muscle long extenseur radial du carpe l.m.
musculus extensor carpi radialis longus (TA)
extensor carpi radialis longus
Muscle allongé et aplati occupant la loge latérale de l’avant-bras.
Il se détache de la partie inférieure du bord latéral de l’humérus et du septum intermusculaire latéral ; il se termine sur la base du deuxième os métacarpien. Il provoque l’abduction et l’extension de la main sur l’avant-bras. Il est innervé par un rameau du nerf radial.
Syn. anc. muscle premier radial externe ; muscle long radial
os central du carpe l.m.
os centrale carpi (TA)
os centrale
Osselet, constant chez de nombreuses espèces animales (dont la plupart des primates), situé entre les deux rangées des os du carpe.
Chez l’homme, il n’existe qu’à l’état embryonnaire et s’incorpore précocement au scaphoïde dont il constitue la portion distale qui s’articule avec le trapézoïde et le trapèze. Il ne semble pas que l’osselet surnuméraire, rare, parfois décrit sous ce nom chez l’homme, corresponde au véritable os central ainsi défini.
Édit. 2017
os du carpe l.m.p.
ossa carpi ; ossa carpalia (TA)
carpal bones
Ensemble des huit os courts qui constituent le carpe.
Ils sont disposés sur deux rangées : une rangée proximale, antibrachiale, formée de dehors en dedans par le scaphoïde, le lunatum, le triquétrum et le pisiforme ; une rangée distale formée de dehors en dedans par le trapèze, le trapézoïde, le capitatum et l’hamatum. Dans son ensemble le massif des os du carpe forme une gouttière à concavité antérieure où glissent les tendons des fléchisseurs des doigts. La rangée proximale participe à l’articulation radio-carpienne ; la rangée distale est articulée avec les métacarpiens. Les deux rangées sont unies par l’articulation médio-carpienne.
Édit. 2017
sillon du carpe l.m.
sulcus carpi (TA)
carpal groove
Large gouttière verticale formée par la face antérieure du massif osseux du carpe.
Elle est limitée latéralement par les tubercules de l’os scaphoïde et de l’os trapèze, et en dedans par l’os pisiforme et l’hamulus de l’os hamatum. Le rétinaculum des fléchisseurs, tendu entre les deux berges osseuses, transforme la gouttière en canal carpien où passent les tendons fléchisseurs des doigts, le tendon du muscle fléchisseur radial du carpe et le nerf médian.
Syn. anc. gouttière antérieure du carpe, gouttière carpienne
bassin de luxation bilatérale de hanche l.m.
pelvis with congenital bilateral hip luxation
Édit. 2017
bassin de luxation unilatérale de hanche l.m.
pelvis with unilateral hip luxation
Édit. 2017
épidermolyse bulleuse tardive et localisée avec retard mental et luxation du cristallin l.f.
bullosa epidermolysis, late-onset localized junctional with mental retardation
Association d'une épidermolyse sur la face antérieure des jambes, d'un retard mental, d'une subluxation du cristallin avec anomalie de l'émail dentaire et dystrophie des ongles, décrite dans une famille bulgare.
S. Nakar, médecin israélien (1992)
[J1, H3, P2, P3, Q2 ]
Édit. 2020
fracture-luxation l.f.
fracture-dislocation
Lésion articulaire associant une luxation et des lésions osseuses de voisinage.
Elle est fréquente au niveau du rachis, de l’articulation tibiotarsienne, de la hanche et du coude.
Étym. lat. frangere: rompre, briser; luxare : déboîter, disloquer
[I2]
Édit. 2018
luxation n.f.
dislocation, luxation
Perte totale ou partielle des rapports anatomiques normaux entre les extrémités d’une articulation ; par extension, déplacement d’un organe hors de sa loge ou de sa position normale.
La luxation peut être complète ou incomplète et laisser une partie des surfaces articulaires en contact (subluxation)
1) La luxation traumatique peut atteindre toute articulation ; elle s’accompagne de lésions des moyens de fixation articulaire : distension, rupture ou arrachement capsulaire et ligamentaire. Elle peut être fermée ou ouverte par association à une plaie cutanée. La luxation-fracture associe au déplacement articulaire une fracture intra- ou extra-articulaire. Des complications vasculonerveuses peuvent se produire : compression ou arrachement en cas de déplacement important. Le traitement doit être entrepris en urgence. La luxation peut être incoercible si la réduction ne peut être maintenue ou irréductible par interposition capsulaire, musculaire ou osseuse ; dans ces cas la réduction et la contention nécessitent une intervention chirurgicale. Négligée, sans traitement, la luxation, dite ancienne, est devenue irréductible par rétraction capsuloligamentaire et organisation fibreuse. Les récidives sont liées à la persistance d’altérations des moyens de stabilisation de l’articulation (capsule, ligaments, muscles) ou à des lésions osseuses résiduelles.
