muscle pubo-anal.

| page précédente | /59 | page suivante