transfusion fœtomaternelle l.f.
foetomaternal transfusion
Hémorragie de sang fœtal dans la circulation maternelle à travers le placenta, qui survient au moment de l’accouchement ou peut être provoquée par une manœuvre obstétricale, un avortement, une insertion basse du placenta.
Son volume évalué par le test de Kleihauer varie de moins de dix à plusieurs dizaines de millimètres cubes, jusqu’à parfois provoquer la mort fœtale par anémie aigüe. Chez les femmes rhésus négatif dont le fœtus est rhésus positif, elle constitue la cause de l’immunisation fœtomaternelle antirhésus.
E. Kleihauer et K. Betke, pédiatres allemands (1957)
centre national d'étude et de recherche sur la nutrition et l'aliment l.m.
Laboratoire du conseil national de la recherche scientifique (CNRS) dont le rôle est de synthétiser et de valoriser les travaux scientifiques portant sur l’alimentation.
Ces travaux peuvent avoir pour origine des scientifiques venus d’horizons divers (université, industrie, etc.). Le CNERNA n’a pas pour mission d’effectuer lui-même des recherches.
Sigle CNERNA
→ conseil national de l'alimentation, conseil supérieur d'hygiène publique de France
[E,C]
centre national d'études supérieures de sécurité sociale l.m.
Etablissement public chargé de la formation des agents des régimes de sécurité sociale, d’assurer leur formation pour leur permettre d’accéder aux fonctions d’agents de direction et d’agent comptable, d’assurer le perfectionnement des personnels d’encadrement (praticiens-conseils, cadres supérieurs techniques, personnels supérieurs des administrations de tutelle).
L’admission au centre se fait par un concours annuel réservé aux étudiants et au personnel des organismes. La durée de l’enseignement est de dix-huit mois.
Sigle CNESSS
[E]
centre technique national de recherche sur les handicaps et les inadaptations l.m.
Association conforme à la loi de 1901 financée par le ministère de la protection sociale ; elle est chargée d’inciter toutes études et réflexions sur l’identification des handicaps et inadaptations de toutes natures, et les moyens d’y remédier, de coordonner les travaux en cours, de stimuler les initiatives, de dénombrer et encourager les réalisations existantes, de faciliter l’entraide entre les associations se consacrant aux personnes handicapées, etc.
Sigle CTNRHI
[E]
comité national d'experts sur la mortalité maternelle l.m.
experts' national committee on the maternal mortality
Comité qui, en France, a pour objet l’analyse confidentielle des décès maternels et l’élaboration de mesures de prévention concernant la mortalité maternelle liée à la grossesse.
Il comprend six membres de droit et douze personnalités qualifiées des établissements publics et privés.
Créé par arrêté du ministre de la Santé du 2 mai 1995, un nouvel arrêté du 20 décembre 2006 lui a confié des missions qui étaient dévolues précédemment, en ce domaine, à la Direction générale de la Santé.
[E,O3]
conseil national de l'alimentation l.m.
Organisme consultatif, placé auprès des ministres chargés de la santé, de l’agriculture et de la consommation.
Il regroupe des représentants des consommateurs, des producteurs agricoles, des transformateurs, de la distribution et de la restauration collective, des syndicats de salariés agricoles, de l’agroalimentaire et de la distribution des produits alimentaires, ainsi que des scientifiques et des représentants de l’administration et des ministères concernés. Il émet des avis sur la définition de la politique alimentaire, notamment sur l’adaptation de la consommation aux besoins nutritionnels, la sécurité alimentaire, la qualité des denrées alimentaire, la qualité des denrées alimentaires et de l’information des consommateurs sur ces données.
[E,R2]
conseil national de l'Ordre des médecins l.m.
Par l’article L 4121-2 du Code de santé publique il est chargé de veiller au maintien des principes de moralité, de probité, de compétence et de dévouement indispensables à l’exercice de la médecine.
Il assure la défense de l’honneur et de l’indépendance de la profession médicale. Il étudie les questions ou les projets qui lui sont soumis par le ministre chargé de la santé.
Il exerce, devant toutes les juridictions, les droits de la partie civile. D’après l’article L 4122-2 du CSP, le conseil national fixe le montant de la cotisation, obligatoire, versée à chaque ordre par toute personne inscrite au tableau. II valide et contrôle la gestion des conseils régionaux ou interrégionaux ainsi que départementaux.
