temps d'ascension - de demi-ascension l.m
ascension time - half ascension time
Délais mesurés sur le tracé du piézogramme carotidien qui permettent d'évaluer la qualité de l’éjection ventriculaire gauche.
Le temps d’ascension est celui qui s’écoule entre le début de l’éjection ventriculaire (pointe du carotidogramme) et le premier sommet protosystolique p de la courbe piézographique. Il est normalement compris entre 0,06 et 0,14 secondes. Le temps de demi-ascension est le temps nécessaire pour que l’onde systolique atteigne la moitié de son amplitude maximale. Il est normalement inférieur à 0,06 s. Il est plus fidèle que le précédent pour mesurer la vitesse de l’éjection ventriculaire gauche. Il est allongé dans les sténoses valvulaires aortiques.
temps de céphaline l.m.
prothromboplastin time (PTT)
Test de coagulation qui consiste à mesurer dans un tube en verre à 37°C le temps de coagulation d'un plasma ayant été recueilli sur un anticoagulant (citrate de sodium 0,113 M) après que l'on ait permis la formation des complexes de coagulation sur une surface phospholipidique fournie par la céphaline, en même temps que l'on rétablit la concentration physiologique en calcium ionisé.
Ce test explore la phase de la coagulation activée par le contact avec le verre du tube mimant la voie intrinsèque de la coagulation, les complexes ténase et prothrombinase puis la fibrinoformation.
L'activation de la phase contact peut être augmentée par un activateur supplémentaire, le test est alors le temps de céphaline activé.
temps de céphaline activé l.m.
accelerated prothromboplastin time (APTT)
Temps de céphaline dont on a accéléré l'activation de la phase contact par un activateur plus efficace que le verre du tube.
Le réactif anciennement utilisé était le kaolin d'où le nom de : temps de céphaline kaolin.
C'est un test qui étudie globalement les facteurs de la coagulation de la phase contact, des complexes tenase et prothrombinase et de la fibrinoformation. Il est utilisé en routine biologique :
- pour rechercher les déficits hémorragipares (les deux seuls facteurs qui ne sont pas explorés sont les facteurs VII et XIII),
-pour rechercher les anticoagulants circulants,
- et pour suivre les traitements anticoagulants, en particulier par héparine.
Les valeurs normales sont comprises entre 20 et 40 secondes.
Sigle TCA
temps de céphaline kaolin l.m.
kaolin-activated partial thromboplastin time
temps de coagulation l.m.
whole blood clotting time test
Temps nécessaire à la coagulation d'un échantillon de sang veineux disposé dans un tube à essai maintenu à 37°C.
Il est allongé dans les syndromes hémorragiques.
temps de conduction atrio-ventriculaire l.m.
atrioventricular conduction time
Durée de la propagation de l’onde et excitation cardiaque entre l’oreillette et le ventricule.
Elle est mesurée sur l’électrocardiogramme par la longueur de l’intervalle PR.
temps de conduction sino-atriale l.m.
sino atrial conduction time
Intervalle de temps séparant le début de l’onde P de l’électrocardiogramme de surface, et le sommet de l’onde de l’auriculogramme enregistrée sur l’électrocardiogramme endocavitaire.
Cet intervalle représente le temps de conduction sinusonodal et a normalement une durée de 30 à 55 millisecondes.
Son allongement témoigne d’un trouble de la conduction intraauriculaire.
temps de cycle l.m.
repetition time
[B2,B3]
Édit. 2018
temps de doublement l.m.
doubling time
Espace de temps pendant lequel le nombre de cellules d'une colonie cellulaire est multiplié par 2.
Le terme est le plus souvent appliqué à une tumeur. Le doublement de l'effectif cellulaire correspond à un doublement du volume, à un accroissement de 26% du diamètre. Le temps de doublement est égal, en l'absence de pertes cellulaires, au rapport Tc / g de la durée moyenne du cycle (Tc) et du coefficient de prolifération (g); il représente le temps de doublement potentiel. Le temps de doublement effectif est augmenté s'il y a des pertes de cellules, par mort ou migration.
temps d'écho (TE) l.m.
echo delay time, time TE
En IRM, dans une séquence d'écho de spin, temps qui s'écoule entre l'impulsion d'excitation de π/2 (90°) et le recueil du signal après le premier écho ou après deux échos successifs.
