capacité totale de fixation du fer l.f.
total iron binding capacity (TIBC)
Somme du fer sérique et de la quantité de fer que peut lier la transferrine, protéine porteuse.
La quantité de fer fixable sur sa protéine porteuse dépend de la concentration de cette transferrine qui est synthétisée par le foie.
Sigle CTFF
[C2,F1]
disparité de fixation l.f.
fixation disparity
Disparité binoculaire très faible n'empêchant ni la fusion, ni la vision stéréoscopique.
L'amplitude moyenne est de 5 à 10 minutes d'arc.
fer (capacité totale de fixation du) l.f.
total iron binding capacity (TIBC)
Sigle CTFF
→ capacité totale de fixation du fer
[C2,F1]
Édit. 2018
fixation n.f.
fixation
1) En ophtalmologie, processus réflexe sensorimoteur ayant pour fonction de maintenir l'image rétinienne d’un objet sur une zone de la rétine ayant la meilleure capacité de discrimination et servant de référence oculomotrice (point oculomoteur zéro).
En physiologie normale, la fixation se fait sur la fovéola ; en pathologie, elle peut avoir un siège excentrique et s'accompagner d'un changement de référence oculomotrice.
2) En psychiatrie, notion liée à la conception génétique et dynamique du développement libidinal. L'attachement à certains objets ou à certains modes de satisfaction, qui caractérise une des étapes de l'organisation de la sexualité infantile, persiste dans l'inconscient sous la forme de contenus représentatifs auxquels la pulsion reste liée.
Par ex., la fixation au stade anal est déterminante dans la constitution des symptômes et des traits de caractère de la névrose obsessionnelle. Couplée avec la régression, elle constitue un recours lorsque la satisfaction pulsionnelle s'avère trop coûteuse.
S. Freud évoque aussi un autre mode de fixation, non lié au mode de satisfaction. Dans la conception théorique de la pulsion de mort, la fixation au trauma vient illustrer l'existence et le fonctionnement d'une compulsion de répétition qui n'obéit pas au principe de plaisir.
3) En microbiologie, certaines bactéries sont capables de fixer l’azote, c’est-à-dire de produite des substances protéiques à partir de l’azote de l’atmosphère p. ex. une bactérie anaérobie du genre Clostridium.
4) En anatomie pathologique, la fixation des tissus prélevés se fait après étalement par l’alcool, la laque ou l’air.
G. Papanicolaou, anatomopathologiste américain (1942) ; R. May, médecin interniste allemand (1902) ; L. Grünwald, otorhinolaryngologiste allemand (1863-1927) ; G. Giemsa, bactériologiste allemand (1904)
→ disparité de fixation, mouvement de fixation, réflexe de fixation, fixation croisée, fixation excentrique, ligne de fixation, axe de fixation
[A3,D1,P2,H4]
Édit. 2018
fixation croisée l.f.
crossed fixation
[P2]
Édit. 2018
fixation excentrique l.f.
excentric fixation
→ fixation
[P2]
Édit. 2018
fixation prophylactique du bras l.f.
prophylactic fixation of the arm
Lors de la manœuvre de grande extraction du siège, l’abaissement du bras avant l’engagement des épaules, par l’intermédiaire d’un lac glissé sur le poignet du fœtus, évite l’accident dystocique de relèvement des bras.
Elle est aujourd’hui remplacée par la manœuvre de double rotation axiale prophylactique de Løvset.
J. Løvset, gynécologue obstétricien norvégien (1937)
[O3]
Édit. 2018
réflexe de fixation l.m.
fixation reflex
Réflexe d’apparition très précoce, dès les premiers jours de la vie (regard ¨surpris¨ de van Heule).
On le recherche avec une lumière douce (pour éviter la fermeture brutale des paupières), puis avec un objet contrasté ou coloré. Toutefois, le visage maternel constitue le meilleur moyen de le provoquer. Cette recherche peut être facilitée en faisant appel à la méthode de la motricité libérée de Grenier, ou à la méthode de Bullinger (chez l’enfant infirme moteur).
Le réflexe de fixation peut être normal, retardé (retard de maturation visuelle), absent (suspicion d’une atteinte sévère, de la fonction visuelle ou neurologique), ou anormal (mouvements anormaux des yeux, nystagmus, photophobie).
L’absence ou l’altération du réflexe de fixation doit toujours impliquer un bilan ophtalmologique (clinique et électrophysiologique), ainsi qu’un bilan neurologique et neuroradiologique.