2) Les luxations pathologiques surviennent au cours de nombreuses affections. Les paralysies des membres entraînent des luxations ordinairement progressives liées aux déséquilibres et aux rétractons musculaires péri-articulaires. Ces luxations survenant surtout en cas de spasticité et d’asymétrie de position des segments de membre pourraient être prévenues par des soins et des postures appropriés.
Les dystrophies ostéo-articulaires, musculaires et ligamentaires telle l’hyperlaxité) sont des facteurs de luxation. Une croissance asymétrique sur un segment de membre à deux os peut aboutir à la luxation d’une extrémité du segment le plus long, tête radiale, par ex.).
3) Les luxations congénitales peuvent être notées dès la naissance et même exister dès la vie intra-utérine en cas de malformations (luxation tératologique). Elles peuvent être liées à des anomalies congénitale articulaires ou ligamentaires et ne se constituer que secondairement. Dans ces cas un examen minutieux peut permettre de déceler précocement les facteurs favorisants, comme pour la luxation congénitale de la hanche.
4) Une luxation peut survenir sur d’autres parties de l’organisme que les articulations : luxation des tendons péroniers, luxation du tendon du long biceps ou des tendons extenseurs de la main par atteinte dégénérative, luxation traumatique de la cloison nasale, luxation dentaire, luxation du cristallin.
5) Au cours d’une intervention chirurgicale la luxation peut être provoquée pour accéder à la partie profonde d’une articulation. Au cours d’une anesthésie générale, la luxation ou subluxation antérieure de la mandibule permet de dégager les voies aériennes supérieures en évitant la bascule de la langue en arrière.
Étym. lat. luxare : déboîter, disloquer
→ luxation pathologique, luxation permanente, luxation récidivante, hanche (luxation de la), cristallin (luxation du)
luxation ancienne l.f.
neglected dislocation
Luxation traumatique non réduite et devenue irréductible par rétraction des éléments capsulo-ligamentaires périphériques.
luxation antéro-interne de l'épaule l.f.
anterior shoulder dislocation, forward dislocation
Perte complète des rapports normaux entre les surfaces articulaires de la cavité glénoïde de la scapula et la tête humérale, celle-ci se déplaçant en avant et en dedans dans des positions différentes selon la direction du traumatisme et son intensité.
La luxation antéro-interne survient après une chute sur la main, coude étendu, plus rarement après un choc direct. La tête humérale est déplacée en avant et en dedans en position extra-coracoïdienne, sous ou intra-coracoïdienne ou même sous claviculaire ; les lésions anatomiques sont d’autant plus graves que le déplacement est plus important : désinsertion antéro-inférieure du bourrelet glénoïdien (labrum glenoidale) (lésion de Bankart) ou désinsertion capsulo-périostée. Le blessé se présente le bras en abduction irréductible et en rotation latérale ; sa mobilisation est douloureuse. L’épaule a perdu son galbe et les téguments tombent verticalement depuis l’acromion saillant sous la peau (signe de l’épaulette) et le bras présente une angulation sous deltoïdienne (coup de hache externe,). La cavité glénoïde est vide et la tête humérale est perçue en avant, le sillon delto-pectoral est effacé. Les complications immédiates sont recherchées : lésion du nerf circonflexe (n. axillaris), par l’examen de la sensibilité du moignon de l’épaule, des racines supérieures du plexus brachial, lésions vasculaires, et fracture associée du tuberculum majus ou du rebord antérieur de la glène par des radiographies ou un scanner. La réduction doit être aussi précoce que possible sous analgésie ou anesthésie générale, suivie d’immobilisation. Les complications : fracture associée, lésions musculaires, instabilité résiduelle, peuvent nécessiter un traitement chirurgical. Les complications secondaires sont fréquentes : instabilité de l’épaule, luxation récidivante, arthrose.
A. Blundell Bankart, chirurgien britannique (1923)
Syn. luxation gléno-humérale, luxation scapulo-humérale
luxation antéro- médiale de l'épaule l.f.
anterior shoulder dislocation
Perte complète des rapports normaux entre les surfaces articulaires de la cavité glénoïde de la scapula et la tête humérale, celle-ci se déplaçant en avant et en dedans dans des positions différentes en fonction de la direction du traumatisme et son intensité.
