psychose, hyponatrémie intermittente, polydipsie (syndrome) l.
psychosis, intermittent hyponatremia, polydipsia syndrome
Tendance impulsive à boire de grandes quantités d'eau, fréquente chez les patients psychiatriques, associée à un état schizophrénique dans 80% des cas (R. G. Hoskins, F. H. Sleeper), avec, chez certains patients, une hyponatrémie ou intoxication par l'eau ("PIP", W. Vieweg).
Le terme de potomanie, en tant que trouble instinctuel, aurait dû être préféré à celui de polydipsie, indicateur d'une lésion organique endocrinienne ou rénale.
L'intoxication par l'eau nécessite trois conditions : une régulation anormale de la soif ; une sécrétion inappropriée de l'hormone antidiurétique (ADH) et/ou une sensibilité rénale excessive à l'ADH ; une sensibilité accrue du système nerveux central à l'hyponatrémie.
Les signes suivants caractérisent l'encéphalopathie hyponatrémique : céphalées, vision floue, asthénie, tremblements, crampes, hyper-sialorrhée, troubles digestifs, parfois crises convulsives, troubles de la conscience, voire coma et décès (L.G. Rowntree).
La notion d'une prise de poids avec chute rapide de la natrémie (en deça de 130 mmol/l) indique des mesures de restriction hydrique et la prise de traitements médicamenteux. Parmi ceux-ci, certains neuroleptiques atypiques tels que la clozapine ou la rispéridone ouvrent de nouvelles perspectives.
Lors de traitements par le lithium, le syndrome polyuropolydipsique parfois constaté est différent du PIP.
R. G. Hoskins, médecin endocrinologue et F. H. Sleeper, médecin américains (1933) ; W. V. Vieweg, psychiatre américain (1985) ; L. G. Rowntree, médecin néphrologue américain (1929)
thermalisme et artériopathies l.m.
stade de la claudication intermittente, atteinte athéromateuse des membres supérieurs, certaines insuffisances vasculaires cérébrales, troubles de l’érection d'origine artérielle, acrosyndromes et phénomène de Raynaud, ulcérations cutanées, artérielles,
de la chirurgie vasculaire.
Les obstructions hautes relevant d'un traitement interventionnel, les formes évoluées avec
gangrène étendue ne sont pas des indications. Les insuffisances coronariennes sévères,
les accidents vasculaires cérébraux répétitifs, les infarctus du myocarde survenus depuis
moins de six mois sont des contre-indications.
Stations qualifiées pour les affections artérielles :Bains-les-Bains, Boulou (le),
Bourbon-Lancy, Royat-Chamalières.
A. G. Raynaud, médecin français, membre de l’Académie de médecine (1862)
traumatisme sonore l.m.
Altération auditive provoquée par l’exposition de la cochlée à une onde sonore très intense, soit de courte durée, soit intermittente et répétée
Elle se traduit par une hypoacousie de perception, portant d’abord sur le 4 000 Hz. Dans certaines circonstances s’ajoute à l’onde sonore une onde de pression (gifle, plongeon, explosion) qui provoque des lésions de l’oreille moyenne au niveau du tympan, de la chaîne ossiculaire et même des fenêtres.
Certaines professions comportent également une exposition à des bruits excessifs dont le caractère répétitif induit un tableau clinique qui caractérise le tableau des surdités professionnelles.
→ surdité, surdité professionnelle
ventilation assistée contrôlée intermittente l.f.
synchronized intermittent mandatory ventilation
Ventilation contrôlée dans laquelle les cycles respiratoires ne sont déclenchés qu'en présence d'une caractéristique spécifique de la respiration spontanée du malade, si, p. ex. le débit expiratoire tombe au-dessous d'une limite donnée.
Ce mode de ventilation est particulièrement intéressant pour faciliter le sevrage.
Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie
→ ventilation artificielle, sevrage, ventilation contrôlée, ventilation assistée