interleukine 5 n.f.
interleukin-5
Interleukine produite par les lymphocytes T activés, et induisant la différenciation des éosinophiles.
C'est une protéine de masse moléculaire de 30 kDa se présentant comme un dimère d'une chaîne de 115 acides aminés.
Sigle : IL-5
interleukine 7 n.f.
interleukin-7
Interleukine produite normalement par les cellules stromales médullaires et thymiques, induisant la prolifération des cellules précurseurs des lymphocytes-B et -T.
Outre son action sur la lymphopoïèse, l'Il-7 peut aussi stimuler la production des plaquettes. C'est une glycoprotéine de masse moléculaire 25 kDa, composée de 129 acides aminés avec 2 sites de N-glycosylation.
Syn. lymphopoïétine 1
Sigle : IL-7
interleukine 8 n.f.
interleukin-8.
Interleukine produite par les monocytes et les cellules T, capable d'activer les neutrophiles.
C'est un polypeptide qui fait partie d'une famille de petites protéines appelées "small induced secreted" ou SIS, dont la molécule contient deux restes de cystéine soit adjacents, soit séparés par un seul acide aminé, comme dans l'Il-8.
Syn. peptide anionique activateur des neutrophiles
Sigle : IL-8
interleukine 9 n.f.
interleukin-9.
Interleukine produite par les lymphocytes CD4+ stimulés par un antigène ou un agent mitogène, et actif sur la croissance de certains clones de lymphocytes T ainsi que sur les mastocytes en synergie avec l'Il-3.
Syn. protéine p40, MEA (mast cell enhancing activity)
Sigle : IL-9
interleukine 10 n.f.
interleukin-10
Cytokine produite les monocyto-macrophages activés et certains lymphocytes T auxiliaires (T helper) dont l’activité principale est l’inhibition des macrophages activés, ce qui suggère son rôle dans le contrôle des réactions inflammatoires et immunitaires.
Sigle : IL-10
→ monocyte-macrophages (système des), lymphocyte T
interleukine 11 n.f.
interleukin-11
Interleukine qui a été trouvée dans le milieu de culture de cellules stromales de Singe et qui a une activité proche de celle de l'IL-6.
C'est une protéine basique de 199 acides aminés dépourvue de cystéine, mais riche en leucine et en proline. Elle est identique au facteur inhibant la différenciation des adipocytes (AGIF).
Sigle : IL-11
interleukine 12 n.f.
Cytokine produite par phagocytes mononucléés et cellules dendritiques intervenant de façon déterminante dans les réactions d’hypersensibilité cellulaire contre les microbes intra-cellulaires
En particulier l’IL-12 stimule le développement des lymphocytes Th-1, active cellules NK et lymphocytes T cytotoxiques, induit la production d’interféron-γ par lymphocytes T et cellules NK.
Sigle : IL-12
→ phagocytes mononucléés (système des), cellules dendritiques, cellule NK, lymphocyte T
interleukine 13 n.f.
interleukin-13
Interleukine produite par les cellules T, capable d'activer les cellules B.
Elle inhibe la production d'autres cytokines telles que Il-6, Il-1β, Il-8 et TNFα par les monocytes stimulés. C'est une protéine de 132 acides aminés. Elle paraît douée d'effets multiples, en synergie avec Il-2 pour augmenter la sécrétion d'interféron γ, et elle aurait une action inhibitrice sur le développement du virus VIH.
Sigle : IL-13
→ cytokine, lymphocytes T, lymphocytes-B, Il-6, Il-1, Il-8, TNFα, interféron, monocyte, virus VIH
interleukine 14 n.f.
interleukin-14
Interleukine produite par les cellules T et par certaines cellules B tumorales, capable d'activer les cellules B.
Sigle : IL-14
→ lymphocytes T, lymphocytes-B
interleukine 15 n.f.
interleukin-15
Cytokine produite par les phagocytes mononucléés et d’autres cellules en réponse aux infections virales ayant pour principale fonction de stimuler les cellules NK.
L’IL-15 a des propriétés très voisines de celles de l’IL-2)
Sigle : IL-15
→ phagocytes mononucléés (système des), cellules NK
interleukine 16 n.f.
interleukin-16
Cytokine de 130 acides aminés (14 kDa) libérée sous forme d’homodimères par les lymphocytes T activés, les éosinophiles et certaines cellules épithéliales.
