indice de gravité en réanimation l.m.
severity of illness, index in intensive care
L'un des nombreux indices pronostiques et d'évaluation de l'efficacité probable des soins de réanimation devant une situation clinique donnée utilisés en réanimation, soit pour ajuster les traitements, soit pour établir les statistiques justifiant l'activité des unités de soin.
Leur évaluation dépend, soit des éléments présents le premier jour (indice à l'entrée), IGS II ou APACHE, soit d'évènements survenant durant le séjour (indices répétés) prenant en compte (ODIN) ou non (LOD) les éléments du traitement.
Les facteurs pronostiques de l'évaluation initiale sont «chroniques» ou «aigus». Les facteurs «chroniques» sont l'âge et l'état de santé antérieur. Les facteurs «aigus» sont la gravité de l'état clinique (diagnostic de la maladie aigüe), le délai précédant l'admission en réanimation et l’état physiopathologique (évalué par des dosages).
Les indices ont été calculés (par régression logistique) en comparant les conséquences cliniques et biologiques d'une affection, pour établir une échelle d'estimation du risque de décès. Il s'agit d'outils purement statistiques établis sur 200 malades au moins : aucune de ces échelles ne peut être considérée comme un outil de prédiction individuelle de mortalité, mais ils permettent de décrire les performances d'une unité de soins intensifs (l'IGS II est obligatoire dans le PMSI).
Étym. lat. indicium : indication
indice de gravité en traumatologie l.m.
trauma severity index
Relevé pondéré d'un bilan lésionnel et surtout fonctionnel permettant d'établir des groupes de traumatisés et surtout polytraumatisés classés selon leur gravité : plusieurs indices sont proposés.
Il s'agit surtout d'indices pronostiques mais ils peuvent aussi permettre d'évaluer la prise en charge et l'activité d'un service hospitalier de traumatologie ou d'urgence.
Ces indices doivent être simples et établis sur des données de routine facilement et rapidement mesurables par les diverses catégories de personnel. Ils doivent être fidèles (reproductibles), significatifs et aisément calculables afin de permettre des corrélations entre la gravité et la mortalité.
Il en existe de diverses sortes : indices de triage (pour l'orientation des blessés), indices pronostiques (construits à partir d'analyses discriminantes (paramètres mesurés sur des échantillons représentatifs) ou indices plus subjectifs (indices physiologiques, fonctionnels ou lésionnels).
Les plus utilisés sont :
- le trauma score de Champion (1983), purement physiologique à 5 items, 3 à valeur chiffrée, 2 plus subjectifs, le score va de 1 à 16 ;
- le CHOP de Cowley (1974), indice métabolique et hémodynamique (critères retenus : créatininémie, hématocrite, osmolarité, pression artérielle) ; le respiratory index de Goldfarb (1977) qui associe au CHOP l'utilisation de l'O2 délivré ; l'IGS II de Le Gall ; l'ISS (injury severity scale) de Baker, dérivé de l'AIS (abbreviated injury score), score purement lésionnel décrivant la gravité des atteintes dans six territoires.
Citons aussi les indices des brûlures, ceux de polyagressions et les indices associés, tel le Triss de Champion qui additionne le trauma score, l'âge et l'ISS.
H. R. Champion, chirurgien américain (1983) ; R. A. Cowley, urgentiste américain (1974) M. Goldfarb, chirurgien américain (1973) ; J. R. Le Gall, médecin réanimateur français, membre de l’Académie de médecine (1993) ; Susan P. Baker, pathologiste américaine (1974)
Étym. lat. indicium : indication
→ AIS, indice de gravité simplifié, trauma score de Champion
indice de gravité simplifié l.m.
simplified severity index
Plusieurs indices simplifiés sont utilisés en réanimation, l'IGS I (13 variables) et l'IGS II (15 variables) de Le Gall (1993).
Ils reposent sur le même principe de calcul que l'indice APACHE.
L'IGS II, le plus utilisé en France, y est obligatoire pour les comptes rendus des observations de réanimation.
Étym. lat. indicium : indication
→ score de Glasgow, indice Apache, IGS II
indice de Kaltreider l.m.
Kaltreider’s index
D. F. Kaltreider, gynécologue obstétricien américain (1951)
indice de Lewis l.m.