Si le TE est suffisamment long pour que le signal de précession libre (FID) ait décru de façon significative, la séquence fait apparaitre les différences de T2 des tissus. On utilise donc un TE très court (de l'ordre de 30 msec) si l'on veut explorer les différences de T1 ; un TE suffisamment long (de l'ordre de 60 msec.) si l'on veut faire apparaitre les différences de T2.
→ écho de spin, temps de répétition
[B2,B3]
Édit. 2018
temps de Howell l.m.
recalcification time test
Mesure du temps de coagulation du plasma riche en plaquettes et recalcifié.
Actuellement abandonné au profit du temps de céphaline activé.
W.H. Howell, physiologiste américain (1860-1945)
temps de prothrombine l.m.
prothrombin time
A. J. Quick, physiologiste américain, membre de l'Académie de médecine (1935)
→ taux de prothrombine, temps de Quick
temps de Quick l.m.
prothrombin time
Test de coagulation plasmatique aussi couramment appelé : taux de prothrombine.
Il consiste à mesurer le temps de coagulation, à 37°C, d'un plasma anticoagulé par recueil sur citrate de sodium (0,113 M) après que l'on ait activé la voie du facteur tissulaire de la coagulation par du facteur tissulaire en même temps que l'on rétablit la concentration physiologique en calcium ionisé. Le résultat peut être rendu en secondes, en comparaison du temps du même test pratiqué sur un plasma contrôle témoin normal. Le temps de Quick peut aussi être exprimé par rapport à une droite étalon de dilution d'un pool de plasma contrôle normal. Le résultat est alors rendu par le taux de dilution donnant le même temps que le plasma à tester et exprimé abusivement en taux de prothrombine.
Le temps de Quick est sensible à tous les facteurs intervenant dans la voie du facteur tissulaire.
Du fait de la sensibilité aux facteurs vitamine K dépendants il est très utilisé surtout dans son expression INR pour suivre les traitements anticoagulants oraux par antivitamines K.
A. J. Quick, physiologiste américain, membre de l'Académie de médecine (1935)
Syn. taux de prothrombine, temps de prothrombine
→ INR, ISI, temps de thrombine, antivitamines K.
[F4]
Édit. 2019
temps de relaxation spin-réseau l.m.
Obsolète
Temps de relaxation longitudinale T1.
[B2,B3]
Édit. 2018
temps de relaxation spin-spin l.m.
Obsolète
Temps de relaxation transversale T2.
[B2,B3]
Édit. 2018
temps de relaxation T1 l.m.
T1 relaxation time
En IRM, constante de temps propre à chaque tissu, caractérisant la relaxation longitudinale des protons de ce tissu, placés dans un champ magnétique uniforme après qu'ils aient été excités par une impulsion électromagnétique de fréquence appropriée (fréquence de Larmor).
Après cette impulsion, la "repousse" de la magnétisation longitudinale se fait de façon exponentielle, selon la relation : Mz = Mzo (1-e -1/T1) où Mzo représente la valeur maximale de la magnétisation longitudinale et e la base des logarithmes népériens (e # 2,72). Au temps t = T1, la relation devient : Mz = Mzo (1-1/2,72) soit Mz=0,63.
Avec Mzo le temps de relaxation T1 est donc le temps au bout duquel la magnétisation longitudinale a récupéré 63 % de sa valeur. Ce temps est, pour une valeur donnée du champ magnétique, une constante propre à chaque tissu. Elle varie en fonction du champ et est d'autant plus élevée que le vecteur Bo est plus important. T1 est extrêmement long (plusieurs minutes) pour les solides (dont le type est l'os compact) qui, de ce fait, ne donnent pas de signal et apparissent en noir. Il est long (de l'ordre de 1,5 à 3 secondes) pour l'eau et les "liquides purs» (gris foncé); court pour les solutions protéiniques (quelques centaines de millisecondes) ; très court pour les graisses qui auront donc un signal élevé (blanc) dans cette pondération.
Sur les séquences pondérées en T1, les tissus donnent un signal d'autant plus élevé que leur T1 est plus court. Ce sont ces différences de T1 qui sont à l’origine du contraste de l'image.
IRM sagittale du genou pondérée en T1
J. Larmor, Sir, physicien irlandais (1897) ; F. Bloch, physicien américain, prix Nobel de physique de 1952 (1946)
Syn. temps de relaxation spin-réseau (obsolète)
→ Bloch (équations de), relaxation
[B2,B3]
Édit. 2018
temps de relaxation T2 l.m.
