Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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hanche luxable l.f.

luxable hip, instability of the hip

Condition dans laquelle se trouve une hanche du nouveau-né ou du nourrisson quand on peut provoquer une luxation par les manœuvres dynamiques de Barlow avec signe du ressaut de sortie ou d’Ortolani, et signe du ressaut de rentrée de la tête fémorale dans le cotyle.
Cette condition peut se voir dans certaines hyperlaxités articulaires, dans les dysplasies et les subluxations congénitales.
La transformation d’une hanche luxable en luxation vraie est controversée.

Syn. hanche instable du nouveau-né

Barlow (manœuvre de), Ortolani (signe d')

[I1]

Édit. 2015

hanche (périarthrite de la) l.f.

tendinitis of the hip

Ensemble des pathologies douloureuses de la hanche ne s'accompagnant pas d'une atteinte de l'articulation de la hanche et se rapportant habituellement à des tendinites (moyen fessier) ou des bursites (trochantérienne, du psoas iliaque).

[I1]

Édit. 2015

hanche (rhume de la) l.m.

transient synovitis of the hip

Atteinte coxofémorale d'étiologie indéterminée touchant l'enfant, souvent dans un contexte fébrile, et évoluant favorablement en quelques jours.

Syn. synovite transitoire de la hanche

[I1]

Édit. 2015

hanche (subluxation congénitale de la) l.f.

congenital subluxation of the hip

Déplacement vers le haut et en dehors de la tête fémorale dans le cotyle, sans perte complète des rapports entre les deux constituants articulaires.
La subluxation peut être dépistée dès la naissance par la manœuvre dynamique de Barlow ou par échographie. Elle n'est souvent décelée que plus tard lorsque l’ossification des constituants articulaires permet l'interprétation des radiographies. La subluxation résiduelle de la hanche persiste après le traitement d’une luxation congénitale lorsque la tête fémorale reste déplacée vers le haut et/ou en dehors dans le cotyle.

T. G. Barlow, chirurgien orthopédiste britannique (1962)

Barlow (manœuvre de)

[I1,Q2]

Édit. 2015

hanche (tendinite de la) l.f.

tendinitis of the hip

hanche (périarthrite de la)

[I1]

Édit. 2015

ligament en Y de la hanche l.m.

ligament ilio-fémoral

luxation congénitale de la hanche l.f.

congenital hip dislocation

Déplacement de la tête fémorale hors du cotyle, constatable dès la période néonatale.
Elle entraîne la luxation de la tête fémorale de façon permanente ou intermittente en dehors de la cavité cotyloïde. Elle peut être bilatérale ou unilatérale. Le dépistage précoce néonatal est systématique par la recherche du signe de Le Damany-Ortolani, ou signe du ressaut. Il peut être confirmé par examen échotomographique, voire radiologique. Le dépistage précoce impose un traitement orthopédique simple mais efficace qui a rendu maintenant exceptionnelles les séquelles au niveau des hanches : bassin rétréci par aplatissement du détroit supérieur en cas de dysplasie bilatérale, bassin asymétrique avec redressement de l'arc antérieur du côté sain en cas de dysplasie unilatérale.
La luxation tératologique, apparue précocement in utero s'accompagne souvent d'autres malformations locales ou régionales, son pronostic est habituellement sévère.

P. Le Damany, chirurgien français (1912) ; M. Ortolani, pédiatre italien (1937)

Syn. maladie luxante de la hanche

Ortolani (signe d')

[I1,Q2]

Édit. 2015

malformation luxante de la hanche l.f.

hanche (luxation congénitale de la)

ostéochondrite primitive de la hanche l.f.

Legg-Perthes-Calvé’s disease, osteochondrosis deformans coxae juvenilis

Nécrose ischémique idiopathique du noyau épiphysaire fémoral proximal de l’enfant.
La plus fréquente des ostéochondrites de l’enfant (surtout le garçon) survient entre 4 et 9 ans, avec un pic autour de 5/6 ans, Parfois bilatérale mais asynchrone, elle se manifeste par une boîterie, douloureuse ou non. Son évolution se fait vers la guérison avec d’autant moins de séquelles que le début a été plus précoce, avant 6 ans d’âge osseux.
L’affection évolue en trois phases anatomiques : phase ischémique initiale, asymptomatique, à radiographies normales mais IRM pathologique; phase de revascularisation centripète du noyau céphalique avec fracture sous-chondrale de l’os nécrosé, symptomatique, à l’origine d’un processus de réparation qui associe des phénomènes destructifs (fragmentation de la tête fémorale, déformation du noyau épiphysaire) et constructifs (prolifération de tissu de granulation et d’os immature, ostéocondensation, remodelage de la tête) ; phase tardive de remodelage de la tête par de l’os spongieux normal.
A ces phases correspondent des stades sur les radiographies de face et de profil de Lauenstein : normalité, condensation, fragmentation, reconstruction, stade séquellaire. L’IRM avec injection, non irradiante, permet de faire le diagnostic précoce de nécrose ischémique alors que les radiographies sont encore normales, de rechercher des facteurs de mauvais pronostic et d’éliminer les diagnostics différentiels : synovite aigüe transitoire de hanche, épiphysiolyse, ostéoarthrite inflammatoire ou infectieuse, tumeur, arrachement apophysaires locaux, ostéonécrose céphalique secondaire, dysplasie de Mayer, ostéochondrodysplasies diverses…Différentes classifications (Catterall, Herring, Stulberg…) de cette affections ont été établies..
Le traitement est orthopédique et/ou chirurgical. Son but est d’éviter les déformations céphaliques secondaires (coxa plana) et d’aboutir à une couverture acétabulaire satisfaisante afin d’éviter la coxarthrose précoce.