Lewis’ index
L’indice de Lewis est un indice d’hypertrophie ventriculaire qui se calcule en prenant en considération, dans les dérivations périphériques D1 et D 3, l’amplitude des ondes R positives et des ondes S négatives.
Cet indice se calcule en additionnant les différences des amplitudes, en millimètres, d’une part des ondes R1et R3 et d’autre part, celles des ondes S3 et S1.
Indice de Lewis = (R1- R3) + (S3-S1)
Cet indice supérieur à + 17 mm dans l’hypertrophie ventriculaire gauche est inférieur à -14 mm dans l’hypertrophie ventriculaire droite.
T. Lewis, Sir, médecin cardiologue britannique (1914)
Étym. lat. indicium : indication
Syn. indice de White et Bock
indice de Magnin l.m.
Magnin’s index
P. Magnin, gynécologue obstétricien français, membre de l'Académie de médecine (1961)
Étym. lat. indicium : indication
indice de masse corporelle l.m.
body mass index (BMI)
Évaluation de la masse corporelle en fonction du poids et de la taille du sujet.
Il se calcule en divisant le poids en kg par le carré de la taille en mètre.
Il est normal jusqu’à 25. Au-delà et jusqu’à 30 il existe une surcharge pondérale qui devient une obésité au-dessus de 30.
Étym. lat. indicium : indication
Sigle : IMC
indice de Mengert l.m.
Mengert’s index
W. F. Mengert, gynécologue obstétricien américain (1948)
indice de Miller l.m.
Miller's index
Quantification de la gravité des embolies pulmonaires qui prend en compte le degré d'obstruction vasculaire pulmonaire depuis les gros troncs jusqu'aux branches des artères, ainsi que le degré de perfusion des territoires périphériques : cet indice correspond à la fois à l'obstruction et à l'hypoperfusion des territoires obstrués.
On cote 0, pas d'obstruction, 16, obstruction complète des deux artères pulmonaires (9 à droite, 7 à gauche) et 0 débit pulmonaire normal, 18 débit nul (9 de chaque côté). Le total atteint 34 points, correspondant à 100 % d'insuffisance circulatoire pulmonaire.
G. A. H. Miller, médecin cardiologue britannique (1971)
Étym. lat. indicium : indication
indice de Nicholson l.m.
Nicholson’s index
C. Nicholson, gynécologue britannique (1945)
indice de Pearl l.m.
R. Pearl, biologiste américain (1933)
→ Pearl (indice de), contraception
indice de perméabilité l.m.
permeability index
Rapport utilisé dans la quantification des sténoses en échocardiographie.
Étym. lat. indicium : indication
indice de qualité (d'un rayonnement) l.m.
quality index
Paramètre exprimant la pénétration d'un faisceau de photons de haute énergie par le rapport des doses sur l'axe, à deux profondeurs définies (10 et 20 cm) dans l'eau, pour un champ de dimensions définies (10 x 10 cm2).
Pour éviter de prendre en compte la distance source-surface les doses sont mesurées à la même distance de la source en déplaçant ou modifiant le fantôme pour obtenir les deux profondeurs désirées.
Étym. lat. indicium : indication
indice de qualité de survie l.m.
survival quality index
Score permettant d'évaluer la qualité de vie d'un patient après sa convalescence.
Citons les échelles d'état fonctionnel (limitation ou assistance requise pour l'activité quotidienne), les échelles générales de la santé, p. ex. le SIP (sickness impact profile) ou les échelles de qualité de vie ressentie, p. ex. le Nottingham health profile, le perceived quality of life ou le outcome Glasgow score (pour les traumatisés du crâne).
Étym. lat. indicium : indication
indice de résistance cardiaque l.m.
cardiac resistance index
Indice est destiné à évaluer de façon chiffrée la vigueur et la résistance du cœur à l’effort.
Il est ainsi formulé :
P’ + P’’ - 2 (70-p)
I = ------------------------------
10
P’ : fréquence cardiaque/minute après 30 flexions sur les genoux en 45 secondes.
P’’ : fréquence cardiaque, 1 minute après la mesure de P’
p : écart entre 70 (pouls moyen d’un adulte de 20 ans) et le pouls du sujet debout au repos.