Il comprend 51 participants dont un membre de l’Académie nationale de médecine et un membre du Conseil d’État, avec voix délibérative, auxquels sont adjoints, avec voix consultative, trois médecins, avec voix consultative, représentant les ministres de l’Enseignement supérieur, de la Santé et du Travail.
Le conseil national est renouvelable par moitié tous les 3 ans. Son président est également élu tous les trois ans. Le président et les conseillers sont rééligibles.
Au 1er janvier 2011, le Conseil national comptait 261.378 médecins inscrits. I
[E]
conseil national du sida l.m.
Organisme ayant pour mission « de donner son avis sur l’ensemble des problèmes posés par le sida et de faire au Gouvernement toute proposition utile ».
Il est consulté sur les programmes d’information, de prévention et d’éducation pour la santé, établis par le gouvernement, les organismes publics et l’agence nationale de lutte contre le sida.
[D1,E]
laboratoire national de la santé l.m.
health national laboratory
Laboratoire public chargé du contrôle des médicaments, des vaccins et de la qualité des analyses de biologie médicale des produits sanguins, etc.
Il assure des expertises en matière hydrologique et thermale et collecte des données épidémiologiques. Il est centre de référence concernant divers microorganismes.
Ce laboratoire est l’un des organes du ministère chargé de la santé.
Sigle : LNS
laboratoire national d'essais l.m.
national trials laboratory
Son activité s’exerce dans plusieurs branches : conditionnement de produits, essais chimiques, résistance des matériaux, appareils médicaux, etc.
Sigle : LNE
→ commission nationale d'homologation, groupement des laboratoires d'essais de matériel de technique médicale
numéro national d'identification l.m.
Numéro affecté dès son inscription au registre de l’état civil, à tout individu né en France.
La liste matricule est gérée par l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE). Ce numéro est composé de 13 chiffres séparés en 5 composantes. Par exemple le numéro 1.33.06.18.187.001.
Une clé de contrôle à 2 chiffres s’ajoute au numéro d’immatriculation.
[001 = 5e composante : 3 chiffres : numéro d’ordre sur le registre des naissances.]
Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales l.m.
- directement imputables à une activité de prévention, de diagnostic ou de soins, réalisée en application de mesures prises en cas de menace sanitaire grave et urgente, notamment en cas de menace d’épidémie,
- résultant de l’intervention, en cas de circonstances exceptionnelles, d’un professionnel d’un établissement, service ou organisme en dehors du champ de son activité de prévention, de diagnostic ou de soins.
L’office a été créé par application de l’article 98 de la loi du 4 mars 2002 modifiée par la loi du 30 décembre 2002 sur la responsabilité civile médicale.
Il est administré par un conseil d’administration qui comprend, outre son président, onze représentants de l’Etat, neuf membres désignés par arrêté du ministre de la Santé et deux représentants du personnel de l’office élus par ce personnel.
Sigle : ONIAM
→ Commission régionale de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux, Commission nationale d'accidents médicaux
Édit. 2017
système national des données de santé (SNDS) l.m.
Créé par la loi de modernisation de notre système de santé, le SNDS regroupe les principales bases de données de santé publiques existantes en vue d’améliorer les connaissances sur la prise en charge médicale et l’élargissement du champ des recherches, des études et évaluations dans le domaine de la santé.
Le décret n° 2016-1871 du 26 décembre 2016 est entré en vigueur le 1er avril 2017. Il décrit les modalités de gouvernance et de fonctionnement du SNDS, fixe la liste des organismes, établissements et services bénéficiant d'accès permanents aux données en raison de leurs missions de service public ainsi que les procédures d’accès. Ce texte prévoit également des possibilités d'accès ponctuel.
L’accès aux données de santé collectées par les personnes publiques a pour objectif de contribuer à :
- l’information sur la santé, l'offre de soins, la prise en charge médico-sociale et leur qualité ;
- la définition, la mise en œuvre et l'évaluation des politiques de santé et de protection sociale ;
- la connaissance des dépenses de santé, d'assurance maladie et médico-sociales ;
- l'information des professionnels, des hôpitaux ou médico-sociaux sur leurs activités ;
- la surveillance, la veille et la sécurité sanitaires ;
- la recherche, les études, l'évaluation et l'innovation dans les domaines de la santé et de la prise en charge médico-sociale.
