phase folliculinique l.f.
follicular phase
Première partie du cycle menstruel, caractérisée par la sélection et la croissance du follicule dominant et par la sécrétion de quantités croissantes d’œstrogènes qui assurent la régénération de l'endomètre.
Elle débute le premier jour des règles et s'achève avec l'ovulation. Elle est marquée successivement par :
- le recrutement d'une cohorte de 10 à 20 petits follicules antraux, de deux à cinq mm de diamètre, sous l'influence de l'hormone folliculostimulante FSH dont la sécrétion augmente en phase lutéale tardive suite à la lutéolyse (levée du rétrocontrôle négatif),
- la sélection, dès les premiers jours du cycle, d'un follicule dominant qui, seul, poursuivra sa croissance, tandis que les autres follicules de la cohorte évolueront vers l'atrésie,
- la sécrétion par le follicule dominant de quantités croissantes d’œstrogènes sous l'influence conjointe de l'hormone lutéinisante LH et de la FSH : les œstrogènes assurent la régénération et la prolifération de l'endomètre et rétablissent un rétrocontrôle négatif sur l'axe hypothalamo-hypophysaire.
Au12ème-13ème jour du cycle, le follicule dominant mesure 20 à 25 mm. Les taux d'œstradiol élevés modifient la nature du rétrocontrôle qui devient positif et induit le pic de LH. Ce dernier déclenche les mécanismes qui aboutissent, 36 heures plus tard, à l'ovulation.
Syn. phase folliculaire, phase post-menstruelle
phase G1 l.f.
G1-phase
phase G2 l.f.
G2-phase
phase lacunaire l.f.
lacunar phase
Seconde étape de la formation du placenta, caractérisée par le creusement de lacunes au sein de la couronne trophoblastique, entre le 9e et le 13e jour suivant la fécondation.
phase lutéale l.f.
luteal phase
Deuxième partie du cycle menstruel, caractérisée par l'existence d'un corps jaune et la sécrétion par celui-ci de progestérone, qui assure la transformation de l'endomètre prolifératif en endomètre sécrétoire.
Elle débute après l'ovulation par la transformation du follicule dominant en corps jaune. Sous l'influence de l'hormone lutéinisante LH, le corps jaune sécrète des œstrogènes et surtout de la progestérone, qui prépare l'endomètre à la nidation (fenêtre d'implantation du 19ème
au 23ème jour du cycle). En l'absence de grossesse, la durée de vie du corps jaune est de 14 jours ; en fin de cycle, la lutéolyse induit un effondrement des taux plasmatiques œstrogènes et de progestérone qui déclenche la menstruation.
Syn. phase prémenstruelle
phase M l.f.
M-phase
phase ovaroplacentaire l.f.
ovarian placental phase of pregnancy
Première période de la grossesse, caractérisée par l'origine ovarienne de la sécrétion gravidique d’œstrogènes et de progestérone.
Dès le 6ème jour après la fécondation le trophoblaste sécrète, en quantités rapidement croissantes, une hormone gonadotrophine chorionique HCG qui s'oppose à la lutéolyse et assure la transformation du corps jaune cyclique en corps jaune gravidique. Celui-ci sécrète jusqu'à la fin du premier trimestre les œstrogènes et la progestérone nécessaires au maintien de la gestation.
phase placentaire l.f.
placental phase of pregnancy
Deuxième période de la grossesse, caractérisée par l'origine placentaire de la sécrétion gravidique d’œstrogènes et de progestérone.
A la fin du premier trimestre, la sécrétion d'hormone gonadotrophine chorionique décroit et le corps jaune gravidique se lyse. Le relais est pris par le placenta qui sécrète des œstrogènes et de la progestérone en quantités progressivement croissantes jusqu'au terme.
phase post-menstruelle l.f.
post-menstrual phase
phase prélacunaire l.f.
Première étape de la formation du placenta, caractérisée par la différenciation et le développement d'une couronne trophoblastique pleine à la périphérie du blastocyste, entre le
6 ème et le 9 ème jour suivant la fécondation.
phase prémenstruelle l.f.
pre-menstrual phase
phase S l.f.
S-phase
phase secrétoire l.f.
secretory phase
Phase lutéale du cycle menstruel.
processuelle (phase) l.f.
processual phase
Poussée évolutive d'une psychose au long cours, essentiellement schizophrénique.
S'inspirant du concept jaspérien du processus, E. Bleuler en avait attribué les symptômes à une lésion cérébrale organique.
On pense qu'ils fluctuent surtout pendant les cinq premières années de l'évolution, la première en particulier. D'où l'intérêt majeur d'une prise en charge précoce.
E. Bleuler, psychiatre suisse (1857-1939)
Syn. épisode, moment fécond
→ expérience délirante primaire
réseau phasé (antennes en) l.f.
→ antennes en réseau phasé (en IRM)
[B2,B3]
Édit. 2018
phase télogène l.f.
telogen phase
Phase du cycle pilaire au cours de laquelle le poil ou le cheveu est en phase de repos puis de chute.
La phase télogène suit la phase catagène et dure en moyenne, au niveau du cuir chevelu, 3 mois. Le cheveu est ensuite expulsé et remplacé par un nouveau cheveu anagène qui commence un nouveau cycle pilaire.
Étym. gr. télos : fin ; genos : origine
Syn. phase de repos (inusité)
Achille (rupture du tendon d') l.f.
