lymphadénite mésentérique pseudo-tuberculeuse l.f.
mesenteric pseudotuberculous lymphadénitis
panniculite mésentérique l.f.
mesenteric panniculitis
Épaississement diffus ou localisé du mésentère, principalement au niveau de sa racine, d'origine inflammatoire, conduisant à la sclérose rétractile et à la formation d'adhérences entre les anses intestinales.
Un tableau anatomoclinique très voisin peut être fourni par la maladie de Weber-Christian, la maladie de Whipple, par une infiltration tumorale du mésentère ou associé à une maladie de Crohn. Dans le cas de la maladie de Crohn, la panniculite mésentérique est fréquemment associée aux poussées de la maladie. Une simple hyperdensité scannographique de la graisse mésentérique adjacente aux anses intestinales pathologiques est observée. Dans de rares cas, la panniculite peut préceder le diagnostic de maladie de Crohn et en être la manifestation révélatrice. Dans ces cas, les endoscopies digestives sont nécessaires et surtout, si celles-ci sont normales, en plus de l'entéro-IRM, une vidéocapsule du grêle est nécessaire. Le dosage de la calprotectine fécale est indiquée.
Les principales causes inflammatoires, la tuberculose en particulier et une néoplasie ne doivent pas être méconnues.
Bien qu'encore débattue, une association significative entre panniculite mésentérique et cancer a été rapportée principalement dans les lymphomes, le mélanome et le cancer colo-rectal et prostatique. Le seul signe radiologique associé à la malignité est la taille des ganglions mésentériques supérieure à 10 mm. Dans ce contexte, une biopsie radioguidée ou célioscopique des ganglions est recommandée.
Syn. mésentérite rétractile, lipodystrophie du mésentère, mésentérite sclérosante
→ mésentère, maladie de Weber-Christian, maladie de Whipple, maladie de Crohn, calprotectine, lymphome,mélanome
[L1, N3]
Édit. 2019
petite veine mésentérique l.f.
→ veine mésentérique inférieure
pince mésentérique (syndrome de la) l.m.
→ mésentérique supérieure (artère)
plexus ganglionné mésentérique inférieur l.m.
→ ganglion mésentérique inférieur
plexus ganglionné mésentérique supérieur l.m.
→ ganglion mésentérique supérieur
plexus nerveux mésentérique inférieur l.m.
plexus nervosus mesentiricus inferior (TA)
inferior mesenteric plexus
Eléments du plexus nerveux aortique abdominal satellites de l’artère mésentérique inférieure dont ils suivent la distribution.
plexus nerveux mésentérique supérieur l.m.
plexus nervosus mesentiricus superior (TA)
superior mesenteric plexus
Eléments du plexus nerveux aortique abdominal satellites de l’artère mésentérique supérieure dont ils suivent la distribution.
veine mésentérique inférieure l.f.
vena mesenterica inferior (TA)
inferior mesenteric vein
Veine qui collecte le sang veineux de la moitié gauche du côlon et de la majeure partie du rectum.
Elle a son origine dans le bassin à la face postérieure du rectum où elle fait suite à la veine rectale supérieure. Elle monte dans le mésocôlon sigmoïde et se dirige vers l’angle duodéno-jéjunale. A ce niveau, elle s’infléchit à droite et passe à la face postérieure du pancréas pour se terminer au bord inférieur de la veine liénale avec laquelle elle forme le tronc liéno-mésaraïque. Elle reçoit les veines sigmoïdiennes et la veine colique gauche. Elle participe à la constitution de l’arc vasculaire de Treitz.
W. Treitz, anatomopathologiste tchèque (1819-1872)
Syn. anc. petite veine mésentérique, petite veine mésaraïque
[A1, K4, L1]
Édit. 2020
angor mésentérique l.m
mesenteric ischemia, "intestinal angor"
L’angor mésentérique, pathologie relativement rare, se manifeste par des douleurs abdominales post-prandiales précoces, qui réalisent une claudication abdominale, (constituant une épreuve d’effort pour l’intestin) et un amaigrissement souvent important.