L’IL-16 se lie à la molécule CD4. Elle agit comme facteur chimiotactique et facteur de différenciation et d’activation des éosino
Sigle : IL-16
→ cytokine,lymphocytes T, polynucléaire éosinophile
interleukine 18
interleukin-18
Cytokine structurellement proche de l’IL-1 mais très différente sur le plan fonctionnel puisqu’elle est un puissant stimulant de l’immunité à médiation cellulaire agissant synergiquement avec l’IL-12 pour accélérer la production d’interféron-γ par les lymphocytes T et les cellules NK.
Sigle : IL-18
→ IL-1, immunité à médiation cellulaire, IL-12, interféron, lymphocytes T, cellules NK
interleukine-6 n.f.
interleukine-6
Cytokine produite par de nombreuses cellules dont les neurones cérébraux, les lymphocytes T, les macrophages, les adipocytes, les ostéoblastes et les myocytes, aux propriétés multiples agissant comme facteur pro-inflammatoire et dérégulateur du point d’équilibre de la température corporelle lorsqu’elle est produite par les macrophages et comme facteur anti-inflammatoire lorsqu’elle est produite par les myocytes en raison de l’activation de voies de signalisation différentes dans les deux cas.
L’interleukine-6 est produite en excès dans de nombreuses maladies inflammatoires et auto-immunes comme la polyarthrite rhumatoïde ou la sclérose en plaques, ce qui a conduit à l’utilisation d’anticorps monoclonaux bloquant son récepteur tel le tocilizumab. Le muscle est le lieu de production et aussi la cible de l’IL-6 qui accroît la prolifération et le développement des myocytes.
Sigle IL-6
→ cytokine, lymphocyte T, macrophage, adipocyte, ostéoblaste, myocyte, polyarthrite rhumatoïde (manifestations cliniques de la), sclérose en plaques, anticorps monoclonal
[C1, C2, F3]
Édit. 2019
inflammation n.f.
inflammation
Ensemble de manifestations cliniques : douleur, rougeur, chaleur, gonflement avec perturbations des fonctions vasculaires, cellulaires et humorales se produisant dans l’organisme en réponse à des agressions variées (microbiennes, traumatiques, physiques, chimiques, immunitaires, tumorales...), l’inflammation entre avec la douleur, l’hémostase et l’immunité dans le cadre des processus réactionnels indispensables au maintien de l’intégrité du soi.
Histologiquement, dans les formes aigües, il y a successivement des modifications vasculaires locales (vasodilatation avec ralentissement circulatoire, augmentation de la perméabilité et œdème), puis un afflux de leucocytes circulants, d’abord des granulocytes, puis des monocytes avec margination, adhérence aux cellules endothéliales, diapédèse, phagocytose des substances étrangères et des débris cellulaires et tissulaires et éventuellement formation de pus.
L’évolution de la réaction inflammatoire est variable. En cas d’inflammation aigüe, après élimination de l’agent causal, les phagocytes mononucléés (monocytes, macrophage, histiocytes, etc.) assurent le nettoyage du foyer inflammatoire et on assiste soit à une « restitution ad integrum » sans séquelles, soit au remplacement des tissus détruits par une fibrose cicatricielle sans restitution fonctionnelle. Dans d’autres cas, en l’absence d’élimination de la cause ou en raison de la déficience de certains mécanismes de défense de l’organisme, l’inflammation devient chronique se caractérisant par la formation d’un infiltrat inflammatoire généralement mixte (granulocytes, histiocytes-macrophages, lymphocytes, voire cellules géantes et épithélioïdes) avec des phénomènes de néo-angiogenèse et surtout des processus de remaniement tissulaire (associant phénomènes de destruction et de reconstruction) avec en particulier une importante prolifération fibroblastique.
La réaction inflammatoire fait intervenir un grand nombre de types cellulaires (phagocytes mononucléés et polynucléaires, lymphocytes, plaquettes, mais aussi cellules propres des tissus, cellules endothéliales, etc.) et de médiateurs humoraux (complément, système contact, protéine de l’hémostase), qui sont autant de cibles des thérapeutiques. Enfin, la plupart des réactions inflammatoires induisent une réponse systémique comportant une augmentation des teneurs plasmatiques en protéines dites de la phase aigüe (telles que la protéine C réactive, la protéine sérique amyloïde A, plusieurs α-1-globulines, certains composants du complément, le fibrinogène, l’haptoglobine et une diminution des concentrations d’autres protéines telles que l’albumine, la transferrine, la fibronectine, l’apoprotéine A-1.
