lichen scléreux l.m.
lichen sclerosus, lichen sclerosus et atrophicus
Affection cutanéomuqueuse d'origine inconnue, autrefois appelée lichen scléroatrophique, caractérisée par des lésions blanchâtres prenant progressivement un aspect scléreux, atteignant préférentiellement les muqueuses génitales des femmes ménopausées, mais pouvant aussi être observée chez l'enfant, l'homme et la femme jeunes.
En l'absence de traitement ces lésions peuvent être à l'origine d'une atrophie génitale importante appelée autrefois kraurosis vulvaire ou pénien. Histologiquement, cette affection se caractérise par la présence d'une bande sousépithéliale de collagène hyalinisé, associée à un infiltrat sousjacent à prédominance lymphocytaire. Les localisations muqueuses comportent un risque de transformation maligne.
F. Hallopeau, dermatologue français, membre de l’Académie de médecine (1887)
→ scléroatrophie balanopréputiale
lichen scléreux génital féminin l.m.
feminine genital sclerotic lichen
lichen scléreux génital masculin l.m.
male genital sclerotic lichen
lichen scléroatrophique l.m.
lichen sclerosus
lichen scrofulosorum l.m.
lichen scrofulosorum, tuberculosis follicularis
Eruption cutanée très rare caractérisée par l'apparition de papules lichénoïdes, plutôt périfolliculaires, prédominant sur le tronc, d'aspect histologique souvent tuberculoïde, chez un patient, généralement jeune, atteint de tuberculose ou venant de subir une vaccination par le BCG.
Son pronostic est celui de la maladie tuberculeuse associée.
F. von Hebra, Ritter, dermatologue autrichien (1874)
Étym. lat. scrofulosus : porteur de scrofules
Syn. tuberculide folliculaire et lichénoïde
→ dermatose lichénoïde, lésion tuberculoïde, BCG
[D1, J1]
Édit. 2018
lichen simplex chronicus de Vidal l.m. (obs.)
É. Vidal, dermatologiste français, membre de l’Acadmie de médecine (1825-1893)
lichen spinulosus l.m.
lichen spinulosus
État caractérisé par la présence de papules folliculaires kératosiques, sèches, siégeant sur le visage, les faces d’extension des membres et le thorax, surtout chez le jeune enfant.
Son individualité est actuellement pour le moins discutée et il est plutôt considéré comme un symptôme pouvant faire partie de diverses affections, en particulier le lichen plan : c’est à ce titre qu’il a été décrit comme l’un des signes du syndrome de Lassueur-Graham-Little.
H. Adamson, dermatologue britannique (1908)
Syn. keratosis spinulosa, acné cornée
lichen striatus l.m.
lichen striatus
Dermite linéaire inflammatoire bénigne de cause inconnue atteignant surtout les enfants, se manifestant sous forme de petites papules disposées en bande sur un membre et régressant spontanément en quelques semaines ou mois.
L'image histologique est très proche de celle d'une lichénification.
lichen tropical l.m.
tropical lichen
Syn. lichen planus tropicus ou tropicalis
lichen unguéal l.m.
lichen planus of nails
Localisation unguéale du lichen plan se manifestant sous des formes variées en général peu spécifiques, mais qui peuvent être isolées : accentuation du relief des lignes longitudinales et/ou amincissement plus ou moins uniforme de la lame unguéale, onycholyse, koïlonychie, onychoschizie lamellaire, dystrophie des vingt ongles, onychoatrophie dans le lichen érosif, ptérygion dorsal acquis (qui serait beaucoup plus spécifique du lichen plan), etc.
lichen verruqueux l.m.
lichen planus hypertrophicus, verrucous lichen planus
Forme de lichen plan composée d'élevures arrondies et de plaques de plusieurs centimètres de long, roses ou brunes, hyperkératosiques et souvent très prurigineuses, siégeant électivement sur la face antérieure de la jambe.
L'affection est bénigne et d'évolution chronique.
Syn. lichen plan hypertrophique, lichen corné hypertrophique
lichen vulvaire l.m.
vulval lichen
Localisation vulvaire du lichen plan ou du lichen scléreux.
biopsie de la vulve l.f.
vulvar biopsy
Prélèvement d'un fragment de tissu vulvaire, pouvant être réalisé en territoire muqueux à l'aide d'une pince à biopsie et en territoire cutané à l’aide d'un bistouri, ou d'un trépan de Keyes (punch-biopsy).
E. L. Keyes, chirurgien urologue américain (1887)
Étym. gr. bios : vie ; opsis : vue
→ biopsie
Édit. 2017
cancer de la vulve l.m.
vulvar cancer
Cancer épidermoïde représentant de à 4% des cancers génitaux de la femme, ulcération ou bourgeon développé sur une grande lèvre, plus rarement la petite lèvre ou le clitoris, survenant après la ménopause.