A. T. Legg, chirurgien orthopédiste américain (1908-09), G. Perthes, chirurgien allemand (1910), J. Calvé, chirurgien orthopédiste français (1910)

Syn. ostéochondrose déformante juvénile, maladie de Legg-Perthes-Calvé, maladie de Calvé

Catterall (classification de), Meyer (dysplasie de), coxa plana, Lauenstein (incidence de)

[I,O1]

Édit. 2017

périarthrite de la hanche l.f.

tendinitis of the hip

Ensemble des pathologies douloureuses de la hanche ne s'accompagnant pas d'une atteinte de l'articulation de la hanche et se rapportant habituellement à des tendinites (moyen fessier) ou des bursites (trochantérienne, du psoas iliaque).

[I1]

profil chirurgical de hanche l.m.

la Salpetriere view

F. Arcelin, médecin radiologue français (1876-1942)

Étym. La Salpêtrière : hôpital parisien

Syn. incidence de la Salpêtrière

incidence de la Salpêtrière

profil médical (de hanche) l.m.

lateral view of the hip

Variante du profil urétral de hanche pour visualiser l'articulation et le col fémoral, en réduisant la superposition du grand trochanter.

ptosis palpébral avec diastasis des droits et dysplasie de la hanche l.f.

eyelids ptosis with diastasis recti and hip dysplasia

Syndrome associant un ptosis, un strabisme convergent, une agénésie des muscles abdominaux, une luxation de la hanche, une cryptorchidie et un retard de développement.
La description a été faite sur deux enfants de parents consanguins. Dans la forme dominante, il existe en plus un blépharophimosis et un épicanthus inversus. L'affection est autosomique récessive (MIM 265050).

F. Carnevale, pédiatre italien (1989)

rhume de la hanche l.m.

transient synovitis of the hip

Atteinte coxofémorale d'étiologie indéterminée touchant l'enfant, souvent dans un contexte fébrile, et évoluant favorablement en quelques jours.

Syn. synovite transitoire de la hanche

hanche (rhume de la)

[I1]

subluxation congénitale de la hanche l.f.

congenital subluxation of the hip

Déplacement vers le haut et en dehors de la tête fémorale dans le cotyle, sans perte complète des rapports entre les deux constituants articulaires.
La subluxation peut être dépistée dès la naissance par la manœuvre dynamique de Barlow ou par échographie. Elle n'est souvent décelée que plus tard lorsque l’ossification des constituants articulaires permet l'interprétation des radiographies. La subluxation résiduelle de la hanche persiste après le traitement d’une luxation congénitale lorsque la tête fémorale reste déplacée vers le haut et/ou en dehors dans le cotyle.

T. G. Barlow, chirurgien orthopédiste britannique (1962)

Barlow (manœuvre de)

[I1,Q2]

Édit. 2015

synovite transitoire de la hanche l.f.

transient synovitis of the hip

hanche (rhume de la)

tendinite de la hanche l.f.

tendinitis of the hip

hanche (périarthrite de la)

[I1]

prothèse totale de hanche l.f.

total hip arthroplasty

Dispositif remplaçant les composantes céphalique et acétabulaire de l'articulation coxofémorale.
Chaque composante peut être scellée (cimentée) ou enfoncée à force, impactée (sans ciment). Les couples de friction sont variés : métal/polyéthylène, céramique/polyéthylène, céramique d'alumine/céramique d'alumine ou, plus rarement, métal/métal. Certaines prothèses, dites à double mobilité, comportent deux surfaces de glissement concentriques, dans le but d'accroître la stabilité.
La prothèse totale de hanche, de plus en plus fiable, constitue le traitement ultime des pathologies destructrices de hanche: coxarthrose, altération post-traumatique, ostéonécrose de la tête fémorale....
.
Prothèses de hanche normales cimentée et sans ciment

R. et J. Judet, orthopédistes français, implantèrent en 1946 la première prothèse totale de hanche (1946)

Sigle PTH

prothèse, coxarthrose, ostéonécrose aseptique de la tête fémorale

[I2]

Édit. 2019

prothèse intermédiaire de hanche l.f.

femoral hip arthroplasty

Prothèse partielle de hanche, dite aussi prothèse céphalique, ne remplaçant que la composante fémorale de l'articulation et laissant en place l'acétabulum naturel.
Elle est indiquée principalement chez les patients âgés à la suite d'une facture du col du fémur avec acétabulum normal. Cette prothèse se reconnaît facilement sur une radiographie : le toit de l'acétabulum reste visible.  

