période d'un radio-élément l.f.
decay half-time
Grandeur physique caractéristique d'un radioélément, représentant l'espace de temps pendant lequel se désintègre la moitié des atomes initialement présents.
La période T est liée à la constante radioactive λ par la relation T = (Log2) / λ
Des valeurs très différentes s'observent selon le radioélément : par ex. 15O (2,1 min.), 131I (8j.), 60Co (5,3 a.),
14C (5.700 a.), 238U (4,5.109 a.).
Syn. demi-vie
radio-immunodosage n.f.
Technique de dosage radio-isotopique permettant la mesure de très faibles concentrations d’un antigène donné dans un liquide biologique
Les radio-immuno-dosages sont basés sur le principe d’une compétition entre un antigène marqué par un radio-isotope, présent en concentration connue, et le même antigène en concentration inconnue dans le liquide biologique à étudier, pour fixation sur un anticorps spécifique : plus la concentration d’antigène à doser sera élevée dans le liquide biologique à étudier, moins l’antigène radio-marqué pourra se fixer sur l’anticorps spécifique. La radioactivité des complexes antigène-anticorps formés sera donc inversement proportionnelle à la concentration de substance à doser. Après séparation des complexes antigène-anticorps et mesure de leur radioactivité, la comparaison du résultat trouvé à une gamme d’étalonnage donnera la concentration de l’antigène dans le liquide biologique étudié. Sur ce principe de base ont été développées de nombreuses variantes et de multiples applications, particulièrement en hormonologie. Toutefois, en raison des contraintes liées à l’utilisation de radio-isotopes, beaucoup de radio-immuno-dosages tendent actuellement à être remplacés par des méthodes dites « froides », non radio-isotopiques, telles que les immuno-enzymodosages (« ELISA ») ou l’électro-chimioluminescence
Syn. : dosages radio-immunologiques, radio-immunoessais
Abrév. : RIA
radio-immunoessai n.m.
radioimmunoassay
Anglicisme parfois utilisé pour désigner les dosages radio-immunologiques.
Sigle RIA
radio-immunothérapie l.f
radioimmunotherapy
Application thérapeutique d’anticorps vecteurs de radioactivité.
Le vecteur, un anticorps monoclonal, reconnaît les antigènes exprimés par les cellules-cibles que le radio-isotope lié peut dès lors détruire par émission de rayonnement α ou β.
La principale indication actuelle de cette méthode est la destruction de cellules tumorales
(lymphome malin, leucémie lymphocytique…), mais les indications potentielles paraissent larges.
radio-induite (lésion) l.f.
induced by ionizing radiation (lesions)
Lésion provoquée par les radiations ionisantes.
De moins en moins fréquentes, ces lésions peuvent consister en :
- réaction inflammatoire passagère (épithélite, mucite)
- complications ou séquelles irréversibles (sclérose, lymphœdème, cataracte, ulcération, fistule, télangiectasies, néphrite, désunion de sutures, plexite, myélopathie, etc.); chez l'enfant, troubles de croissance du squelette et retard intellectuel
- plus tardivement, cancers ou leucémies apparus après des explosions atomiques (ex. Hiroshima, Nagasaki) ou après des catastrophes nucléaires (ex. Kysthym, Tchernobyl, Fukushima)
- atteintes diverses chez des malades ou chez des professionnels exposés à des excès de doses de radiations; d'où la nécessité de respecter les règles de radioprotection.
Syn. radiolésion
radio-isotope n.m.
radioisotope
Syn. isotope radioactif, radioélément, radionucléide
récessus sacciforme de l'articulation radio-ulnaire distale l.m.
recessus sacciformis articulationis radioulnaris distalis (TA)
sacciform recess of distal radio-ulnar joint
Cul-de-sac de la membrane synoviale de l’articulation radio-ulnaire distale.
Syn. anc. cul-de-sac synovial radio-cubital
syndesmose radio-ulnaire l.f.
syndesmosis radioulnaris (TA)
radio-ulnar syndesmosis
Union fibreuse à distance entre le radius et l’ulna par l’intermédiaire de la membrane interosseuse antebrachiale et la corde oblique.
synostose radio-ulnaire proximale l.f.
radio-ulnar synostosis
Soudure congénitale, habituellement familiale, entre les deux os de l'avant-bras à leur extrémité proximale.
Elle présente des aspects différents selon son niveau, son étendue en hauteur, l'uni- ou la bilatéralité ; elle entraîne la perte de la pronosupination active de l'avant- bras.
Étym.gr. sun : avec, ensemble ; osteon : os
[Q2]
tronc radio-circonflexe l.m.
→ faisceau postérieur du plexus brachial
syndrome lacrymo-auriculo-radio-dental l.m.