Son incidence annuelle de 605 cas en 1990 est, en 2018 de 838 cas (source INCa), ceci étant dû vraisemblablement au vieillissement de la population. Atteignant plutôt les femmes âgées (l’âge médian au diagnostic est 77 ans), sa fréquence est de 1/15 000 après 85 ans. Il succède parfois à une dystrophie vulvaire, une leucoplasie, un kraurosis ou un lichen scléro-vulvaire, ou à une maladie de Bowen ou extramammaire de Paget. Carcinome pavimenteux spinocellulaire différencié dans 90% des cas, il est très lymphophile envahissant les nœuds lymphatiques inguino-cruraux puis iliaques. S’il est invasif, il se traite par la vulvectomie, partielle, unilatérale, totale ou élargie à un curage ganglionnaire inguinal avec éventuellement une radiothérapie ou une chimiothérapie complémentaire, en fonction de son étendue. Seulement intraépithélial ou in situ, il bénéficie d’un traitement limité à une vulvectomie partielle ou unilatérale
J. T. Bowen, dermatologue américain (1912), J. Paget, Sir, chirurgien britannique, membre de l'Académie de médecine (1874)
Syn. carcinome de la vulve
→ épidermoïde, dystrophie vulvaire, leucoplasie, kraurosis, lichen, Bowen (maladie de), Paget (maladie extramammaire de)
[F2, O3]
Édit. 2020
cancer invasif de la vulve l.m.
invasive cancer of the vulva
Carcinome épidermoïde des grandes lèvres, des petites lèvres ou du clitoris envahissant le stroma conjonctif.
Il dissémine vers les ganglions inguinocruraux puis iliaques, et peut s’étendre vers le vagin ou vers l’anus. Il se traite par une vulvectomie partielle, unilatérale ou totale avec éventuellement curage ganglionnaire.
[F2,O3]
cancer micro-invasif de la vulve l.m.
micro-invasive vulvar cancer
Carcinome épidermoïde de la grande lèvre ou de la petite lèvre vulvaire dont l’infiltration dans le stroma sous-jacent est inférieure à 5 mm.
Il est habituellement découvert sur la biopsie d’une lésion érythrosique ou leucoplasique de la vulve, d’une maladie de Bowen, d’une papulose bowenoïde, d’une maladie de Paget ou d’un lichen sclérovulvaire évolué. Il se traite par la vulvectomie unilatérale ou totale, sans curage des ganglions inguinaux.
Syn. carcinome micro-invasif de la vulve
[F2,O3]
carcinome intra-épithélial de la vulve l.m.
intraepithelial carcinoma of the vulva
Cancer épidermoïde de la vulve qui n’effondre pas la couche basale de l’épithélium, n’envahit pas le stroma conjonctif et ne dissémine pas vers les ganglions inguinaux.
Il succède à une dysplasie sévère ou néoplasie intra-épithéliale vulvaire de type 3, dont le sigle anglais consacré est VIN 3, à une maladie de Bowen, une maladie de Paget ou un lichen sclérovulvaire. Il se traite par la vulvectomie partielle ou par la vulvectomie totale car il est volontiers multifocal.
J. T. Bowen dermatologue américain (1912), J. Paget, Sir, chirurgien britannique, membre de l'Académie de médecine (1874)
Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur
Syn. cancer in situ de la vulve
→ cancer de la vulve, Bowen (maladie de), maladie de Paget (maladie extra-mammaire de), lichen scléro-atrophique de la vulve
[F2,O3]
carcinome micro-invasif de la vulve l.m.
micro-invasive vulvar cancer
Syn. cancer micro-invasif de la vulve
→ cancer micro-invasif de la vulve
[F2,O3]
commissure antérieure des grandes lèvres de la vulve l.f.
commissura labiorum majorum pudendi anterior (TA)
anterior commissure of labium majus
Zone d’union de l’extrémité antérieure des grandes lèvres qui s’unissent en se confondant avec le mont du pubis, en avant et au-dessus du capuchon du clitoris.
[A1]
Édit. 2015
commissure postérieure des grandes lèvres de la vulve l.f.
commissura labiorum majorum pudendi posterior (TA)
posterior commissure of labium majus
Union sur la ligne médiane de l’extrémité postérieure des grandes lèvres, en arrière du frein des lèvres de la vulve, à distance de l’orifice anal plus postérieur.
[A2]
Édit. 2015
constricteur de la vulve l.m.
vulvar constrictor muscle
Muscle périnéal superficiel qui s'insère en arrière sur le noyau central du périnée.
Il se dédouble et contourne au plus près l'orifice vaginal pour aboutir à une insertion antérieure dans la cloison urétrovaginale. Sa contraction rétrécit l'orifice vaginal ouvert sur le vestibule. Sa faible force ne lui fait jouer qu'un rôle insignifiant, physiologique ou pathologique, dans le vaginisme dit superficiel.
[A1]
Édit. 2015
dystocie de la vulve l.f.
vulvar dystocia
Dystocie par occlusion partielle ou complète de la vulve, rarement primitive, le plus souvent secondaire à une excision ou infibulation rituelle.
Celles-ci entraînent en effet des cicatrices rétractiles de la vulve responsables d'une dystocie au moment du dégagement de la tête fœtale.
dystrophie hypertrophique de la vulve l.f.
hypertrophic vulvar dystrophy
Lésion précurseur du carcinome in situ de la vulve.
Elle se présente comme une lésion cutanée prurigineuse, épaisse et infiltrée. Elle associe une acanthose et une hyperkératose avec un infiltrat inflammatoire dermique. Il peut s'agir d'une lichénification ou encore d'une leucoplasie.
Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir
dystrophie mixte de la vulve l.f.
vulvar mixed dystrophy
Lésion précancéreuse de la vulve associant les aspects cliniques et histologiques des dystrophies atrophique et hypertrophique.
Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir
érysipèle de la vulve l.m.
vulvar erysipelas
Localisation aux organes génitaux externes de la femme d'une atteinte aigüe des tissus cellulaires sous-cutanés par le streptocoque.
La porte d'entrée de la bactérie est une érosion de la muqueuse. Le début est brutal : fièvre élevée, frisson, malaise puis apparition d'une plaque douloureuse rouge vif, infiltrée, chaude. Traitement par antibiotiques courants et anticoagulants de type héparine.
[J1,D1,O3]
Édit. 2018