Elle est secondaire à une artérite oblitérante, entraînant une diminution du calibre artériel de plus de 50 %, touchant deux ou plus des 3 axes vasculaires digestifs du mésentère. Elle est de nature variable : athéromateuse, secondaire à une cardiopathie emboligène, lié à une artérite inflammatoire, une dysplasie fibromusculaire ou encore d’origine radique. L’âge médian est d’environ 70 ans. Les facteurs de risque cardio-vasculaire sont l’HTA, le tabagisme, la dyslipidémie, le diabète. Une cardiopathie ischémique ou une artériopathie oblitérante des membres inférieurs peuvent être associées et retrouvées dans un tiers des cas.
Lorsque la douleur devient nocturne, il faut craindre une évolution péjorative. L’ischémie mésentérique chronique peut conduire à l’ischémie mésentérique aigue entraînant une nécrose digestive responsable d’un infarctus du mésentère. Plus atypique, l’ischémie mésentérique peut se manifester par une diarrhée chronique avec syndrome de malabsorption. Le diagnostic repose sur l’angioscanner, qui doit être réalisé en première intention, et l’échodoppler vasculaire dans les formes chroniques, mais souvent les examens endoscopiques ont précédé l’angioscanner lorsque la symptomatologie est trompeuse. Il peut exister des lésions ulcéreuses digestives. Son traitement fait appel aux interventions endovasculaires : revascularisation du tronc cœliaque, de l’artère mésentérique supérieure ou inférieure par voie radiologique le plus souvent ou chirurgicale.
Syn. ischémie mésentérique chronique, angor abdominal, angor intestinal
→ infarctus mésentérique, ischémie mésentérique aigue
[L1, L2]
Édit. 2020
ischémie mésentérique aigue l.f.
acute mesenteric ischemia
L’ischémie mésentérique aigue est la conséquence d’une interruption du flux sanguin dans le territoire mésentérique.
Le territoire mésentérique dépend de trois artères principales le tronc cœliaque, l’artère mésentérique supérieure et l’artère mésentérique inférieure. L’évolution a lieu par étapes de la douleur abdominale aigue jusqu’à la nécrose intestinale étendue à la défaillance multi-organe et en l’absence de traitement au décès.
L’expression clinique associe des douleurs abdominales intenses et brutales avec vomissements. La plupart des ischémies sont d’origine artérielle entraînant au maximum un infarctus mésentérique, d’expression clinique intense et de mauvais pronostic. Les infarctus d’origine veineuse, plus rares, sont plus progressifs, ont un pronostic un peu moins sombre.
L’ischémie mésentérique est due à une diminution du débit sanguin dans le territoire vasculaire mésentérique entraînant des lésions cellulaires touchant initialement la muqueuse puis les couches plus profondes de la paroi digestive et des conséquences métaboliques marquées par une acidose métabolique.
Les causes aboutissant à une ischémie mésentérique incluent, l’embolie artérielle, la thrombose artérielle, les causes non occlusives dans un contexte de bas débit, d’états de choc, de traitements hypovolémiants, de vasoconstricteurs, de cocaïne, ergot de seigle, digoxine etc.
Les examens d’imagerie diagnostique reposent sur l’angioscanner en première intention, et l’ angiographie et l’écho doppler.
La stratégie thérapeutique repose sur trois objectifs : 1) la prévention des défaillances d’organe; 2) la préservation de l’intestin viable par une revascularisation, qui comprend une thrombolyse intra-artérielle, une embolectomie chirurgicale, une perfusion de papavérine, une reconstruction artérielle; 3) la résection des zones intestinales nécrotiques non viables.
En raison de la nécessité de nombreuses équipes spécialisées, certains proposent que ces malades soient pris en charge dans des centres spécialisés sur le modèle des stroke center.
[L1]
Édit. 2020
ischémie mésentérique chronique l.f.