La luxation antéro-médiale survient après une chute sur la main, coude étendu, plus rarement après un choc direct. La tête humérale est déplacée en avant et en dedans en position latéro-, infra- ou médio-coracoïdienne, voire même sous claviculaire ; les lésions anatomiques sont d’autant plus importantes que le déplacement est plus important : désinsertion antéro-inférieure du labrum glénoïdien (lésion de Bankart) selon différentes modalités, fractures du rebord antéro-inférieur de la glène.
Le blessé se présente bras en abduction irréductible et en rotation latérale. Sa mobilisation est douloureuse. L’épaule a perdu son galbe : les téguments tombent verticalement depuis l’acromion saillant sous la peau (signe de l’épaulette) et il existe une encoche sous-deltoïdienne (coup de hache latéral,). La cavité glénoïde est vide et la tête humérale perçue en avant. Le sillon delto-pectoral est effacé.
Les complications immédiates sont à rechercher : lésion du nerf circonflexe (n. axillaris) par l’examen de la sensibilité du moignon de l’épaule, lésion des racines supérieures du plexus brachial, lésions vasculaires, fracture associée du tuberculum major ou du rebord antérieur-inférieur de la glène par des radiographies (incidence de Bernageau ou de Garth) ou un scanner.
La réduction doit être aussi précoce que possible sous analgésie ou anesthésie générale, suivie d’immobilisation par une attelle coude au corps.
Les complications : fracture associée, lésions musculaires, instabilité résiduelle… peuvent nécessiter un traitement chirurgical. Les complications secondaires, fréquentes (instabilité de l’épaule, luxation récidivante, arthrose) sont fonction du nombre de luxations et incitent à stabiliser chirurgicalement l’épaule au bout de quelques épisodes (intervention de Bankart ou de Latarjet).
A. S. Blundell Bankart, chirurgien britannique (1938)
Syn. luxation gléno-humérale, luxation scapulo-humérale
→ Bankart (lésion de), Bankart (opération de), Latarjet (opération de)
[I2]
luxation atloïdo-axoïdienne l.f.
atlantoaxialis dislocation
Perte de contact total ou partiel (subluxation) entre les surfaces articulaires de l’atlas et de l’axis.
La luxation traumatique est due à des lésions du ligament transverse et des ligaments alaires (lig. occipito-odontoïdiens latéraux) ou à une fracture de l’apophyse odontoïde. La luxation vraie vers l’avant de l’atlas sur l’axis nécessite un traumatisme violent ; le déplacement et les lésions neurologiques sont souvent incompatibles avec la survie.
La subluxation se présente avec des cervicalgies, une attitude en torticolis et des troubles neurologiques éventuels. Elle est de plusieurs types : - - la subluxation sagittale ou antérieure est décelée sur les radiographies de profil par l’écart entre l’arc antérieur de l’atlas et l’apophyse odontoïde de plus de 3mm chez l’adulte et de plus de 5 mm chez l’enfant ;
- la subluxation rotatoire unilatérale dans laquelle l’une des articulations reste fixée et l’autre présente un déplacement de l’atlas vers l’avant ;
- la subluxation rotatoire bilatérale est caractérisée par le déplacement des deux articulations : l’une vers l’avant l’autre vers l’arrière, l’apophyse odontoïde servant de pivot.
La subluxation atloïdo-axoïdienne de la polyarthrite rhumatoïde est liée à l’altération des articulations et à la destruction du ligament transverse. Souvent asymptomatique mais instable elle risque d’entraîner des complications neurologiques graves. Elle doit être dépistée systématiquement par l’imagerie médicale.
luxation chondro-vomérienne l.f.
chondrovomerian luxation, septal luxation
Luxation du septum nasal cartilagineux hors de son rail osseux inférieur, responsable d’une déviation septale plus ou moins obstructive.
Elle peut occasionner une détresse respiratoire chez le nouveau-né.
luxation congénitale l.f.
congenital dislocation
Luxation présente à la naissance, complète ou non, en rapport avec une dysplasie articulaire.
La maladie luxante de la hanche en est le type avec tous ses degrés. On connaît aussi la luxation congénitale du genou, de l’épaule.
luxation congénitale de la hanche l.f.
congenital hip dislocation
Déplacement de la tête fémorale hors du cotyle, constatable dès la période néonatale.
Elle entraîne la luxation de la tête fémorale de façon permanente ou intermittente en dehors de la cavité cotyloïde. Elle peut être bilatérale ou unilatérale. Le dépistage précoce néonatal est systématique par la recherche du signe de Le Damany-Ortolani, ou signe du ressaut. Il peut être confirmé par examen échotomographique, voire radiologique. Le dépistage précoce impose un traitement orthopédique simple mais efficace qui a rendu maintenant exceptionnelles les séquelles au niveau des hanches : bassin rétréci par aplatissement du détroit supérieur en cas de dysplasie bilatérale, bassin asymétrique avec redressement de l'arc antérieur du côté sain en cas de dysplasie unilatérale.