Étym. lat. flamma : flamme
→ inflammation chronique, albumine, transferrine, fibronectine, apoprotéine A-1
inflammation aigüe l.f.
acute inflammation
inflammation aseptique l.f.
aseptic inflammation
Inflammation non déclenchée par un germe pathogène (inflammation amicrobienne) au cours de laquelle l’afflux local de polynucléaires et les phénomènes de phagocytose peuvent aboutir à la formation d’un liquide exsudatif ayant tous les caractères du pus à ceci près que la recherche d’un agent microbien y demeure toujours négative (liquide dit puriforme aseptique).
Étym. lat. flamma : flamme
inflammation catarrhale l.f.
catarrhal inflammation
Inflammation d’une muqueuse (muqueuse nasale ou bronchique par ex.) donnant lieu à une hypersécrétion de mucus par cette muqueuse.
Étym. lat. flamma : flamme
inflammation chronique l.f.
chronic inflammation
Inflammation s’opposant à la forme aigüe par l’absence d’évolution vers la guérison sans séquelles en raison de la tendance du processus causal à se pérenniser et à entraîner des phénomènes de destruction tissulaire sources de séquelles anatomiques et fonctionnelles irréversibles.
L’inflammation chronique peut succéder à une phase aigüe mais le plus souvent elle s’installe d’emblée. L’allure chronique relève soit du caractère non destructible de l’agent déclenchant (amiante, silice, certains microcristaux), soit de l’incapacité du système de défense de l’organisme à l’éliminer. Au cours de l’inflammation chronique, les phénomènes vasculaires et cellulaires évoluent simultanément, aussi doit-on parler ici plutôt de composantes vasculaire et cellulaire que de phases vasculaire et cellulaire comme dans l’inflammation aigue. Histologiquement on note l’importance des phénomènes vasculaires (inflammation vasculaire, angiogénèse), cellulaires (formation d’un infiltrat cellulaire mixte et dense riche en polynucléaires, histiocytes macrophages, lymphocytes), ainsi que celle des processus de remaniement tissulaire associant des phénomènes destructifs sous l’action des enzymes protéolytiques (élastase, collagénases et autres métalloprotéases, cathepsine, trypsine) et des phénomènes constructifs à type de fibrose relevant de l’intervention des fibroblastes. Du fait de ces phénomènes de remaniement tissulaire, la guérison de l’inflammation chronique, si elle survient, ne pourra se faire qu’au prix de séquelles, en particulier fibrose cicatricielle, qui vient remplacer les tissus détruits avec la perte de toutes les capacités fonctionnelles normales.
Étym. lat. flamma : flamme
inflammation congestive l.f.
congestive, hyperemic inflammation
Congestion active caractérisée par une vasodilatation intense des capillaires sanguins et un œdème.
Étym. lat. flamma : flamme
inflammation fibrineuse l.f.
fibrinous inflammation
Inflammation formée d'un exsudat séreux, avec extravasation de fibrinogène et formation de fibrine englobant ou non dans ses mailles, des polynucléaires, des lymphocytes, des histiocytes.
Étym. lat. flamma : flamme
inflammation gangréneuse l.f.
Inflammation caractérisée par des thromboses artériolaires, des foyers de nécrose ischémique, un exsudat séreux abondant avec diapédèse modérée
Dans les inflammations dues à des bactéries très virulentes, à aérobies, le métabolisme fermentatif entraîne la production de gaz.
Étym. lat. flamma : flamme
inflammation granulomateuse l.f.
granulomatous inflammation
Forme d’inflammation chronique se caractérisant par l’importance du développement des néovaisseaux et de la composante cellulaire (fifroblastes, granulocytes, lymphocytes, plasmocytes, cellules géantes multinuclées, cellules épithélioïdes, etc.).
Étym. lat. flamma : flamme
inflammation granulomateuse sarcoïdosique l.f.
sarcoidic inflammation
Amas de cellules épithélioïdes et de cellules géantes, sans nécrose tissulaire, entouré d'une couronne lymphocytaire, qui peut se retrouver dans de nombreux organes.
De nombreux agents microbiens en sont responsables.
Étym. lat. flamma : flamme
inflammation granulomateuse tuberculoïde l.f.
tuberculoid inflammation
→ lésion tuberculoïde, granulome tuberculoïde
inflammation hémorragique l.f.
hemarrhagic inflammation
Inflammation caractérisée par une violente vasodilatation, une rupture des capillaires sanguins, et le passage des hématies dans le tissu interstitiel.
Étym. lat. flamma : flamme