T2 relaxation time
En IRM, constante de temps propre à chaque tissu, caractérisant la relaxation transversale des protons de ce tissu, placés dans un champ magnétique uniforme (Bo) après qu'ils aient été excités par une impulsion électromagnétique de fréquence appropriée (fréquence de Larmor).
Pendant la relaxation qui suit cette impulsion, la magnétisation transversale selon Mxy diminue rapidement, de même que le signal de précession libre (ou signal FID) qu'elle induit. La décroissance de ce signal se fait de façon exponentielle, suivant la relation : Mxy = Mxyo .e –t/T2 où Mxyo est la valeur maximale de la magnétisation transversale et e la base des logarithmes népériens (e # 2,72). Au temps t = T2, la formule devient Mxy = Mxy1/2,72 = 1/2,72 soit Mxy = 0,37 Mxyo. T2 est donc le temps au bout duquel la magnétisation transversale n'a plus que 37 % de sa valeur initiale (et en a donc perdu 63 %). Ce temps est, pour une valeur donnée du champ magnétique, une constante propre à chaque tissu.
La décroissance rapide du signal de précession libre n'est pas seulement le fait du T2 tissulaire ; elle est liée également aux inhomogénéités du champ magnétique. Pour distinguer le temps de relaxation de la FID du T2 propre à chaque tissu, on désigne le premier par T2* (appelé T2 "astérisque" ou T2 "étoile"). Le T2 vrai des tissus ne peut s'étudier qu'à l'aide des séquences d'écho de spin où, après l'impulsion d'excitation de π/2, les spins des protons sont remis en phase par une série d'impulsions deπ qui permettent de recueillir plusieurs échos. L'amplitude maximale de ceux-ci décroît d'écho en écho et la courbe qui relie ces amplitudes décroissantes est une exponentielle dont la constante de temps est le T2 vrai.
Les valeurs de T2 sont plus courtes que celles de T1. Les solides ont un T2 extrêmement court, trop court pour que l'on puisse recueillir un signal (cas de l'os compact) : ils apparaissent en noir. L'eau et les "liquides purs" ont des T2 longs (plus courts cependant que leurs T1, de l'ordre de 145 millisecondes) : ils sont blancs. Les solutions protéiniques et les graisses ont des T2 courts, qui s'expriment en millisecondes (alors que leurs T1 s'expriment en centaines de millisecondes).
Les séquences pondérées en T2 donnent un signal d'autant plus élevé que T2 est plus long ; ce sont les différences de T2 qui font le contraste de l'image.
IRM sagittale du genou pondérée en T2 après saturation du signal de la graisse
J. Larmor, Sir, physicien irlandais (1897) ; F. Bloch, physicien américain, prix Nobel de physique de 1952 (1946)
Syn. temps de relaxation spin-spin
→ Bloch (équations de), écho, écho de spin, précession libre, relaxation
[B2,B3]
Édit. 2018
temps de renouvellement l.m.
turnover time
Durée moyenne de séjour dans un compartiment biologique des éléments constitutifs (atomes, molécules, cellules).
Le compartiment est supposé en équilibre dynamique, c'est-à-dire que les taux d'entrée et de sortie de la substance sont égaux. Le temps de renouvellement (Tr) représente la durée pendant laquelle la quantité de substance entrée ou sortie est égale à la quantité constante contenue dans le compartiment. Il est lié à la période biologique Tbio par la relation : Tr = Tbio / Log2.
temps de répétition (TR) l.m.
repetition time (TR)
En IRM, durée totale d'un cycle d'acquisition (correspondant à une séquence) ou temps après lequel la séquence est répétée, d'où le nom de « répétition ».
En écho de spin, c'est le temps entre deux impulsions d'excitation de π/2 (90°) successives.
Le temps de répétition (TR) détermine le niveau de la repousse de l'aimantation longitudinale et par conséquent l'importance du signal "disponible", à partir duquel la précession libre (FID) va décroitre au cours du cycle suivant. Il comprend "le temps utile" nécessaire pour recueillir les différents échos d'une séquence, et le temps de repos pendant lequel l'aimantation longitudinale repousse.
Le TR est dit long quand il permet aux tissus de récupérer complètement leur aimantation longitudinale ; il est dit court dans le cas contraire (le TR est alors égal ou inférieur au T1 des tissus concernés).
