Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

84 résultats 

hyperplasie inflammatoire conjonctive l.f.

Hyperplasie conjonctive survenant dans un tissu conjonctif, lors d’une inflammation chronique.

Syn. hyperplasie inflammatoire conjonctive pseudosarcomateuse

hyperplasie inflammatoire conjonctive pseudosarcomateuse l.f.

hyperplasie inflammatoire conjonctive

hyperplasie inflammatoire épithéliale l.f.

En bordure d'une plaie chronique, surélévation plus ou moins localisée et irrégulière correspondant à une multiplication des cellules épithéliales en travées désordonnées, entourées de leucocytes polynucléaires et de macrophages.

Syn. hyperplasie inflammatoire pseudoépithéliomateuse

hyperplasie inflammatoire pseudoépithéliomateuse l.f.

hyperplasie inflammatoire épithéliale

hyperplasie lymphoïde de la surrénale l.f.

Elle désigne la morphologie des surrénales au cours des blocs enyzymatiques en 20-hydroxylase, 22-hydroxylase ou 20/22-desmolase de la stéroïdogénèse surénalienne conduisant à l’équivalent d’une surrénalectomie chimique (syndrome de Prader et Gurtner).

hyperplasie congénitale des surrénales

hyperplasie micronodulaire pigmentée de la surrénale l.f.

Elle correspond à l’aspect histopathologique des surrénales au cours du complexe de Carney.
Dans un contexte familial à transmission autosomique dominant, lié à des mutations du gène PRKAR1A, elle est responsable d’un syndrome de Cushing lentement évolutif, et s’accompagne de myxomes cardiaques, de lentigines, de tumeurs testiculaires, hypophysaires, thyroïdiennes.

J. A. Carney, anatomopathologiste américain (1985)

Cushing (syndrome de), PRKAR1A gene, Carney (complexe de)

hyperplasie papillaire inflammatoire du palais l.f.

palate inflammatory papillar hyperplasia

Affection survenant surtout chez les sujets édentés à hygiène buccale déficiente et à prothèse mal adaptée, se manifestant par de nombreuses petites élevures polyploïdes ou papillomateuses qui recouvrent le palais dur postérieur.
Aucune transformation cancéreuse n'est décrite.

Syn. papillomatose palatine

[P3]

hyperplasie parathyroïdienne l.f.

parathyroid hyperplasia

Hyperplasie des glandes parathyroïdes qui peut être primitive ou secondaire.
Les hyperplasies parathyroïdiennes primitives sont responsables d’hyperparathyroïdie avec hypercalcémie, souvent dans le contexte des néoplasies endocriniennes multiples de type 1 liées à des mutations du gène de la ménine.
Les formes secondaires sont en relation avec une insuffisance rénale, une déficience en vitamine D, une déperdition urinaire en calcium, un état de résistance à la parathormone, voire des lésions ostéomédullaires condensantes et coïncident avec des valeurs basses ou normales de la calcémie.

hyperparathyroïdie, néoplasie endocrinienne multiple de type 1

[O4]

hyperplasie polypoïde de l'endomètre l.f.

polypoid hyperplasia of the endometrium

Augmentation irrégulière de l'épaisseur de l'endomètre, avec excroissances polyploïdes.
Elle peut être diffuse ou localisée. A l’examen microscopique, il existe une multiplication des tubes glandulaires dont l'importance conduit à la constitution de polypes muqueux.

hyperplasie pseudoépithéliomateuse conjonctivale l.f.

Épaississement de l'épithélium conjonctival avec hyper ou parakératose secondaire à une lésion irritative sousjacente

hyperplasie pseudoépithéliomateuse ou pseudocarcinomateuse l.f.

pseudoepitheliomatous hyperplasia, pseudocarcinomatous hyperplasia

Hyperplasie épidermique réactionnelle avec tendance végétante, d'évolution bénigne, mais dont l'aspect histologique simule un carcinome spinocellulaire, soit secondaire à un état inflammatoire chronique, p. ex. tuberculose végétante, soit accompagnant un processus tumoral, p. ex. le mélanome juvénile ou nævus de Spitz.
Une forme particulière relativement rare a été décrite à la face dorsale des mains de sujets âgés : il s'agit d'une tumeur arrondie, bien délimitée, peu saillante, d'aspect verruqueux, dont l'image histologique, associant une hyperplasie de l'épiderme et une métaplasie annexielle, simule l'aspect d'un kératoacanthome, d'un carcinome spinocellulaire ou d'une pyodermite végétante; son développement serait favorisé par des microtraumatismes répétés, mais surtout par la lumière solaire. Le pronostic en est favorable, quoiqu’une évolution vers un carcinome spinocellulaire ne soit pas à exclure.

J. Civatte, dermatologiste français, membre de l’Académie de médecine (1973)

Syn. hyperplasie pseudocarcinomateuse

hyperplasie rénale l.f.

renal hyperplasia

Augmentation de la masse rénale, sans augmentation du nombre de néphrons, mais avec élévation de la filtration glomérulaire, et donc de la capacité fonctionnelle, fréquemment observée chez le sujet jeune du fait de l'absence ou de l'hypoplasie de l'autre rein, ou de sa perte fonctionnelle secondaire, totale ou partielle (p. ex. après néphrectomie, infarctus, pyonéphrose, etc.).

Syn. hypertrophie compensatrice du rein

hyperplasie sébacée l.f.

sebaceous hyperplasia

Lésion très fréquente chez les adultes à partir de 40 ans, unique ou multiple, siégeant habituellement au visage, se présentant comme une petite tuméfaction arrondie, légèrement saillante, de teinte blanc-jaunâtre ou orangée, avec une ombilication centrale.
Elle résulte d'une hyperplasie de glandes sébacées bien différenciées dont le conduit excréteur s'ouvre à la surface de l'épiderme. Ces lésions sont bénignes. Elles ne sont généralement traitées que pour des raisons esthétiques, par excision ou électrocoagulation.