Un indice voisin de 0 caractérise un sujet vigoureux. Supérieur à 10, il désigne un cœur peu résistant.
J. E. Ruffier, médecin français (1951)
Étym. lat. indicium : indication
indice de saponification l.m.
saponification index
En lipochimie analytique, nombre de fonctions ester contenues dans 1 g de corps gras, exprimé en mg d’hydroxyde de potassium consommé pour la saponification totale.
Cet indice permet de fournir une précieuse indication relative à la longueur moyenne des acides gras d’un corps gras, sans isolement préalable des divers constituants.
Étym. lat. indicium : indication
indice des défaillances multiviscérales l.m.
multi-visceral failures index
Indice calculé en faisant l'addition des défaillances cardiovasculaire, respiratoire, rénale, hématologique, neurologique.
Étym. lat. indicium : indication
→ défaillance multiviscérale (syndrome de)
indice de sensibilité n.f.
sensitivity
Indice informationnel de la présence d’un signe dans une maladie existe.
La sensibilité est d’autant plus élevée que le signe est souvent présent dans la maladie.
→ sensibilité d'une épreuve, spécificité
indice de Singh l.m.
Singh’s index
Analyse radiologique des travées osseuses du spongieux de l'extrémité supérieure du fémur afin d'évaluer l'ostéoporose d'un sujet.
Elle comprend une échelle de cinq niveaux répondant à la disparition progressive des diverses travées. Cet indice n'est plus utilisé depuis les progrès de l'ostéodensitométrie.
M. Singh, chirurgien indien (1973)
Étym. lat. indicium : indication
indice de Sokolow-Lyon l.m.
Sokolow Lyon’s index
Indice utilisant l’amplitude des ondes S en V1 et R en V5 ou V6 pour détecter une hypertrophie ventriculaire gauche.
Cet indice est la somme de l’onde S en V1 et de l’onde R en V5 ou V6 (en prenant la plus ample). Il est normalement inférieur à 35 mm chez l’adulte.
M. Sokolow, médecin cardiologue et T. P. Lyon, biologiste américains (1949)
Étym. lat. indicium : indication
indice de téléorbitisme l.m.
index of téléorbitisme
Rapport de mesures tomodensitométriques dans le plan neurooculaire entre la distance interplanale maximale et la distance bi-bicanthale externe.
Sa valeur moyenne est de 29,42 mm.
Étym. lat. indicium : indication
→ distance interplanale maximale, distance bicanthale externe
White et Bock (indice de) l.m.
White and Bock’s index
Indice d’évaluation chiffrée de rotation du cœur et des hypertrophies ventriculaires.
Il est établi sur la somme de l’amplitude de l’onde R en D1 et de la négativité la plus grande en D3 dont on retranche la somme de la négativité la plus grande en D1 et de la positivité la plus grande en D3.
Il est normalement compris entre – 14mm et + 17 mm. Un indice de White et Bock supérieur à + 17 est très suggestif d’hypertrophie ventriculaire gauche, alors qu’un indice inférieur à –14 indique une hypertrophie ventriculaire droite.
Cette formule est plus intéressante que celle de Lewis quand l’onde Q est plus ample que l’onde S en D1 et D3.
P. D. White, médecin cardiologue et A. V. Bock, physiologiste américains (1908) ; T. Lewis, Sir, médecin cardiologue britannique (1914)
Étym. lat. indicium : indication
[K2]
Édit. 2018
indice d'exophtalmométrie l.m.
index of exophthalmometry
indice d'iode l.m.
iodine index
En lipochimie analytique, nombre de grammes d'iode absorbés par 100 g de corps gras.
Cet indice mesure le degré moyen d'insaturation des acides gras qui composent un corps gras. Plus il est élevé, plus le corps gras examiné est riche en doubles liaisons, donc éventuellement riche en triglycérides.
Étym. lat. indicium : indication
indice gamétocytique l.m.
gametocytic index
Correspondant au pourcentage d’individus appartenant à une population donnée et dont le sang contient des formes sexuées (gamétocytes) de Plasmodium.
Cet indice est essentiel pour définir la probabilité d’infestation des vecteurs et par conséquent le risque d’infectivité.
Étym. lat. indicium : indication