Le SNDS rassemble et met à disposition les bases de données qui existaient, jusqu’alors, indépendamment :
- la base SNIIRAM (Système National d’Information Interrégimes de l’Assurance Maladie) contenant les données de l’assurance maladie;
- la base PMSI (programme de médicalisation des systèmes d'information) contenant les données issues de l’activité des établissements de santé ;
- la base CepiDC, gérée par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), contenant les données sur les causes de décès;
- les données liées au handicap issues des maisons départementales des personnes handicapées
- des données provenant les « complémentaires santé ».
Le SNDS ne contient aucune donnée directement identifiante concernant les personnes.
Les données contenues dans le SNDS (détaillées à l’article R. 1461-4 du Code de la santé publique) concernent :
- les bénéficiaires de soins :
- sexe, mois et année de naissance, rang de naissance et lieu de résidence ;
- informations médico-administratives ;
- maladies professionnelles ;
- date, lieu, causes et circonstances du décès, situation familiale et profession à la date du décès.
- les organismes d’assurance maladie obligatoire et, le cas échéant, complémentaire :
- identification des organismes ;
- caractéristiques de la prise en charge de ces organismes.
- les prestations prises en charge par les organismes, associées à chaque bénéficiaire :
- soins de « ville » : nature des actes, actes de pharmacie, dispositifs médicaux,
- séjours à l’hôpital ;
- montant des actes ou prestations. ;
- type de contrat souscrit avec la complémentaire santé.
- les professionnels de santé :
- les personnes en situation de handicap (informations médico-sociales liées au handicap et à sa prise en charge, décisions de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées).
- les informations relatives aux arrêts de travail et aux prestations fournies
La loi interdit l’utilisation des données contenues dans ce fichier à des fins de promotion des produits de santé et à des fins d’exclusion de garanties des contrats d’assurance ou la modification des cotisations et des primes d’assurance.
La Caisse nationale de l'assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) est responsable du traitement et se charge de sa mise en œuvre.
L’INSERM peut également, dans le cadre d’une convention conclue avec la CNAMTS, réaliser des extractions et mettre à disposition des données de santé dans le cadre de recherches, d’études ou d’évaluation de pratiques de soin.
Toute personne dispose d’un droit d’opposition si elle ne souhaite pas que les données qui la concernent fassent l’objet d’une utilisation à des fins de recherche à condition que cela n’empêche pas l’exercice des missions des services de l’Etat et de certains établissements publics, telles que le suivi d’une épidémie ou la surveillance sanitaire. Les droits d'accès, de rectification et d'opposition s'exercent localement auprès du directeur de la CNAMTS à laquelle la personne est rattachée. Lorsque les données du SNDS sont utilisées dans le cadre d’une recherche spécifique, une information individuelle peut être délivrée à la personne.
→ accès aux informations à caractère médical, système national d'information interrégimes de l'assurance maladie, programme de médicalisation des systèmes d'information, institut national de la santé et de la recherche médicale, complémentaire santé, caisse nationale de l'assurance maladie des travailleurs salariés
[E1]
Édit. 2018
système national d'information interrégimes de l'assurance maladie (SNIIRAM) l.f.
base de données nationales créée en 1999 par la loi de financement de la Sécurité sociale dont la gestion a été confiée à la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (article L161-28-1 du code de la sécurité sociale) et qui a 4 objectifs : l’amélioration de la qualité des soins, de la gestion de l’Assurance maladie et de celle des politiques de santé, ainsi que la transmission aux prestataires de soins des informations relatives à leur activité.
1 L’amélioration de la qualité des soins est issue de :
- la comparaison des pratiques aux référentiels, accords de bons usages ou contrats de bonne pratique ;
- l’évaluation des comportements de consommation de soins ;
- l’analyse des caractéristiques et des déterminants de la qualité des soins.
2 La contribution à une meilleure gestion de l’Assurance Maladie est fondée sur :
- la connaissance des dépenses de l’ensemble des régimes d’assurance maladie ;
- l’évaluation des transferts entre enveloppes correspondant aux objectifs sectoriels de dépenses fixés en fonction de l’objectif national de dépenses d’assurance maladie, dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale ;
- l’analyse quantitative des déterminants de l’offre de soins et la mesure de leurs impacts sur l’évolution des dépenses d’assurance maladie.
3. La contribution à une meilleure gestion des politiques de santé a pour origines :
- l’identification des parcours de soins des patients;
- le suivi et l’évaluation de l’état de santé des patients et leurs conséquences sur la consommation de soins ;
- l’analyse de la couverture sociale des patients ;
- la surveillance de la consommation de soins en fonction de différents indicateurs de santé publique ou de risque.