A. Moore, chirurgien orthopédiste britannique effectua la première chirurgie de remplacement de la tête du fémur par une prothèse métallique (1942)

Réf. A. Moore (1899-1963), chirurgien orthopédiste britannique

prothèse totale de hanche

[I2]

Édit. 2019

agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs l.f.

national agency for radioactive waste

Agence créée au sein du Commissariat à l’énergie atomique par arrêté du 7 novembre 1979, ayant reçu par la Loi du 30 décembre 1991 - article 13- le statut d’établissement public industriel et commercial autonome (elle est également régie par la loi du 28 juin 2006 et par décret du 13 janvier 2010).
Les missions imparties à l’agence sont :
- établir tous les trois ans l’inventaire et la localisation des déchets radioactifs ;
- rechercher et étudier les questions d’entreposage et de stockage en profondeur des déchets de haute et moyenne radioactivité ;
- concevoir, implanter et assurer la gestion des centres d’entreposage et de stockage des déchets radioactifs ;
- collecter et prendre en charge les objets radioactifs provenant de la population française ;
- remettre en état les sites pollués par radioactivité ;
- diffuser en France et à l’étranger toutes informations utiles sur la radioactivité et la gestion des déchets radioactifs.
L’article 6 de la loi du 28 juin 2006 (article L542-1 et 2 du code de l’environnement) prescrit au Gouvernement d’établir tous les trois ans, un plan national pour la gestion des matières et des déchets radioactifs. Les organes de l’agence comprennent un conseil d’administration, un directeur général, un président, un commissaire du gouvernement, un comité financier, un conseil scientifique, une commission des marchés et une commission nationale des aides dans le domaine radioactif.
L’agence fonctionne dans les départements des Hauts-de-Seine, de la Manche, de l’Aube, de la Meuse et de la Haute-Marne.
Environ 2kg de déchets radioactifs (déchets dont la décharge est surveillée) sont rejetés tous les ans, en France, par chaque habitant.

H. Becquerel, physicien français (1852-1908), prix Nobel de physique en 1903 ;Marie Curie, physicienne française (1867-1934), prix Nobel de physique en 1903, prix Nobel de chimie en 1911

Sigle ANDRA

[B1,E1,E3]

Édit. 2017

agence nationale pour le développement de l'évaluation médicale l.f.

national agency for the development of the medical evaluation

Organisme privé, créé le 7 février 1990, régi par la loi du 1er juillet 1901, placé sous la tutelle du ministre chargé de la Santé qui a pour mission l’évaluation des stratégies et des techniques médicales, notamment en milieu hospitalier et en médecine ambulatoire.
Il diffuse des recommandations ainsi que les résultats de ses travaux et des recherches qu’il organise.

Sigle ANDEM

[E1,E3]

Édit. 2017

anesthésie pour cœlioscopie l.f.

anæsthesia for laparoscopic surgery

Technique d'anesthésie adaptée à la chirurgie cœlioscopique.
Pour assurer le passage des instruments et permettre à l'opérateur de voir, il faut insuffler du CO2 dans le péritoine (la pression peut être réduite par suspension de la paroi abdominale), mais cela gêne la ventilation en repoussant le diaphragme, surtout en position de Trendelenburg. Le risque d'embolie gazeuse exclut l'usage d'air pour gonfler le pneumopéritoine. C'est pourquoi on utilise le CO2 qui est moins dangereux, parce qu'il est très soluble dans le sang et les tissus. Mais le CO2 est cause d'acidose et son élimination importante par les poumons entraîne une certaine hypoxie. Il faut maintenir l'oxygénothérapie après la fin de l'intervention pendant toute la durée d'élimination du CO2. L'anesthésie pour cœlioscopie demande une ventilation contrôlée, sa surveillance et la réanimation nécessitent une grande vigilance.

Étym. gr. koilia : ventre ; skopeô : observer de haut ou de loin

[G1]

Édit. 2017

antibioprophylaxie pour greffe d'organe l.f.

Administration d’antibiotiques au donneur en état de mort cérébrale dès qu’est prise la décision de greffer un organe,

Cette administration n’a pas de justification scientifique mais elle est consacrée par l’usage. Elle consiste en l’administration de 1,5 à 2g de céphalosporine de type céfuroxime ou céfazoline à l’induction de l’anesthésie du donneur. Cette antibiothérapie peut être commencée dès le passage du donneur en état de mort cérébrale.

Étym. angl. antibiotic, du gr. anti : contre ; biotikos : qui sert à l’entretien de la vie

autorité centrale pour l'adoption internationale l.f.

central authority for the international adoption

Organisme chargé, auprès du Premier ministre, d’orienter et de coordonner l’action des administrations et des autorités compétentes en matière d’adoption internationale (Code de l’action sociale et des familles, art. L. 148-2).

avortement pour motif thérapeutique et psychisme l.m.

medically induced termination of pregnancy, and psychism

grossesse chez une patiente psychiatrique chronique, grossesse et complications psychiatriques

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