Syn. adénomatose sébacée acquise (obs.), adénome sébacé sénile (obs.), hyperplasie sébacée adénomatoïde (obs.), nævus sébacé sénile (obs.)

hyperplasie sébacée acquise l.f.

acquired sebaceous hyperplasia

hyperplasie sébacée

[J1]

hyperplasie superficielle cérébriforme de la langue de Brocq l.f.

Brocq’s cerebriform superficial hyperplasia of the tongue

Épaississement progressif de la langue dont la surface se creuse de sillons profonds rappelant une langue scrotale.
Non congénital, cet état exceptionnel est lentement évolutif.

L. Brocq, dermatologiste français (1856-1928)

[P3]

hyperplasie thécale adénomatoïde de l'ovaire l.f.

thecal adenomatoid hyperplasia of the ovary

Transformation des cellules du stroma ovarien en cellules thécales sécrétant des œstrogènes, rencontrées essentiellement en périménopause.
Cette prolifération peut se faire sous forme nodulaire ou diffuse.

Syn. hyperthécose ovarienne

adiponécrose cutanée nodulaire l.f.

nodular cutaneous fat necrosis

Panniculite d'origine le plus souvent pancréatique dont la symptomatologie est faite de nouures de grande taille siégeant sur les régions comportant un important pannicule adipeux telles que mollets, cuisses, fesses, abdomen, face postérieure des bras, évoluant en une seule poussée, et qui sont fréquemment associées à des douleurs des extrémités secondaires, à une cytostéatonécrose de la moelle des os des doigts et des pieds.
Des signes d'atteinte pancréatique peuvent être présents. L'examen histologique montre une nécrose adipocytaire avec résorption macrophagique.

Étym. lat. adeps : graisse ; gr. nekros : mort

Syn. cytostéatonécrose cutanée nodulaire

[A3,J1,L1]

Édit. 2017

amylose cutanée nodulaire l.f.

nodular amyloidosis

Forme d'amylose caractérisée par l'existence d'un ou de plusieurs nodules cutanés, fréquemment situés sur la face ou les jambes.
Elle peut être la manifestation d'une amylose systémique, ou apparaître strictement localisée à la peau. Une association avec un diabète sucré a été rapportée.

Étym. gr. amulon : amidon

 amylose

[A3,J1,N3]

Édit. 2017 

angiome tubéro-nodulaire l.m.

tubéro-nodular angioma

Angiome tubéreux superficiel associé à un angiome sous-cutané : celui-ci déborde souvent les limites de la tumeur superficielle et donne une teinte bleuâtre à la peau environnante, dont la consistance est molle.

Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ôma : tumeur

Syn. angiome mixte, angiome tubéreux dermohypodermique

[A3,J1,K4]

Édit. 2017

calcification nodulaire isolée de Winer l.f.

solitary nodular calcification of the skin

Nodule cutané congénital localisé le plus souvent sur la tête, le cou ou les extrémités, à surface lisse ou parfois verruqueuse, correspondant à des dépôts intradermiques de concrétions calcaires que l'on peut encore mieux identifier par la coloration de von Kóssa.

L. H. Winer, dermatologiste américain (1952) ; J. von Kóssa, anatomopathologiste hongrois (1901)

von Kóssa (coloration de)

[J1]

calcinose nodulaire l.f.

nodular calcinosis

L. H. Winer, dermatologiste américain (1952) 

calcinose, calcification nodulaire isolée de Winer

[J1]

chondrodermatite nodulaire chronique de l'hélix l.f.

nodule douloureux de l'oreille

[P1,J1]

cytostéatonécrose cutanée nodulaire l.f.

adiponécrose cutanée nodulaire

[J1]

dégénérescence nodulaire de Salzmann l.f.

Lésions cornéennes ayant, à l’examen bio-microscopique, l’aspect d’élévations nodulaires blanches ou bleuâtres, de situation annulaire en moyenne périphérie, uniques ou multiples, uni ou bilatérales

Affection rare, d’évolution très lente, survenant plus fréquemment chez la femme d'âge moyen, elle est souvent idiopathique mais peut être associée à une atteinte chronique de la surface oculaire volontiers inflammatoire : blépharite, méibomite, syndrome sec, kératoconjonctivite vernale, trachome, port prolongé de lentilles de contact.
Les lésions sont constituées de plaques collagènes denses avec hyalinisation, apparaissent localisées entre l’épithélium et la membrane de Bowman. Fréquemment, la membrane de Bowman est érodée sous la lésion et l'épithélium sus-jacent peut-être aussi atrophique ou absent.
La dégénérescence nodulaire de Salzmann est en général asymptomatique. Toutefois, des érosions cornéennes récidivantes peuvent survenir au niveau de la lésion, entraînant larmoiement photophobie et irritation. Une baisse de vision peut se produire, soit par un astigmatisme irrégulier soit par une opacification dans l'axe visuel.
Les patients ayant une gêne modérée seront initialement traités par les larmes artificielles. La ciclosporine peut être utilisée dans les formes plus sévères. En cas d'aggravation des symptômes, les lésions nodulaires peuvent être traitées par kératectomie superficielle chirurgicale ou par laser excimer. Très exceptionnellement, une kératoplastie peut-être nécessaire, le plus souvent lamellaire. Des récidives ont été rapportées après greffe.

M. Salzmann, ophtalmologiste autrichien (1925)

dégénérescences cornéennes

dystrophie cornéenne ponctuée ou nodulaire l.f.

corneal dystrophy, punctate or nodular

dystrophie cornéenne granuleuse de type I

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