Gène, situé sur le locus chromosomique 17q21.2, codant pour une protéine de la famille des récepteurs intracellulaires appelée immunophillines.
Leur propriété principale est l’isomérisation de peptidyl-prolyl cis-trans. La plupart d’entre elles sont impliquées dans des évènements de conjugaison et d’échanges. Leur rôle est important dans des processus correctifs de molécules complexes tel que le collagène.
Des mutations de ce gène entraînent le syndrome de Bruck, la maladie de Kuskokwim, l’osteogenesis imperfecta.
R. Vanheule, pédiatre belge (1982) ; A. Grenier, pédiatre français (2000) ; A. Bullinger, psychologue suisse (2004)
Syn. arthrogryposis-like syndrome, Bruck syndrome 1, Kuskokwim disease
→ Bruck (syndrome de), Kuskokwim (maladie de), l'osteogenesis imperfecta
[O1,P2]
Édit. 2018
implant à fixation sclérale l.m.
scleral-fixated-posterior chamber intra-ocular lens
Implant de chambre postérieure où l'absence de support capsulaire antérieur ou postérieur peut et doit être compensé par une fixation à la sclère.
Étym. lat. plantare : ficher dans le sol
indice de fixation oculaire l.m.
Rapport de l’intensité d’un nystagmus oculaire lors de la fixation du regard sur une cible, et dans l’obscurité (ou les yeux fermés) x 100
Il peut être recherché en présence d’un nystagmus spontané ou d’un nystagmus provoqué par les épreuves rotatoires ou caloriques. Le nystagmus vestibulaire d’origine périphérique est inhibé par la fixation et dans ce cas l’indice de fixation oculaire est dit normal s’il est inférieur à 50 % ; il est anormal s’il est supérieur à 50 % et en faveur d’un nystagmus d’origine centrale ou visuelle
J. P. Demanez, otorhinolaryngologiste belge (1970)
Étym. lat. indicium : indication
iode radio-actif (test de fixation de l') l.m.
test of thyroidal uptake of 131I.
Le radio-isotope 131I est utilisé en particulier pour explorer la thyroïde.
Le corps thyroïde, en l’absence de surcharge iodée exogène, concentre l’iode (300 fois plus que le font les autres tissus).
K. A. von Basedow, médecin allemand (1840)
→ exploration fonctionnelle thyroïdienne, Basedow (maladie de) goitre toxique, carcinome anaplasique de la thyroïde, carcinome médullaire de la thyroïde, carcinome papillaire de la thyroïde, carcinome vésiculaire de la thyroïde.
ligne de fixation l.f.
fixation line
Ligne joignant le centre de rotation de l'œil au point-objet de fixation.
Syn. axe de fixation
[P2]
Édit. 2018
micromouvement de fixation l.m.
mouvement de fixation l.f.
fixatory movement
Mouvement réflexe destiné à placer et à maintenir l'image de la cible sur l'aire rétinienne ayant le meilleur pouvoir de discrimination, normalement la fovea centralis.
Il y a trois types de mouvements de fixation : les mouvements saccadiques, les mouvements de poursuite, le nystagmus de fixation.
→ fixation, mouvements oculaires
nystagmus de fixation l.m.
tremor
Durant la fixation, mouvements de haute fréquence de quelques secondes d'arc, non perceptibles cliniquement.
Il traduit l'instabilité du système oculomoteur perpétuellement corrigé par un mécanisme de rétroaction, de réajustement. En fait, il serait destiné à mobiliser durant la fixation, l'image sur la rétine de manière à éviter une adaptation sensorielle locale.
Étym. gr. nustazô : je m'incline
Syn. micromouvement de fixation
nystagmus de fixation pathologique l.m.
fixation nystagmus
Nystagmus déclenché par la fixation, de rythme très rapide, de durée brève.
Étym. gr. nustazô : je m'incline
point de fixation l.m.
fixating point
Au cours de l'examen de la vision binoculaire, petit objet ou source de lumière (stylo lumineux par ex.) que l'on demande au sujet de fixer, de loin (à 5 m) ou de près (33 cm), lors de la manœuvre du cover test, utilisée pour la recherche d’une déviation, et sa mesure aux prismes.
Au cours de l'examen d'une amblyopie, point que l'on projette au niveau du fond d'œil à l'aide d'un visuoscope et que l'on demande au sujet de fixer pour établir le caractère excentrique ou non de la fixation.