Syn. angor mésentérique
[L1, L2]
Édit. 2020
veine pulmonaire supérieure gauche (branche supérieure de la veine lingulaire) l.f.
superior branch of the lingular vein of the left superior pulmonary vein
→ rameau supérieur de la veine lingulaire de la veine pulmonaire supérieure gauche
[A1,K1,K4]
Édit. 2020
veine pulmonaire supérieure gauche (partie supérieure du rameau lingulaire) l.f.
pars superior rami lingularis venae pulmonalis sinistrae superioris (TA)
superior part of lingular branch of left superior pulmonary vein
→ rameau lingulaire de la veine pulmonaire supérieure gauche.
[A1,K1,K4]
Édit. 2020
veine pulmonaire supérieure droite (racine supérieure) l.f.
Tronc veineux qui draine le lobe supérieur du poumon droit.
Il est formé par la veine apicale, la veine antérieure et la veine postérieure du lobe supérieur du poumon droit. Il s’unit à la racine inférieure de la veine pulmonaire supérieure droite qui draine le lobe moyen pour former la veine pulmonaire supérieure droite.
[A1,K1,K4]
Édit. 2020
veine pulmonaire supérieure gauche (racine supérieure) l.f.
Tronc veineux qui draine le sang du culmen du poumon gauche.
Il est formé par l’union de deux branches principales : le tronc veineux préhilaire ou veine apico-postérieure du lobe supérieur du poumon gauche, et la veine antérieure du lobe supérieur du poumon gauche ou tronc interculmino-lingulaire. Il conflue avec la veine lingulaire pour former la veine pulmonaire supérieure gauche.
[A1,K1,K4]
Édit. 2020
veine pulmonaire supérieure gauche (veine lingulaire supérieure) l.f.
pars superior vena lingularis/ramus lingularis lobi superioris pulmonis sinistri (TA)
superior part lingular vein, lingular branch - left superior pulmonary vein
Tronc veineux qui draine le sang des deux segments crânial et caudal de la lingula.
Il réunit une partie supérieure, la veine intercrânio-caudale ou veine interlingulaire, et la veine caudale médiastinale. Il s’unit à la racine supérieure de la veine pulmonaire supérieure gauche pour former la veine pulmonaire supérieure gauche.
E. A. Boyden, anatomiste américain (1886-1976)
Syn. anc. tronc veineux lingulaire, racine inférieure de la veine pulmonaire supérieure gauche, tronc veineux inférieur du lobe supérieur du poumon gauche
[A1, K1, K4]
Édit. 2020
veine pulmonaire supérieure gauche (partie supérieure de la veine lingulaire) l.f.
pars superior vena lingularis, ramus lingularis - vena pulmonalis sinistra superior (TA)
superior part lingular vein, lingular branch of left superior pulmonary branch
→ rameau supérieur de la veine lingulaire de la veine pulmonaire supérieure gauche
[A1,K1,K4]
Édit. 2020
veine lingulaire supérieure de la veine pulmonaire supérieure gauche l.f.
→ rameau supérieur de la veine lingulaire de la veine pulmonaire supérieure gauche
[A1, K1, K4]
Édit. 2020
artère dorsale médiastinale et artère dorsale scissurale de l'artère pulmonaire l.f.p.
→ artère segmentaire supérieure de l'artère pulmonaire droite, artère segmentaire supérieure de l'artère pulmonaire gauche
artère alvéolaire supérieure et postérieure l.f.
arteria alveolaris superior posterior(TA)
posterior superior alveolar artery
Branche collatérale de l’artère maxillaire.
Elle donne un rameau jugal et, sous le nom de branche antrale, perfore la tubérosité maxillaire, fournissant des rameaux au sinus maxillaire et des rameaux dentaires et péridentaires destinés aux molaires et prémolaires supérieures qui peuvent emprunter les canaux dentaires postérieurs.
Syn. anc. artère alvéolaire, artère alvéolo-antrale
artère articulaire supérieure externe du genou l.f.
→ artère supéro-latérale du genou
artère articulaire supérieure interne du genou l.f.
→ artère supéro-médiale du genou
artère capsulaire supérieure l.f.
→ artère supra-rénale supérieure
artère cérébelleuse supérieure l.f.