Achille’s tendon rupture
Syn. rupture du tendon calcanéen
[I1,I2,I3]
Édit. 2016
diaphragme (rupture du) l.f.
traumatic diaphragmatic rupture
Passage des viscères abdominaux dans la cavité pleurale et généralement, suite à un traumatisme thoracique ou thoraco-abdominal, à une plaie par arme blanche, à une surpression pulmonaire, lors d'un travail de force chez l'adulte.
Plus rare chez le nouveau-né, elle se produit au cours de l'accouchement.
La rupture traumatique du diaphragme est plus fréquente à gauche qu'à droite, parce que l'hémi-diaphragme droit est protégé par le foie.
La rupture est périphérique (désinsertion phrénico-costale), ou centrale, (aponévrotique ou mésentérique). Le diagnostic peut être précoce, si l'on a connaissance du mécanisme du traumatisme ou tardif, sur une radiographie faite en raison des signes respiratoires (ascension de la coupole diaphragmatique, refoulement médiastinal, hyper-clarté gazeuse à limite convexe recoupant l'arrondi de la coupole diaphragmatique et habité parfois par une sonde gastrique). La réalisation d'un pneumopéritoine entraîne un pneumothorax et inversement.
Le traitement est chirurgical.
Étym. gr. diaphragma : séparation, diaphragme
→ diaphragmatique (hernie) congénitale
isthme aortique (rupture traumatique de l') l.f.
traumatic rupture of aortic isthmus
Lésion traumatique de l'aorte à la jonction de sa partie mobile et de la partie fixe de la crosse à la suite d'une décélération brutale à prédominance antéropostérieure (de l'ordre de 20 G), lors d'une chute (éjection lors d'un accident du trafic, accident d'avion, défenestration, etc.).
La rupture est habituellement transversale et régulière, partielle ou totale.
Une rupture totale intéressant les trois tuniques entraîne une hémorragie foudroyante et la mort immédiate. Elle peut se voir sans lésion de la paroi thoracique.
Une rupture partielle peut donner lieu à un hématome périlésionnel assurant une hémostase partielle ou, s'il n'y a pas rupture de l'adventice, réaliser un faux anévrisme traumatique permettant la survie, momentanément au moins qui peut passer inaperçue pendant un temps assez long, des années parfois. L'évolution de ces ruptures couvertes est inquiétante : une évolution vers une rupture complète inopinée ou un «bétonage médiastinal» (suintement de sang à travers la plaie) est toujours possible.
Le diagnostic se fait sur les circonstances de l'accident, les signes cliniques (inégalité du pouls et de pression artérielle entre les membres supérieurs et inférieurs, signes d'ischémie nerveuse, rénale, mésentérique, etc.) et les signes radiologiques (scanographie) d'hémomédiastin (élargissement du médiastin, disparition de la netteté du contour de l'aorte, en particulier du bouton aortique, accentuation de l'opacité médiastinale, déviation vers la droite de la trachée et de l'œsophage (y placer une sonde), abaissement de la bronche souche gauche, atélectasie, extension de l'hématome vers l'apex - calotte apicale - et mise en évidence de la rupture par l'angiographie).
Le traitement est urgent et toujours chirurgical.
rupture artificielle de la poche des eaux l.f.
artificial rupture of the bag of water
Geste obstétrical consistant à percer la poche des eaux à l'aide d'un perce-membrane pour évacuer le liquide amniotique pendant le travail.
rupture artificielle des membranes l.f.
artificial rupture of the membranes
Geste consistant à percer les membranes de l'œuf avant le début du travail à l'aide d'un perce-membrane en vue d'un déclenchement artificiel du travail.
rupture capsulaire postérieure l.f.
capsular tear
En chirurgie ophtalmologique, déchirure accidentelle, traumatique ou peropératoire, du plan capsulaire postérieur, créant une solution de continuité pouvant compromettre une implantation cristallinienne en chambre postérieure si l'intégrité du capsulorexis antérieur n'est pas assurée.
rupture cardiaque l.f.
Rupture aigüe ou subaigüe de la paroi d’un ventricule cardiaque, provoquée le plus souvent par un traumatisme violent.
Lorsqu’elle est spontanée, elle constitue un accident évolutif d’un infarctus qui a détruit toute l’épaisseur de la paroi ventriculaire. Seule une rupture subaigüe progressive révélée par un hémopéricarde peut laisser le temps d’une intervention d’urgence pour réparation.
rupture centrale du périnée l.f.
central rupture of the perineum
Déchirure périnéale complète avec lésion du sphincter anal et éventuellement de la muqueuse rectale.
Syn. rupture périnéale complète, rupture périnéale compliquée
rupture de cordage l.f.
Accident cardiaque provoqué par la rupture d’un ou de plusieurs des cordages d’attache et de suspension d’une valve auriculoventriculaire, le plus souvent la mitrale.
Rarement traumatique, parfois infectieuse la rupture de cordage est plus souvent une manifestation d’une maladie dégénérative qui devient de plus en plus fréquente avec l’allongement de la vie.
Elle peut être silencieuse mais se manifeste plus souvent par l’installation soudaine d’une insuffisance valvulaire mal supportée en raison de son caractère aigu. Elle peut être traitée par une intervention chirurgicale de réparation ou de remplacement valvulaire.