→ cover test alterné, cover-uncover test
site de fixation du ribosome l.m.
ribosome-binding site, RBS
transferrine (capacité totale de fixation de la) (CTF) l.m.
total iron binding capacity
Quantité totale de fer pouvant être fixée par la transferrine plasmatique.
Elle est calculée par la formule suivante:
CTF (µmol/L) = 25 x transferrine (g/L).
La valeur normale de CTF est de 45 à 65µmol/L. Elle est une mesure indirecte de la transferrine.
fixation du complément (réaction de) l.f.
complement fixation (test)
Réaction immunologique utilisée pour mettre en évidence, dans le sang, un complexe antigène-anticorps spécifique.
Dans son principe, ce test comporte deux phases successives : pour révéler dans un sérum la présence des anticorps recherchés, on ajoute à plusieurs dilutions du sérum à tester (préalablement chauffé à 56°C) une dose fixe de complément (préalablement titré) puis, dans un second temps, un système hémolytique (hématies de mouton – anticorps anti-hématies). Si le complément a été fixé dans la première réaction, il n'y a pas d'hémolyse : test positif ; si le complément n'a pas été fixé (absence d'anticorps), il y a hémolyse : test négatif. La présence d'anticorps nécessaire au premier système immunologique se traduit donc par l'inhibition de l'hémolyse dans le second. La réaction de fixation du complément a été très largement utilisée pour le diagnostic de nombreuses maladies infectieuses en raison de la simplicité de sa mise en œuvre ; habituellement, les anticorps fixant le complément ne persistent que quelques semaines ou mois, ce qui permet de détecter une infection relativement récente. Elle est aujourd'hui remplacée par des méthodes sérologiques plus spécifiques et surtout plus sensibles.
Syn. déviation du complément
→ hémolyse, complément, complexe immun
[F3]
Édit. 2018
alpha 1-protéinase-inhibiteur l.f.
alpha1-antitrypsin, alpha1-protease inhibitor
[C1,C2,C3,L1]
Édit. 2017
Frey (inhibiteur de) l.m.
Antiplasmine antifibrinolytique isolée des parotides (aprotinine)
E. K. Frey, biochimiste allemand (1930 voir Kraut)
→ antifibrinolytique, aprotinine
[G3]
Édit. 2019
inhibiteur n.m.
inhibitor
En biochimie, substance capable de ralentir ou d'empêcher une réaction enzymatique.
On distingue plusieurs types d'inhibiteurs : compétitifs, absolus, allostériques, etc.
inhibiteur calcique l.m.
calcium chanel antagonist or blocker
Substance inhibant l'entrée du calcium dans les cellules myocardiques et musculaires lisses en empêchant l'ouverture des canaux calciques lents, dépendant du potentiel des courants d'action (canaux «voltage dépendants »).
Ces médicaments ont pour effet de réduire le calcium intracellulaire.
Au niveau du cœur et des vaisseaux les canaux L sont concernés : ils diminuent la contraction des parois des artères, abaissent donc la pression artérielle et diminuent le spasme des artères coronaires.
L’OMS distingue deux catégories :
- les inhibiteurs sélectifs d’action cardiaque et vasculaire : vérapamil et diltiazem (qui dépriment la conduction auriculo-ventriculaire et l’inotropisme) ainsi que les dérivés de la dihydropiridine (nifédipine et nicardipine) ;
- les inhibiteurs non sélectifs, dont les effets prédominent sur les vaisseaux périphériques, dérivés de la pipérazine : perhexilline, lidoflazine et prénillamine
Ils sont utilisés dans le traitement de l'hypertension artérielle, de l'insuffisance coronaire, des arythmies, de l'hypertonie utérine, de la thyréotoxicose et de la migraine et dans la prévention des récidives d'hémorragie sous-arachnoïdienne à la phase précoce.
En anesthésie les inhibiteurs calciques sont utilisés pour traiter les accès hypertensifs peropératoires.
T. Godfraind, pharmacologue belge, membre de l'Académie de médecine (2014)
Syn. antagonistes calciques
→ dantrolène, voltage, phénylalcoylamines dihydropyridines, benzothiazépines, diphénylpipérazines, diarylamino-propylamine, vérapamil, diltiazem
inhibiteur de la contraction utérine l.m.
uterine contraction inhibitor
Syn. tocolytique