Le syndrome lacrymo-auriculodentodigital (LADD) associe des anomalies congénitales multiples caractérisée par une hypoplasie, une aplasie ou une atrésie du système lacrymal ; des anomalies des oreilles et une surdité ; une hypoplasie, une aplasie ou une atrésie des glandes salivaires ; des anomalies dentaires et des malformations digitales.
L'existence d'une aplasie unilatérale radiale et d'une synostose radio-cubitale au cours du LADD caractérise le syndrome
lacrymo-auriculo-radio-dental.
D. W. Hollister, pédiatre et généticien américain (1973) ; W. J. Levy, ophthalmologiste américain (1967)
Syn. syndrome lacrymo-auriculodentodigital, syndrome de Levy-Hollister
Sigle LARD
→ syndrome lacrymo-auriculodentodigital
[L1, M1, M2, O1, P1, P2, P3, Q2]
Édit. 2019
bourse séreuse du grand dorsal l.f.
→ bourse subtendineuse du muscle grand dorsal
Édit. 2017
bourse subtendineuse du muscle grand dorsal l.f.
bursa subtendinea musculi latissimi dorsi (TA)
subtendinous bursa of latissimus dorsi
Bourse séreuse qui sépare les tendons terminaux des muscles grand dorsal et grand rond au niveau de leurs insertions humérales.
Syn. anc. bourse séreuse du grand dorsal
Édit. 2017
dorsal , e adj.
dorsalis (TA)
dorsal
1 Caractérise un plan coronal proche de la face postérieure du corps humain.
2 Caractérise une structure anatomique postérieure par rapport à une autre.
3 Qualifie la face postérieure ou les régions postérieures du corps humain et tout ce qui concerne le dos.
dorsal (rachis) l.m.
dorsal (rachis)
faisceau cérébelleux dorsal
→ tractus spino-cérébelleux postérieur
[A1,H1]
Édit. 2018
faisceau longitudinal dorsal l.m.
fasciculus longitudinalis dorsalis, fasciculus longitudinalis posterior (TA)
dorsal longitudinal fasciculus, posterior longitudinal fasciculus
Faisceau formé par les fibres périventriculaires de diverses région de l’hypothalamus et se distribuant aux différents étages du tronc cérébral.
H. Schütz, neuroanatomiste allemand (1859-1923)
Syn. anc. faisceau hypothalamo-mésencéphalique, faisceau de Schütz
[A1,H1]
Édit. 2018
fascia dorsal de la main l.m.
fascia dorsalis manus (TA)
dorsal fascia of hand
Aponévrose mince qui recouvre les tendons extenseurs à la face dorsale de la main, du bord latéral du premier métacarpien au bord médial du cinquième.
Elle se continue en haut avec le rétinaculum des extenseurs et se confond en bas avec les tendons extenseurs. Outre ce fascia, dit superficiel, il existe un fascia profond très mince qui recouvre la face dorsale des muscles interosseux dorsaux de la main.
Syn. anc. aponévrose dorsale de la main
[A1]
Édit. 2018
fascia dorsal du pied l.m.
fascia dorsalis pedis (TA)
dorsal fascia of foot
Fascia qui recouvre les tendons extenseurs au dos du pied.
Aux bords médial et latéral du pied il fusionne avec l’aponévrose plantaire et, en haut et en arrière avec le rétinaculum inférieur des muscles extenseurs. Il est dit fascia dorsal superficiel par opposition au fascia du muscle court extenseur des orteils et au fascia profond du pied.
Syn. anc. aponévrose dorsale du pied
[A1]
Édit. 2018
lobe dorsal moyen de Dévé l.m.
Dévé’s average dorsal lobe
Lobe qui correspond à l'isolement du segment supérieur du lobe inférieur par la scissure supérobasale entre le segment supérieur et la pyramide basale, en fait toujours incomplète.
F. Dévé, médecin interniste français, membre de l’Académie de médecine (1872-1951)
[Terme non retenu dans la Nomenclature internationale]
muscle grand dorsal l.m.
muscle long dorsal l.m.
→ muscle longissimus du thorax
muscle scalène dorsal l.m.
muscle scalène dorsal de la 1ère côte l.m.
nerf cutané dorsal intermédiaire l.m.
nervus cutaneus dorsalis intermedius
intermediat dorsal cutaneous nerve
Branche terminale latérale du nerf fibulaire superficiel.
La bifurcation terminale en nerf cutané dorsal intermédiaire et en nerf cutané dorsal médial se fait immédiatement après que le nerf fibulaire superficiel ait traversé le fascia crural à l’union des deux tiers ou des deux quarts distaux de la jambe. Le nerf cutané dorsal intermédiaire chemine au-dessus du troisième espace inter-métatarsien et se divise en nerf digital dorsal latéral du troisième orteil et en nerf digital dorsal médial du quatrième orteil. Il s’anastomose avec le nerf sural.
Syn. anc. branche externe du nerf musculo-cutané de la jambe