En écho de spin, les TR courts (300 à 500 ms) associés à des TE également courts (20 à 30 ms), qui ne permettent qu'un très faible contraste en T2, font apparaitre les différences de T1 des tissus (séquences dites pondérées en T1).
Au contraire, les TR longs (de l'ordre de 2 s), associés à des TE également longs (80 à 100 ms), font apparaitre les différences de T2 (séquences dites pondérées en T2).
Si le TR est long (2 s), minimisant le contraste en T1 et le TE court (30 à 40 ms), minimisant le contraste en T2, il n'y aura de contraste que s'il y a entre les tissus une différence de densité protonique (séquence dite pondérée en densité de protons, ou en rhô).
Enfin, puisqu'une séquence permet d'obtenir une ligne du plan de Fourier, le temps de répétition correspond au passage d'une ligne à la suivante de ce plan.
Syn. temps de cycle
→ écho de spin, technique multicoupe
[B2,B3]
Édit. 2018
temps de repos (Tr) l.m.
rest time ; dead time
En IRM, temps qui s'écoule entre l'apparition du dernier signal d'une séquence et l'impulsion qui marque le début de la séquence suivante (désigné par Tr, à ne pas confondre avec TR, temps de répétition).
Par exemple, dans une séquence d'écho de spin, le temps de repos est le temps qui sépare le signal du dernier écho d'une séquence, de l'impulsion de π/2 de la séquence suivante. Ce temps est égal au temps de cycle ou temps de répétition TR, diminué du "temps utile" : Tu (Tr = TR - Tu).
Il varie en fonction du TE (temps d’écho), du TR et du nombre d'échos. Si par exemple on fait une séquence pondérée en T1 avec un TE de 30 ms et un TR de 300 ms, le "temps utile" est égal à TE (un seul écho) et le temps de repos sera : TR - TE = 270 ms.
Si on fait une séquence pondérée en T2 avec un TE de 60 ms, 3 échos et un TR de 2 s, le "temps utile" est TE x 3 = 180 ms et le temps de repos sera 2000 - 180 = 1820 ms.
Le temps de repos est un temps mort pendant lequel l'aimantation longitudinale "repousse". Dans la technique multicoupes, ce temps mort est mis à profit pour exciter d'autres coupes.
→ technique multicoupes, temps de répétition, temps utile
[B2,B3]
Édit. 2018
temps de reptilase l.m.
reptilase time
Mesure du temps de coagulation du plasma isolé après que l'on ait ajouté la fraction thrombinomimétique (batroxobine) de la reptilase.
La batroxobine induit la polymérisation du fibrinogène en libérant seulement le fibrinopeptide A, à la différence de la thrombine (enzyme physiologique) qui libère les fibrinopeptides A et B.
Ce test étudie donc spécialement la coagulabilité du fibrinogène, utilisé en particulier pour dépister les dysfibrinogénémies.
temps de rupture lacrymal l.m.
break up time (BUT)
Temps que met le film lacrymal pour se rompre quand on empêche le clignement : il est normalement de 15 à 40 secondes et s'observe à la lampe à fente.
Il teste la stabilité du film lacrymal.Il est notamment modifié dans la kératite sèche.
temps de saignement l.m.
bleeding time, Duke’s test
Mesure de la durée de l’hémorragie par l’incision de la couche superficielle de la peau. Il constitue un test global d’exploration de l’hémostase primaire.
La méthode de Duke au lobe de l’oreille est abandonnée au profit de la méthode d’Ivy. Elle consiste à pratiquer deux incisions à l’avant-bras après avoir placé au bras un sphygmomanomètre qui est gonflé pendant 60 secondes et gardé à 40 mmHg avant de pratiquer les incisions. La normale du temps de saignement est de 2 à 7 minutes chez l’adulte de moins de 50 ans.
temps de thrombine l.m.
thrombin time
Mesure du temps de coagulation du plasma isolé après que l'on ait ajouté de la thrombine en même temps que l'on rétablit la concentration physiologique en calcium ionisé.
La thrombine utilisée est soit humaine soit plus souvent d'origine animale. La thrombine à forte concentration n'est pas très sensible aux antithrombines. Ce test étudie plus spécialement la coagulabilité du fibrinogène. C'est un test de dépistage des dysfibrinogénémies.
temps de transit des protons l.m.
proton transit time