4. La transmission aux prestataires de soins des informations pertinentes relatives à leur activité, à leurs recettes et, s’il y a lieu, à leurs prescriptions.
Le SNIIRAM constitue une base de données complète et détaillée sur le parcours des patients et l’organisation du système de soins grâce au recueil d’informations anonymées, issues :
- des remboursements effectués par l’ensemble des régimes d’assurance maladie pour les soins du secteur libéral de l’ensemble de la population vivant en France ;
- des données du programme de médicalisation des systèmes d’information (PMSI) provenant des hôpitaux.
Les données du SNIIRAM permettent de réaliser des études :
- explorant les parcours de soins des patients et les modalités de prise en charge des maladies ;
- évaluant !es risques des médicaments,
- apportant des données épidémiologiques.
→ caisse nationale de l'assurance maladie des travailleurs salariés, programme de médicalisation des systèmes d'information
[E1]
Édit. 2018
activation de la coagulation sanguine l.m.
coagulation activating process
Système d’activation mis en place par deux voies : la voie intrinsèque, (voie du facteur Hageman, facteur XII, qui utilise uniquement des composants présents dans le plasma), et celle, extrinsèque, qui fait intervenir non seulement ces composants plasmatiques mais aussi un facteur tissulaire, facteur III, thromboplastine tissulaire, résultant d’une lésion endothéliale et d’un contact avec le collagène sous-endothélial.
Les composants des deux systèmes forment une molécule complexe, facteur X activé, qui intervient sur la prothrombine, facteur II, pour la transformer en thrombine.
[F4]
Édit. 2017
circulation sanguine l.f.
blood circulation
Système circulaire qui transporte le sang.
On distingue la grande circulation qui distribue le sang aux tissus et qui a un rôle nutritif : ventricule gauche, artères, artérioles, capillaires, veinules, veines et oreillette droite ; et la petite circulation qui sert à la réoxygénation du sang : ventricule droit, artère pulmonaire, capillaires pulmonaires, veines pulmonaires et oreillette gauche.
[A2,C2,F1]
coagulation sanguine l.f.
blood coagulation
[F4]
compatibilité sanguine l.f.
blood compatibility
→ groupe sanguin, épreuve de compatibilité sanguine
[F1]
épreuve de compatibilité sanguine l.f.
blood compatibility testing, cross match
Test de laboratoire pratiqué pour détecter les anticorps irréguliers (en dehors des systèmes ABO et Rhésus), mettant en présence le sérum du patient et les hématies homologues qui doivent être transfusées.
Ce test personnalisé utilise sensiblement les techniques de la recherche des agglutinines irrégulières. L'épreuve de compatibilité est spécifique pour un patient donné. On réserve cette épreuve aux patients ayant un ou plusieurs allo-anticorps anti-érythrocytaires. Dans certains pays elle est faite avant chaque transfusion.
[F1, F3]
Édit. 2020
facteur B de la coagulation sanguine l.m.
B factor
Facteur de la coagulation, de nature protéique, qui se lie au facteur C3b pour former une C3-convertase, initiant une voie alterne de la coagulation.
[C1,F1]
Édit. 2018
facteur contact de la coagulation sanguine l.m.
contact factor
Facteur impliqué dans l'initiation de l'activation de la voie de la coagulation dite voie intrinsèque.
Cette séquence d'activation active aussi le système fibrinolytique et a des liens étroits avec l'inflammation.
Les principaux facteurs qui composent ce système sont le facteur XII, le facteur XI et le kininogène de haute masse moléculaire.
→ facteur XII de la coagulation sanguine, le facteur XI de la coagulation sanguine, kininogène de haute masse moléculaire
[F1]
Édit. 2018
facteur D de la coagulation sanguine l.m.
D factor
Facteur protéique de la coagulation qui intervient dans la voie alterne en clivant le facteur B en Ba et Bb, Ba libéré dans le milieu et Bb restant attaché au facteur C3b.
[F1]
Édit. 2017
facteur II de la coagulation sanguine l.m.
[C1,F1]
Édit. 2018
facteur III de la coagulation sanguine l.m.
factor III
[C1,F1]
Édit. 2018
facteur IV de la coagulation sanguine l.m.
factor IV
→ calcium
[C1,F1]
Édit. 2018