La luxation tératologique, apparue précocement in utero s'accompagne souvent d'autres malformations locales ou régionales, son pronostic est habituellement sévère.
P. Le Damany, chirurgien français (1912) ; M. Ortolani, pédiatre italien (1937)
Syn. maladie luxante de la hanche
[I1,Q2]
Édit. 2015
luxation crico-aryténoïdienne l.f.
cricoarytenoïd joint luxation
Désarticulation du cartilage aryténoïde de sa surface articulaire sur le cricoïde.
Elle peut survenir au cours de traumatismes externes violents ou au cours d’intubation laryngée difficile. Elle entraîne une fixité de l’aryténoïde et une dysphonie importante.
luxation de Schroeder l.f.
Schroeder's luxation
E. F. Schrœder, médecin vétérinaire allemand (1933)
luxation du cœur l.f.
heart luxation
Déplacement du cœur hors du péricarde.
Lésion traumatique à la suite le plus souvent d'une rupture de la face droite du péricarde. On distingue l'engagement simple et la luxation extra-péricardique avec torsion du cœur sur son pédicule.
Étym. lat. luxatio, déboitement
luxation du cristallin l.f.
lens dislocation
Déplacement du cristallin, soit vers l'avant (pupille), soit vers l'arrière (cavité vitréenne), secondaire à une contusion oculaire, ou spontanée, venant compliquer une ectopie du cristallin.
La luxation de la pupille provoque une hypertonie de l'œil qui s'accompagne de douleurs parfois violentes. Le traitement, chirurgical, est une urgence.
→ Marfan (syndrome de), homocystinurie
[P2]
luxation inférieure de l'épaule l.f.
downward shoulder dislocation
Forme très rare de la luxation scapulo-humérale (moins de 1% des cas) survenant à l’occasion d’un traumatisme le bras étant en hyper-abduction, et caractérisée par la position très particulière en élévation verticale et rétroposition du membre supérieur.
Toute mobilisation est impossible ; la radiographie montre la tête humérale en position basse par rapport à la cavité glénoïde. Les complications nerveuses, vasculaires et tendineuses sont fréquentes, elles sont recherchées avant réduction et leur bilan est complété après celle-ci.
Syn. luxatio erecta
luxation ouverte l.f.
open dislocation
Luxation associée à une plaie cutanée exposant l’articulation.
Syn. luxation exposée (obs.)
luxation pathologique l.f.
pathological dislocation
Déplacement articulaire lié à un état morbide particulier : infectieux (ex. luxation ostéomyélitique) ; paralytique (ex. luxation poliomyélitique ou autre) à l'exclusion des affections congénitales ou traumatiques.
luxation permanente l.f.
persistent dislocation, chronic dislocation
Perte de contact des surfaces d'une articulation persistante dans tous les mouvements et sans possibilité de réduction orthopédique.
La luxation permanente est le plus souvent congénitale avec adaptation des surfaces articulaires à leur nouvelle position et rétraction ligamentaire et musculaire. Ex. luxation permanente de la patella.
luxation postérieure de l'épaule l.f.
posterior shoulder dislocation, backward dislocation
Déplacement en arrière de la tête humérale lors d’une luxation de l’épaule.
Cette lésion, peu fréquente (3 à 5% des luxations de l’épaule) survient à l’occasion d’une chute sur la paume de la main, le membre supérieur en adduction et rotation interne ou d’un choc violent par en avant sur l’épaule. Elle peut se produire au cours d’une crise d’épilepsie. Le blessé se présente le membre supérieur en adduction et rotation interne, la rotation latérale est impossible. L’épaule est élargie, sa partie antérieure aplatie et l’apophyse coracoïde est saillante. L’examen radiographique montre, de face, le chevauchement de l’image de la tête humérale et du contour de la cavité glénoïde ; l’incidence verticale ou le cliché transthoracique montrent le déplacement postérieur de la tête humérale et l’éventualité d’une fracture tassement antérieure de la tête (encoche de McLaughlin) ou du rebord postérieur de la glène. Un scanner peut être nécessaire pour confirmer le déplacement et les fractures associées. La réduction sous anesthésie générale est suivie d’une immobilisation assez prolongée en abduction et rotation latérale. Les complications peuvent nécessiter une réduction chirurgicale. Dans un nombre important de cas le diagnostic n’est pas porté obligeant à une intervention secondaire
H. L. McLaughlin. chirurgien orthopédiste américain (1952)